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Les "Diapason d'or" de l'année

 

PALMARÈS 2016

 

BAROQUE INSTRUMENTAL
Bach : Sonates pour violon & clavecin BWV 1014-1019 / Leila Schayegh - Jörg Halubek (Glossa) 
Visée & Corbetta : Pièces pour théorbe & guitare / Rolf Lislevand (ECM)
BAROQUE VOCAL
Zelenka : Missa Divi Xaverii - Litanae / Collegium 1704 - Vaclav Luks (Accent)
MUSIQUE DE CHAMBRE
Beethoven : Sonates Op.47 "À Kreutzer", Op.23 & Op.12/2 / Lorenzo Gatto & Julien Libeer (Alpha)
Brahms : Quatuors à cordes - Quintette pour piano / Quatuor Belcea - Till Fellner (Alpha)
RÉCITAL VOCAL
"Verismo". Airs & extraits d'opéras / Anna Netrebko - Antonio Pappano (DG)
MUSIQUE SYMPHONIQUE
Mahler : Symphonie n°6 / Orchestre de la Radio bavaroise - Daniel Harding (BR Klassik)
Beethoven : Les 9 symphonies / Philharmonique de Berlin - Simon Rattle (BPR)
PREMIÈRE AU DISQUE
Honegger / Ibert : L'Aiglon / Gillet, Barrard, Dupuis, Guilmette, Lemieux... - Kent Nagano (Decca)
CLAVECIN
Scarlatti : Sonates pour clavecin, vol. IV / Pierre Hantaï (Mirare)
CONCERTO
Mozart : Concertos pour piano, KV. 413, 414, 415 / Kristian Bezuidenhout (HM)
PIANO
Chopin : 24 Mazurkas / Pavel Kolesnikov (Hyperion. Indisponible en France)
MUSIQUE CONTEMPORAINE
Connesson : Flammenschrift... / Philharmonique de Bruxelles - Stéphane Denève (DG)
Abrahamsen : Let me tell you / Barbara Hannigan - Andris Nelsons (Winter&Winter)

Les plus beaux CD du mois

 

Des extraits de quelques Diapasons d'or ou autres albums

(Ci-dessous les albums d'où proviennent les extraits : les rééditions physiques en coffret telles que "Bach : Great Cantatas" / Harnoncourt [7CD] et Yvonne Lefébure [24 CD] n'ayant pas leur réplique en un seul produit numérique expliquent la présentation des albums séparés)

Ecoutez la playlist

 

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Les Diapason d'or du mois


Bartok (Tiberghien), Bach (Hewitt), Ribera (David Skinner) chez Hyperion ne sont pas disponibles en France.

Les coffrets physiques "The Art of Nikolaus Harnoncourt" (Warner), Bach : Great Cantatas / Harnoncourt (Warner) et "Yvonne Lefébure, une légende du piano" (Solstice) ne sont pas disponibles en numérique.

Tous les Diapason d'or sur Qobuz

L'Indispensable de Diapason (N° 87)

 

Bach

L'Oratorio de Noël

Ziesak - Groop - Prégardien - Mertens
Vokalensemble Frankfurt - Concerto Köln - Ralf Otto

 

Ecoutez la playlist

 

« [...] Si le livre d'images n'a pas manqué de peintres virtuoses (Jacobs, Schreier, Harnoncourt, Gardiner, Herreweghe, et n'oublions ni Richter ni Suzuki), c'est à un chef moins prestigieux que nous revenons le plus souvent depuis le double album paru chez Capriccio il y a ving-cinq ans. La version de Ralf Otto ? [...] Version tout autant "du" jeune Concerto Köln, époustouflant [...] et de quatre solistes hors pair, timbres profonds mais articulations légères. Ralf Otto – dont le chœur fait ici jeu égal avec les plus célèbres — ne cherche pas midi à quatorze heures. [...] Il ne domine pas : il arbitre ces athlètes de la rhétorique. »

