• Être fidèle à la musique | 

Banc d'essai : lecteur réseau Pro-Ject Stream Box DS

Comme nous avons pu le constater lors de la dernière édition du Salon de la Hi-Fi et du Home Cinéma, la dématérialisation de la musique prend son essor. Mais, comme Qobuz l’a toujours promu, celle-ci ne doit pas se faire au détriment de la qualité et il ne servirait à rien que les constructeurs proposent des lecteurs réseau capable de traiter des fichiers audio jusqu’à 24 bit à 192 kHz si les amateurs leur donnent du MP 3 à digérer. Ceci est d’autant plus patent lorsque l’on teste un lecteur réseau comme la nouvelle Stream Box DS du constructeur Pro-Ject que nous avons découverte lors de ce même salon et dont les qualités sonores nous ont littéralement conquis.

PAR Philippe Daussin | HI-FI BANCS D'ESSAI | 6 novembre 2011
Réagir
Qobuz

Née en 1991, la marque autrichienne Pro-Ject s’est principalement fait connaître en proposant aux amateurs de disques noirs des platines vinyle de qualité aux dessins modernes et agréables et dont la plus grande partie de la gamme reste à des tarifs tout à fait accessibles.

Pour venir en complément de ses platines vinyle, le catalogue Pro-Ject comprend également des amplificateurs phonos autonomes, dont deux modèles à tubes, et aussi deux régulateurs de vitesse utilisables avec certains modèles. Présentés dans des boîtiers compacts avec une façade en aluminium, sobre et agréable, tous ces éléments sont assez compacts et facilement intégrables.

Le constructeur a également développé dans cet esprit de compacité une gamme d’électroniques variées et à laquelle il a donné le nom de Box Design.

On y trouve deux lecteurs de CD, un tuner, deux docks pour iPod, un convertisseur numérique analogique, une «Media box» permettant de lire des fichiers audio stockés sur clef USB, disque dur externe ou carte SD, et la nouvelle Stream Box DS, qui, comme son nom l’indique, permet de lire des fichiers audio en streaming par liaison Ethernet filaire ou Wi-Fi, mais également en local depuis deux périphériques USB, et propose également la fonction radio Internet. C’est cette Stream Box DS que nous allons découvrir au travers de ce banc d’essai.

N’égarez surtout pas la télécommande

En effet, la façade très sobre et plutôt dénudée de la Stream Box DS ne met à disposition de l’utilisateur que le bouton de mise en marche et un superbe écran couleur de 3,5 pouces (8,9 cm) et une prise USB et on y trouve aussi le récepteur de la télécommande. Cette façade est réalisée en aluminium anodisé brossé de 3mm d’épaisseur en finition naturelle ou noire et ne présente aucune vis de fixation apparente.

D’un dessin agréable, la télécommande permet d’accéder à toutes les fonctions de la Stream Box DS et possède même deux touches de volume qui sont inopérantes avec celle-ci.

On y trouve le classique pavé de navigation dans les menus, les touches de lecture/pause et de saut avant et arrière comme sur un lecteur de CD, une touche de silencieux (mute) et diverses autres touches dont un pavé alphanumérique semblable à celui d’un téléphone mobile et permettant de rechercher les radio Internet en tapant leur nom ou de rentrer la clef de cryptage réseau.


Fabrication et connectique

Les fabrications des pays germaniques ont toujours eu dans tous les domaines une réputation de sérieux et de solidité, ainsi, à son seul poids, la Stream Box DS inspire déjà confiance.

Sa construction fait appel à un châssis interne en tôle d’acier pliée en U formant la face arrière, le fond et la contre-façade avant sur laquelle est fixée par deux vis internes la façade en aluminium. Le capot monobloc est réalisé en tôle d’acier de 2mm d’épaisseur et contribue pour beaucoup au poids de l’appareil. Bref, du très solide !

La connectique de la face arrière n’est pas pléthorique, une prise réseau RJ45 (doublée par une liaison Wi-Fi), un port USB, une sortie audio numérique coaxiale et une sortie audio stéréo sur prises Cinch, mais cela suffit pour une utilisation normale.
L’alimentation se fait par un petit bloc secteur externe.

