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Classique - Paru le 17 mars 2017 | Dynamic

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’opéra Olivo e Pasquale de Donizetti n’est pas son plus célèbre. En fait d’opéra, c’est plutôt un « melodramma giocoso », avec dialogues à la place des récitatifs, donc une sorte d’opéra bouffe. L’ouvrage date des premières années professionnelles du compositeur, en l’occurrence 1827, une demi-douzaine d’années avant sa grande arrivée sur la scène mondiale avec L'elisir d'amore, puis ses succès répétés avec Lucrezia Borgia, Maria Stuarda, Lucia di Lammermoor, La Fille du régiment, La Favorite et enfin Don Pasquale en 1843. Il est à noter que pour la création à Rome, le rôle assez principal de Camillo avait été confié à une contralto-en-pantalon, mais lors de la reprise la même année à Naples, le rôle fut « restitué » à un ténor : c’est cette version que nous propose ici (un enregistrement pris sur le vif) l’Orchestra dell'Accademia Teatro alla Scala, autrement dit l’académie orchestrale de la Scala. On y découvre déjà le Donizetti évolué, certes encore inspiré de Rossini mais déjà avec sa propre écriture mélodique. Pour mémoire, le sujet : Olivo et Pasquale sont deux frères, commerçants à Lisbonne. Le premier est fougueux et brutal, le second tout doux et timide. La fille du premier, Isabella, aime le jeune apprenti Camillo (celui-là même qui fut chanté par une contralto lors de la création romaine), mais son père veut qu’elle épouse le riche négociant Le Bross. Isabella informe Le Bross qu’il peut se brosser et qu’elle en aime un autre – le bonhomme croit d’abord qu’il s’agit de Columella, un vieux birbe ridicule, puis comprend qu’il s’agit de Camillo. Olivo saisit que sa fille a le culot de s’opposer à sa volonté, mais Le Bross comprend la situation et promet aux jeunes gens de les aider, avec l’aimable concours de Pasquale. Ils menacent de se suicider à 17 heures précises, Olivo ne les croit pas et refuse le chantage, mais pan ! à 17h, coup de feu, Olivo croit qu’ils ont mis leur menace à exécution, déclare qu’il aurait encore préféré que sa fille épousât Camillo, et miracle, le suicide était un faux : les deux jeunes apparaissent, le père bénit leur union, happy end. L’auditeur remarquera sans doute que le livret (voire la musique) présente quelques parallélismes avec La cambiale di matrimonio de Rossini, et il n’aura pas tort. © SM/Qobuz