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Classique - À paraître le 15 septembre 2017 | La Follia Madrigal

Hi-Res Livret
Le compositeur français Frédérick Martin (1958-2016) n’a pas toujours fait les choses comme les autres. Parti peu après sa naissance pour l'Afrique – berceau de ses premières expériences musicales –, il a abordé la composition en autodidacte. Délaissant le lycée (et on ne parle pas même de Conservatoire…) à son retour en France, il officie plusieurs années comme simple copiste musical sans jamais renoncer à l'écriture : entre 1979, année de son premier opus, et 1989, son accession à la Villa Médicis (un certain « retour » au circuit plus traditionnel, quand même), une dizaine de compositions intègrent ainsi son catalogue. Après deux ans passés à l'Ircam (encore plus un retour au circuit « mainstream ») où il suit le cursus de composition informatique, Frédérick Martin est lauréat du programme Villa Médicis hors les murs. Son œuvre, indique le site qui lui est consacré, se caractérise « par une esthétique tensionnelle et un style d'écriture concentré sur l'effort », et « porte un soin tout particulier à l'articulation musicale », même si le pauvre rédacteur de ces lignes n’a aucune idée de ce que cela peut bien signifier. Il n’en reste pas moins qu’il est l’auteur de quelque cent-soixante-six opus s'adressant à des effectifs variés – œuvres solistes, musique de chambre, œuvres orchestrales, contes musicaux pour enfants, et même deux essais sur le black metal ! Le présent album nous offre quelques œuvres pour guitare, mandoline et/ou harpe, en groupe ou en solo, dont Dowland’s Box en trois mouvements ; on ne devra pas s’étonner que les trois titres des morceaux s’égrènent ainsi : Dowland’s Box, Dowlan’s Box et enfin Dowlan Box, Martin ayant choisi de s’inspirer directement de Dowland dans le premier, de s’en éloigner quelque peu dans le deuxième, de s’en écarter encore plus dans le troisième, et s’il avait eu loisir d’en écrire un quatrième, il se serait sans doute appelé « Dowla Box » – précision apportée par le compositeur lui-même. Dans une veine similaire, Ustvolst est (citons encore Martin) un « hommage à la compositrice russe Galina Ustvolskaya, mais un hommage inverse. La musique d'Ustvolskaya est souvent âpre et dramatique; ici, j'ai au contraire cherché une forme de douceur que pouvait seul rendre le trio homogène constitué par une mandoline, une guitare et une harpe; une douceur et une continuité de discours articulées autour des ressources de ces instruments, qui résonnent peu mais possèdent une attaque extrêmement claire. Le choix de la mandole et du mandoloncelle à la place de la mandoline, apporte un moelleux et une profondeur que celle-ci ne permet pas, et a guidé la composition comme la couleur dirige la main du peintre. » Pour mémoire, le mandoloncelle est une sorte de mandole grave. Cet album représente une très belle entrée en matière dans l’œuvre de Frédérick Martin, dont on ne peut qu’espérer que des musiciens un peu hardis se saisiront bientôt d’autres pièces. © SM/Qobuz