Paramétrage et utilisation

Lors de chaque mise sous tension, la Stream Box DS procède à un auto test qui dure une trentaine de secondes et affiche ensuite le menu principal. Celui-ci permet de choisir entre les favoris, l’entrée USB1 (façade), l’entrée USB2 (arrière), le média center pour se raccorder par Ethernet à un ordinateur, les radios Internet ou les différentes configurations possibles (settings), parmi lesquelles la configuration du réseau, le choix entre deux thèmes d’écran, la mise à jour du logiciel, etc.

On notera que la Stream Box ne propose que l’anglais et l’allemand comme langues mais son utilisation d’une grande aisance et ses autres caractéristiques font vite oublier ce petit manque (qui peut aisément être corrigé par une mise à jour du logiciel par le constructeur).

En effet, la Stream Box DS est de type uPnP (universel Plug and Play ou on branche et ça marche) et dispose également de la fonctionnalité DLNA. Elle permet également la lecture sans coupure de fichiers contigus (gapless) ou pour écouter une œuvre dont les plages s’enchaînent sans interruption, une possibilité que n’intègrent pas encore tous les lecteurs réseau et qui est un atout indéniable.

Aperçu technique de la Stream Box DS

Le cœur de la Stream Box DS est constitué d’un processeur réseau BridgeCo DM860 associé à un récepteur Ethernet Realtek RTL8201. Les deux entrées USB sont commutées par un circuit AP2171.

La conversion numérique analogique est confiée à une puce Cirrus Logic CS4344 traitant les fichiers audio jusqu’à 24 bit à 192 kHz.

Les étages de conversion numérique analogique et de filtrage de ce circuit utilisent une technique appelée «à capacité commutée» que je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer sur aucun appareil lors des années que j'ai passées dans la presse Hi-Fi.

On peut donc dire que c’est une découverte à tous points de vue (et d'écoute !). Ce circuit se trouve par ailleurs masqué par le circuit souple blanc qui relie les deux cartes et nous l'avons "zoomé" dans un autre cadre.

A l’écoute de la Stream Box DS

Autant le dire tout de suite, la restitution sonore de la Stream Box DS nous a paru exceptionnelle.

Vous ne serez pas surpris que le grand amateur de classique qui écrit ces lignes aime entendre les moindres détails d’un enregistrement et que lorsqu’il écoute ses musiques préférées, son rêve serait d’avoir l’orchestre dans son salon !

On ne va pas dire qu’avec le Stream Box ce rêve est devenu réalité, mais pour ce qui est des moindres détails, là on est servi, car cet appareil est en effet pourvu d’une capacité d’analyse qui nous a laissé à la fois pantois par tant de précision et complètement sous le charme, et ceci en streaming comme en lecture locale sur disque dur.

Mais précision ne signifie nullement «sécheresse», loin de là, car si nous pouvons entendre ces détails, c’est qu’ils existent sur l’enregistrement et qu’ils en font partie intégrale, au même titre que les signaux les plus extravertis.

Car, par ailleurs la Stream Box DS se montre tout autant à l’aise pour restituer avec maestria toute la puissance d’un orchestre symphonique en développant un espace sonore de toute beauté avec une excellente mise en place des instruments et en donnant, chose assez peu courante, une sensation de mise en place dans le sens de la profondeur.

Bien sûr, il faut que le reste du système soit en mesure de suivre la finesse de l’analyse de la Stream Box DS, en particulier au niveau du recul du bruit de fond de l’électronique et des capacités des enceintes à se montrer précises, principalement dans les registres médium et aigu, et qu’à l’autre extrémité les passages puissants bénéficient de tout l’impact nécessaire.

Ainsi, nous avons pu apprécier encore plus qu’à l’habitude la Fantasia on British Sea Song de Henry Wood où les passages les plus doux étaient révélés avec une acuité extraordinaire, et où le grain des cordes jouant à la limite du perceptible venait caresser l’ouïe avec une grande délicatesse, tandis que l’entrée des cuivres annonçant le Rule Britannania sonnait avec magnificence et sans accentuer de la moindre manière qui soit la sonorité métallique des instruments, ce qui est assez rare.

