Les albums

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Musique symphonique - Paru le 24 mars 2017 | Alpha

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Classique - Paru le 10 mars 2017 | Alpha

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New York, Ensemble Intercontemporain, Matthias Pintscher, voilà qui est certes tout un programme mais quid du programme, sur la couverture de cet album ? Donc, les détails : Varèse, Carter, Reich, Cage et Feldman pour les compositeurs les mieux connus de ce côté de l’Atlantique, Sam Sheperd et David Fulmer pour les deux autres. On commence avec Intégrales de Varèse, écrit entre 1923 et 1925, tandis que les ouvrages les plus conséquents sont WTC 9/11 de Steve Reich – dont on comprend qu’il traite de l’attaque terroriste sur les États-Unis le 11 septembre 2001, et plus précisément sur la destruction des deux tours jumelles du World Trade Center (d’où « WTC ») –, et moins politiquement et humainement chargé, Music for Wind Instruments de John Cage, un ouvrage de jeunesse de 1938 encore très teinté de Schönberg ; et le Concerto pour clarinette d’Elliot Carter, composé en 1996. Pour WTC 9/11, Reich met en œuvre des sonorités pré-enregistrées, plus particulièrement des témoignages de divers corps tels que les pompiers, la défense nationale, des voix de témoins, des religieux lors de services mémoriaux, dont le compositeur a retranscris les rythmes et les hauteurs au titre de matériau de base. Pour cet hommage rendu à un siècle de musique évoluant autour de la ville de New York, l’Ensemble Intercontemporain est mené par son directeur musical, le compositeur Matthias Pintscher. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 10 mars 2017 | Alpha

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Après un premier enregistrement consacré aux Préludes pour piano de Chopin et le Premier Prix du Concours Géza Anda en 2015, qui lui a permis de fortement développer sa carrière, le jeune pianiste américain Andrew Tyson a conçu un nouveau programme sur mesure : deux sonates, une valse de Scriabine et Miroirs de Ravel. Andrew Tyson a choisi de réunir ces deux compositeurs que leur langage semble éloigner mais qui pourtant ont de nombreux points communs, notamment leur usage de la tonalité, de certaines harmonies et des dissonances. Alexandre Scriabine et Maurice Ravel ont aussi vécu dans la même ville, à la même époque, sans jamais se rencontrer : Debussy, Ravel et l’élite musicale française de l’époque considéraient leurs collègues russes comme grossiers et incultes. Pourtant, en écoutant leur musique, même si leur approche du piano et de la composition ne pouvaient être plus différentes, ils utilisent les couleurs de la même façon. Pour Andrew Tyson, « Ravel est un perfectionniste de l’élégance, où chaque détail est calculé et brille comme un cristal ; Scriabine est comme une flamme erratique - passionnée, désordonnée, spontanée et érotique.» (Alpha Classics)
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Opéra - Paru le 10 mars 2017 | Alpha

Hi-Res Livret
À l’écoute de ce Persée de Lully, l’auditeur aura droit de se gratter la tête : comment cet ouvrage de 1682 peut-il à ce point sonner comme s’il avait été écrit cent ans plus tard ? Simple : c’est qu’il a vraiment été écrit, ou plutôt réécrit, en 1770, remis au goût du jour pour servir de plat de résistance théâtral aux cérémonies de mariage de Louis dauphin, le futur Louis XVI, et Marie-Antoinette d’Autriche. Pour cette re-composition, l’on fit appel à trois musiciens officiels : Bernard de Bury, François Rebel (fils de Jean-Féry Rebel) et Antoine Dauvergne, tous trois aujourd’hui quelque peu négligés, ce qui n’empêche pas qu’ils réalisèrent là un excellent travail. Sans doute les représentations furent-elles un grandiose événement, puisque le livret d’époque fait état de quelque quatre-vingt instrumentistes, autant de choristes et de danseurs, sans compter les figurants, dans une mise en scène rutilante d’effets spéciaux en tout genre. Lully n’y aurait sans doute pas vraiment reconnu son œuvre, puisque seule une moitié de l’original est exploitée, le reste étant de la plume des adaptateurs. C’est bien sûr cette partition de 1770 que nous propose Hervé Niquet à la tête de son Concert spirituel et une excellente distribution, enregistrés dans le même théâtre du Château de Versailles qui vit sa création. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 10 mars 2017 | Alpha

