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Les pianos Pleyel tentent de remonter la pente...

Près du Stade de France à Saint-Denis, se cache la manufacture Pleyel, la dernière en France, et la plus ancienne du monde. Mais que s'y passe-t-il ?

PAR Eva Sauphie | NEWS | 14 avril 2010
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Pleyel ne fabrique plus que 25 pianos par an et mise désormais sur le luxe et la marque, et fait même appel à des designers. Alors que les quinze artisans de l'entreprise travaillent avec minutie, la dernière fierté de Pleyel trône dans la manufacture: un piano à queue laqué, couleur marron-aubergine, intérieur turquoise, pieds transparents...

«Cela donne une impression de flottement», souligne auprès de l'AFP le directeur artistique de la maison, Arnaud Marion. L'instrument est signé du designer Hilton McConnico. «Cela fait 250 ans que les pianos ont les mêmes formes, avec un côté passéiste, noir, funéraire», regrette Marion. «Les intérieurs ont changé donc si on veut pouvoir y faire entrer les pianos, il faut les moderniser.»

Né il y a 203 ans, Pleyel, le plus ancien facteur de pianos encore en activité dans le monde, «veut s'attaquer à l'esthétique». Le piano McConnico devrait sortir de l'atelier dans les semaines à venir. Son prix ? 95.000 euros ! Il est dans la moyenne proposée par Pleyel, depuis que la marque a changé de cible et ne cherche plus à concurrencer les Chinois sur la quantité. Les Chinois et les Coréens proposent des instruments à partir de 2.000 euros et vendent environ 80% des pianos dans le monde. De plus, alors que dans les années 80, 45.000 pianos neufs étaient vendus chaque année en France, il n'y en a plus que 8.000 aujourd'hui, selon Marion...

Pour survivre à cette concurrence et à la crise, la marque Pleyel a bouleversé ses habitudes en dix ans, quittant Alès en 2007 pour retourner à Saint-Denis où elle était restée 100 ans à partir de 1865, et réduisant sa production pour passer de 1.700 pianos fabriqués en 2000 à 25 aujourd'hui.

Selon Arnaud Marion, qui était à l'origine «manager de crise», l'entreprise va mieux et est même sur le point de gagner de l'argent. Il rappelle que la fabrication des pianos a été interrompue plusieurs mois à cause d'un incendie l'année dernière.

Quant aux clients, il s'agit de «mélomanes, de musiciens, d'amateurs», mais aussi de personnes qui veulent un «bel instrument de designer, une pièce d'exception», à l'instar du propriétaire d'un yacht de 125 mètres qui a commandé un piano en ébène de Macassar pour son bateau.

Si Pleyel fut le fournisseur d'un certain Chopin (il y a de celà un temps certain...) et que ses pianos sont «l'idéal pour le répertoire classique» selon Marion, les concertistes préfèrent souvent d'autres instruments, comme ceux de la firme américaine Steinway. Question de qualité musicale sans doute... Mais Arnaud Marion est fier de raconter que, parfois, des voyageurs allant de Paris à l'aéroport de Roissy s'arrêtent à cet atypique atelier Pleyel, et de dire que la marque «incarne l'exception française»...

Le site de Pleyel

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Votre avis

Publié par XIAN (294 messages) il y a plus de 2 ans
Je ne sais pas -plus- si leurs instruments sont catastrophiques. Mais quand on a eu la chance de pratiquer les pianos Pleyel de la légendaire " Série F ",
on peut se demander si c'est le relooking de leurs instruments qui les sauvera. D'autant que quand on suit l'actualité des fabricants majors sur les salons, on se rend compte que la majorité d'entre eux rest dans la ligne traditionnelle. Cet éternel désir de vouloir tout changer, à tous prix...
Publié par jeanpaulbertrand (59 messages) il y a plus de 2 ans
Toujours la meme promo ridicule pour une marque de pianos totalement MORTE. Et des instruments catastrophiques. Un peu d'esprit critique SVP !

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