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Intégrales d'opéra - Paru le 26 février 2016 | Opera Rara

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
Si Le Duc d’Albe de Donizetti ne fait pas partie du grand répertoire lyrique de toutes les scènes mondiales qui se respectent, ce n’est certes pas par manque d’intérêt de la partition : le compositeur y a consacré quelques-unes de ses pages les plus inspirées. Non, non : c’est tout simplement que l’opéra est resté inachevé, seuls les deux premiers actes étant terminés et orchestrés. Mais si le travail de composition commença en 1838, commande de l’Opéra de Paris, il advint qu’en 1840 arriva un nouveau directeur – qui cherche avant tout à placer sa maîtresse, la féroce mezzo Rosine Stolz (notons que, de nos jours, heureusement, plus aucun directeur d’opéra ou aucune directrice en France ne cherche mordicus à placer sa maîtresse ou son petit copain aux premiers rôles, à la baguette ou à la mise en scène ; ouf, l’honneur est sauf…). Or, cette brave dame n’aime pas Le Duc d’Albe : le premier rôle est masculin, et le rôle principal féminin n’est pas adapté à sa tessiture. Pire, il risquerait alors d’échoir à sa pire rivale ; bref, l’opéra finit aux oubliettes et quand Stolz est enfin écartée – voix abîmée, public et monde musical lassé de tant de jalousies –, Donizetti est mort. Il ne reste donc, achevés, que les deux premiers actes, ainsi que de larges esquisses pour les deux derniers. En 1882, les héritiers du compositeur réussissent à persuader un ancien élève, Matteo Salvi, à terminer l’œuvre d’après les esquisses ; mais avec moult transformations formelles, et ajouts musicaux qui s’approchent plus de Ponchielli que du doux Donizetti. En plus, la chose est traduite en italien alors que l’original est, naturellement, en français. Le présent enregistrement réalisé par Opera Rara avec une belle brochette de chanteurs internationaux se limite à l’original donizettien, les deux actes qu’il a terminés, chantés en français bien évidemment. Les aficionados reconnaîtront sans doute quelques passages ultérieurement recyclés dans d’autres opéras… Rien ne se perd, tout se transforme. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 3 février 2017 | Halle Concerts Society

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Cet album, qui poursuit la série d’enregistrements des œuvres d’Elgar par le Hallé Orchestra de Manchester, associe son ultime grand ouvrage choral The Spirit of England « L’Esprit de l’Angleterre », une œuvre pourtant très négligée y compris côté Brexit), avec un très intéressant choix de pièces commémorant chacune, à leur manière, les millions de morts de la Première Guerre mondiale. La tonalité générale de The Spirit of England n’est pas sans évoquer celle du génial Dream of Gerontius, certes avec un petit quelque chose de britannique en plus, ce qui n’étonnera personne lorsque l’on sait qu’il fut créé partiellement en 1916 et 1917. Britten avait déclaré qu’il y entendait maintes « véritables splendeurs » ainsi qu’une « tendresse et une gravité très personnelles ». L’album se poursuit avec Elgar encore, en l’occurrence le mélodrame A Voice in the Wilderness (« Une voix dans le désert ») qui oppose l’atmosphère terrible du Front la nuit et les paroles poétiques d’Emile Cammaerts (dans la traduction anglaise originale de l’épouse anglaise de Cammaerts : aucune trahison donc là-dedans !), récitées pour une part, chantées pour les autres – d’où le terme « mélodrame ». Toujours de Elgar, toujours une rareté, Grania and Diarmid reprend une légende irlandaise sur un texte du poète Yeats ; et l’œuvre sert de pont pour la dernière plage de l’album, le très touchant In Memoriam d’Arnold Bax qui évoque une partie de la Guerre mondiale quelque peu excentrée, en l’occurrence le soulèvement irlandais de Pâques 1916 ; Bax, certes né Anglais, mais qui vécut presque toute sa vie en Irlande dont il épousa la cause sans hésitation. © SM/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 4 novembre 2014 | Opera Rara

