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Bernard Lavilliers Un cœur en exil qui chante les causes perdues

★★ Causes perdues et musiques tropicales, le nouvel album de Bernard Lavilliers, trois ans après Samedi soir à Beyrouth sorti en 2008. Le thème de l'exil est au cœur de ce programme engagé où l'artiste " chante pour les causes perdues sur des musiques tropicales".
Il sera en tournée en France du 4 février au 5 juin 2011 dont plusieurs concerts à l'Olympia à Paris du 5 au 13 mars.

PAR Gilles Médioni | DISCOGRAPHIE | 26 novembre 2010
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Une voix s'élève, familière, empreinte d'une sombre mélancolie ou pleine d'orages, et c'est bien sûr celle de Bernard Lavilliers.

Avec Causes perdues et musiques tropicales — c'est ainsi que l'interprète des Mains d'or avait un jour décrit son style à François Mitterrand — le chanteur signe un disque simple, sobre et direct, entouré de pointures comme Mino Cinelu, Fred Pallem, Georges Baux ou David Donatien, le complice de Yael Naim.

Au programme, des blues d'Afrique comme le superbe duo Angola, entonné avec Bonga, ce pionnier de la world qui semble avoir vécu mille vies ; des chansons d'amour fou telle Possession, adaptée du standard de Mercedes Sosa Alfonsina y el mar ; et des salsas chaloupées (Cafard) aux côtés du Spanish Harlem Orchestra, qui le ramènent vers son meilleur.

L'exil est au cœur du disque. Lavilliers traite ce thème par son versant psychologique (être coupé de soi-même) et politique quand il raconte le destin de réfugiés ou de travailleurs déracinés. C'est alors le poing levé qu'il lance Causes perdues..., L'Exilé ou Identité nationale, à la portée critique indéniable.

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