Les plus beaux CD du mois

Mai 2017. Un mois d'émotions musicales

 

Des extraits de quelques Diapasons d'or (Nouveautés et rééditions) et autres

 

- BRAHMS : Capriccio, Op.76 n°1 / Arcadi Volodos (Sony)
- ZELENKA : Beatus Vir / Ensemble Inégal - Adam Viktora (Niburu)
- MONTEVERDI : Hor che'l ciele la terra (première partie) / Concerto Italiano - Rinaldo Alessandrini (Naïve)
- FAURÉ : Nocturne n°11 / Michel Dalberto (Aparté)
- HAYDN : Trio Hob XV/15
(Final) / Beaux Arts Trio (Réédition Decca)
- MENDELSSOHN : Die erste Walpurgis Nacht (Final) / Gewandhaus de Leipzig - Kurt Masur (Berlin Classics)

Ne figurent pas dans la playlist :
- LIGETI : Sonate pour violoncelle seul / Natalie Clein (Hyperion - Indisponible en France)
- DVORAK : Concerto pour violoncelle / Mstislav Rostropovich - Herbert von Karajan (La réédition en 37 CD "Rostropovich. Complete recordings on Deutsche Grammophon" est indisponible en numérique, mais l'album séparé est toujours au catalogue)
- SCHÜTZ : Deine Zeugnisse sind wunderbarlich / Hilliard Ensemble - Heinz Hennig (Erato - Indisponible en numérique)
- BACH : 14 canons sur la basse des Variations Goldberg / Palladian Ensemble (Linn - Indisponible en numérique)

Ecoutez la playlist

Ci-dessous les albums d'où proviennent les extraits.

L'Indispensable de Diapason (N° 92)


Johann Sebastian Bach

Variations Goldberg

Blandine Verlet

Clavecin Hemsch, 1751 (Les Indispensables de Diapason - Disponible en numérique sous étiquette Naïve)

 

« [...] Une interprétation des Variations Goldberg aussi singulière que celle de Blandine Verlet devrait compter autant d'amoureux que d'allergiques. Mais non. Etrange unanimité, qui se joue même chez les clavecinistes. J'en connais inconditionnels de la dame, d'autres imperméables à sa poésie et à ses rubatos en sismographe, mais à chaque fois que j'ai pu évoquer l'enregistrement paru chez Astrée en 1993 [...], j'ai vu les regards briller, les voix s'emporter, avec plus de tendresse encore que d'admiration. [...] La collection comptait une première version des Goldberg : ce n'est pas seulement le choix du piano chez Gould en regard du clavecin de Verlet, qui justifie ce doublon, c'est le monde, la galaxie qui sépare l'effervescence-panique de Gould devant le public de Salzbourg en 1959, et la capacité d'émerveillement de Verlet, dont l'œil amusé semble découvrir en tournant la page les nouvelles variations s'offrant à son imagination. »

(Diapason, mai 2017 / Gaëtan Naulleau)

diap5

5 Diapason

RÉÉDITIONS

MOZART : Intégrale des trios / Beaux Arts Trio (Decca)
ROSSINI : La Donna del lago / Dir. Maurzio Pollini (Sony)

Tous les 5 Diapason sur Qobuz

Les autres disques chroniqués

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COUVERTURE
La relève du piano français

Jeunes pianistes


« Ce début du XXIe siècle est, pour le piano, un nouvel âge d'or. Les jeunes talents se bousculent, venus du monde entier. Et n'en déplaise aux esprits chagrins, il ne s'agit pas seulement de virtuoses de choc : notre époque n'est pas moins fertile en personnalités flamboyantes que le siècle précédent. En France, trois mousquetaires s'imposent comme porte-étendards des 20-30 ans : Lucas Debargue, le démon (26 ans), Rémi Geniet, l'ange (25 ans) et Adam Laloum, le sorcier (30 ans) [...] Rena Shereshevskaya, professeur de Debargue et Geniet, les voit respectivement en Goya et Monet de la musique : le premier "brûle le public", le second "lui fait du bien". Filant la métaphore picturale, Laloum nous rappellerait Rembrandt, pour la vérité nue, l'acuité de ses portraits musicaux. [...]

 

Les années 2010 ont donc vu l'éclosion de nos trois nouveaux hérauts, qui passent d'une esthétique à une autre avec bonheur, pas vraiment concernés par les querelles de chapelle. [...] Laloum, connu comme interprète d'élection de Schumann et Brahms, joue aussi – et comme personne – le Quatuor pour la fin du temps de Messiaen et Le Sacre du printemps de Stravinsky. Geniet réunit les inconciliables : le Bach le plus pur comme les friandises de Kreisler/Rachmaninov. Quant à Debargue, il lit avec avidité tout ce qui lui tombe sous les yeux. [...] ».