Nous avons été totalement conquis par la restitution sonore de la Stream Box DS et toutes les musiques que nous lui avons demandé de restituer l’ont été avec un bonheur égal, que ce soit les impacts puissants des basses et le chant du saxophone de l’album Size des Bee Gees ou la voix si particulière de Paul Young dans sa magnifique chanson Broken Man, ou bien encore le délicat toucher du pianiste Frédéric D’Oria Nicolas dans le premier mouvement de la Sonate D960 de Schubert où la subtile extinction des notes s’accompagne de silences que nous oserions presque qualifier de musicaux.

Avec des fichiers audio en qualité Studio Masters, comme le final de la Dante Symphony de Liszt par Gianandrea Noseda, la sensation d’espace sonore, l'aération, la précision et la fluidité semblent encore accentuées et confirment les qualités musicales d’exception de cette Stream Box DS.

Pour terminer, j’oserais également une autre comparaison, chose très inhabituelle de ma part, à savoir que je n’ai pu constater un tel niveau de définition et de précision sonore que sur certains lecteurs de SACD valant six ou sept fois le prix de la Stream Box DS et encore la restitution de cette dernière semble-t-elle globalement plus raffinée.

Pourquoi nous avons choisi de décerner notre première Récompense Qobuzissime à la Stream Box DS ?

Au fil de nos tests d’appareils, que ce soit des convertisseurs numérique analogique ou des lecteurs réseau, nous nous apercevons que ceux-ci procurent généralement un très bon rendu sonore empreint de neutralité (NuForce Icon HDP, Advance Acoustic MDX 600, Antelope Zodiac), ou parfois un peu typé, comme le lecteur réseau Cambridge NP30, à la restitution chaleureuse mais pas toujours très regardant sur les détails.

Si ce n’est l’Antelope Zodiac bénéficiant d’une qualité de fabrication et d’une conception quasi professionnelles et qui se trouve de fait positionné à un tarif que nous qualifierons de haut de gamme, les modèles que nous avons cités sont proposés à des tarifs tout à fait attractifs.

Il nous paraît clair que la Stream Box DS, proposée à moins de 800 euros, simple d’utilisation, permettant la lecture en «gapless», pouvant piloter deux disques durs en local qui la transforment en petit media center, bénéficiant d’une extraordinaire capacité d’analyse et restituant un message musical d’une pureté que nous osions à peine imaginer, va faire le buzz dans ce petit monde des nouvelles sources Hi-Fi en pleine expansion.

Véritable référence à nos oreilles, la Stream Box DS place la barre très haut, et, cerise sur le gâteau, est proposée à un tarif qui reste tout à fait abordable.

Nous lui décernons donc notre première Récompense «Qobuzissime».

Caractéristiques

mode d’emploi

Mise à jour firmware du 10/11/2011 :

Documentation PDF


Quelques précisions quant à la réalisation des tests Hi-Fi Qobuz

Nous voudrions par ces lignes répondre à certains audiophiles qui nous lisent et se posent des questions sur nos capacités à évaluer la qualité d’un produit, et ceci en citant en référence une revue américaine bien connue dans les milieux audiophiles, et nous allons leur faire plaisir, les rassurer, et aussi un peu les décevoir en répondant à leurs attentes.

L’auteur de ces lignes réalise actuellement les tests à son domicile sur son installation personnelle qui n’a rien d’ésotérique. Pour ce test de la Stream Box DS, celle-ci est allée piocher des fichiers musicaux, dont certains en qualité Studio Masters sur un EEE PC Asus disposant d’un disque dur de 500 Go et aussi localement sur un disque dur USB.

Les sorties analogiques stéréo de la Stream Box DS ont été reliées par un câble de qualité standard à un préamplificateur de conception Sélectronic, très puriste, et équipé en tout et pour tout de quatre transistors Fet et MosFet en montage symétrique et de deux potentiomètres de volume et d’une alimentation séparée de 2x24 V. Sa bande passante s’étend du continu à environ 2 MHz.

