Cencic, un héros haendelien à Versailles
Le contre-ténor Max Emanuel Cencic chantera Haendel le 9 juillet dans le cadre magique de la Galerie des Glaces du Château de Versailles.
Lundi 9 juillet à 21h, Max Emmanuel Cencic chantera Haendel dans la Galerie des Glaces du Château de Versailles. Aux côtés du contre-ténor, l’Orchestre Armonia Atenea dirigé par Georges Petrou… Si Haendel à abondamment écrit pour les castrats, la voix de contre-ténor lui a également permis de signer de nombreux airs, notamment pour ses oratorios et sa musique sacrée. La tradition anglaise a vite remplacé le Primo Uomo introuvable par ces falsettistes brillants, revenus au devant de la scène depuis le retour au baroque…
Max Emanuel Cencic fait partie de cette nouvelle génération de contre-ténors qui monte et éblouit. Depuis sa révélation dans le Sant’Alessio de Landi avec William Christie il y a quelques années, le Croate est au cœur de l’actualité musicale. Au disque, ses apparitions sont régulièrement louées, à l’image de son fameux récital Rossini, Faramondo avec Philippe Jaroussky, son opus consacré à Haendel et, en 2011, ces Duetti avec à nouveau Jaroussky, sublime recueil de duos du XVIIIe siècle, que William Christie dirige avec un raffinement extrême, ressuscitant l’âge d’or des cercles aristocratiques italiens où furent créées nombre de ces pièces aussi virtuoses que sensuelles.
L’histoire de Max Emanuel Cencic est peu commune : timbre de sopraniste, il devient enfant Petit Chanteur de Vienne, de 1987 à 1992, où le grand Georg Solti le remarque immédiatement. Cette formation intransigeante lui permet de chanter les emplois d’enfants des grands ouvrages lyriques et de se familiariser avec tous les répertoires. Jusqu’en 1997, Cencic se produit comme sopraniste dans de nombreux récitals de mélodies au Japon, en Amérique et en Europe.
Il participe également à maintes productions d’opéra : premier chanteur dans La Flûte enchantée (enregistrement CD en 1991 chez Decca sous la direction de Solti) et au Staatsoper de Vienne (avec Harnoncourt), Orfeo de Gluck (Amor) au Konzerthaus de Vienne (1995) et à Drottningholm (1996), Demofoonte de Jommelli (Adrasto) à Schwetzingen et Crémone ainsi que Serse de Haendel à Copenhague (1996).
Au début des années 2000, il devient contre-ténor avec un bagage musical hors du commun et un amour inconditionnel pour la « folie » baroque. Sa technique ne cesse de progresser, avec une projection vocale à la fois autoritaire et nuancée, un timbre coloré proche du mezzo et des graves magnifiques qui gagnent encore en profondeur…
Max Emanuel Cencic collabore régulièrement avec des chefs d’orchestre aussi illustres que William Christie, René Jacobs, Ottavio Dantone, Alan Curtis, Andrea Marcon, Christophe Rousset, Günther Neuhold, Diego Fasolis, Eduardo Lopez Banzo, Konrad Junghänel, Christopher Moulds, Rinaldo Alessandrini ou bien encore Jean-Christophe Spinosi.
Le site du Château de Versailles
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