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Vie moderne et radio classique font des économies

Malgré un resserrage de boulons, Radio Classique espère consolider ses audiences en visant les deux points de marché pour début 2010…

PAR Marc Zisman | INDUSTRIES | 8 septembre 2009
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Malgré une conjoncture difficile qui la contraint à des économies, Radio Classique espère consolider ses audiences dans les mois qui viennent. C’est ce qu’ont indiqué les responsables de la radio privée du groupe LVMH lors de leur conférence de presse de rentrée.

Pour Nicolas Beytout, président de la station mais aussi PDG du groupe Les Echos, cette radio de musique classique, « depuis sa création, a toujours été déficitaire », mais son destin « n'est pas d'être déficitaire ».

Selon l’AFP, il se propose d'« augmenter les recettes, et donc l'audience, tout en diminuant les coûts ».

« Notre objectif est d'être au-dessus de deux points de marché » début 2010, soit 1.042.000 auditeurs en audience cumulée, a indiqué Sébastien Lancrenon, directeur général adjoint en charge de l'antenne et des programmes.

Radio Classique s'était située à ce niveau pour la période janvier-février-mars 2009, mais avait enregistré un fléchissement d'audience pour la période avril-juin, qui a coïncidé avec le départ de Jean-Luc Hees.

« Je souhaite confirmer et structurer une audience supérieure à un million d'auditeurs pour la période de septembre-octobre et de novembre-décembre », a indiqué pour sa part Donat Vidal-Revel, directeur général adjoint en charge de la rédaction.

Devenu PDG de Radio France, Hees a été remplacé par le journaliste et animateur Guillaume Durand, qui anime désormais la tranche de 8h à 10h, du lundi au jeudi, tandis que Claire Chazal est présente sur cette tranche le vendredi.

Parmi les mesures d'économies prises par la radio dont le slogan est désormais « Vie moderne, radio classique », Nicolas Beytout a mentionné le licenciement de cinq journalistes et animateurs (Nelson Monfort fait parti des remerciés…) pendant l'été et la restitution de treize fréquences locales dont les audiences étaient jugées insuffisantes. Enfin, il n'y aura pas d'autres suppressions d'émetteurs, a-t-il précisé.

Par ailleurs, selon Sébastien Lancrenon, le coût de la grille est « moins important que la saison dernière, à moins de 3 millions d'euros ».

Selon Nicolas Beytout, les recettes publicitaires sont « en très légère progression ». Concernant les activités annexes de la radio (concerts, ventes de DVD), son président s'est borné à indiquer qu'ils représentaient une part « substantielle et en croissance » du chiffre d'affaires de la station.

Le site officiel de Radio Classique

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