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Divine Donna Diana

Don Giovanni de Mozart au Grand Théâtre de Genève en décembre 2009. Diana Damrau au zénith.

PAR Rodolphe Bruneau-Boulmier | CRITIQUES | 5 février 2010
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Classica

Si l'orchestre, sous la direction de Kenneth Montgomery, peine par son manque de précision car la vivacité n'est pas toujours là, si Don Giovanni (Pietro Spagnoli) est un peu fade, malgré ces quelques réserves, on se souviendra avec plaisir de ce Mozart genevois fort élégant.

La mise en scène raffinée de Marthe Keller, où les destins des personnages se mêlent au décor d'un château de briques et d'escaliers, est d'un classicisme remarquable, d'une tenue parfaite. En suivant discrètement l'action et ses émotions, elle affiche son amour de la musique, son respect du texte : c'est beaucoup. On retiendra un Leporello (José Fardilha) à l'humour ravageur, à la présence scénique remarquable, une Donna Elvira (Serena Farnocchia) fraîche et sympathique. Enfin et surtout, Diana Damrau est éblouissante en Donna Anna. Émouvante en femme malheureuse, renversante en amoureuse, sidérante en chanteuse, elle pétille et s'impose par la noblesse de son style. Mozartienne d'évidence, tragédienne sur scène, elle enchante.

Don Giovanni de Mozart au Grand Théâtre de Genève, le 11 décembre 2009


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