Franz Schubert par ceux qui l'ont connu
Gaieté et mélancolie, ami enjoué et apparence lunaire, tels sont les deux pôles de la personnalité de Franz Schubert qui se dégagent des souvenirs de ceux qui l'ont côtoyé. Mais tous sont unanimes : la musique émanait littéralement de lui, comme par magie.
Vienne, 1795. En dix ans de mariage, Franz Theodor Florian Schubert, instituteur de trente-cinq ans, et Elisabeth Vietz, à peine plus âgée que son époux, ont vu naître dix enfants. Trois d'entre eux seulement ont survécu : Ignaz (né en 1785), Josef (né en septembre 1793) et Ferdinand (né en octobre 1794). En novembre 1795, les parents baptisent leur onzième enfant Karl, suivi, le 31 janvier 1797, de Franz Peter — bientôt l'enfant le plus célèbre de la famille Schubert. Ses frères, son père, quelques amis et connaissances ont laissé bon nombre de témoignages sur le compositeur, rapportant avec un mélange de précision et de tendresse des faits et gestes qui, à leur façon, éclairent l'œuvre puisqu'ils éclairent l'homme. En voici quelques morceaux choisis.
Même si nous savons peu de choses de l'enfance de Schubert, son père consigne ces détails : « Dans sa cinquième année, je le préparai à l'instruction élémentaire, et à six ans, je l'inscrivis à l'école où il se distingua toujours comme le premier parmi ses condisciples. Il aimait la société depuis sa plus tendre enfance, et il n'était jamais plus heureux que lorsqu'il pouvait passer ses heures libres dans le cercle joyeux de ses camarades. Dans sa huitième année, je lui inculquai les premiers éléments nécessaires à la pratique du violon et je le dirigeai jusqu'au moment où il put jouer assez correctement des duos faciles. »
FRANZ SCHUBERT
1797
Naissance à Himmelpfortgrund dans la banlieue de Vienne, le 31 janvier
1810
Premières compositions
1816
Symphonie n° 5
1817
Compose six sonates pour piano, de nombreux lieder, dont La Truite.
1822
Wanderer-Fantaisie
1823
La Belle Meunière. Musique de scène pour Rosamunde.
1824
Quatuor "La Jeune Fille et la Mort" et Sonate "Arpeggione"
1826
Sonate n° 18
1827
Compose les deux Trios pour piano et cordes, Le Voyage d'hiver.
1828
Sonate n° 21 et Quintette à cordes en ut majeur. S'éteint à Vienne, le 19 novembre.
Le nouveau volume des "Clés de l'orchestre" de Jean-François Zygel est consacré à la Symphonie "Inachevée" de Schubert.
Avec la participation de l'Orchestre philharmonique de Radio France dirigé par Pablo Heras-Casado (Naïve).
■ Les souvenirs et les Mémoires d'amis de Franz Schubert cités dans cet article sont extraits du livre Schubert de Brigitte Massin (Fayard, "Les Indispensables de la musique").
■ À lire également, la très belle biographie de Peter Härtling, Schubert, douze moments musicaux et un roman (Seuil).