(Diapason, mai 2017 / Bertrand Boissard)

 

LUCAS DEBARGUE possédé par la musique

(Diapason, mai 2017 / Bertrand Boissard)
SA DISCOGRAPHIE (piano solo)

ADAM LALOUM L'accompli sorcier

(Diapason, mai 2017 / Jérôme Bastianelli)
SA DISCOGRAPHIE (piano solo)
SA DISCOGRAPHIE (musique de chambre)

RÉMI GENIET L'imagination rigoureuse

(Diapason, mai 2017 / Julien Hanck)
SA DISCOGRAPHIE (piano solo)

À l'affiche
Rinaldo Alessandrini


Son actualité


« Monteverdi pouvait-il fêter ses quatre cent cinquante ans sans Rinaldo Alessandrini ? Le directeur du Concerto Italiano participe aux festivités avec un album de madrigaux nocturnes où se croisent amants et guerriers. Ses nouvelles versions du Combattimento ou du Lamento della ninfa appelaient à évoquer les secrets d'un art qu'il cultive depuis presque quatre décennies. »

 

« [...] Il me semblait préférable, pour cet anniversaire, d'enregistrer une anthologie plutôt que l'un des Livres. Voilà pourquoi j'ai retenu ces madrigaux qui, à travers les situations nocturnes, présentent l'écriture de Monteverdi dans toute sa variété. [...] Chaque compositeur suit un chemin extrêmement complexe pour exprimer ses idées, affiner son langage, le rendre efficace, limpide. Le musicien qui veut interpréter, imposer sa vision, ne lui rend pas un grand service. Autre est la tâche qui consiste à faire en sorte que ses intentions deviennent palpables, claires, transparentes. Cela, c'est tout sauf interpréter. Traduire serait peut-être un terme plus juste. [...] Ce que me propose Monteverdi, c'est une enquête sans fin, avec un point de vue toujours renouvelé, sur les possibilités expressives de la musique

(Extrait des propos de Rinaldo Alessandrini recueillis par Luca-Dupont-Spirio (Diapason, mai 2017)

 

DIAPASON D'OR / ARTE de ce mois :

"Night. Stories of lovers and warriors"

Concerto Italiano - Rinaldo Alessandrini (Naïve)

Discographie de Rinaldo Alessandrini

HISTOIRE

Georg Philipp Telemann

en 15 disques


« Près de six mille œuvres en quatre-vingt-six ans. Son nom apparaît dans le Guinness Book of World Records. [...] Son style européen, son brio naturel, ses couleurs inouïes, son imagination sans borne en font l'une des grandes figures de l'Allemagne baroque près de ses amis Bach et Handel. On le connaît sans le connaître ? Le deux cent cinquantième anniversaire de sa mort nous donne aujourd'hui l'occasion d'y remédier. »

(Diapason, mai 2017 / Gilles Cantagrel)

« Impossible de faire le tour du continent Telemann et de ses milliers d'opus ! Mais les dernières décennies ont considérablement enrichi la discographie, révélant les multiples visages d'une inspiration foisonnante. »

(Diapason, mai 2017 / Jean-Luc Macia)


LES DISQUES :


- TRAUER-ACTUS (5 cantates de jeunesse) / Cantus Cöln - Konrad Junghänel (Harmonia mundi, 2002 - Indisponible)
- BROCKES-PASSION / Solistes, Rias Kammerchor, Akademie für Alte Musik Berlin, René Jacobs (Harmonia mundi, 2008)
- OUVERTURES (La Bizarre et Les Nations) / Akademie für Alte Musik Berlin, René Jacobs (Harmonia mundi, 2001)
- GRANDS CONCERTOS POUR DIVERS INSTRUMENTS / La Stagione Frankfurt, Michael Schneider (4 albums CPO, 2012-2015)
- WASSERMUSIK / Musica Antiqua Köln, Reinhard Goebel (Archiv, 1984)
- 12 FANTAISIES pour violon sans basse / Rachel Podger (Channel Classics, 2001 - Indisponible en numérique)
- ORPHEUS / Solistes, Rias Kammerchor, Akademie für Alte Musik Berlin, René Jacobs (Harmonia mundi, 1996)
- HARMONISCHER GOTTESDIENST (cycle de cantates) / Monika Frimmer (sop.), Rufus Müller & Bernhard Hirtreiter (ten.), Gotthold Schwarz (b.) (Capriccio, 1995/96 - Bientôt disponible)
- SONATES MÉTHODIQUES / Berthold & Wieland Kuijken, Robert Kohnen (Accent, 1994)
- TAFELMUSIK / Musica Antiqua Köln, Reinhard Goebel (Archiv, 1988)
- 12 QUATUORS PARISIENS / Ensemble Florilegium (Archiv, 1988 - Un seul volume disponible en numérique)
- DEUS JUDICUM TUUM / Solistes, Collegium Musicum, Richard Hickox (Chandos, 1993)
- KAPITÄNSMUSIK 1738 / Solistes, Rheinisher Kantorei, Das Kleine Konzert, Hermann Max (CPO, 2007)
- SO HÖRET MEINEN GESANG / Solistes, Leipziger Concert, Siegfried Pank (Raumklang, 2015)
- DER TOD JESU / Solistes, Magdeburger Kammerchor - Telemann-Kammerorchester Michaelstein, Ludger Rémy (CPO, 1999 - Indisponible en numérique)

