Angleterre - Australie : Metronomy et Tame Impala s’affrontent à la Cité
Vous êtes plutôt electro ou psyché ? Les Britanniques de Metronomy et les Australiens de Tame Impala seront sur la scène de la Cité de la Musique le 5 juillet.
Région : Île-de-France
Département : Paris (75)
Ville : Paris
Mardi 5 juillet, à 20h, la Cité de la Musique accueillera deux spécimens assez opposés de la scène indé actuelle : les Anglais « electro » de Metronomy et les Australiens « psyché » de Tame Impala.
Faire danser la planète est une chose ; écrire des chansons en est une autre… Pour Joseph Mount, le leader de Metronomy, les deux sont compatibles. L’electro-pop que le jeune bidouilleur britannique du Devon a concoctée en trois albums essentiels – dont The English Riviera paru cette année – a évolué vers plus de maîtrise dans l’écriture, plus de densité musicale mais toujours autant de folie à l’arrivée.
Avec le patchwork brodé par Metronomy, la new wave barge des Residents, le post-punk-funk des Talking Heads et les expérimentations en tous genres de Zappa ou Bowie se retrouvent propulsés sur un improbable dancefloor bien contemporain. Une folie que Joseph Mount ordonne avec génie. Guère étonnant que Gorillaz, Sébastien Tellier, Klaxons, Roots Manuva, Franz Ferdinand, Goldfrapp et autres Kate Nash aient été remixés par ses soins…
En première partie de soirée, les saveurs seront autres. Rock, mélodique, psychédélique, hypnotique. Tame Impala pourrait difficilement mieux définir sa bande-son onirique. Des textures qu’entrelace le jeune trio de Perth en provenance directe de la fin des années 1960 et des maîtres du psychédélisme d’alors baptisés Beatles, Byrds, Jefferson Airplane, Love ou Pink Floyd. En mixant leur premier album Innerspeaker, sorti au printemps 2010, Dave Fridmann de Mercury Rev leur permettait surtout de ne jamais sonner vainement rétro, et de s’approcher de l’univers de MGMT pour lesquels ils ont effectué de nombreuses premières parties…
Chez Tame Impala, les claviers sont mystiques, les guitares tortueuses et les rythmiques chamaniques. Mais la véritable force de ces chevelus Australiens réside dans leur sens rare de la mélodie. Des airs là pour durer. Des airs pour vraiment s’envoler.
Le site de la Cité de la Musique
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