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Symphonies - Paru le 23 septembre 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
À partir de 1777, les symphonies de Joseph Haydn furent de plus en plus souvent données à Paris dans le cadre du Concert Spirituel, avec grand succès. Voulant sa « part du gâteau », la Société Olympique commande au compositeur, à la fin de 1784 ou au début de 1785, six nouvelles symphonies, les n° 82 à 87 selon la numérotation actuelle. Le surnom de la Symphonie n°85 en si bémol majeur, « La Reine de France », apparaît dès l’édition Imbault de janvier 1788. Est-il dû au fait que Marie-Antoinette avait particulièrement apprécié l’ouvrage ? C’est possible. La Loge Olympique s’était installée dans le Pavillon de l’Horloge du Louvre et donnait ses concerts devant un parterre d’aficionados de la haute société – l’orchestre lui-même comportait autant des musiciens professionnels que des amateurs de grand talent. Le premier concert de la Loge dans ce lieu prestigieux fut donné le mercredi 11 janvier 1786. « L’orchestre était dirigé par le fameux Viotti, », rapporte un chroniqueur de l’époque ; « Bel orchestre vraiment, dont une partie y paraissait en habit brodé, en manchettes à dentelles, l’épée au côté et le chapeau à plumet sur les banquettes ». Quant à « l’assemblée, dans l’attente où elle pouvait être que la Reine, les princes et les princesses vinssent assister au concert, [elle était] dans la toilette la plus brillante et la plus recherchée ». C’est durant cette année et la suivante que furent exécutées en avant-première les six symphonies parisiennes commandées à Joseph Haydn. Cela marqua une sorte d’apothéose dont le souvenir restera longtemps quasiment la seule trace du Concert de la Loge Olympique. Le Concert de la Loge, digne héritier de la Loge Olympique, débute son programme avec une très intrigante et singulièrement moderne symphonie de Henri-Joseph Rigel, plus ou moins contemporain de Haydn ; originaire d’Allemagne, cet auteur d’opéras-comiques francais devint plus tard altiste dans l’orchestre de la Loge Olympique. Enfin, deux airs, l’un de Sarti (avec une somptueuse partie de basson et de hautbois solos accompagnant le discours), l’autre de Jean Chrétien Bach, chantés par Sandrine Piau, complètent cette exploration parisienne de la fin du XVIIIe siècle. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 29 septembre 2017 | Aparté

Hi-Res Livret
Cela fait maintenant presque trois ans que le violoniste Julien Chauvin a fondé un nouvel ensemble sur instruments anciens avec l’ambition de faire revivre un chaînon de l’histoire musicale française : le Concert de la Loge Olympique. Créé en 1783, notamment par le Chevalier de Saint-George, cet orchestre est resté célèbre pour sa commande des Symphonies Parisiennes à Joseph Haydn. En reprenant le nom de l’ancienne formation (rebaptisé « Le Concert de la Loge » suite au conflit qui l’oppose au Comité National Olympique Sportif Français), l’ensemble de Julien Chauvin souhaitait explorer non seulement le répertoire, mais également les usages et les formes musicales de cette époque, lorsqu’il était encore habituel d’entendre au cours d’une même soirée de la musique symphonique entrecoupée par un air d’opéra ou de musique de chambre. Après un premier album Haydn autour de la Symphonie « La Reine », le Concert de la Loge poursuit ici son intégrale avec un nouveau volume consacré à la Symphonie « La Poule ». Balançant entre « des traits d’humour typiquement haydniens et des accents orageux qui annoncent le siècle romantique », comme l’explique Julien Chauvin, la symphonie La Poule a connu au fil du temps plusieurs « corrections » (dont certaines de la main même de Haydn), mais c’est ici la version originale qu’a choisie Le Concert de la Loge. Il donne ainsi à entendre au public actuel la version jouée par le Concert de la Loge Olympique lors des premiers concerts de 1786 au Palais des Tuileries. Fidèle à leur volonté de proposer un programme construit sur le format de la fin du XVIIIe siècle, mêlant différents genres et artistes lors d’une même soirée, Julien Chauvin et le Concert de la Loge ont décidé d’interpréter, outre La Poule, le Concerto pour piano n°17 de Mozart, avec en soliste le jeune Justin Taylor, considéré comme l’un des musiciens les plus prometteurs de sa génération. Enfin, complément aussi rare que précieux, figure sur ce disque la Symphonie en ré mineur de Marie-Alexandre Guénin, compositeur français admiré de ses pairs et membre du Concert de la Loge Olympique : une œuvre, selon Julien Chauvin, « teintée du courant Sturm und Drang, [qui] garde par ses proportions et son langage un goût français tout à fait particulier pour l’époque. » © Aparté

L'interprète

Le Concert de la Loge dans le magazine