Les meilleures prises de son (juin 2010)
Philippe van den Bosch revient sur des disques précédemment critiqués dans Classica et remarqués pour la qualité technique de leur enregistrement, avec les labels Chandos, Harmonia Mundi, Virgin Classics et Calliope.
VINCENT D'INDY
Symphonie n° 3
Iceland Symphony Orchestra, dir. Rumon Gamba
Cette captation respire le naturel, avec un son d'une belle souplesse, une bonne dynamique, un agréable sentiment de spatialité. La précision permet de rendre justice à l'écriture subtile de Vincent d'Indy. Tout particulièrement, les timbres s'avèrent magnifiques, avec des cordes veloutées. Par exemple, les couleurs mordorées, orientalisantes d'Istar donnent l'impression d'une véritable splendeur.
GERSHWIN BY GROFÉ
Lincoln Mayorga (piano) - Al Gallodoro (saxophone, clarinettes) - Harmonie Ensemble/New York, dir. Steven Richman
Ces versions pour jazz-band de célèbres partitions de Gershwin reposent sur des vents, avec parfois des solistes : saxophone, clarinette, mais aussi piano. Tous ces instruments sont captés avec un soin inhabituel, bien loin des impros dans les caves enfumées, avec une plénitude exceptionnelle, qui révèle les moindres détails des effets instrumentaux "jazzy". Le résultat est d'une truculence absolument réjouissante, euphorisante, irrésistible !
VIA CRUCIS
L'Arpeggiata, dir. Christina Pluhar
L'Arpeggiata, capté avec une précision gourmande, produit à chaque fois le même enchantement, dès les premières notes graves du théorbe, les frises des luths et guitares, le vif-argent du psaltérion, la mélopée du cornet à bouquin si humainement troublante. S'y ajoutent des plages de polyphonies corses, et la voix d'une pureté magique de Philippe Jaroussky, parfois amoureusement entremêlée avec celle de la soprano Nuria Rial. Tout est d'une séduction fascinante.
LES VOIX CÉLESTES
Musiques pour harmonium
François Dupoux (harmonium)
À l'harmonium s'ajoutent ici au gré des pages différents protagonistes, piano, violon, violoncelle, deux sopranos, qui semblent se retenir pour ne pas écraser son timbre délicat. Le son capté dans une chapelle pourrait paraître un peu lointain, timide, presque brouillé. Mais c'est précisément la recréation idéale d'une atmosphère de salon très feutrée, où l'on ne joue pas comme sur une estrade, mais pour les intimes, pour le pur plaisir de faire sonner ces harmonies sensuelles.
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