Les enceintes sont des modèles actifs à trois voies conçues et réalisées par l’auteur, chacune intégrant le filtrage actif et un amplificateur par haut-parleur (les alimentations sont dans des boîtiers séparés). Elles sont reliées au préampli par transformateurs symétriseurs et leur bande passant s’étend (sans atténuation) de manière linéaire d’environ 30 Hz à 40kHz. Evaluer leur prix ? Très difficile, mais leurs performances surclassent nombre d’enceintes du commerce, même à plus de 9999 euros…

Votre avis

Note des internautes : 01234

Publié par lo70 (2 messages) il y a 4 mois
01234 Je suis surpris de la recompence «Qobuzissime» pour ce lecteur. Non seulement la qualite sonore n'a rien d'exceptionnelle, inferieure a mon lecteur CD de prix identique, mais de plus l'interface est catastrophique. L'interface des lecteurs logitech squeezebox ou sonos est mille fois plus facile, intuitive, fonctionnelle,... Associe a un DAC le logitech squeezebox vous en donnera beaucoup plus. Cette stream box delivre un son "en dedans". Je suis vraiment decu par cet achat. Il faudrait sans doute l'associe a un bon DAC mais dans ce cas le prix ne sera plus du tout interessant et le probleme de l'interface ne sera pas resolu. Par exemple il n'y a pas d'avance ou de retour rapide. Et la mise en reseau avec l'ordinateur est un veritable casse tete. Il faut passer avec windows media player version 12, ce qui implique d'avoir windows 7, et WMP ne lit pas tout les fichiers du lecteur. Un casse tete... Si quelqu'un a reussi la mise en reseau sous windows XP en utilisant un reseau RJ45, je suis preneur de ses conseils car il n'y a rien dans la notice, ni sur le site internet.
Publié par symphorinois (111 messages) il y a 4 mois
01234 Généralement sur ce genre de lecteur les connexions USB ne sont pas à même de reproduire en lecture les fichiers en haute définition. Il se pourrait que seule la connections filaire ou wifi à un NAS ou équivalent puisse donner la pleine capacité du lecteur. Ou alors, l'utilisation via un Pc si cela peut être envisagé. Curieusement, le mode d'emploi est muet sur tout ce type de questions pourtant fort importantes...peut-etre
Publié par lo70 (2 messages) il y a 4 mois
01234 Je possede cet appareil depuis une semaine. A la lecture de certains commentaires je m'attendais a une meilleure qualite sonore. Le son est bon mais compare a mon lecteur CD Myryad Z112 la qualite est legerement inferieure. Je percois plus de details avec le lecteur CD et la spatialisation est elle aussi meilleur avec le CD. Je precise que pour l'instant j'utilise une cle USB relie a la prise facade USB1 du streambox. Cela peut il en etre la cause ? Un disque dur relie en RJ45 donnera-t-il de meilleurs resultats ?
Pour info mon systeme se compose d'un ampli myryad Z142, lecteur CD myryad Z112, et d'une paire d'enceintes monitor audio GS10.
Publié par louhannais (16 messages) il y a 4 mois
01234 cet appareil semble interessant.Mais y a t il des renseignements sur la bande passante reproduite?
Publié par driveandbirdie (1 message) il y a 4 mois
01234 bete de course ce streambox ! j ai essaye le M1clic qui a cote va moins loin, moin musical. Ici les notes sont detourees , fines, les graves articules comme un LInn Akurate a 5000 euros ! avec des fichiers en 192 24 sur mon nas netgear fabuleux! Proac D38 audio research ls5 , shunyata orion + kubala sosna cable, amplis mono nu force 9.3 SE .....une tuerie cette boite a 770 Euros ! Ecoutez vite et preparez vos euros ....En plus le packaging est haut de gamme!
Publié par barbidule (1 message) il y a 5 mois
01234 Il n'y a aucune information sur la navigation, recherche de piste, ergonomie de cet appareil dans votre test, c'est quand me domage. Peut on piloter le project avec une appli android ou IPad ou un simple PC ou navigateur web comme avec la squeezebox ??

En dematérialisé l'interface informatique pour choisir les pistes est trés importante (ok pas autant que la qualité de restitution) pourquoi ne pas en parler ?

Bref si seul la telecommande permet de piloter ce streamer , ce serait quand meme un beau gachi.

