• Être fidèle à la musique | 

Ce soir 9 février, la Neuvième de Bruckner sera achevée par le Philharmonique de Berlin

Difficile décision : donner de la Neuvième de Bruckner les seuls trois mouvements achevés, ou se hasarder dans l'une des reconstructions spéculatives du quatrième mouvement ?

PAR Berlingot | NEWS | 9 février 2012
Réagir
Qobuz



Bruckner arrive au Ciel, accueilli par Liszt, Wagner, Schubert, Schumann, Mozart, Weber, Beethoven, Haydn, Haendel et Bach (et quelques violoncellistes du Philhar de Berlin) qui lui proposent de terminer sa Neuvième, sauf Schubert, Mozart et Bach qui rigolent sous cape car les autres n'ont pas tenu leur promesse envers eux non plus... Libre massacre d'une silhouette réalisée par Otto Böhler en 1896

 

Trois choix de base s'offrent aux chefs désireux de donner la Neuvième de Bruckner :
- Ne donner que les trois mouvements réellement achevés par le compositeur avant sa mort.
- En guise de dernier mouvement, jouer le Te Deum de Bruckner, une suggestion émise par le compositeur lui-même qui sentait bien qu'il ne pourrait pas finir son œuvre à temps.
- Faire usage de l'une des nombreuses tentatives d'achèvement proposées par divers musicologues, musiciens et/ou compositeurs.
Pour son concert diffusé en streaming vidéo HD ce soir à 20h, en direct de la Philharmonie de Berlin, Simon Rattle a choisi le quatrième mouvement achevé par l'équipe Samale-Philips-Cohrs-Mazzuca, une réalisation commencée en 1985 et constamment remise sur le métier, jusques et y compris en 2011, et sans doute n'est-ce pas fini.

Il faut savoir que Bruckner avait laissé de très (trop ?) nombreuses esquisses de ce dernier mouvement, esquisses disséminées aux quatre coins de la Planète à sa mort, dont il n'est absolument pas certain que toutes ont déjà refait surface. Certains contemporains de Bruckner affirment avoir vu des brouillons faisant état de ceci, de cela, tandis que d'autres affirment exactement le contraire, bref, un sac de nœuds... Certes, il avait lui-même achevé l'orchestration de nombreux passages, terminé le canevas de plusieurs autres, mais la structure générale manque. Sachant, de surcroît, qu'il avait pour usage de réviser ses propres œuvres de fond en comble bien des années après leur première publication, on se trouve devant une puzzle dont on ne connait ni le nombre de pièces, le contour, les pièces manquantes et, pire, quelles pièces existantes en font partie ou non.

Découvrez cette interprétation en direct et en streaming, ce soir jeudi 9 février à 20h, en vous abonnant à la Salle de concerts numérique de l'Orchestre Philharmonique de Berlin !

Aux auditeurs intéressés par d'autres versions du quatrième mouvement, nous suggérons vivement d'écouter ICI la version proposée par le compositeur belge Sébastien Letocard, dans un enregistrement récent réalisé par Nicolas Couton à la tête de l'Orchestre MAV de Budapest. Certaines hardiesses semblent outrageuses... elles appartiennent pourtant aux parties orchestrées par Bruckner lui-même.

La saison 2011-2012 de l'Orchestre Philharmonique de Berlin
La page dédiée au Philharmonique de Berlin sur Qobuz
Les concerts en vidéo archivés du Philharmonique de Berlin

Votre avis

Fil d'actualités

Tous les Qobuz Studio Masters en promotion pendant 6 jours !

Jazz : Cap au Nord

Jusqu'au 30 juin, recevez un chèque remise de 25% pour tout achat de 25€ sur le label Naxos

Inscrivez-vous à nos newsletters