Artistes similaires

Les albums

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Classique - Paru le 7 août 2015 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
Quasi-exact contemporain de Saint-Saëns, Friedrich Gernsheim partage avec ce musicien la singularité d’avoir été un enfant-prodige reconnu : sa première apparition en tant que pianiste concertiste virtuose date de 1850, lorsqu’il avait onze ans, et ce n’est que deux ans plus tard qu’il entreprit d’étudier avec Moscheles ! Autre point commun avec Saint-Saëns, un certain conservatisme qui le fit pencher du côté brahmsien plutôt que dans le camp liszto-wagnérien dès les années 1860. Son répertoire lui-même témoigne de cette préférence : quatre symphonies, des concertos, des quatuors à cordes ou avec piano, des quintettes, des sonates pour violon et piano… pas d’opéras dans la mouvance wagnérienne, pas de poèmes symphoniques dans la lignée lisztienne. Voici enregistrés ses deux quintettes avec piano, le Premier de 1877, brahmsien en diable si ce n’est un usage plus étendu du chromatisme et de quelques emprunts à des accents mélodiques hébraïques – Gernsheim était d’origine juive, ce qui lui valut à l’époque que l’on sait d’être effacé des mémoires. Le Second date de 1897, l’année de la mort de son ami Brahms ; la thématique emprunte parfois au fonds populaire de Bohème, puisque Gernsheim avait dédié son ouvrage que Quatuor de Bohème. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 6 octobre 2017 | CPO

Livret
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Classique - Paru le 21 juillet 2017 | TYXart

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Classique - Paru le 17 mars 2017 | CPO

Avec un tel nom, on pourrait imaginer que le compositeur Boris Papandopulo (1906-1991) est à la fois slave et grec. Et en effet, il est né d’un père grec et d’une mère croate, c’est donc un musicien yougoslave puis, à la scission de l’ex-Yougoslavie, croate. Et quand on dit musicien : Papandopoulo fut également journaliste, chroniqueur, pianiste, accompagnateur, et chef d’orchestre. Son œuvre compte quelque quatre cent soixante ouvrages, dans tous les genres : opéra, ballet, orchestre, concerto, musique de chambre, piano, chant. Sa carrière se déroula à Zagreb, à Split, à Rijeka, à Sarajevo, de sorte que l’on comprendra qu’il a inscrit dans sa musique une certaine dose de fonds folklorique des Balkans. Cela dit, il fut bien plus qu’un simple « compositeur nationaliste » puisque, doué d’une extraordinaire capacité d’absorption, il intégra tout autant le jazz, le boogie-woogie (à ce titre le dernier mouvement du présent Troisième Concerto pour piano est un chef-d’œuvre de finesse, d’écriture et de persiflage hautement savant), le sérialisme dont il sut férocement se moquer d’ailleurs, la pop même – mais toujours dans une écriture classique jusqu’au bout des ongles, les influences étant systématiquement synthétisées dans son propre langage –, la musique religieuse glagolitique, Chostakovitch et Prokofiev, bref, un extraordinaire creuset superbement doué. Voici donc son Troisième Concerto pour piano, dans lequel alternent les courants est-européens et le rock’n’roll, la virtuosité et l’humour, celui que l’on pourrait trouver chez un Jean Françaix, en vérité, ou dans la grande « musique légère » de la sphère britannique. Le Concerto pour violon, plus folkloriste sans doute et un chouïa post-néoromantique, semble peut-être moins original, mais ne serait-ce que pour le Troisième Concerto, cet album vaut le détour. D’autant que l’orchestre qui ici officie est celui de l’Opéra de Rijeka dont Papandopulo fut longtemps directeur musical voici quelques décennies !
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Musique symphonique - Paru le 6 mai 2016 | CPO

Livret
Quasi exact contemporain de Bartók et de Webern, le compositeur néerlandais Jan Pieter van Gilse fut raisonnablement célèbre de son vivant, ayant remporté en 1909 l’équivalent allemand du Prix de Rome, le Prix Michael Beer (un poète romantique allemand, frère de Meyerbeer), ce qui valut à van Gilse de passer quelques temps dans la Cité éternelle. Mais le sort semble s’être acharné sur lui : lorsqu’éclata la Grande guerre, lui qui avait « trop » passé de temps auprès d’institutions allemandes se vit ostracisé par les institutions néerlandaises auxquelles il tentait de postuler ; une fois qu’il eût décroché un poste, l’ostracisme se fit plus virulent de sorte qu’il finit par s’installer à Berlin en 1926. Dommageable décision car dès 1933, il dut songer à retourner aux Pays-Bas – mais la Seconde Guerre le força dans la clandestinité et c’est en tant que résistant qu’il trouva la mort en 1944. Si son langage musical, jusque dans les années 1920, resta tranquillement dans le giron du postromantisme allemand, il évolua vers plus de modernisme ensuite, mais qui jouait encore ses œuvres… L’album que voici propose un concerto de l’époque d’« après », les Trois esquisses de danse pour piano et orchestre de 1925, post-straussiennes – voire post-humperdinckiennes, puisque van Gilse étudia avec lui – en diable, ainsi que les Variations sur un chant de la Saint-Nicolas de 1908, pour violon, violoncelle et orchestre. Étonnante redécouverte que la musique de cet inclassable et inclassé musicien qui mérite cent fois les honneurs discographiques qui lui sont ici rendus par l’Orchestre Symphonique des Pays-Bas (« Orkest van der Oosten », basé à Enschede). © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 28 août 2015 | TYXart

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Classique - Paru le 1 janvier 2007 | CPO