Publié par marioj34 (2 messages) il y a 6 mois
01234 Merci pour votre réponse et précision. À mon tour, le m1 clic depuis sa dernière mise à jour gère le Gapless à la perfection, donc plus de coupures entre les plages sonores... Ouf surtout pour les opéras, un vrai plaisir. Ensuite, sur celui-ci le format Alac est parfaitement géré (pour les fans d'apple, un vrai plus). Ainsi que tous les autres formats... Pas une seule fois, j'ai pu le prendre en défaut, idem pour les disques durs connectés... Tout marche ! Il en va de même avec internet, wifi ou ethernet c'est du tout bon^^. Cependant, je dois avouer que ma préférence va vers iTunes et AirPlay (merci Free et sa V6). Naviguer dans sa bibliothèque musicale est un vrai bonheur depuis mon iPad ou iPod. C'est instantané, fluide et le son... Sublime. Connecté en fibre optique. N'ai pas été convaincu de la qualité d'écoute que ce soit USB ou ethernet en direct. Manque de rondeur et ne pardonne rien, surtout sur du mp3 (320k)... Pour répondre à un internaute, franchement, Alac, Flac ou wave... Quand l'enregistrement est bon, difficile de faire la différence...
Pour revenir au présent test, que je salue, la streambox en présence en offre pour son argent. Mais il suffit de comparer les deux appareils pour se rendre compte très vite quils ne jouent absolument pas dans la même cour. La face arrière est d'une pauvreté en connectiques, oula. Certes, 800€ d'un côté et 1490€ de l'autre... Forcément. Quant à la tôle... Question de budget.
Autre précision importante et pas des moindres qui concerne TOUS les streamers : la navigation ! Attention, impossibilité totale d'avance rapide ou de recul sur un fichier... Et là ça craint. Ai eu le malheur de convertir des disques en Flac et plage unique. Bonjour le cauchemar sur une symphonie de Mahler par exemple, il faut l'écouter en entier ou rien... Seul iTunes (pour un Mac user) le permet. Donc reconversion en wave et hop lecture via AirPlay. Ceci méritait d'être souligné il me semble.
Pour finir, longue vie à Qobuz, un plaisir d'acheter sa musique chez vous...
Publié par redactionhifiqobuz (35 messages) il y a 6 mois
01234 Bonjour,

Nous avons aussi testé le M1 CliC, voici le lien :

http://www.qobuz.com/info/MAGAZINE-ACTUALITES/HI-FI-BANCS-D-ESSAI/Banc-d-essai-Controleur-musical62220

Désolé de ne pas avoir comparé ces appareils entre eux...

Publié par marioj34 (2 messages) il y a 6 mois
01234 Je vais tenter de répondre dès demain à la question d'un internaute concernant le musical fidelity m1 clic en faisant un compte rendu maison puisque je vis avec -:).
J'espère que ce dernier sera utile...
Publié par marchantevert (2 messages) il y a 6 mois
01234 Suite à votre article très enthousiaste, j'ai voulu écouter l'appareil chez le revendeur et chez moi et je voudrais ici en faire le compte-rendu :
Chez le revendeur, je dois reconnaître que l’écoute m’a touché, image sonore en 3 D, de l’espace entre les différents instruments, les timbres denses et réalistes. Derrière le son de chaque instrument, on percevait bien le musicien et ses intentions « sensibles » (ma quête, lorsque j’écoute de la musique). La navigation est relativement aisé (sur une clé USB...) et les temps de réponse tout-à-fait comparables à ceux d’un lecteur Cd. Voilà pour le positif.
Chez le revendeur déjà, impossibilité de lire les fichiers FLAC stockés sur mon disque dur externe (un Western Digital « My Book Essential » 2 To, modèle je pense assez répandu). Après avoir contacté l’importateur, celui-ci s’engage à me rappeler afin de trouver une solution, j’attends toujours son appel… Autre souci non-négligeable, bien qu’ayant refait plusieurs fois la procédure, impossible de connecter l’appareil à mon réseau internet, donc adieu la transmission sans-fil (wifi). La transmission par câble éthernet ne m’intéressant pas, je ne l’ai pas essayée.
En résumé, je n’ai pu testé le ProJect qu’au moyen d’une clé USB et c’est bien en dessous de ce que j’attends d’un tel appareil. Je vous saurais gré de ne plus nous parler de ProJect car il me semble que la fiabilité technique et le service client ne sont pas leur fort…
Publié par PenguinMusic (24 messages) il y a 6 mois
01234 Hello Salokyn,

Oui, le format ALAC est compressé mais sans pertes...

