Bychkov et le Philharmonique de Berlin en streaming et en direct sur Internet
Retrouvez le Philharmonique de Berlin et Semyon Bychkov pour ce concert diffusé en direct le samedi 24 septembre 2011, dorénavant archivé dans la Salle de concerts digitale. Au programme Schubert-Berio, Berio et Walton.
L’intitulé « Rendering de Berio » peut prêter à confusion, en particulier auprès des auditeurs peu attirés a priori par la musique expérimentale et électroacoustique qu’évoque le nom de l’illustre compositeur italien. Qu’ils soient ici informés : Rendering de Luciano Berio est, en réalité, un travail de restitution de la Dixième symphonie de Schubert ! Mais à la différence de tant de reconstructions qui essayent, tant bien que mal, de compléter les passages manquants par des développements et liaisons dans le style de, Berio prend un parti tout à fait personnel.
En revanche, Sequenza VII pour hautbois solo est bien du Berio pur Berio. Elle fut écrite en 1969 à l’intention du hautboïste Heinz Holliger, puis remaniée en 2000 afin de la rendre plus lisible pour l’instrumentiste.
À l’aide d’une série initiale, le compositeur y explore en sept minutes toutes les infinies possibilités sonores et expressives de l’instrument, bien au-delà de ce que l’on a l’habitude d’imaginer.
C’est l’un des deux hautbois solistes de l’Orchestre Philharmonique de Berlin, Albrecht Meyer, qui nous rendra cette pièce.
Bien trop rarement entendue en concert, la superbe Première symphonie de William Walton mérite toute l’attention du mélomane. Enfant terrible de la musique anglaise, Walton fit son entrée fracassante dans la cour des grands à l’âge de 27 ans quand l’altiste Lionel Tertis refusa de jouer son nouveau Concerto pour alto : c’est Paul Hindemith qui se chargea de la création mondiale, assurant au jeune compositeur la gloire internationale.
Après le triomphe de son oratorio Belshazzar’s Feast de 1931, Walton se lança dans la composition de sa Première symphonie, longuement mûrie puis créée en 1935. C’est là une œuvre de puissance, d’ampleur, de grandeur, mais une grandeur qui ne procède en rien de la pompe britannique en général et elgarienne en particulier ; on pensera plutôt à Sibelius (déjà très en vogue en Grande-Bretagne à cette époque), ainsi qu’à Hindemith dans le riche traitement contrapuntique. Gageons que le Philharmonique de Berlin saura restituer à cette symphonie toute sa gloire.
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