(Diapason, décembre 2016 / Gaëtan Naulleau)


Ci-dessous, l'album original dont est issue la playlist :

Les autres disques chroniqués

Histoire

L'opera seria

en dix disques

 

« Avant le triomphe de l'opéra bouffe, deux genres dominaient l'opéra : tragédie lyrique en France, seria partout ailleurs. Tous deux se sont éteints, pour mieux renaître au XXe siècle. Mais éclipsé par l'astre Handel, l'opéra seria des Pergolèse, des Hasse et des Vinci attendait son heure. [...] On le croyait disparu, voici qu'il nous donne en se réveillant les clefs du monde perdu dont nous venons. Ses idéaux obsolètes nous touchent et nous parlent.»

(Diapason, décembre 2016 / Ivan A. Alexandre)
 

LES 10 DISQUES :

- Vivaldi : Tito Manlio / Ottavio Dantone (Naïve)
- A. Scarlatti : Griselda / René Jacobs (HM. Non disponible)
- Handel : Giulio Cesare in Egitto / Marc Minkowski (Archiv)
- Vivaldi : Orlando furioso / Claudio Scimone (Erato/Warner. Extraits seulement disponibles)
- Vinci : Artaterse / Diego Fasolis (Virgin/Warner)
- Pergolèse : Adriano in Siria / Jan Tomasz Adamus (Decca)
- Handel : Ariodante / Marc Minkowski (Archiv)
- Graun : Cleopatra & Cesare / René Jacobs (HM. Non disponible)
- Hasse : Siroe, Re di Persia / George Petrou (Decca)
- Mozart : Mitridate, Re di Ponto / Nikolaus Harnoncourt (DVD DG)

L'œuvre du mois

Tchaïkovski : Roméo et Juliette

 

« [...] La partition de Tchaïkovski condense en musique quelque deux heures de théâtre. Un coup de maître. [...] Spectaculaire par nature, la partition expose à la tentation d'en faire trop. [...] Le manque de poésie, l'excès de prosaïsme engendrent vite l'ennui. [...] » 

(Diapason, décembre 2016 / Nicolas Derny)

 

DISCOGRAPHIE COMPARÉE

QUATUOR GAGNANT :
- DÉMIURGE : Herbert von Karajan (1946, Warner). « Des quatre témoignages de Karajan, le premier, à Vienne au sortir de la guerre, immortalise ce que beaucoup d'autres n'ont pas : une vision. »
- PASSIONNÉ : Valery Gergiev (1995, Philips/Decca). « C'est à Valery Gergiev que nous devons l'enregistrement le plus douloureusement "slave" de la discographie. »
- ELOQUENT : Serge Koussevitzki (1936, Indispensable Diapason). « Ce témoignage où chaque enchaînement coule de source décroche le prix spécial de l'expressivité, tant les pupitres rivalisent d'éloquence. »
- SPIRITUEL : Giuseppe Sinopoli (1989, DG). « ... une lisibilité inouïe. Grâce au respect méticuleux des indications dynamiques, le génie d'orchestrateur de Tchaïkovski se révèle enfin dans tout son raffinement. »

L'illustre inconnu

Ces grands compositeurs qu'on a failli oublier (par Jean-Charles Hoffelé)

 

Patrick Hadley (1899-1973)

 

« Formé par Vaughan Williams à la collecte des folksongs, ce marcheur invétéré qui se souciait peu de sa jambe amputée après la Bataille de la Somme en 1916 partageait un sentiment lyrique inextinguible avec son ami le musicien Ernest John Moeran qui lui fit entrevoir d'autres horizons, plus sombres, plus nostalgiques. Leur vrai Dieu ? Frederik Delius et son orchestre de peintre, sensuel, voluptueux. Pour les soixante-dix ans de Vaughan Williams, il offrit au maître One Morning in Spring où exulte l'art coloriste de Delius. C'est dans la nature qu'il trouva l'inspiration : The Trees so High est une grande ballade qui le consacra au début des années 1930. Rien qui pouvait annoncer quatre ans plus tard la fulgurante polytonalité de La Belle Dame sans merci et son tragique. Comment cet art suggestif peut-il être demeuré méconnu en Albion même ?»