Ceci étant, d'après mon expérience, prendre la même source, la convertir en FLAC et en ALAC et ensuite lire le fichier qui en résulte donne de meilleurs résultats sur le .flac (en tout cas selon mes oreilles... et évidemment, c'est pas non plus le jour et la nuit !).
Un telle différence m'intriguait : après tout, le format est lossless et donc devrait sonner identique non ? Ben renseignements pris, cette différence serait due à la qualité des décodeurs... Or, celui d'Apple pour le ALAC est visiblement moins bon que celui des autres logiciels qui traitent le .flac...
A+
Cordialement.
PenguinHiFi
Publié par satchofredo (2 messages) il y a 6 mois
Bonjour 
Que vaut cette box par rapport au M1 CLIC qui coute quand meme le double ?
Publié par salokyn (1 message) il y a 7 mois
01234 @PenguinMusic Le FLAC est bien un format de compression, comme son nom l'indique. Il permet de diviser grosso-modo la taille d'un fichier PCM par 2 (variable selon la complexité du morceau et le taux de compression choisi). Le taux de compression n'influe que sur la taille du fichier et le temps de calcul ; la qualité n'est bien entendu pas impactée.
Publié par pilou007 (8 messages) il y a 7 mois
01234 Bonjour à tous,
voici ce que j'ai lu sur un blog : Apple dans sa grande bonté, fait encore un pas pour le logiciel libre. Le codec ALAC ( un codec lossless à l'instar de FLAC ) est maintenant sous licence Apache
http://alac.macosforge.org/trac/browser/trunk
Il semblerait donc que cette license puisse enfin être utilisée gratuitement par tous... Donc peut être bientot par Pro-Ject entre autre...
Merci à Qobuz pour ces bancs d'essai très interressant (je suis orphelin depuis la disparition de la NRDS)
J'ai cependant 2, 3 questions. Je suis un peu handicapé du clavier, comment fonctionne le DLNA : je m'explique en nutilisation WIFI sur le PC distant doit on faire tourner une application particulière ou le NAS qui y est relié suffit il? dans ce cas comment choisit on la musique lue ? APparait elle sur l'écran du Pro Ject? Comment la bibliothèque est elle gérée, est ce que ça fonctionne assez rapidement quand on a commme moi plus de 10000 titres?
Existe t il une app Iphone pour télécommander l'engin?

Merci à tous pour vos réponses

Olivier
Publié par PenguinMusic (24 messages) il y a 7 mois
01234 Salut Sagittarius30,

Le format ALAC n'est supporté par personne sauf par Apple.
ALAC est l'acronyme de "Apple Lossless Audio Codec".
Il est en réalité le pendant propriétaire du .flac (Free Lossless Audion Codec).
Prendre un fichier .wav (format natif du CD) et le convertir en ALAC ou en FLAC donne un fichier de taille identique (à 0,5% près). En réalité seul le conteneur change...
Evidemment, Apple ne lit pas le .flac (ou alors uniquement en passant par des logiciels comme SongBird ou l'excellent Decibel et impossible de lire du .flac sur iPhone ou iPad) tout comme les autres OS ne lisent que péniblement le ALAC (sauf à passer par iTunes sur Windows et pas d'ALAC sous Androïd à ma connaissance).

Le souci de cette "guerre des formats" c'est que Apple joue, comme d'habitude, contre le reste du monde.

L'inconvénient en termes audiophiles est qu'il n'existe quasiment qu'un seul "décodeur" pour le ALAC et que sa qualité est très moyenne. Il en existe au contraire pas mal pour le .flac, dont certains sont de très bonnes qualités. Ainsi, les fichiers .flac bien décodés sonnent souvent mieux que des fichiers .alac qui font pourtant la même taille et qui devraient, a priori, sonner pareil...

Cordialement.
Publié par PenguinMusic (24 messages) il y a 7 mois
01234 Bonjour la rédaction,

Pour répondre à votre post sur la différence entre DAC et lecteur réseau et faire simple :
- le DAC reçoit un fichier numérique lu par une autre source et le convertit en format analogique ;
- le lecteur réseau procède à toutes les étapes qui précèdent la conversion : lecture et décodage (du .flac ou du .mp3 par exemple) et en assure ensuite la conversion du numérique vers l'analogique.