Hi-Res Livret
Le quatrième volume du projet Haydn2032 rend hommage à un des types les plus importants du théâtre des mots et des sons : le Kapellmeister - le maître de chapelle. Ce sont trois symphonies du « Shakespeare de la musique ». Derrière l’une d’entre elles se dissimule une véritable pièce de théâtre. Elle consiste en une ouverture, quatre entr’actes et un final pour conclure la représentation et porte le titre de « Sinfonia in C. per la commedia intitolata Il distratto » (titre sous lequel elle allait bientôt être connue et jouée). À cela s’ajoute une grande scène bouffe de son collègue Cimarosa éclairant certains moments brillants ou glorieux (et d’autres moins glorieux) de l’activité du Kapellmeister Haydn. (…) Il maestro di cappella (scène composée par Cimarosa pour baryton-basse et orchestre) est une parodie spirituelle et ironique dans laquelle un représentant de l’« ancienne école » essaie d’améliorer le jeu d’ensemble de son orchestre. À son grand déplaisir, ses instrumentistes réagissent avec une complète absence de discipline : ils ne sont pas concentrés, se trompent dans leurs entrées et se querellent en musique… (Alpha Classics)
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Mélodies (France) - Paru le 24 février 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Le tournant du XXe siècle fut une grande époque de mélodie – mais de mélodies accompagnées au piano. Presque rien avec orchestre, un genre qu’accapara un Mahler dans la sphère germanophone. C’est oublier, radicalement, que Saint-Saëns orchestra une vingtaine de ses propres mélodies ; dix-neuf d’entre elles sont ici données en première discographique ! Oui ! Du Saint-Saëns ! Et du meilleur, qui plus est. Le compositeur se dévoile comme un très, très fin orchestrateur, l’égal, sans aucun souci, de Debussy dans la recherche des couleurs et des raretés sonores – et le rédacteur de ces lignes pèse ses mots… Écoutez seulement Angélus – un sommet d’invention orchestrale – ou Les Fées, Désir d’amour, La Feuille de peuplier et son hommage (volontaire ?) à Schubert, et bien sûr la délicieuse Danse macabre dont voici la version avec partie chantée. Yann Beuron et Tassis Christoyannis prêtent leurs voix impeccables à ces petites perles – ces grandes perles, en vérité – que l’on aimerait entendre plus souvent en concert. « C'est entendu, le jeu senza vibrato de l’Orchestre de la Suisse italienne, qui ne fait qu’accuser des problèmes d’intonation, comme les flottements de la mise en place, prêtent souvent d’étranges contours aux harmonies de Saint-Saëns. Certes, on a connu le baryton Tassis Christoyannis, présent sur la moitié de l’album, plus investi et mieux préparé lui aussi. Heureusement, l’autre moitié échoit au ténor viril et souple de Yann Beuron, trop rare au disque, qui calibre chaque mot et chaque note, ne perd aucune nuance, aucune intention, et nous enchante à chacune de ses apparitions. Dieu merci, car ces dix-neuf mélodies avec orchestre de Saint-Saëns sont autant de merveilles, et d’exemples d’un genre négligé au disque. [...] (Diapason, mars 2017 / François Laurent)
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Musique de chambre - Paru le 24 février 2017 | Alpha

Hi-Res Livret
La composition des trois quatuors enregistrés par le magnifique Quatuor Voce s’échelonne sur quelque vingt ans, mais tous trois sont nés en Europe centrale. Bartók écrivit son premier quatuor vers 1909, dans une sorte de sillage formel des derniers quatuors de Beethoven, même si le langage oscille entre le chromatisme post-wagnérien et les influences folkloriques chères au compositeur. Le contraste est saisissant avec le dernier quatuor de Janáček, écrit l’année même de sa mort en 1928, intitulé par le compositeur lui-même Lettres intimes en allusion à son singulier amour pour une femme de trente-huit ans sa cadette ; l’ouvrage représente en quelque sorte une lettre musicale faisant pendant aux quelque sept cent lettres que le compositeur et la jeune femme s’échangèrent au cours des dix dernières années de la vie du musicien. Enfin, les Cinq pièces d’Erwin Schulhoff, de 1924, reprennent divers styles allant du tango à la valse viennoise, de la tarentelle au folklore tchèque, dans un langage moderne et d’une grande qualité d’écriture. Le Quatuor Voce, l’un des plus fameux jeunes ensembles français d’aujourd’hui, permet à ces œuvres de jaillir avec spontanéité et fougue ; on notera qu’il n’y a pas de « premier violon » dans le quatuor, les deux violonistes passant du premier au second violon d’une œuvre à l’autre. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 24 février 2017 | Alpha

