Les albums

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Classique - Paru le 17 novembre 2017 | Pan Classics

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Musique de chambre - Paru le 17 novembre 2017 | Pan Classics

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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 27 octobre 2017 | Pan Classics

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Lorsqu’en 1688, l’organiste et professeur Georg Daniel Speer publiait à Ulm son Musicalisch-Türkischer Eulen-Spiegel (« Espiègle turco-musical », si l’on veut, même si la traduction « espiègle » pour « Eulenspiegel » ne reflète pas du tout la verdeur du mot allemand), il avait déjà passé une bonne partie de sa longue vie à crapahuter à travers l’Europe déchirée de conflits, en tant que mercenaire parfois, aussi trompette ou tambour pour l’armée hongroise dans la guerre contre les Turcs. Il arriva même jusqu’à Constantinople au cours de ses pérégrinations, c’est dire qu’il avait vu du pays, des horreurs et diverses civilisations. Son ouvrage met en musique des scènes du roman picaresque anonyme Ungarischer oder Dacianischer Simplicissimus (« Simplicissimus hongrois ou dace », un « Simpliccimus » étant une sorte de benêt du village) paru peu auparavant, dans lequel le héros Lompyn voyage, musicalement, à travers les pays touchés par l’invasion turque. L’ensemble Ars Antiqua Austria et son chef Gunar Letzbor ont distillé deux albums distincts, l’un narrant les aventures militaires – les déboires, en vérité, d’un simple soldat dont l’occupation principale est de sauver sa peau –, l’autre plutôt les frasques… sous la ceinture (c’est cet album là en question ici). La musique, simple, populaire, endiablée, confiée à quelques violons, théorbe, colachon (si, si, ça existe !), guitare, orgue portatif, est le reflet sans doute très fidèle de ce qui se faisait alors dans les campagnes, et la voix du ténor Markus Miesenberger s’amuse à restituer les terreurs, les envies, les veuleries, les petits héroïsmes et les ladreries du pitoyable personnage comme si vous étiez à la fin du XVIIe siècle. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 15 septembre 2017 | Pan Classics

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Les six Sonates pour le viollon et pour le clavecin d’Elisabeth Jacquet de La Guerre (1665-1729), dédiées à Louis XIV, virent le jour à Paris en 1707, précisément l’année où les modèles et les plus récentes « invenzioni » de la sonate italienne faisaient leur entrée en France, mais il semblerait que dès 1695 Elisabeth ait envoyé la copie d’au moins deux des sonates à son ami Sébastien de Brossard, ce qui permet d’avancer considérablement la date de la composition d’une partie de l’anthologie, et fait d’elle l’un des premiers défenseurs français du genre de la sonate pour violon et basse continue. Personnalité importante et influente du monde musical français, Elisabeth Jacquet venait d’une famille de musiciens ; elle-même claveciniste, organiste, chanteuse et compositrice, elle fut présentée à la cour du Roi Soleil à cinq ans à peine. En 1677, Le Mercure galant la définit comme la merveille de notre siècle, capable de véritables miracles musicaux. Élevée à Versailles sous la protection de Madame de Montespan, favorite du roi, Elisabeth se marie en 1684 avec l’organiste Marin De La Guerre et poursuit son activité musicale à Paris en tant que professeur et compositeur. Le caractère très novateur et les sonorités originales – et souvent audacieuses (la ligne de basse, par exemple, se présente maintes fois en contrepoint raffiné avec la partie de violon) – qui différencient ces sonates de tant d’autres œuvres de l’époque furent rapidement reconnues par le public d’alors. Le même Mercure galant, qui suivit en plusieurs occasions les prouesses de De La Guerre en lui dédiant des éloges et retraçant le succès obtenu à la cour, décrit les sonates comme des œuvres d’une grande originalité, dont l’attraction ne dérive pas seulement de l’esthétique formelle s’ajustant au goût, ou au canon esthétique de la mode ; il ne s’agit pas seulement d’une œuvre belle en elle-même, mais d’une musique peu commune et merveilleuse, raffinée, courtoise en plus qu’audacieuse, dont les lignes mélodiques sont intimes et essentiellement basées sur le principe du contraste. Le texte musical germe donc du conflit continu entre composition traditionnelle, pratique de l’ornementation habituelle et surtout expériences libres, imposant à l’auditeur des changements de temps et de métrique, des audaces harmoniques et de forts contrastes expressifs. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 15 septembre 2017 | Pan Classics

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Classique - Paru le 7 juillet 2017 | Pan Classics

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Classique - Paru le 2 juin 2017 | Pan Classics

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Classique - Paru le 26 mai 2017 | Pan Classics

