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Johannes Brahms Concerto pour piano n°1 - Danses hongroises pour quatre mains* (N°1 à n°5, n°7, 11, 14 et 17)

PAR Maxime Lawrence | LE RÉPERTOIRE DES CD DE A À Z | 13 mai 2008
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Classica

Nicholas Angelich (piano), Frank Braley (piano*), Orchestre symphonique de la Radio de Francfort, Paavo J

Virgin Classics 5189982. 2007. 74'

NOUVEAUTE      

Couleurs agr

La note de Classica :

 

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Disponible en qualité CD (LossLess)

Comment trouver le juste équilibre dans un orchestre purement symphonique dont on oublie presque que le piano entre en scène après seulement quatre minutes d'attente ? Paavo Järvi a choisi une interprétation très traditionnelle à la fois massive et statique.

Le premier mouvement est l'un des plus lents de la discographie. Sa direction va aussi loin que possible dans la recherche d'atmosphères, de contrastes et l'on est heureusement surpris que le piano s'intègre avec justesse dans ce flot. Le jeu est fouillé, mais tout aussi contemplatif que les pupitres de l'orchestre.

On ne trouvera rien de la nature terrienne si caractéristique de l'écriture de Brahms, mais au contraire une immense méditation qui rappelle Giulini (ou Haitink) accompagnant Arrau. Le choix est éminemment respectable même si on est gêné par des premiers violons trop durs. Ils se révèlent tout aussi peu souples dans le deuxième mouvement et c'est fort dommage car l'intimité du propos est bien amenée.

Le dialogue entre les bois et les cordes, puis l'entrée du piano, sobre et presque froid est intéressant. L'instrument soliste est fondu dans l'orchestre, d'une modestie touchante (le dialogue entre le piano et les contrebasses est judicieux). On remarque également le peu de dynamique et le risque est évidemment que le soliste soit submergé lorsque le thème est à nouveau exposé par tout l'orchestre dans le final du mouvement.

Cette interprétation austère révèle ses limites dans le Finale. La lecture du piano et de l'orchestre est rigoureusement verticale comme s'il s'agissait d'un Concerto L'Empereur « bis » ! L'expression est distante, le tempo contenu et les mains du soliste dansent sur un rythme intangible sans jamais aller au fond du clavier.

La dimension festive, la fantaisie presque schumannienne de l'œuvre ont disparu sous un phrasé strict, une dynamique longuement calculée. Doit-on rechercher la perfection au détriment de la sensualité, d'une imagination plus romantique ? Cette lecture bien faite trouvera difficilement sa place au sein de la discographie.

La sélection des Danses hongroises est moins austère et la parfaite entente entre Frank Braley et Nicholas Angelich met en valeur leur tempérament. Ils se sont visiblement bien amusés et sans en rajouter dans ces saveurs recréées d'Europe centrale, ils nous offrent une lecture à la fois heureuse et précise.

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