(Diapason, décembre 2016 / D'après Jean-Charles Hoffelé)

À ÉCOUTER :

- The Hills (cantate créée par Adrian Boult en 1947) / Felicity Palmer..., Philip Ledger (EMI)
- The Trees so High / Thomas Allen, Vernon Handley (Lyrita)
- La Belle Dame sans merci - One Morning in Spring / Matthias Bamert. (Chandos)

Discographie de Patrick Hadley

L'air du catalogue


En 10 disques, une invitation au voyage dans...

Les pianistes du lied

 

« [...] Les critiques s'attardent davantage sur les voix. Parce que la starification affecte les gosiers plus que "l'accompagnateur" ? Vilain mot, si réducteur [...] Pour que justice soit faite, cet Air du catalogue célèbre les pianistes du lied. [...] C'est peu dire qu'ils jouent un rôle essentiel. Leur partie anticipe ou confirme le contenu du poème.

[...] À l'interprète de décider s'il se fera complice ou adversaire du chanteur [...] Sélectionner dix disques a entraîné l'éviction d'autres noms importants pour illustrer les diverses catégories d'accompagnateurs et, surtout, attirer l'oreille sur des enregistrements où le piano n'est pas seulement l'une des deux lianes de l'interprétation, mais sa racine même... »

(Diapason, décembre 2016 / Hélène Cao)

LA SÉLECTION

 
- Michael GEES (né en 1953) : Liederkreis. Schumann, Britten, Brahms... / Anna Lucia Richter (2015, Challenge Classics)

« [...] Il faut le voir en concert, souple félin courbé sur le clavier, sculptant le son et les textures avec une imagination inouïe. La musique semble s'inventer à mesure sous les doigts de ce magicien [...] »

- Michael RAUCHEISEN (1889-1984) : Winterreise (Schubert) / Peter Anders (1945. Acanta)

« [...] Incandescent et déchirant [...] » (Hélène Cao)

- Gerald MOORE (1899-1987) : Dichterliebe (Schumann) / Dietrich Fischer-Dieskau (1956. Indispensable Diapason)

« Le plus connu des pianistes du lied, partenaire des plus grands. [...] ces Dichterliebe sur le vif à Salzbourg, où le pianiste anglais entraîne Fischer-Dieskau dans un tourbillon implacable [...] puis le console de ses caresses sans jamais se départir de sa modestie. »

- Sviatoslav RICHTER (1915-1997) : Mörike-Lieder (Wolf) / Dietrich Fischer-Dieskau (1973. DG)

« Parmi les rencontres de ces deux monstres sacrés se détache le récital d'Innsbruck en 1973, dans un répertoire qui exige une technique superlative et une imagination visionnaire. [...] Un condensé de l'âme humaine et de ses fantasmes. »

- Glenn GOULD (1932-1982) : Lieder der Ophelia (Strauss) / Elisabeth Schwarzkopf (1966. Sony)

« Une étoile filante dans l'univers du lied, mais à l'éclat impérissable. [...] De cette confrontation improbable sont nés des Ophelia-Lieder sur la corde raide, où la tension entre le rythme imperturbable du piano et le frémissement vocal rend palpable la folie de l'héroïne shakespearienne. »

- Aribert REIMANN (né en 1936) : Dichterliebe (Schumann) / Brigitte Fassbaender (1983. EMI / Warner)

« [...] une dramaturgie sans concession. À l'opposé de Gerald Moore, le pianiste épie le poète pour mieux le menacer et se soucie peu d'adoucir sa douleur. »

