Disparition de Patrick Colleony

Blues, jazz, soul, groove, funk, rap et reggae : le grand activiste de la black music au disque a été emporté par un cancer…

PAR Hannah Krooz | Chers disparus | 4 janvier 2010
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Patrick Colleony est décédé le 31 décembre. En hommage, nous reprenons le texte d'Hannah Krooz de juin dernier qui illustrait la Tête de l’Art que notre photographe Jean-Baptiste Millot avait consacré à Colleony :

Il est connu comme le loup blanc dans le milieu français et international de la black music. De ses débuts londoniens au saxo, dans les clubs du Swinging London, à la direction de son label On The Corner (pour les fans de Miles Davis…) au croisement de toutes les musiques urbaines, Patrick Colleony a consacré sa une vie entière à la black music : blues, jazz, soul, groove, funk, rap et reggae.

De longues années, il a arpenté les magasins parisiens pour le compte de Media 7 en binôme avec Noël Hervé. Il a le premier signé le label anglais World Circuit en distribution française qui, après de magnifiques productions de musique africaine, connaitra quelques années plus tard l’énorme succès populaire que l’on sait avec les albums cubains du Buena Vista Social Club.

Parti avec une poignée d’amis se lancer dans une nouvelle aventure, Night And Day, Patrick Colleony s’oriente alors vers le rap et la production de rap français. Et aujourd’hui ne lâche pas le morceau, avec l’impressionnante Sandra Nkaké ou Groundation.

Hannah Krooz (juin 2009)

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