Alors que le père lui a appris le violon, Ignaz Schubert enseigne à son jeune frère le piano... mais pas pour longtemps : « Je fus très étonné lorsque, après à peine quelques mois de leçons, il m'annonça qu'il n'avait désormais plus besoin de mon enseignement et qu'il voulait s'en tirer lui-même. Et de fait, il avança en un temps si court que je fus obligé de reconnaître en lui un maître qui m'avait dépassé et que je ne rattraperais plus. » L'enseignement se poursuit ailleurs : « Pour le violon et le piano ainsi que pour le chant, renchérit Ferdinand, il reçut plus tard l'enseignement du chef de chœur Michael Holzer, qui assurait souvent, les larmes aux yeux, qu'il n'avait encore jamais eu un tel élève car, disait-il, si je voulais lui apprendre quelque chose de nouveau, il le savait déjà. (...) Ses progrès en musique plongeaient le père dans l'étonnement ; dès lors il se préoccupait de trouver pour lui l'occasion d'une plus large formation. »
En 1808, Schubert est admis dans le chœur de la Chapelle impériale de Vienne. Au sein de l'Orchestre du Konvikt, conservatoire rattaché à l'université de Vienne, il rencontre entre autre Joseph von Spaun (1788-1865), avec qui il noue des liens amicaux. « J'ai dû bientôt constater qu'en réalité, le petit musicien me surpassait largement quant à la sécurité dans la mesure, témoigne von Spaun dans ses Souvenirs. Ce fait même attira mon attention sur lui, et je remarquai à quel point le petit garçon, qui d'habitude paraissait calme et impassible, reflétait, avec la plus extrême vivacité, les impressions produites par de belles symphonies. Les adagios des symphonies de Haydn l'émouvaient au plus profond de lui-même ; il me disait souvent, à propos de la Symphonie en sol mineur de Mozart, qu'elle le bouleversait sans qu'il puisse exactement savoir pourquoi. Il en trouvait le menuet ravissant, et il lui semblait, dans le trio, que les anges se joignaient au chant. Les symphonies de Beethoven en ré majeur et la majeur le transportaient au comble de l'enchantement. Plus tard, il donna cependant la préférence à la Symphonie en ut mineur. À cette époque aussi, les symphonies de Krommer étaient à la mode et elles avaient, à cause de leur gaieté, un grand succès parmi les jeunes gens. Schubert se fâchait chaque fois qu'une telle symphonie était jouée et il disait souvent pendant l'exécution : "Comme c'est insipide !" Il ne comprenait pas qu'on puisse jouer un tel machin, comme il disait, alors que Haydn avait écrit d'innombrables symphonies. Au cours d'une exécution de Kozeluch, tandis que beaucoup maugréaient contre cette musique démodée, il s'emporta littéralement et s'écria avec sa voix de jeune garçon : "Il y a bien plus de cohérence là-dedans que dans toutes celles de Krommer que vous aimez tant jouer !" Les ouvertures de Méhul l'intéressaient, tandis qu'une ouverture, très célèbre à cette époque, de l'abbé Vogler le laissait totalement froid. Après une exécution réussie des Noces de Figaro, il s'écria, plein d'enthousiasme : "C'est la plus belle ouverture du monde !" pour ajouter aussitôt après quelques instants de réflexion : "J'ai failli oublier celle de La Flûte enchantée." »
UNE DOUBLE NATURE
Si la vocation de musicien s'affirme avec éclat, celle de compositeur n'est pas sans peine. « Un jour, je le trouvai seul dans la classe de musique, relate von Spaun, assis au piano dont il jouait déjà tout à fait convenablement. Il déchiffrait une sonate de Mozart et il me dit qu'elle lui plaisait beaucoup mais qu'il trouvait bien difficile de jouer Mozart. À ma demande amicale, il me joua un menuet de sa propre invention, il s'exécuta timide et rouge de confusion, mais se réjouit de mon approbation. Il me dit qu'il essayait ainsi souvent, en cachette, de traduire ses pensées en musique, mais que son père ne devait pas le savoir parce qu'il ne voulait absolument pas qu'il se voue à la musique. »
Schubert ira évidemment contre la volonté paternelle et composera comme si sa vie en dépendait. Schubert me disait à cette époque, rapporte von Spaun, qu'il avait composé une foule de choses : une sonate, une fantaisie, un petit opéra, et qu'il voulait écrire maintenant une messe. La difficulté consistait pour lui surtout en ce fait qu'il n'avait pas de papier à musique et pas d'argent pour en acheter ; il avait donc l'habitude de régler lui-même d'abord du papier ordinaire mais ce papier même, il lui arrivait malgré tout de ne pas savoir comment se le procurer. C'est pourquoi, en cachette, je le pourvoyais abondamment en papier à musique qu'il consommait en quantité. Il composait extraordinairement vite et passait toutes ses heures d'études à composer sans cesse jusqu'à ce qu'arrivent, toujours trop vite, les heures de classe. »
(Aquarelle de Josef Teltscher, 1827). Deux de ses amis proches :
Jenger était un musicien amateur qui fit une carrière de fonctionnaire ;
Hüttenbrenner, compositeur, était l'âme des Schubertiades.
