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Absynthe Minded, à boire cul sec

Le 30 octobre sur la scène du Café de la Danse, les Belges d’Absynthe Minded feront goûter leur liqueur pop aux Parisiens.

PAR Marc ZISMAN | SUR SCÈNE | 22 octobre 2008
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Le 28 octobre à la Laiterie de Strasbourg et le 30 octobre au Café de la Danse à Paris, les cinq d’Absynthe Minded prouveront qu’ils sont tous sauf un énième feu de paille pop-rock…

Lorsqu’ Arno déclare dans la presse en 2004 qu’Absynthe Minded est un des futurs grands groupes de pop-rock en Europe, il y a de quoi s’attarder sur le sujet… Quand Tom Barman (dEUS) confirme et signale en 2007 dans le quotidien De Morgen que le groupe est l’auteur du meilleur morceau jamais composé par un artiste belge (en l’occurrence, le single My Heroics – Part One), il est fort à parier qu’une pépite se cache derrière ce nom mystérieux, choisi en hommage aux poètes français du XIX siècle.

Absynthe Minded est un phénomène au plat pays. S’ils ont déjà la reconnaissance de leurs « pères », le public lui s’en est furieusement épris. Le groupe remporte un Disque d’Or en 2006 pour l’album New Day vendu à plus de 25 000 exemplaires en Belgique. L’ensemble des professionnels de la filière musicale du pays reconnaîtra également tout le talent des cinq gantois qui recevront deux récompenses au Zamu (Victoires de la Musique belges) dans les catégories Morceau de l’année (pour My Heroics - Part One) et Meilleur Chanteur.

L’histoire d’Absynthe Minded débute en 2001 lorsque Bert Ostyn (chant, guitare), jeune songwriter de 20 ans, et son ami Jan Duthoy (orgue Hammond, piano) rencontrent Renaud Ghilbert (violon) et Sergej Van Bouwel (contrebasse), alors étudiants en école de jazz. Ils seront rejoints, après l’enregistrement d’une première démo (Sweet Oblivion parue en 2002) par Jakob Nachtergaele à la batterie. C’est à cet instant que va naître le « son » Absynthe Minded. Le groupe possède une identité sonore bien identifiable, une marque de fabrique, un tissu d’influences hétéroclites et originales qui confèrent à sa pop-rock racée un caractère inimitable.

Les morceaux sont écrits par Bert, sur qui plane l’ombre d’un Zeppelin où Frank Zappa et les Beatles auraient pris place. Les pop-songs du jeune auteur-compositeur s’enivrent des influences de ses acolytes jazzmen, bercés pour la plupart par Miles Davis, John Coltrane, le Hot Club de France de Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, mais aussi par les musiques tziganes et klezmers. L’utilisation d’instruments acoustiques (contrebasse, violon…), de matériel vintage (ampli guitare Matchless, ampli basse Ash Down, orgue Hammond…), une production analogique et le chant en anglais de Bert Ostyn, toujours en équilibre, à la limite de la rupture, finissent de façonner le « son » Absynthe Minded, de lui conférer cette chaleur suave qui se retrouve autant sur disque que sur scène.

L’un des autres secrets du groupe tient dans sa stabilité : la formation n’a jamais changée en six ans. C’est sans doute ce qui a permis aux cinq musiciens de peaufiner leurs sonorités à l’extrême, d’affûter leur style et d’ouvrir une brèche sur la scène pop-rock. Le premier album du groupe, Acquired Taste est paru en 2004.

Sorti en indépendant, le disque s’écoulera rapidement à 7 000 exemplaires. Un an plus tard c’est au tour de New Day de se retrouver en bac. C’est sur cet album que figure le fabuleux titre My Heroics – Part One, qui propulsera le groupe en tête des ventes. C’est aussi à cet instant que dEUS invitera Absynthe Minded à effectuer ses premières parties, lors de tournées en Allemagne, au Portugal, aux Pays-Bas et en Belgique. Face à un tel succès, Universal signe le troisième album, There Is Nothing, qui paraîtra en 2007.

Introducing est la passerelle qui permettra au public français de découvrir une partie du répertoire extraordinairement riche d’un groupe qui n’a que 26 ans de moyenne d’âge ! Un album qui réunit 13 titres extraits des trois disques d’Absynthe Minded, parus en seulement quatre ans, sur lequel figure notamment, en plage n°2, It Could Be, un des tout meilleurs morceaux du groupe. Vient ensuite le fameux My Heroics – Part One. L’auditeur s’élève progressivement sur l’hypnotisant Stuck In Reverse pour partir faire une ballade en avion sur Plane Song. La mélodie accrocheuse de New Day le rattrape et lui offre un atterrissage en douceur sur une terrasse ensoleillée où il pourrait siroter une liqueur d’été à l’écoute du très gypsy Substitute. Une ballade délicate (I’ll Be Allright) le pousse à la nuit tombée au fond d’un cabaret enfumé. Le swing so jazzy d’un quintet endimanché y entraîne les hochements de têtes des spectateurs, suspendus au groove diabolique d’un titre qui fut utilisé par Renault pour sa campagne de pub réalisée à l’occasion de l’Euro 2004. Mais les premières mesures du très déjanté I Am A Fan font lever la salle, subjuguée par le jeu du violoniste virtuose qui tente irrémédiablement de résister au tempo enflammé d’un batteur alternant sans prévenir rythmiques rock et jazz.

Le disque se termine tranquillement sur I Like You When You Are Sad et laisse déjà comme une irrésistible envie : réécouter l’album. La Fée Verte vous aurait elle rendue accro ?

Le site officiel d’Absynthe Minded

Absynthe Minded sur MySpace

Le clip de My Heroics, Part One :

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Votre avis

Publié par mb (20 messages) il y a plus de 3 ans
Il passe à Taratata cette semaine...

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