Le Guide Qobuz de la Nouvelle Haute-Fidélité.
Introduction : un regard en arrière et sur aujourd'hui.

Il y a un an Qobuz lançait sa rubrique Hi-Fi. L'un de ses objectifs était de venir en aide aux personnes qui souhaitaient pouvoir écouter les fichiers musicaux qu'ils avaient téléchargés sur Qobuz avec une qualité sonore meilleure que celle délivrée par le système audio d'un ordinateur (et encore plus lorsqu'il s'agit d'un portable). La solution idéale est bien sûr de "transmettre" la musique depuis son ordinateur vers sa chaîne Hi-Fi.

PAR Philippe Daussin | Pratique | 2 septembre 2012
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Qobuz

Nous avions donc entamé lors de la rentrée 2011/2012 un feuilleton brossant les diverses solutions existant et la façon de les mettre en application.
Une année s'étant écoulée depuis, l'expérience acquise aussi bien dans l'utilisation des appareils que des lecteurs logiciels ou encore sur la connaissance des avantages et inconvénients des différents types de fichiers, mais aussi vos interventions et remarques, nous ont amené à créer une nouvelle rubrique d'aide qui se présentera sous forme de fiches thématiques facilement consultables et téléchargeables dans un avenir proche.

Nous commencerons néanmoins dans cette introduction par un petit "historique" sur les supports d'enregistrements destinés aux amateurs qui nous mènera à l’avènement de la musique dématérialisée.

Petit tour des différents supports musicaux accessibles aux amateurs

Depuis les débuts de l’enregistrement sonore, celui-ci a utilisé différents types de support. Les plus connus accessibles au x amateurs de musique sont bien sûr le disque "noir" ou vinyle, qui a eu une longue carrière (qui n’est d’ailleurs pas encore finie mais n’a pas l’importance qu’on lui prête par ailleurs), et le CD, la cassette audio (mini cassette) musicale n’ayant jamais eu un grand succès.

Quant aux magnétophones à bande, ils furent surtout l’outil de tous les studios d’enregistrement ou des preneurs de son "nomades", leur intérêt pour les mélomanes se heurtant à leur prix généralement élevé, et aussi au fait que l’on ne pouvait s’en servir que pour enregistrer, soit du direct, soit les concerts retransmis en radio FM, l’accès pour les mélomanes, ne serait-ce qu’à des copies de bandes de studio (le "must" en qualité sonore) étant quasiment impossible.

Quelques supports apportant de réels progrès en termes de qualité de restitution, comme l’Elcaset, reprenant l’idée de la mini cassette "en plus gros" et tournant deux fois plus vite pour augmenter la bande passante, ou encore la DAT (Digital Audio Tape), toutes deux mises au point par Sony, la seconde enregistrant en numérique donc, n’ont connu quasiment aucun succès, si ce n’est, pour la DAT, auprès de certains studios professionnels, ou pour le stockage informatique. Peut-être certaines œuvres musicales ont-elles été éditées pour ces deux supports, mais nous ne pouvons l’affirmer.

Quant au Minidisc (ou MD), un support numérique également créé par Sony et mis sur le marché en 1992, sa compacité, sa facilité d’utilisation et le fait de pouvoir acheter des enregistreurs pas trop chers et tenant dans une poche, lui ont valu un réel succès au Japon, beaucoup moindre ailleurs.

L’édition de MD enregistrés a connu une certaine importance, mais ce support était essentiellement utilisé par les amateurs pour réaliser des compilations musicales à emporter en balade à partir d’autres supports musicaux, l’édition d’œuvres enregistrées restant assez confidentielle, en Europe tout du moins. Néanmoins, Sony n’a arrêté la fabrication du Minidisc qu’en juillet 2011.

Le pendant du Minidisc en support magnétique, la DDC (Digital Compact Cassette) de Philips et Mastushita, apparue comme le Minidisc en 1992, et dont l’une des particularités était d’utiliser des enregistreurs permettant la lecture des anciennes mini cassettes enregistrées en analogique, a été un échec quasi total. Philips a proposés quelques enregistrements d’œuvres musicales sur ce support.

La nécessité de la compression audio

Du fait de la capacité de stockage limitée des supports Minidisc et DCC, Sony, d’une part, et Philips, d’autre part, durent développer des systèmes de compression audio.

Le système de Sony s’appelait ATRAC (Adaptive Transform Acoustic Coding) tandis que celui de Philips avait pour nom PASC (Precision Adaptive Sub-band Coding).