L'air du catalogue


En 10 disques, une invitation au voyage dans...

Le sommeil baroque

 

« [...] Depuis l'origine du monde, certaine musique a le pouvoir d'assoupir. On l'appelle berceuse (en italien ninna nanna, en anglais lullaby, en allemand Wiegenlied). Or la berceuse a ceci de singulier qu'elle décrit ce qu'elle produit. Elle donne et à la fois représente le sommeil.»

(Diapason, mai 2017 / Ivan A. Alexandre)

LA SÉLECTION

 
- HANDEL : Semele / Battle, Horne, Ramey, English Chamber Orchestra, John Nelson (DG, 1990)

« [...] Berceuses, rêves, antre d'Hypnos, éveil, abandon : la somme du somme [...].»

- MERULA : "Hor ch'è tempo di dormire" / Montserrat Figueras (Alia Vox)

« [...] En 2002, Montserrat Figueras [...] une quinzaine de berceuses, anciennes, romantiques ou actuelles. Divines. »

- MONTEVERDI : L'Incoronazione di Poppea / Carlo Gaifa, Il Complesso Barocco, Alan Curtis (Fonit Cetra, 1980. Indisponible)

« Cherchant le calme après avoir eu la peau de Sénèque, l'implacable Poppée s'endort au jardin ("Oblivion Soave"). »

- LULLY : Atys / Les Arts Florissants - William Christie (Harmonia mundi, 1987)

« [...] un Sommeil "dont l'invention surprend" (Mme de Sévigné). Aube et perfection du genre, cette longue scène d'envoûtement sera le modèle d'Armide, mais aussi d'Isis, de Persée, de Phaëton... [...] »

- PURCELL : The Fairy Queen / Accademia Bizantina - Ottavio Dantone (2001)

« [...] Nuit, Mystère, Secret, Sommeil : les visiteurs de l'acte II ont pour vrai nom Poésie. »

- BERNIER : Les Nuits de Sceaux / Les Folies Françoises, Patrick Cohën-Akenine (Alpha, 2003)

« [...] on dort. Nulle part davantage que dans ces Nuits offertes en 1715 à la Duchesse du Maine par Nicolas Bernier [...] »

- COUPERIN : Le Dodo ou l'Amour au berceau / Aline Zylberajch, clavecin (Assai, 2003. Indisponible)

« [...] Dans son Quinzième Ordre, publié en 1722, François Couperin berce le clavecin comme si les touches étaient de plume. »

- VIVALDI : La Notte (Op.10 n°2) / Il Giardino Armonico, Giovanni Antonini (Teldec, 1990)

« Tout un programme : assoupissement (largo), rêve ("fantasmi"), cauchemar (presto), sommeil profond (largo), réveil (allegro) [...] »

- BACH : Oratorio de Noël / Bernarda Fink, Concentus Musicus, Nikolaus Harnoncourt (DHM, 2007)

« L'enfant Jésus et le fidèle unis dans une même confiance. "Schlafe, mein Liebster", "Dors, mon chéri". L'air le plus tendre de cet oratorio qui n'en est pas un se balance sur un bourdon en sol majeur au son de quatre hautbois [...], évocation en tons obscurs des bergers de la nuit de Noël. »

- RAMEAU : Dardanus / Musiciens du Louvre, Marc Minkowski (Archiv, 1998)

« [...] Dans sa version originelle, l'acte IV de Dardanus déploie le plus vaste des divertissements oniriques : Sommeil, trios, chœurs et airs pour les Songes, "Calme des sens"... envolés dans la seconde version en 1744, hélas ! »

Les 100 disques que tout mélomane doit connaître

L'île déserte de Jean-Philippe Grosperrin

 

Mendelssohn

Die erste Walpurgisnacht

Solistes, Chœur de la Radio & Orchestre du Gewandhaus de Leipzig - Kurt Masur
Berlin Classics (1973)

