Les meilleures prises de son (avril 2010)
Philippe van den Bosch revient sur des disques critiqués dans Classica et remarqués pour la qualité technique de leur enregistrement, avec les labels Chandos, Aeolus, Pentatone, Alia Vox.
GUILLAUME CONNESSON
Cosmic Trilogy
Royal National Orchestra, direction Stéphane Denève
Il faut bien cette transparence, cette présence et cette dynamique exultantes pour rendre justice à la musique orchestrale luxuriante de Guillaume Connesson, à ses explosions de couleurs, à ses orgies sonores, qui se transmuent parfois en subtils frémissements impressionnistes, écrins d'amples mélodies chantées par des cordes ici chaleureuses à souhait. De quoi savourer ces œuvres contemporaines brillantes et hédonistes !
JOHANN MELCHIOR MOLTER
Concertos et Sinfonia
Main-Barockorchester Frankfurt
Beau sentiment de pureté, de lisibilité et surtout d'aération pour ce SACD, restituant les couleurs lumineuses et même éclatantes de cet orchestre baroque, dans ces pétulantes musiques du début du classicisme. On savoure la finesse des cordes, un violon soliste pépiant, point surdimensionné, et une trompette solaire, bien intégrée à l'ensemble et nullement tonitruante, dans leurs concertos respectifs.
SZYMANOWSKI-DVORÁK
Concertos pour violon
Arabella Steinbacher (violon) - Orchestre symphonique de la Radio de Berlin, direction Marek Janowski
Beaucoup de clarté, de précision, et en même temps des couleurs veloutées, comme crémeuses, qui restituent admirablement le timbre très pur du violon d'Arabella Steinbacher, comme les sonorités orientalisantes capiteuses de Szymanowski. La puissance modeste de la soliste est rendue avec une scrupuleuse honnêteté, et offre des contrastes saisissants et fort véridiques avec l'ampleur de l'orchestre.
en téléchargement
La tragédie cathare
Hespèrion XXI - La Capella Reial de Catalunya, direction Jordi Savall
Avec ces trois SACD enregistrés en cinq lieux différents, vous êtes comme transportés dans un autre espace-temps, au milieu de la vaste nef d'une basilique, où résonnent avec un réalisme absolu la plainte d'une voix isolée, les sonorités oubliées issues d'un incroyable instrumentarium, comme ce duduk mélancolique, les cordes pincées d'un luth, les battements sourds des percussions, la procession d'un chœur guttural, dont les échos semblent se répercuter de voûte en voûte.
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