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Les meilleures prises de son (septembre 2010)

Philippe van den Bosch revient sur des disques critiqués dans notre numéro précédent et remarqués pour la qualité de leur enregistrement, avec les labels GB Records, Glossa, Ondine et Deutsche Grammophon.

PAR Philippe van den Bosch | PRISES DE SON D'EXCEPTION | 4 janvier 2012
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Classica

GAVIN BRYARS
Three Canadian Songs - Concerto pour violon
CBC Radio Orchestra, dir. Owen Underhill

Naviguant aux confins des univers du jazz et du néoromantisme, ces musiques de Gavin Bryars cultivent des univers de timbres rares et raffinés, magnifiés par une superbe restitution, avec des cordes voluptueuses au grain sensible, un violon soliste d'une infinie douceur, une voix jazzy veloutée et caressante, une mise en valeur du médium et du grave, extraordinairement épais et chaleureux, notamment pour la contrebasse jouée par le compositeur lui-même, tout en restant parfaitement ferme et défini.

 GB Records BCGBCD12

 

WILLIAM HAYES
The Passions
La Cetra Barockorchester Basel, dir. Anthony Rooley

Cet étonnant oratorio philosophico-allégorique bénéficie d'une prise de son très claire et précise, offrant un remarquable sentiment de pureté, de spatialisation et d'aération. L'orchestre baroque sonne de manière acidulée, et les voix sont fort bien dosées, dans de justes proportions, sans jamais être entêtantes, avec une soprano (Evelyn Tubb) à la voix délicieuse, un ténor et un contre-ténor limpides et agréables, et une basse au grave impressionnant.

 

EINOJUHANI RAUTAVAARA
Before the Icons - A Tapestry of Life
Orchestre Philharmonique d'Helsinki, dir. Leif Segerstam

Ces pages aux orchestrations luxuriantes qui assument les héritages de Sibelius et de Ravel sont rendues ici avec une épaisseur absolument fastueuse, produisant de véritables nappes sonores de la part de cordes somptueuses. Une plénitude et une beauté de timbre véritablement envoûtantes se combinent avec une dynamique exceptionnelle.

 

IGOR STRAVINSKY
Le Sacre du Printemps...
Orchestre des Jeunes Simon Bolivar du Venezuela, dir. Gustavo Dudamel

Il ne faut pas se laisser piéger par le niveau de gravure étrangement faible de ce CD, et ne pas hésiter à pousser beaucoup le volume de l'amplificateur (à condition d'avoir une installation qui le permette !). On découvre alors une véritable orgie sonore, avec des cordes râpeuses, des timbres truculents, des effets dynamiques explosifs, mais aussi de remarquables subtilités lorsqu'il le faut. Une folie pyrotechnique frénétique dans laquelle on se baigne en oubliant tout !

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