L'artiste et politicien Joseph Kenner (1794-1868) dévoile, lui, quelques traits de caractère révélateurs : « Qui connaissait Schubert savait à quel point deux natures absolument étrangères se côtoyaient en lui. À quel point son besoin de jouissance attirait son esprit vers le plus épais limon, et à quel point il portait aux nues le jugement des amis qu'il estimait. » Le dramaturge Eduard von Bauernfeld poursuit : « Schubert était assurément une double nature. La gaieté viennoise se croisait en lui et se trouvait anoblie par un trait de profonde mélancolie ; ainsi (...) le compagnon de tous les jours pouvait sembler à certains meilleur que le chantre mal léché des Müllerlieder ou de la Winterreise. » Et Hüttenbrenner : « Après un verre de vin ou de punch, Schubert était des plus bavards. Ses réflexions musicales étaient coupantes, brèves et concises. Il ressemblait en cela à Beethoven, qui était aussi parfois très ironique. »
TRAVAILLER N'IMPORTE OÙ
Au printemps 1824, Schubert quitte Vienne pour un séjour en Hongrie, sur proposition de la famille Esterhazy. Là bas, parmi les amis réunis, se trouve le baron Schönstein : « Un matin en septembre, écrit-il, alors que je passais cette année-là quelques semaines chez mes amis, la comtesse Esterhazy apporta au maître Schubert, au cours du petit déjeuner pris en commun, un poème qui lui plaisait beaucoup afin de le mettre en musique pour notre quatuor vocal ; c'etait Gebet [de Friedrich de La Motte-Fouqué]. Schubert le lut, sourit en lui-même comme il avait l'habitude de faire quand on lui demandait quelque chose, prit le livre et s'éloigna aussitôt pour composer. Le soir du même jour, nous essayions déjà au clavier le morceau de chant prêt à partir du manuscrit. Schubert l'accompagnait lui-même. La joie et le plaisir (...) étaient déjà grands ce soir-là. » Schubert compose vite et, entouré de ses amis, "teste" en leur compagnie ses dernières pages. De surcroît, il peut travailler quasiment n'importe où : « Quand il était plus tard que minuit, rapporte von Spaun, il ne rentrait pas chez lui, mais souvent s'accommodait d'une couchette dans ma chambre où il s'endormait tout de suite profondément (...). Le matin, il s'asseyait en chemise et en caleçon et composait les plus belles choses, le plus souvent des lieder, et souvent il nous communiquait l'envie de danser avec les belles danses allemandes et écossaises qui étaient alors à la mode. Gahy jouait ces danses avec un tel feu que tous les danseurs en étaient électrisés. Schubert lui-même ne dansait jamais (parce qu'il lui manquait par-dessus tout l'aisance corporelle). »
LES MÉLODIES TELLES DES VISIONS
Parmi les proches amis de Schubert figure le baryton-basse Johann Michael Vogl, rencontré en 1817, et à l'attention de qui Schubert compose d'innombrables lieder. En 1821, Vogl reprend le fameux Erlkönig ("Le Roi des Aulnes"), écrit huit ans plus tôt. « Le Roi des Aulnes était encore manuscrit lorsqu'il fut présenté pour la première fois dans une grande académie musicale, se souvient Hüttenbrenner. Le chanteur de l'Opéra de la Cour Vogl entama ce lied avec une telle puissance et un tel enthousiasme qu'il lui fallut le bisser. Pour moi, je jouais l'accompagnement sur un nouveau Hammerflügel [piano-forte] de Conrad Graf. Schubert, qui aurait pu jouer ses propres compositions aussi bien que moi, n'avait pu, à cause de sa timidité, s'y déterminer ; il se contenta de se tenir auprès de moi pour me tourner les pages. À l'occasion de cette présentation, Schubert intercala ici et là, sur le désir de Vogl, quelques mesures dans l'accompagnement au clavier afin que le chanteur ait davantage l'occasion de se reposer. »
