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Orphée perdu avec Euridice

Salzbourg 2010

Ricardo Muti dirige une nouvelle production d’Orfeo ed Euridice de Gluck. Laborieux.

PAR Bertrand Dermoncourt | NEWS | 23 août 2010
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Classica

Le grand chef italien a carte blanche à Salzbourg, pour le meilleur et pour le pire. Cette année n’était pas un bon millésime. Les raisons ? Stylistiques tout d’abord. Orfeo ed Euridice n’avait pas été monté au festival depuis 1959, sous la baguette de [Karajan-http://www.qobuz.com/interprete/herbert-von-karajan-6/telechargement-ecoute-albums] et avec le ballet de l’Opéra de Vienne (un coffret Festspieledokument en témoigne en CD). Fallait-il pour autant faire comme si, depuis 50 ans, rien de s’était passé ?

Les interprétations historiques, sur instruments anciens, on revivifié cette musique comme peu d’autres, lui redonnant la force de ses contrastes. Joué ici par le Philharmonique de Vienne selon les principes de la musique romantique, Orfeo ed Euridice semble gravé dans le marbre. Sans vie. Ne pouvant seules sauver cette laborieuse soirée, les trois voix (Kulman, Kühmeier, Karg) remplissent professionnellement leur tâche. On peut en dire autant de la mise en scène de Dieter Dorn, vieux loup des scènes allemandes. Il a du métier, mais pas d’idées. Comme tout cela est convenu, figé, fatigué !

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