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Classique - Paru le 1 mars 2017 | Brilliant Classics

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Non, il ne s’agit pas des œuvres d’un certain « Barrière de Bury », ainsi qu’on pourrait l’imaginer à la vue de la couverture de l’album, mais d’œuvres de Jean-Baptiste Barrière (1707-1747) d’une part, et de Bernard de Bury (1720-1785) d’autre part. On ne connaît de Barrière que six publications, dont les cinq premières pour violoncelle et pardessus de viole, tandis que le sixième volume, publié en 1740, est consacré au clavecin. Ce sont ces six « Sonates » que Luca Quintavalle joue sur une copie d’un clavecin du Lyonnais Pierre Donzelague de 1711. On remarquera que Barrière fait un usage du clavier – rapporté de ses pérégrinations italiennes – d’une grande modernité, avec force dissonances, accords complets et amples dans le grave du clavier, alternance entre « fort » et « piano » (facilité par le double clavier, bien sûr), et une virtuosité de main droite qui a dû étonner plus d’un musicien du temps. L’un des mouvements de la dernière sonate s’appelle La Tribolet, une remarquable prémonition de Rigoletto puisque le Triboulet en question n’était autre que le bouffon de Louis XII puis de François I, qui servit de modèle à Le Roi s’amuse de Hugo, et dont Verdi fit son opéra… L’album est complété par les Suites du très-versaillais Bernard de Bury, musicien de la cour, anobli par Louis XVI l’année de sa mort. Il semble que ses Suites soient des ouvrages de jeunesse, puisqu’ils furent publiés en 1736. De Bury s’approche plutôt du style d’un Couperin, très français, avec ce je-ne-sais-quoi d’esprit qui caractérise la musique de ce temps et de ce lieu. Quintavalle, disciple de Kristian Bezuidenhout, Andrea Marcon, Christophe Rousset et Andreas Staier, est désormais un habitué de Concerto Köln, des Talens Lyriques, de l’Academia Montis Regalis, du Divino Sospiro, du Gürzenich Orchestra ou des Hamburger Symphoniker. © SM/Qobuz