Il aime la mer, Léo Ferré, et s’imagine bien... en chien.
Auteur et réalisateur d’un documentaire clef sur Gustave Eiffel (diffusé sur France 5 le 7 mai 2009), l’acteur se prête au jeu de notre questionnaire.
Si vous étiez... Une autre nationalité
— Britannique. J’aime le pays, sa langue, et ma mère était prof d’anglais. J’aime beaucoup tourner en langue étrangère. Cela m’est arrivé quelquefois. Je trouve cela très libérateur.
Un juron
— Putain de merde ! Ça aussi, c’est libérateur. Quitte à choisir, autant se lâcher. Je le trouve revigorant.
Un livre
— Pourquoi un seul ? Disons, le dernier que j’ai aimé, Le Lièvre de Patagonie, de Claude Lanzmann. Mais j’aime aussi beaucoup Shakespeare, Camus, et cette phrase de Sartre : « Le monde peut fort bien se passer de la littérature. Mais il peut se passer de l’homme encore mieux. »
Un plat d’enfance
— Le turinois. Un gâteau au chocolat et aux marrons que préparait génialement ma grand-mère.
Un gros défaut
— La lubricité. Je l’ai depuis toujours. Et je ne fais rien pour me soigner.
Un paysage qui suscite le rêve
— La lune. Dans tous les sens du terme, bien sûr.
Un parfum
— Le parfum naturel de ma femme.
Un vêtement qui rend beau
— J’aime bien porter le costume. Mais, comme pour le vin, je n’apprécie que la qualité. Il n’y a rien de plus gracieux qu’un costume parfaitement coupé, avec des étoffes souples et douces. Disons un Dior, un Lanvin ou un Saint Laurent.
Une boisson
— Du vin, et du bon, donc. Un château Cheval blanc.
Une couleur
— Celle de la mer, le bleu.
Un autre métier
— Marin. Je pratique la voile depuis toujours. J’ai d’ailleurs hâte de reprendre le large avec mon ami Marc Thiercelin.
Un tableau
— La Mort de Sardanapale, de Delacroix. Une œuvre d’une grande sensualité, qui évoque le suicide d’un souverain au milieu de ses esclaves et de ses richesses.
Un grigri
— L’un de ceux que vendait, dans sa boutique de portafortùna, l’immense photographe italien Mario Giacomelli, à Senigallia. C’était un endroit incroyable.
Une révolte
— Contre la peine de mort. C’est une valeur fondamentale, qui pose la question du rapport des hommes entre eux. Estime-t-on que la vie est au-dessus de tout ? Moi, oui.
Une musique
— Du Ravel, du Gounod, ou une chanson de Léo Ferré, comme La Mémoire et la mer.
Une rencontre
— Je n’ai pas de fantasme particulier mais j’aime les surprises, surtout les bonnes. Avec quelqu’un à qui je n’aurais pas pensé.
Un animal
— J’en reviens à Ferré, qui chantait : « Je cause et je gueule comme un chien. Je suis un chien ! » Je me reconnais complètement dans ce texte. Et, comme les chiens de berger, j’ai souvent besoin de protéger les autres.