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Opéra - Paru le 10 février 2017 | Alpha

Hi-Res Livret
Le Théâtre des Champs-Élysées et Alpha poursuivent leur collection d’enregistrements des opéras de Mozart, dirigés par Jérémie Rhorer. Après un Enlèvement au Sérail qui a reçu d’excellentes critiques internationales (FFFF Télérama…), voici La Clémence de Titus. Comme l’écrivait Gilles Macassar dans Télérama fin 2014, « direction musicale divinatrice, distribution vocale proche de l'idéal… Le dernier opéra composé par Mozart, longtemps déprécié, tourne la page du baroque pour aller de l’avant, frayer une voie neuve qui annonce le XIXème siècle…». Cette version exceptionnelle est désormais disponible dans ce coffret 2 CD. Avec une distribution de haut vol - Kurt Streit (Titus), Karina Gauvin (Vitellia), Julie Fuchs (Servilia), Julie Boulianne (Annius), Robert Gleadow (Publius) et, dans le rôle de Sextus, celle qui reçut un accueil triomphal du public lors de chaque représentation : Kate Lindsey.
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Musique vocale (profane et sacrée) - Paru le 10 février 2017 | Alpha

Livret
Évidemment, la couverture n’annonce pas grand’chose : « Azahar », c’est la fleur d’oranger en espagnol, un mot venu de l’arabe « zahr », fleur. On n’est pas plus avancé. « La Tempête » ? C’est le nom de l’ensemble vocal que dirige Simon-Pierre Bestion, qui affirme d’ailleurs dans le livret qu’il « aime l’idée de désorienter l’auditeur dans les époques ». C’est réussi ! Heureusement, Qobuz est là pour défricher le terrain ; vous apprendrez donc que cet album entrelace la polyphonie de Machaut et la poésie des cantigas espagnoles, celles d’Alphonse le Sage (aux accents arabo-andalous, mais sérieusement modernisées dans les sonorités) du XIIIe siècle mais aussi celles de Maurice Ohana ; le tout alternant avec les numéros de la Messe pour chœur mixte et double quintette à vents de Stravinski. Une sorte de grand voyage qui se préoccupe moins du temps et de l’époque que de l’esprit, car même à sept cent ans d’écart la spiritualité reste identique. D’autant que l’acoustique du lieu d’enregistrement, les caractéristiques vocales des chanteurs de l’ensemble, le diapason lui-même, sont les mêmes d’un bout à l’autre de l’album. La continuité, à tant de siècles de distance, reste étonnante. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 10 février 2017 | Alpha

