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Les meilleures prises de son (novembre 2010)

Philippe van den Bosch revient sur des disques critiqués dans notre numéro précédent et remarqués pour la qualité de leur enregistrement.

PAR Philippe van den Bosch | PRISES DE SON D'EXCEPTION | 21 décembre 2011
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Classica

LUIGI BOCCHERINI
Symphonies n° 3, 8 et 21
London Mozart Players, dir. Matthias Bamert

Un son superbe de présence, de dynamisme et d'épaisseur, avec des aigus brillants sans acidité, un médium chaleureux à souhait, pour restituer les couleurs toujours rondes et gouleyantes des London Mozart Players, orchestre qui joue modérément "à l'ancienne", tout en usant du confort des instruments modernes, d'où ce véritable plaisir sonore de chaque instant, à l'instar de cette musique avant tout charmeuse.

 

PAUL DUKAS : L'Apprenti sorcier
RAVEL : Ma Mère Loye
KOECHLIN : Les Bandar-Log
Orchestre Philharmonique de Strasbourg, dir. Marc Albrecht

Il manque à ce SACD un peu de profondeur de la scène sonore pour offrir une restitution véridique : les vents semblent aussi proches que les cordes, et l'on se trouve ramené aux captations des débuts de la stéréo. Mais pourquoi bouder son plaisir devant cette présence spectaculaire, qui reste chaleureuse même dans les pianissimos ? Ce n'est pas la vérité du concert, mais c'est comme l'on dit d'une peinture, "plus beau que nature" !
★★★★ PentaTone PTC5186 336
Écouter et télécharger Dukas, Ravel, Koechlin
Direction Marc Albrecht

 

WOLFGANG AMADEUS MOZART
La Flûte enchantée
Akademie für Alte Musik Berlin, dir. René Jacobs

Superbe ampleur et aération de la scène sonore : les groupes instrumentaux semblent fuser d'endroits très différents, et les timbres, toujours originaux et inventifs, sont restitués avec gourmandise, et une dynamique spectaculaire, de même que les voix captées dans leur plénitude. Exercice redoutable et souvent fatal, les dialogues théâtraux sont placés dans un espace sonore réverbéré, cohérent et homogène, et soigneusement animés.

 

VERISMO ARIAS
Jonas Kaufmann, ténor
Orchestre de l'Académie Sainte-Cécile de Rome, dir. Antonio Pappano

Une captation idéale d'une voix idéale, d'une palette de couleurs et de nuances surprenante, du soupir évanescent à l'éclat solaire, mais qui ne nous est pas infligée de manière entêtante. Au contraire, l'équilibre avec l'orchestre est ici absolument exemplaire. Ce dernier, très fouillé, aux interventions riches de sens, accueille la voix en son sein presque comme un instrument parmi d'autres, instaurant de superbes dialogues.

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