Voilà également ce que relate Steinbüchel à propos du tandem Schubert-Vogl : « Vogl devinait, avec une sorte d'appréhension religieuse, l'esprit harmonique de Schubert, sa sensibilité profonde vis-à-vis du langage et la puissance de la musique. Il devinait Schubert à travers l'aspect d'un homme qui, lors de sa première apparition, (...) regarde lui-même comme au travers d'un voile, ou qui n'arrive que difficilement à s'ouvrir au langage normal. Vous voyez, proclamait à mi-voix l'habituelle assurance de Vogl, avec un regard de côté quand Schubert sans savoir se tenait là, absorbé et perdu : l'homme ne pressent rien de ce qui vit au plus profond de lui ! C'est un flot intarissable ! Vogl était paternellement l'ami de Schubert, il lui proposait de l'accompagner dans ses grands voyages d'excursion. » Les deux musiciens jouent ensemble bien évidemment, comme le rapporte ici Ferdinand Hiller en 1827 : « Schubert avait peu de technique, Vogl avait peu de voix, mais tous deux avaient tant de vie et d'expression, ils allaient si parfaitement de pair dans leur exécution qu'il aurait été impossible de rendre plus clairement en même temps que de transfigurer davantage ces merveilleuses compositions. On ne pensait plus au clavier ni au chant ; c'était comme si la musique n'avait plus aucun besoin de soutien matériel, comme si les mélodies se découvraient telles des visions. Je n'ose pas parler de mon émotion et de mon enthousiasme, mais mon maître, qui avait cependant déjà derrière lui un demi-siècle de musique, était si profondément touché que les larmes perlaient sur ses joues. »
"PROSTRÉ, LA TÊTE EN FEU"
À trente et un ans, Schubert tente pour la première fois, soutenu par ses amis et motivé par une certaine urgence financière, d'organiser un concert public de ses œuvres. L'événement — viennois — se déroule en mars, dans la petite salle des Amis de la musique. « Il n'était pas tout à fait l'homme qu'il fallait pour organiser cela, note Ignaz von Sonnleithner, ainsi ce furent de nouveau ses amis qui arrangèrent et mirent à exécution le projet par leur affectueux empressement. Pour ma part, je distribuais les billets. La réussite sous ce rapport fut avantageuse et assura à Schubert une importante somme d'argent. » Eduard von Bauernfeld résume : « La salle était comble, chaque morceau fut applaudi abondamment, le compositeur rappelé un nombre incalculable de fois. (...) Schubert avait trouvé son public et était rempli du plus vigoureux courage. » Le même Bauernfeld voit Schubert une dernière fois le 17 novembre 1828, deux jours avant sa mort : « Il était prostré, se plaignait de sa faiblesse, d'avoir la tête en feu ; l'après-midi cependant était arrivé sans signes de délire, quoique j'aie ressenti un sombre pressentiment à la vue de la pénible situation de notre ami. Son frère vint avec les médecins mais, dès le soir, le malade délirait fortement ; il avait définitivement perdu connaissance. »
SCHUBERT en 10 disques
Voici une plongée au cœur d'une œuvre immense, de la nostalgie et du charme viennois au voyageur errant sans fin dans la sombre forêt du romantisme allemand.
Symphonies n° 8 "Inachevée" et n° 9 "La Grande"
Orchestre Philharmonique de Berlin
Direction Günter Wand
2 CD RCA
Deux fois vainqueur de nos "Écoutes en aveugle", le couple Wand/Berlin, capté en concert, déploie sa splendeur orchestrale sans rien perdre de la concentration et du mouvement infini de ces chefs-d'œuvre.
