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Classique - Paru le 1 juin 2017 | Brilliant Classics

Hi-Res Livret
Avec l’écroulement du communiste et finalement la chute de l’empire soviétique, nombre de grands noms de l’histoire du pays, y compris des musiciens, furent relégués aux tréfonds de l’oubli, parfois à juste titre, parfois sans autre raison que des rancœurs extramusicales. De nos jours, le nom de Dimitri Kabalevski (1904-1987) est rarement mentionné en Russie, et sa musique négligée à l’extrême. Pourtant, à une époque, il était considéré comme l’un des cinq plus grands compositeurs de l’empire, avec Prokofiev, Chostakovitch, Miaskovski (lui-même quelque peu disparu des radars…) et Khatchaturian. Dès le début de sa carrière, Kabalevski embrassa les thèses du communisme, et resta fidèle à ses idées tout au long de sa vie, y compris lorsqu’il devint membre de l’Union des compositeurs soviétiques puis professeur au Conservatoire de Moscou, où il enseigna de 1932 à 1980, une remarquable longévité pédagogique. Se tenant mordicus à ses principes, lui-même et d’autres musiciens de son cercle parmi les plus influents dans les arcanes de la sombre politique soviétique ont sans doute souvent agi d’une manière qui, de nos jours, semblerait assez odieuse, en particulier dans son attitude vis-à-vis de bien des œuvres de Chostakovitch. Ses disciples, pourtant, se souviennent de lui avec gratitude et émotion… L’un des pans majeurs de la création du compositeur est dédié à des projets en faveur de la jeunesse et même de l’enfance, avec un grand nombre d’œuvres jetant un pont entre les capacités techniques des enfants et l’esthétique évoluée des adultes ; on lui doit aussi un projet-pilote pour l’éducation musicale dans vingt-cinq écoles soviétiques. Cet album présente deux œuvres de grande importance dans l’immense œuvre de Kabalevski. En premier lieu, le cycle des 24 Préludes Op. 38, écrits en 1943 et dédiés à Miaskovski, un proche ami depuis des années. La création fut assurée par le célèbre pianiste Yakov Flier. L’autre œuvre de l’album est la Troisième Sonate en fa majeur Op. 46, écrite en 1948, un ouvrage que des pianistes de la trempe de Horowitz défendirent avec ardeur. Bien sûr, l’auditeur entendra sans doute quelques influences de Prokofiev et Chostakovitch, dans un langage sans doute quelque peu plus « aimable » et moins rauque, parfois même se souvenant légèrement de Debussy. Le pianiste italien Pietro Bonfilio, très attiré par le répertoire russe, a décidé de se pencher sur ces œuvres bien trop rarement données. © SM/Qobuz