Charles Berling
Si vous étiez...

Express

Par Géraldine Catalano | L'EXPRESS STYLES | RENCONTRES | 14 mai 2009
 

Il aime la mer, Léo Ferré, et s’imagine bien... en chien.
Auteur et réalisateur d’un documentaire clef sur Gustave Eiffel (diffusé sur France 5 le 7 mai 2009), l’acteur se prête au jeu de notre questionnaire.


Si vous étiez... Une autre nationalité
— Britannique. J’aime le pays, sa langue, et ma mère était prof d’anglais. J’aime beaucoup tourner en langue étrangère. Cela m’est arrivé quelquefois. Je trouve cela très libérateur.

Un juron
— Putain de merde ! Ça aussi, c’est libérateur. Quitte à choisir, autant se lâcher. Je le trouve revigorant.

Un livre
— Pourquoi un seul ? Disons, le dernier que j’ai aimé, Le Lièvre de Patagonie, de Claude Lanzmann. Mais j’aime aussi beaucoup Shakespeare, Camus, et cette phrase de Sartre : « Le monde peut fort bien se passer de la littérature. Mais il peut se passer de l’homme encore mieux. »

Un plat d’enfance
— Le turinois. Un gâteau au chocolat et aux marrons que préparait génialement ma grand-mère.

Un gros défaut
— La lubricité. Je l’ai depuis toujours. Et je ne fais rien pour me soigner.

Un paysage qui suscite le rêve
— La lune. Dans tous les sens du terme, bien sûr.

Un parfum
— Le parfum naturel de ma femme.

Un vêtement qui rend beau
— J’aime bien porter le costume. Mais, comme pour le vin, je n’apprécie que la qualité. Il n’y a rien de plus gracieux qu’un costume parfaitement coupé, avec des étoffes souples et douces. Disons un Dior, un Lanvin ou un Saint Laurent.

Une boisson
— Du vin, et du bon, donc. Un château Cheval blanc.

Une couleur
— Celle de la mer, le bleu.

Un autre métier
— Marin. Je pratique la voile depuis toujours. J’ai d’ailleurs hâte de reprendre le large avec mon ami Marc Thiercelin.

Un tableau
La Mort de Sardanapale, de Delacroix. Une œuvre d’une grande sensualité, qui évoque le suicide d’un souverain au milieu de ses esclaves et de ses richesses.

Un grigri
— L’un de ceux que vendait, dans sa boutique de portafortùna, l’immense photographe italien Mario Giacomelli, à Senigallia. C’était un endroit incroyable.

Une révolte
— Contre la peine de mort. C’est une valeur fondamentale, qui pose la question du rapport des hommes entre eux. Estime-t-on que la vie est au-dessus de tout ? Moi, oui.

Une musique
— Du Ravel, du Gounod, ou une chanson de Léo Ferré, comme La Mémoire et la mer.

Une rencontre
— Je n’ai pas de fantasme particulier mais j’aime les surprises, surtout les bonnes. Avec quelqu’un à qui je n’aurais pas pensé.

Un animal
— J’en reviens à Ferré, qui chantait : « Je cause et je gueule comme un chien. Je suis un chien ! » Je me reconnais complètement dans ce texte. Et, comme les chiens de berger, j’ai souvent besoin de protéger les autres.


 


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