Ecouter/Télécharger F. Schubert : Symphonies n° 8 & n° 9 / Günter Wand
Sonates pour piano D.958, D.959, D.960
Klavierstücke, D.946
Alfred Brendel, piano
2 CD Decca "Duo"
Les œuvres ultimes que Schubert a laissées pour le piano, trois gigantesques sonates et trois pièces plus libres, dans la densité sans concession des premiers enregistrements de Alfred Brendel pour Philips.
Ecouter/Télécharger F. Schubert : Dernières Sonates - Klavierstücke / Alfred Brendel
Impromptus, opp. 90 et 142
Radu Lupu, piano
Decca "Legends"
Sous les doigts de Radu Lupu, les fameux Impromptus chantent à perdre haleine et se parent des couleurs les plus diverses, passant en un instant des nuances fleuries aux teintes les plus sombres.
Ecouter/Télécharger F. Schubert : Impromptus / Alfred Brendel
Quatuors n° 13 "Rosamunde" & n° 14 "La Jeune Fille et la Mort"
Quatuor Prazák
Praga Digitals
Le lyrisme du Rosamunde et le tragique de La Jeune Fille et la Mort servis avec autant de bonheur grâce à une technique d'une précision infaillible ne dissimulant cependant pas l'âpreté des émotions, et emportée par des mouvements qui avancent sans relâche.
Non disponible en téléchargement
Quintette à deux violoncelles, D. 956
Quatuor Weller - Dietfried Gürtler (violoncelle)
Decca
Les "divines longueurs" de Schubert, à leur paroxysme dans cette partition ultime et immense, n'ont jamais été aussi habitées que dans cette interprétation irrésistible, entre chant désespéré et nostalgie viennoise, référence indémodable depuis son enregistrement en 1971.
Ecouter/Télécharger F. Schubert : Quintette à 2 violoncelles / Quatuor Weller & Dietfried Gürtler, violoncelle
Quintette avec piano "La Truite"
Christian Zacharias, piano
Quatuor de Leipzig
MDG
Un disque qui fut une petite révolution à sa parution en 1999, tant il parvenait à redonner son sérieux à cette page bien plus dramatique que décorative, tout en préservant une légèreté de touche incomparable.
Non disponible en téléchargement
Trios avec piano n° 1 et n° 2
Isaac Stern, violon - Leonard Rose, violoncelle - Eugene Istomin, piano
3 CD Sony
L'équilibre miraculeux de trois musiciens d'une intégrité absolue, dont aucun ne prend le pas sur l'autre, condense l'esprit de la musique de chambre et de ses conversations bouleversantes, jusque dans le fameux Andante con moto de Barry Lindon.
Ecouter/Télécharger F. Schubert : Trios avec piano / Stern, Rose Istomin
Dietrich Fischer-Dieskau, baryton - Gerald Moore, Jörg Demus, piano
DG "The Originals"
Pour célébrer la rencontre entre Goethe et Schubert, quintessence de ce premier romantisme allemand plus fantastique que morbide, il fallait la voix protéiforme et la culture infinie de Fischer-Dieskau, capté en 1959, à son zénith.
Ecouter/Télécharger Schubert : Lieder sur des poèmes de Goethe / Dietrich Fischer-Dieskau
Hans Hotter, baryton - Gerald Moore, piano
EMI "Great Recordings of the Century"
La puissance tranquille et l'humanité de Hans Hotter lui ont permis comme à peu d'autres de tenir la distance de ce voyage sans fin et de parcourir les tréfonds du désespoir humain jusqu'aux limites de la démence sans jamais sacrifier la beauté vocale.
Ecouter/Télécharger F. Schubert : Le Voyage d'hiver / Hans Hotter
Messes n° 5 et n° 6
Solistes - Chœur de la Radio de Leipzig - Staatskapelle de Dresde - Direction Wolfgang Sawallisch
2 CD Newton
Sawallisch a su donner chaleur et tension à ces messes qui sont les seules à pouvoir concurrencer celles de Mozart, en sollicitant avec un tact extrême la finesse de son orchestre et des solistes à la modestie sincère.
Non disponible en téléchargement
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