A noter que ces systèmes de compression audio sont antérieurs d’une année à la norme MP3 publiée en 1993.

C’est ce fameux MP3 (mais pas fameux d’un point de vue qualité sonore…) que l’on peut considérer comme étant à l’origine de la dématérialisation de la musique que nous allons maintenant aborder, puisque c’est son débit limité qui a permis le téléchargement de musique sur Internet (et également le piratage, hélas !) à l’époque où la majorité des liaisons Internet étaient à bas débit et où les tailles des mémoires étaient encore assez réduites.

Ci-dessus, le Rio PMP300, l'un des tous premiers baladeurs MP3, et le premier à avoir suscité un véritable engouement.

Comment définir la musique dématérialisée ?

Pour essayer de faire simple, disons que la musique dématérialisée n’utilise par un support physique tel qu’un disque, comme on peut encore le connaître avec le CD, ou tout autre support demandant un lecteur spécifique, mais que son stockage se fait sous forme numérique sur un support informatique.

Ce support est généralement le disque dur de son ordinateur, mais ce peut être une mémoire sous n’importe quelle forme (clef USB, carte SDHC, mémoire de baladeur ou de téléphone mobile). La musique dématérialisée se présente donc tout simplement sous forme de fichiers numériques audio.

Quels sont donc les avantages de la musique dématérialisée ?

Comme tout fichier numérique, la musique dématérialisée peut être transférée d’un support informatique à un autre sans la moindre perte.

Ces fichiers audio sont complétés par des métadonnées fournissant diverses informations (titres de l’album, nom de l’artiste, titres et temps de chaque plage, etc) et aussi des visuels des pochettes et livrets lorsque les albums existent également en CD.

L’encombrement "physique" de la musique dématérialisée se résumera à celui du support informatique sur lequel seront stockés les fichiers numériques audio. Si l’on choisit une clef USB de forte capacité, cet encombrement sera donc très limité pour une capacité de stockage élevée, et en plus on pourra avoir toute la musique que l’on aime au creux de sa main !

Les serveurs de musique dématérialisée et le streaming en ligne

Il y a deux manières d’écouter de la musique dématérialisée. On peut transférer ses CD sur support informatiques en transformant les "pistes audio" en "fichiers audio" grâce à divers logiciels comme Nero ou EAC (Exact Audio Copy), ce dernier garantissant une copie « bit à bit », donc parfaite.

Diverses plateformes de téléchargement légal, dont Qobuz bien sûr, permettent de télécharger des albums, pour la plupart en qualité MP3, tandis que Qobuz, pour sa part, propose 100% de son catalogue en qualité CD, et aussi de plus en plus d’albums en qualité Studio Masters (haute définition), supérieure à la qualité CD.

Dans ces deux cas, on dispose de fichiers audio qui pourront être lus directement sur son ordinateur avec un lecteur logiciel comme Windows Media Player, VLC (logiciel libre), Foobar2000 (l’un des préférés des audiophiles) ou d’autres encore comme iTunes qui n’est pas cependant le top en la matière et ne lit pas les fichiers audio en haute définition* de manière automatique.

Sur Mac, pour ajuster la fréquence d'échantillonnage de l'album lu, il faut régler les paramètres de son DAC, sous réserve que ce dernier soit compatible 24/192, il faut aller dans :
> applications
> utilitaires
> configuration audio et midi

Pour limiter la taille des fichiers et la durée du téléchargement (ou les deux), Qobuz propose le téléchargement des mêmes albums en différents formats, compressés avec ou sans perte (cela dépend du choix lors de l’achat). Ces points feront l’objet de prochains articles, où il sera aussi question de l’audio en haute définition (cf ci-dessus *).

L’autre manière d’écouter des fichiers audio est le "streaming" (écoute en continu) directement depuis les serveurs de certains sites, un peu à la manière des radios Internet, dirons-nous, puisque ce type d’écoute chez Qobuz nécessite un abonnement qui donne accès à l’écoute des albums de son choix parmi tout le catalogue ou de playlists définies par l’abonné ou par accès aux playlists Qobuz, et même en qualité CD avec l’abonnement Hi-Fi Qobuz , une offre unique au monde.

A suivre :


Articles connexes

Le Guide Qobuz de la Nouvelle Haute-Fidélité :

Introduction : un regard en arrière et sur aujourd'hui
Les formats de fichiers audio non compressés
Les formats de fichiers audio compressés
Les fichiers audio Studio Masters

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