- Helmut DEUTSCH (né en 1952) : Modern Times / Christian Immler (2011. Cavi-Music)

« Tous les Liedersänger actuels font appel à ce professionnel efficace et sûr. Mais c'est lorsqu'il s'écarte des sentiers battus qu'il étonne et révèle toute l'étendue de sa palette expressive. »

- Andreas STAIER (né en 1955) : Die schöne Müllerin (Schubert) / Christophe Prégardien (1991. DHM)

« [...] le pianoforte [...] dévoile des perspectives inédites et s'impose comme un personnage à part entière. L'interprétation "historiquement informée" serait lettre morte sans la force de proposition d'un coloriste et rythmicien accompli. »

- Gerold HUBER (né en 1969) : "Ferne Geliebte" / Christian Gerhaher (2012. Sony)

« [...] S'il fallait distinguer une qualité chez Huber, c'est son empathie avec les voix : Fink, Selig et surtout Gerhaher. Depuis plus de vingt ans, les deux hommes vibrent à l'unisson pour murmurer Le Livre des jardins suspendus de Schönberg et les Altenberg-Lieder de Berg, où le piano se substitue glorieusement à l'orchestre. »

- Christophe ESCHENBACH (né en 1940) : Schwanengesang (Schubert) / Matthias Goerne (2010/11. HM)

« [...] Eschenbach – chef contesté, mais accompagnateur vénéré – suscite une admiration sans réserve. Sonorité irradiante, pianissimos fantomatiques, sfumato fuligineux d'une pédale aux résonances infinies : le baryton a trouvé son Doppelgänger*. » [*sosie]

"Les disques de ma vie"

Toshio Hosokawa

« L'un des compositeurs les plus demandés de notre temps, dont l'œuvre navigue entre les traditions de son Japon natal et l'expérimentation.»

 

" [...] November Steps de Takemitsu par Ozawa, couplé avec la Turangalila de Messiaen fut, vers treize ans, un double choc : celui de la rencontre avec des compositeurs vivants, et avec une conception japonaise de l'écriture musicale inversée par rapport à l'Occident. Au son architecturé en de vastes cathédrales, Takemitsu dérobe ses fondations et se concentre sur la fragilité de l'instant. Ce disque décida de ma vocation, et Takemitsu devint quelques années plus tard mon mentor [...] Les cathédrales me sont également chères, et l'un de mes disques préférés reste l'intégrale des quatuors à cordes de Beethoven par le Gewandhaus Quartett [...] leur fraîcheur rend justice au caractère le moins bien compris de Beethoven : sa spontanéité. [...] Cette illumination de l'instant n'est pas sans parenté avec le chant rituel (shomyo) des moines shingon. Cette musique possède la beauté calligraphique à laquelle la mienne aspire : ces portamentos, ces glissandos, ce rythme lent dot la scansion se resserre sans jamais heurter la fluidité. [...] C'est aussi parce que le son est éphémère que la musique est un art suprême." »

(Diapason, décembre 2016 / Vincent Agrech)

 

SES PRÉFÉRENCES :

- TAKEMITSU : November Steps / MESSIAEN : Turangalila / Toronto Symphony - Seiji Ozawa (RCA : couplage indisponible remplacé par Ozawa chez Decca pour November Steps)
- BEETHOVEN : Quatuors à cordes / Quatuor du Gewandhaus (NCA)
- JAPON : Rituel bouddhique Shomyo. Anthologie des musiques traditionnelles (Unesco)

Discographie de Toshio Hosokawa

Prises de son d'exception

sélectionnées par Isabelle Davy

Deux albums critiqués dans le numéro de novembre 2016 :
5 diapasons Mahler : Symphonie n°2 "Résurrection" / Valery Gergiev (MPHL)
Diapason d'or Beethoven & Mozart : Quintettes / Die Freitagsakademie (Winter&Winter)

 

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