Cordialement.
Publié par wmalaret (22 messages) il y a 7 mois
01234 Bonsoir,

Très heureux de voir les essais se succéder au sujet de matériel intéressant et restant abordable dans l'ensemble ou d'un rapport qualité/prix exceptionnel ( ampli D-premier…).
Il est amusant pour moi de constater que je suis autant intéressé par la musique dématérialisée, avec cette Stream box, que pour choisir une évolution dans ma platine vinyl…
Au final, ce que nous cherchons, c'est à ressentir au mieux dans nos salons, l'émotion que compositeurs et interprètes ont voulu mettre dans leurs œuvres et interprétations. Dès lors, qu'importe le vecteur pourvu qu'il soit de réelle qualité …
Merci à Qobuz pour ces efforts que je pense sincères et que j'espère durables, pour éclairer notre chemin de mélomane et d'audiophile.
Publié par redactionhifiqobuz (35 messages) il y a 7 mois
01234 Bonjour,

Au vu des qualités sonores de la Stream Box, il ne nous est pas paru indispensable d’écouter des radios Internet dont celles qui transmettent avec une mauvaise qualité ne seront évidemment pas améliorées par cet appareil (leurs défauts risquent même d’être encore plus pénibles…), aussi avons-nous préféré nous attarder à écouter d’excellents fichiers musicaux et à relater nos impressions !

Pour ce qui est des disques durs, le débit d’un signal audio stéréo codé sur 24 bits à 192 kHz est égal à 24 x 192.000 x 2 = 9.216.000 bits/s.

Soit, en divisant par 2^20 pour passer en Mbit/s : 9.216.000/1.048.576 = 8,79 Mbit/s.

Quel est le débit des vieux disques durs ? Même s’il n’est que de 10 Mbit/s, ça passe encore !

Pour expliquer la différence entre un DAC et un lecteur réseau.

Un DAC doit recevoir «directement» un signal numérique, soit par prise coaxiale ou optique, en provenance d’un ordinateur ou d’un lecteur de CD ou DVD, ou encore d’un ordinateur, et également parfois directement depuis un port USB de ce dernier qui lit les fichiers audio depuis son média player, et aussi depuis une clef ou un disque dur USB branché sur une entrée USB. Il est relié à un amplificateur par liaison analogique standard.

Un lecteur réseau se connecte directement à un ordinateur ou un serveur NAS par liaison Ethernet filaire ou Wi-Fi et lit en continu (on emploie l’anglicisme « il streame ») les fichiers stocké sur le disque dur et assure la conversion digital analogique en interne (il intègre un DAC). Comme ce dernier, il est relié à un amplificateur par liaison analogique standard.

Il peut également comprendre une ou des entrées numériques ou USB, voire intégrer un disque dur, et techniquement c’est un appareil plus complexe qu’un DAC et plus universel puisqu’il peut «streamer» sur n’importe quel réseau auquel il a accès et où l’on a autorisé le partage des fichiers musicaux.
Publié par sagitarius30 (16 messages) il y a 7 mois
01234 Voila qui confirme, si besoin était, que l'on peut faire du TRES bon matériel, abordable sans vendre son pantalon...Je me suis laissé dire sur ce forum que prix et qualité allaient toujours de pair, Project prouve que non!
La contrepartie est que certaines technologies se sont pas prises en compte par cet appareil: peut être la marque a t'elle jugé trop cher d'implémenter la prise en charge de certains formats trop onéreuse ( je ne pense pas que le format ALAC soit en licence libre...) et donc leur choix est cohérent avec leur objectif qui est de proposer une excellente performance avec un panel de format plus limité i compris en prix de revient(de plus, des mises a jour de firmware peuvent permettre de lire d'autres format par la suite, puisque ne dépendant pas d'un support physique)
Ceci dit, qu'en est il de la lecture sur des radios internet , ou depuis des vieux disques durs pas tres rapide?
Publié par moderateur (239 messages) il y a 7 mois
01234 Oups, erreur de liens, on va corriger !
Voir toutes les réactions (31)

Fil d'actualités

Tous les Qobuz Studio Masters en promotion pendant 6 jours !

Jazz : Cap au Nord

Jusqu'au 30 juin, recevez un chèque remise de 25% pour tout achat de 25€ sur le label Naxos

Inscrivez-vous à nos newsletters