Hi-Res Livret
Après une monographie Lutosławski qui a reçu un excellent accueil critique, le chef Krzysztof Urbański poursuite sa collaboration avec le NDR Elbphilharmonie Orchester et Alpha. La Symphonie du Nouveau Monde est une œuvre qui fascine Krzysztof Urbański depuis toujours : « C’est en travaillant les autres symphonies de Dvořák que j’ai compris la principale caractéristique et la force de cette 9e : la simplicité. J’ai voulu aller plus loin et j’ai étudié le manuscrit de la création à New York. J’y ai découvert des choses qui ont changé ma vision, comme par exemple le fait que les quatre premières mesures du 3ème mouvement ne doivent pas être jouées lors de la reprise. Çà leur donne une signification totalement différente quand elles reviennent au moment du da capo... En complément, le rare Chant héroïque montre un Dvořák très différent. La déclinaison du premier motif de 4 notes en sensations diverses, de la joie au tragique, démontre l’immense maîtrise de son écriture. » (Texte label)
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Classique - Paru le 27 janvier 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Les œuvres choisies pour cet album reflètent l’éventail d’époques et de lieux correspondant au concert idéal du début du XVe siècle : on y troue les choses les plus récentes d’Antonio Zacara da Teramo et de Matteo da Perugia, à côté de « classiques » comme Jacopo da Bologna et Francesco Landini. Beaucoup de musique fut écrite localement, mais les frontières – naturelles ou politiques – n’empêchaient pas l’importation de grandes œuvres de Guillaume de Machaut et de Philippe de Vitry. Du reste, un compositeur italien cosmopolite tel que Filippotto da Caserta pouvait aussi bien écrire sur des textes français qu’italiens ou latins, en sachant que ses auditeurs comprendraient ou du moins apprécieraient la variété et la diversité de telles formes fantastiques (musicales et surtout mythologiques) dans leur juxtaposition. Ce que représentait pour les auditeurs de l’époque d’entendre évoquer les transformations et les voyages, les phénix et les serpents magiques, nous ne le saurons jamais exactement, mais nous savons ce à quoi cela ressemblait, grâce à l’ensemble La fonte musica, dont le centre d’intérêt principal couvre l’étonnant répertoire de la fin du Moyen Âge au début de l’humanisme, plus particulièrement centré sur le Trecento italien – le XIVe siècle donc. Au cœur de la démarche de La fonte musica se trouve l’exigence humaniste : « tornare alle fonti » (d’où le nom de l’ensemble), un « retour aux sources » de la polyphonie médiévale, à la signification plus profonde des textes, à un déchiffrage attentif de la rhétorique et de la grammaire musicales afin de traduire le langage de cette musique extraordinairement créative, expérimentale et raffinée – mais toujours méconnue dans une large mesure – et la laisser nous parler, aujourd’hui encore, du haut des voix et des instruments de l’époque : luth médiéval, harpe gothique, violons divers, flûte à bec et clavicymbalum – un psaltérion à clavier, ancêtre du clavecin. © SM/Qobuz
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Duos - Paru le 27 janvier 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
S’il fallait encore trouver des preuves selon lesquelles Ravel est héritier direct de Fauré bien plus que de Debussy, écoutez cette Sonate pour violon et piano, Opus posthume, une œuvre de jeunesse écrite en 1897 lorsqu’encore disciple de Fauré, mais dans laquelle s’entendent déjà bien des tournures harmoniques et mélodiques ravéliennes. Dix ans plus tôt, Strauss lui-même jeune compositeur écrivait sa Sonate, l’un de ses tout derniers ouvrages à se conformer au schéma classique du genre. Mais la conduite mélodique trahit déjà le Strauss le plus lyrique, tandis que la partie de piano laisse transparaître le Strauss symphonique qui naîtra bientôt. Enfin, la Deuxième Sonate de Prokofiev, initialement conçue pour la flûte en 1942, fut rapidement transcrite par le compositeur lui-même pour le violon deux ans plus tard, sur la demande d’Oïstrakh. Le violoniste Tobias Feldmann, lauréat des Concours Reine Elisabeth et Joseph Joachim, avec au piano Boris Kusnezow, nous proposent ce choix inhabituel mais très habile de trois œuvres dont l’éclectisme permet de découvrir leurs multiples talents dans des genres très divers. © SM/Qobuz « Trois auteurs, trois climats, trois couleurs. C’est dans cet esprit «polychrome» que le jeune violoniste allemand a choisi de dévoiler sa personnalité. [...] Un très beau disque.» (Diapason, mars 2017 / Jean-Michel Molkhou)
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Musique vocale sacrée - Paru le 13 janvier 2017 | Alpha

