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Julien Clerc : Fou, peut-être

Avec son nouvel album Fou, peut-être — trois ans après Où s'en vont les avions ? —, Julien Clerc fait un retour en demi-teintes. Douze chansons qui seront au programme de ses prochains concerts symphoniques prévus au mois de janvier 2012.

PAR Gilles Médioni | DISCOGRAPHIE | 10 novembre 2011
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L'Express Styles

Un romantisme débordant de rosiers et de pensées... Dès le premier titre, Hôtel des Caravelles, Julien Clerc pose les fondations de son nouvel album Fou, peut-être. C'est-à-dire une chanson d'amour et de flanelle plantée musicalement dans ces années 1970 qui l'ont vu s'envoler.


Mélodiste accompli, le chanteur a convoqué un cortège d'auteurs en or — Aznavour, Manset, Dabadie, Doré, Beaupain — qui lui ont écrit des textes, hélas ! banals sur les corps qui lassent et le temps qui passe. Les âmes y sont sanguines, la langue mandarine, les chambres vertes, les ciels d'hiver, les jours de pluie... Fou, peut-être. Mou, sûrement. Car, devant cet océan de paroles convenues, le chanteur installe une distance entre lui et les sentiments qu'on lui prête.

Du coup, Julien Clerc tempère ses acrobaties vocales, freine le lyrisme de ses musiques et la plupart des chansons paraissent bien poussives.


Pourtant des morceaux comme Fou, peut-être (Le Forestier), La Romance du petit cheval (Duguet-Grasser) et Sur la plage, un enfant (Manset) laissent entrevoir quel bel album cela aurait pu être s'il avait été plus incarné, moins frileux, plus charnel.




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