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Eva-Maria Westbroek, la Hollandaise volante

La grande soprano néerlandaise Eva-Maria Westbroek chantera Verdi, Cilea, Puccini et Ponchielli le 4 février à la Salle Pleyel.

PAR Max Dembo | CONCERTS ET TOURNÉES | 17 janvier 2012
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Samedi 4 février, à 20h, la voix de Eva-Maria Westbroek résonnera à Paris, Salle Pleyel. Aux côtés de la soprano néerlandaise, l’Orchestre National de Lille dirigé par Evelino Pido. Côté répertoire, elle chantera des airs signés Giuseppe Verdi, Francesco Cilea, Giacomo Puccini et Amilcare Ponchielli.

Paris a eu la chance de découvrir Eva-Maria Westbroek pour ainsi dire avant tout le monde, alors qu’elle était encore dans la troupe de l’Opéra de Stuttgart… Inconnue lorsqu’elle débute sur la scène de l’Opéra Bastille dans Dialogues des Carmélites de Poulenc (elle interprète Madame Lidoine toute de bonté lumineuse), elle se révèle une Chrysothémis miraculeuse dans Elektra de Strauss.

Et c’est en star qu’elle y revient, chanteuse-actrice consacrée par son époustouflante composition dans Lady Macbeth de Mzensk de Chostakovitch. Même si sa blondeur la prédestine au répertoire allemand, Eva-Maria Westbroek s’est également imposée dans l’opéra italien. Rare en France, il sera plus qu’alléchant de l’écouter ce 4 février dans des airs de Verdi, Cilea, Puccini et Ponchielli…

Née à Belfast le 26 avril 1970, Eva-Maria Westbroek étudie le chant au Conservatoire Royal de La haye de 1988 à 1995. Iris Adami Corradetti ainsi que le ténor américain James McCray comptent alors parmi ses professeurs. En 1994, elle fait ses débuts au Festival d’Aldeburgh dans Dialogues des Carmélites de Poulenc.

En remportant le concours international de chant à Rome, elle décroche le rôle de Tosca à seulement 25 ans ! D’autres prix suivent, notamment aux concours Angelica Catalani et Santa Maria Ligure. Mais le succès se fait attendre, sa mère décède et Westbroek est même contrainte de chanter dans des cabarets…

En 2001, elle signe pourtant un contrat de cinq années avec l’Opéra de Stuttgart. Les rôles s’enchainent alors, de Smetana à Mozart, d’Offenbach à Verdi, de Busoni à Janáček.

En 2003, elle fait ses grands débuts au prestigieux Festival de Salzbourg dans Die Bakchantinnen d’Egon Wellesz. L’année suivante, Paris la découvre donc chantant du Poulenc à Bastille. Suivent d’autres débuts remarqués, au De Nederlandse Opera cette fois où elle s’approprie ce rôle de Katerina Izmailova dans Lady Macbeth de Mzensk de Chostakovitch. La performance est enregistrée et parait en DVD. Westbroek est prime pour cette production et les portes des grandes maisons lyriques des quatre coins du monde s’ouvrent alors pour elle. Notamment à la Royal Opera House à Londres en 2006.

C’est également à Londres, en février 2011, qu’elle est de la partie pour la création de l’opéra consacré à la bimbo Anna Nicole Smith, une œuvre signée Mark-Anthony Turnage. Cette même année 2011, le 22 avril, Eva-Maria Westbroek fait ses débuts au Met Opera de New York dans Die Walküre de Wagner mise en scène par Robert Lapage. A la ville, Westbroek est mariée avec le ténor Frank van Aken.

Sur ces images, Eva-Maria Westbroek dans Lady Macbeth de Mzensk dirigé par Mariss Jansons :

Le site d’ Eva-Maria Westbroek

Le site de la Salle Pleyel

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