Hi-Res Livret
Si l’on vous dit « Sigismund von Neukomm », il y a à parier que vous lèverez un sourcil et demanderez « Sigismund von qui ? »… Ne vous en faites pas, le personnage est en effet assez peu connu de nos jours (alors qu’il fut une star de son vivant, et ce sur trois continents !), malgré les quelque deux mille œuvres qu’il semble avoir laissé à la postérité, et qui ne font que commencer à faire l’objet d’un épluchage systématique. C’est que l’infortuné Neukomm avait demandé qu’à sa mort, survenue en 1858 à Paris, tous ses manuscrits soient légués à la Bibliothèque du roi de Prusse… Hélas, avec les quelques ressentiments anti-allemands (et bien que Neukomm, Autrichien de naissance, fût installé en France pendant des décennies, avec Légion d’honneur et tout le tralala) nés après en raison de la guerre de 1870, le tout resta en France, enfoui à la Bibliothèque nationale, et ne fut pas rendu public avant le milieu des années 1950, une fois terminées les quelque tracasseries franco-allemandes de 1914-18 puis de 1939-45. Neukomm naît à Salzbourg en 1778 et, au cours de quelque soixante ans de carrière, réussit à faire entendre sa musique sur trois continents. Ses premiers voyages l’emmènent en Russie, où il devient le directeur de l’opéra du théâtre allemand de Saint-Pétersbourg. Quelques années plus tard, on le trouve au Brésil, attaché à la cour portugaise qui, fuyant Napoléon, avait débarqué en catastrophe à Rio de Janeiro. De retour en Europe, Neukomm est reçu en France en 1822 par le duc d’Orléans, futur Louis-Philippe. Neukomm raconte : « Je fus accueilli avec autant de bienveillance par toute cette noble famille, que si j’avais été un membre de leur cercle intime, Mme Adélaïde, sœur du duc, fut pour moi une véritable protectrice. S. A. était douée des dispositions les plus heureuses qu’elle avait cultivées et augmentées à l’école du malheur pendant son exil à l’étranger. Elle possédait un vrai talent d’artiste sur la harpe [...]. J’avais l’honneur de dîner régulièrement deux ou trois fois par semaine à la table du duc, et j’accompagnais S. A. Mme Adélaïde, soit avant, soit après le dîner, sur le piano ou sur l’orgue expressif. » Il travailla encore une vingtaine d’années au service musical (et, pensent d’aucun, comme espion occasionnel…) de Talleyrand, qui lui avait déjà commandé cette Messe à la mémoire de Louis XVI lors du Congrès de Vienne, ouvrage que voici enregistré sous la houlette de la Grande Écurie et la Chambre du Roy. Bon, Neukomm ne fit que recycler une messe écrite deux ans auparavant à la mémoire des frères Haydn qui furent ses maîtres, mais qu’importe ! La Messe fut donnée en grande pompe à Vienne en 1815 devant un parterre de rois, de princes, d’empereurs, et maintenant devant l’aimable qobuzonaute… Le style de Neukomm poursuit celui de ses maîtres, ainsi que de son idole Mozart. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 10 novembre 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica
Amateurs de flûte à bec, à vos clics ! Car sur les vingt pistes que compte cet album, seize sont consacrées à cet instrument – tel que joué par le virtuose Giovanni Antonini, dans des œuvres concertantes de Telemann, avec une courte introduction pour la flûte seule, une véritable improvisation notée, de Hotteterre. On y découvre donc un Telemann enjoué, lyrique, et dont la compréhension de l’instrument est des plus évidentes puisqu’il lui confie des lignes hautement idiomatiques. On découvrira aussi, sans doute avec grande surprise, un concerto pour deux chalumeaux du même Telemann ; pour mémoire, le chalumeau – l’ancêtre de la clarinette – s’était déjà répandu en Europe dès le début du XVIIIe siècle et des compositeurs de la trempe de Vivaldi, Telemann, Hasse ou Graupner lui avaient consacré maintes pages. On ne peut d’ailleurs que regretter que Bach n’en ait pas fait autant… La sonorité du chalumeau s’apparente au registre grave de la clarinette moderne (registre qui porte encore de nos jours le nom de « chalumeau », justement), avec une sonorité d’une grande douceur et d’un douloureux lyrisme, dont Telemann sait merveilleusement jouer. Chose singulière, l’impression de « clarinette » confère à cet ouvrage un caractère quasiment non-baroque, tirant plutôt vers le premier classique. Comme quoi l’oreille est trompeuse ! © SM/Qobuz « Giovanni Antonini, s’il passe désormais le plus clair de son temps à diriger, n’a rien perdu de l’agilité et de l’imagination de phrasé qui l’ont rendu célèbre il y a déjà vingt-cinq ans, [...] il reste un flûtiste hors pair, bien trop rare au disque, et capable dans Telemann d’un raffinement... spectaculaire. [...] Un grand Telemann.» (Diapason, janvier 2017 / Jean-Luc Macia)

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