« [...] Cette Première nuit de Walpurgis, "grande cantate avec orchestre d'un nouveau genre", vient de Goethe mais ne doit rien au Faust. "Ballade dramatique", c'est-à-dire de forme dialoguée, son argument fort en rythmes insinue un plaidoyer pour la liberté religieuse et un sentiment panthéiste du monde. [...] Heureux qui a su faire sentir cet "enthousiasme joyeux, indestructible, qui flambe dans la clarté" (Goethe à Mendelssohn, épigraphe de la partition). Heureux encore Kurt Masur et les forces de Leipzig en 1973, qui portent en avant cette demi-heure d'un seul trait. Tout respire ici quelque chose d'évident, d'immédiatement verbal et vital. [...] Mais le ravissement vocal vient du complément, l'air de concert Infelice ! [...] Ce geste cathartique, une Edda Moser au sommet de sa plénitude (1974) l'incarne comme personne, déployant une imagination (couleurs, phrases, accents) qui paraît reculer les limites de l'espace. »

(Diapason, mai 2017 / Jean-Philippe Grosperrin)

 

D'AUTRES TRÉSORS MENDELSSOHNIENS

- Ouvertures / London Symphony Orchestra - Claudio Abbado (DG)
-
Lieder / Peter Schreier - Walter Olbertz (Berlin Classics)
-
Psaumes / Chœur & Orchestre Gulbenkian - Michel Corboz (Erato)

"Les disques de ma vie"

Stéphane Denève

 

« Si l’amour pour la musique française était attendu de la part d’un de ses ardents défenseurs, il ne boude ni le romantisme russe ni l’apesanteur de Bach..»

 

« [...] Les trois dernières symphonies de Tchaïkovski par Mravinski demeurent les plus vives émotions de mon adolescence. [...] Mravinski me révélait un Tchaïkovski élégant, au lyrisme concentré mais jamais débridé, dont la précision et la clarté extrêmes soulignaient tous les contrastes. [...] Quelques années après, une autre grande découverte : les Mélodies de Poulenc, accompagnant au piano son compère Pierre Bernac. J'ai une folle passion pour cette façon de dire les mots, que j'essaie de communiquer à mes amis qui jugent sa diction démodée ! [...] Lorsque j'avais vingt ans, au Conservatoire, il était de bon ton de ne pas prendre Poulenc au sérieux, de le trouver gentillet et daté. L'épreuve du temps l'a consacré, comme Janacek ou Britten. [...] L'autre, c'est Bach. [...] Bien qu'il ne s'agisse pas de la plus parfaite, j'ai un amour infini pour la Saint Jean gravée par Kuijken et sa merveilleuse équipe de La Petite Bande à sa grande époque. Au bout du monde, en jet-lag, dans les moments d'épuisement : c'est ma récréation, ma régénération.»

(Diapason, mai 2017 / Vincent Agrech)

 

SES PRÉFÉRENCES :

- TCHAIKOVSKI : Symphonies n°4, n°5, n°6 / Evgueni Mravinski (DG)
- POULENC : Mélodies / Pierre Bernac - Francis Poulenc ( (Accord)
- BACH : Passion selon saint Jean / Sigiswald Kuijken (DHM)

Discographie de Stéphane Denève

À PARAÎTRE : Ravel (L'Enfant et les sortilèges - Ma Mère l'Oye)

Prises de son d'exception

sélectionnées par Isabelle Davy


Deux albums 5 diapasons critiqués dans le numéro d'avril 2017 :

- MOZART : Grande messe en ut - Exsultate jubilate / Masaaki Suzuki (Bis)
- ELGAR : Concerto pour violoncelle - TCHAIKOVSKY : Variations Rococo... / Johannes Moser (Pentatone)

 

Aujourd'hui

Reviens BB !

Retour aux fondamentaux et autotune...

 

hier

Sun Dew, le jazz chahuté

Emmené par Héloïse Lefebvre et Paul Audoynaud, un sextet qui secoue la jazzosphère...

 

mardi

Polo & Pan Airlines

Pop, électro, chanson française et bossa dans le shaker de Paul Armand-Delille et Alex Grynszpan...

 

lundi

Blondino

La chanteuse Blondino sera au Canada les 16 et 17 juin aux FrancoFolies de Montréal. En attendant vous pouvez écoutez ou télèchargez son album Jama...

 

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Héloïse Lefebvre

La jeune violoniste Héloïse Lefebvre vient de sortir son album SUN DEW. Issu de la jeune Scène berlinoise, Sun Dew, est un sextet crée à l’initiati...

 

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Le clavieriste Laurent Coulondre, a sorti le 3 mars son album Gravity Zero. Il est au Fender Rhodes, à l’orgue, aux synthétiseurs et au piano acous...