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Comment ça, treize cordes ? Oui, cher lecteur de ces quelques lignes : le violoniste Sergei Malov, qui a remporté le Prix Heifetz – au violon – cuvée 2008 et Tokyo – à l’alto – deux ans plus tard, joue ce trois pièces sur trois instruments différents, dont un possède non pas quatre cordes mais cinq. Il s’agit du violoncello da spalla, autrement dit « violoncelle d’épaule » qui se joue, ainsi que son nom l’indique, plus ou moins sur l’épaule, comme le violon ou l’alto ; Malov l’utilise pour la Deuxième Suite de Bach, que l’on joue habituellement au violoncelle, mais le soliste part du principe que comme la Sixième Suite du même Bach (qui n’est pas l’objet de cet enregistrement) semble avoir été conçue pour cet instrument, pourquoi pas essayer l’une des autres Suites. Une sonorité plus fine, moins large, une impression plus virtuose et plus « confortable » se dégage de cette translation instrumentale. Pour la Deuxième Partita pour violon, toujours de Bach, Malov revient au violon pour lequel elle a été écrite. Enfin, il passe à l’alto pour la Sonate pour alto solo de Ligeti, séparée par quelque 250 années des deux chefs-d’œuvre du Cantor. On notera que le premier mouvement (délibérément conçu « faux » par le compositeur, avec des micro-intervalles empruntés à la musique folklorique roumaine), Malov rajoute deux « bourdons », qu’il joue en re-recording sur son violoncelle d’épaule, partant du principe – par ailleurs tout à fait exact – que les groupes de notes qui articulent le mouvement sont tous échafaudés sur des séries d’harmoniques issus de ces notes de base, ces bourdons si l’on veut. Non, Ligeti ne l’a pas écrit, mais Malov en fait comme une sorte de « source » naturelle de la ligne mélodique, et l’intervention somme plutôt comme un lointain grondement que comme une réelle présence. Très intéressante idée ! © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 26 mai 2017 | Pan Classics

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Musique vocale sacrée - Paru le 5 mai 2017 | Pan Classics

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« Musica Fiorita nous invite à Florence pour... des grands motets, genre versaillais par excellence ! Le tropisme français du prince Ferdinand III de Medicis, fils de Marguerite-Louise d'Orléans, lui en fit commander six à Giacomo Antonio Perti (1661-1756), qui fournissait également en opéras (perdus) son théâtre de Pratolino. En voici trois, de style résolument italien malgré leur ampleur. Leur instrumentation sollicite jusqu’à deux cornets (archaïsme cher au prince) et deux trompettes, en plus des cordes (ici à un par partie) et du continuo. Des chœurs savants, chantés à un par voix par les Basler Madrigalisten, encadrent des airs aussi séduisants dans la douceur ("Virgo dulcis") que dans la bravoure ("Fremunt tartara"). Si les solistes ne suscitent pas d’émoi particulier, la direction de Daniela Dolci apporte tension et relief.» (Diapason, septembre 2017 / Luca Dupont-Spirio)
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Classique - Paru le 5 mai 2017 | Pan Classics

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Si, au cours du XVIIIe siècle, on avait demandé au mélomane allemand et italien averti qui étaient parmi les librettistes et compositeurs les plus célèbres, on peut gager que parmi les réponses les plus fréquentes auraient figuré Johann Adolf Hasse pour la musique, Pietro Mestastasio pour le texte. Si ce dernier reste raisonnablement connu de nos jours, ce n’est pas tant pour son association avec son ami Hasse – les compères co-signèrent quand même quelque trente opéras ! – que pour son apparition dans des partitions de Mozart, Gluck, Porpora, Caldara, et même Schubert et Beethoven pour quelques Lieder. Tandis que le nom de Hasse n’a pas vraiment survécu aux insultes du temps… Il est donc sans doute grand temps de rendre à ce personnage sa place dans le concert des nations. Au-delà du domaine purement lyrique, Hasse et Metastasio ont également produit quelques cantates de chambre, d’exquises pièces de musique pure destinées à faire briller la virtuosité des solistes de l’époque. Le contreténor Filippo Mineccia, un nom avec lequel il faut désormais compter sur la scène baroque, a choisi quatre cantates de Hasse et Metastasio, dont les sujets empruntent à ce pan de la mythologie grecque qui traite de sujets pastoraux, « arcadiens », avec des bergers aussi innocents qu’heureux et insouciants, dans un genre légèrement précieux qu’affectionnait fort l’aristocratie des XVIIe et XVIIIe siècle. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 24 mars 2017 | Pan Classics