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Les aficionados d'Offenbach peuvent se réjouir avec cette première intégrale de l'un de ses opéras-comiques négligés (ils sont nombreux), le pur chef-d'œuvre Fantasio d'après la pièce d'Alfred de Musset. Depuis sa création à la Salle Favart à Paris en janvier 1872 où cet ouvrage n'eut pas un grand succès, puis à Vienne un mois plus tard, à Graz et à Prague en octobre, à Berlin en 1873, plus une reprise en 1927 à Magdebourg, Fantasio était tombé dans un total oubli, ce que cette partition enchanteresse, bien différente des opéras-bouffes du compositeur par sa densité et sa profonde mélancolie, ne méritait pourtant pas. Hormis les dialogues parlés (texte original en français) un peu torturés par ce plateau anglais qui a du mal à le dire, les chanteurs au contraire se montrent à la hauteur, que ce soit Sarah Connolly qui campe un superbe Fantasio, Brenda Rae une charmante Elsbeth, Russell Braun un prince de Mantoue tendre et viril, Neal Davies un Sparck éloquent. Le tout sous la direction poétique et vaporeuse de Mark Elder. Voilà une réalisation bien venue et hautement recommandable. (Qobuz / GG)
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Classique - Paru le 6 octobre 2017 | Halle Concerts Society

Hi-Res Livret
Deux des plus grandes symphonies du plus grand symphoniste anglais que fut Vaughan Williams, quel régal ! Pour la petite histoire, lui aussi composa neuf symphonies, comme quelques autres et non des moindres. La Sixième, terminée en 1947, est un véritable déluge orchestral dans lequel se rencontrent autant de saxophones hurlants et hystériques que de xylophones macabres, de cuivres délirants et de terrifiantes percussions martiales, en particulier dans le titanesque Scherzo que suit un sombre, fantomatique quatrième et dernier mouvement qui ne dépasse jamais le pianissimo (avec la fréquente précision « senza crescendo ») et dans lequel ne se rencontre ni thème ni développement, seulement une errance puissamment polyphonique faite de micro-cellules rythmiques et mélismatiques, dont certains moments parmi les plus désolés ne sont pas sans préfigurer la Troisième de Gorecki – bref, cette Sixième est un immense chef-d’œuvre. L’album signé du Hallé Orchestra dirigé par Mark Elder se referme avec la non moins imposante Quatrième de 1935, la première des symphonies de Vaughan Williams à ne porter aucun titre – musique pure donc, détachée de tout élément extérieur. Plus sévère que les trois précédentes, elle n’en est pas moins d’une grande profondeur et d’une sombre intensité, avec quelques amusantes réminiscences de Hindemith par moments, qui ne peuvent laisser personne indifférent. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 2 juin 2017 | Halle Concerts Society

Hi-Res Livret
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Classique - Paru le 6 novembre 2015 | Halle Concerts Society

Hi-Res Livret
Une voix de velours, presque de crooneuse, voilà la mezzo-soprano anglaise Alice Coote qui nous offre ici sa lecture très personnelle des si superbes Sea Pictures d’Edward Elgar, cinq mélodies à caractère maritime – que Mahler ne dédaigna pas de diriger à New York en 1910, preuve de l’immense estime dans laquelle il tenait son contemporain – de 1899 qui ne firent pas peu pour asseoir la renommée du compositeur. Même si ce sont plus particulièrement ses géniales marches de Pomp and Circumstance qui lui valurent la gloire définitive. On rappellera que la première et la deuxième marche furent écrites en 1901, tandis que les autres s’égrènent de 1904 à 1930. Elgar s’y montre un orchestrateur magicien, capable de conférer au genre de la marche – qui, chez d’aucuns, sonne parfois un peu militaire – ses lettres de noblesse : ce sont des marches de grande tenue, royales, amples, généreuses, à caractère parfois bien plus schubertien que sousesque ! En complément de programme, Mark Elder et l’Orchestre Hallé de Manchester nous proposent l’ouverture Polonia de 1915 qui, elle, ne manque pas d’un esprit quelque peu pompeux ; Elgar y cite certes Chopin, Paderewski et des mélodies populaires polonaises, mais le finale hisse tous les drapeaux. © SM/Qobuz