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Non pas que Carlo Lenzi et Mozart se rencontrèrent, en particulier lors des longs séjours de Mozart en Italie où Lenzi était employé comme Maître de chapelle à Bergamo ; mais les deux compositeurs, dans les années 1770, connaissaient chacun la gloire à leur manière. Lenzi, la trentaine, composait à tour de bras pour son employeur, et l’on ne peut que regretter qu’il passa sa vie entière dans la relative obscurité d’une petite ville de province, lui qui aurait pu aspirer à des fonctions autrement prestigieuses. En parallèle, le jeune Mozart commençait déjà faire parler de lui à travers l’Europe, mais lui ne réussit jamais à obtenir le poste en Italie qu’il convoitait tant… Les œuvres de l’un et de l’autre ici présentées ont été écrites entre les années 1770 et 1780 ; à l’écoute de ces quelques ouvrages de Lenzi, on s’aperçoit qu’on a affaire à l’un de ces rares « grands génies méconnus » : écriture puissante, émotion de tous les instants, virtuosité, une parfaite compréhension de « ce qui marche » en termes d’effets vocaux ou instrumentaux, et une originalité tout à fait hors du commun. En plus des Lamentations du Jeudi et du Vendredi Saint, on pourra entendre des Sonates pour le Vendredi Saint écrites pour la cathédrale de Cadix, avec d’étonnantes inventions instrumentales que n’aurait pas reniées un Haydn bien plus tardif. Quelques Mozart viennent servir de contrepoids autrichien : deux Sonates d’église et le très célèbre Exultate Jubilate, écrit à Milan. L’ensemble Autarena, dirigé par Marcello Scandelli, accompagne la soprano Francesca Lombardi Mazzulli dans les œuvres vocales. On attend avec grande curiosité d’autres enregistrements de Lenzi, d’autant plus que son répertoire compte quelque quatre cent œuvres sacrées, en majorité inédites au disque. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 17 mars 2017 | Pan Classics

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Le contreténor Flavio Ferri-Benedetti, accompagné de l’ensemble Musica fiorita, nous emmène dans le monde vocal et instrumental vénitien des XVIIe et XVIIIe siècles, avec des œuvres allant de Giovanni Battista Fontana (1571-1631) jusqu’à, un fort siècle plus tard, Domenico Zanatta (ca. 1665-1748), en passant par les plus célèbres Barbara Strozzi et Francesco Cavalli. Au cours de ce siècle, on assiste à la naissance et au développement du stile recitativo, dans lequel la ligne chantée s’approche toujours plus des intentions de la parole, ouvrant un éventail infini de possibilités expressives. Le contraste avec le style plus ancien, polyphonique et contrapuntique dans lequel plusieurs lignes d’égale valeur s’entrecroisaient, est saisissant. Pour le style récitatif, l’accompagnement est confié à la basse continue, plus ou moins improvisée au clavier et/ou au théorbe, au luth, à l’orgue, selon ce dont on disposait. Afin de diversifier les sonorités, l’album propose donc aussi quelques pièces instrumentales mettant en avant les musiciens individuels ; on notera en particulier la fort belle Sonate à 3 de Fontana, ici donnée au cornet, violon et violoncelle. Cela dit, il est certaines partitions chantées dans lesquelles les instruments ont encore un rôle mélodique, comme la cantate a voce sola con violini de Zanatta, qui annonce le style de l’aria avec obbligato. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 17 février 2017 | Pan Classics

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Classique - Paru le 17 février 2017 | Pan Classics

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Le célèbre Op. 5 de Corelli, avec ses douze sonates dont la fameuse dernière « La Follia », fut publié exactement le 1 janvier 1700 : une évidente déclaration de modernité de la part du compositeur. Certes, il gardait encore les formes déjà éprouvées : six Sonates d’église pour commencer – de véritables sonates en trio – puis six Sonates de chambre pour terminer – empruntant les formes anciennes de danses : courante, menuet, allemande, gavotte, sarabande, etc. Enfin, non, ce ne sont pas les six dernières, puisque la toute dernière susmentionnée n’est autre que cette génialissime série de variations sur le thème de la « Folie d’Espagne ». Dans son Op. 5, Corelli semble explorer de fond en comble tout ce qui se pouvait alors faire au violon, autant en termes techniques que du point de vie de l’architecture compositionnelle. La violoniste Lina Tur Bonet est accompagnée par tout un aréopage d’instrumentistes en guise de continuo – histoire de diversifier les sonorités selon le contenu musical : théorbe, archiluth, harpe, clavecin, orgue, violoncelle ou guitare, autrement dit l’ensemble Musica Alchemica. © SM/Qobuz