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Flamenco - Paru le 3 février 2017 | Les Disques du Festival Permanent

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Née à Lebrija, dans le berceau du flamenco, Inés Bacán appartient à l'une de ces grandes dynasties flamencas où l'on retrouve presque tous les plus célèbres artistes du cante. Descendante du mythique Pinini, elle est la nièce de Fernanda et Bernarda de Utrera, la cousine d’El Lebrijano et de Pedro Peña et, bien sûr, la sœur de Pedro Bacán. C’est ce dernier qui l'avait incitée à monter sur scène et à faire découvrir au public sa maitrise des styles de base du chant flamenco gitan qu'elle n'interprétait jusque-là que dans l'intimité des fêtes familiales. « Dans ma famille si tu ne chantais pas bien ou si tu n'étais pas drôle (graciosa), personne ne te prêtait la moindre attention. Et moi je n'étais pas drôle, dit Inés, qui considère le chant comme une « longue conversation avec soi-même que d'autres peuvent aussi comprendre ». Ce fut une révélation. En duo avec son frère, avec la compagnie du clan gitan des Pinini ou avec le danseur Israél Galván, elle accède aux grandes scènes internationales : l’Opéra de Paris, la cour d'honneur du Palais des Papes à Avignon, la biennale de Séville … Dans ce disque, Inès Bacán s’éloigne du répertoire familial, dans lequel chacun doit s'efforcer de retrouver l'écho des générations passées. Devoir de mémoire qui est en même temps un rite sacré. Accompagnée de Pedro Soler à la guitare, parfois rejointe par le fils de ce dernier, Gaspar Claus au violoncelle, elle chante ici des "palos" (styles) du "levante" qu'elle avait entendus, petite, chantés par sa grand-mère Fernanda. Ainsi la Bambera, le Fandango mais aussi le "taranto" dans sa forme ancienne, les "granaïnas" de la terre de son mari Francisco Vargas ou la "serrana", très peu chantée de nos jours à cause de sa difficulté de tessiture. Le "romance corrido" est une épopée très ancienne qui se chantait dans les fêtes gitanes. Prennent aussi une belle place dans ce répertoire deux compositions de son fils José Vargas, une berceuse (nana) et une évocation chantée "por tientos" des trains de la déportation des gitans par les nazis. Elle termine par le chant profond (jondo) de la seguiriya. La Seguiriya est comme « un cautère qui brûle le cœur, la gorge et les lèvres de ceux qui la disent. Il faut se prévenir du feu et la chanter à une heure précise. » , nous disait Federico García Lorca…
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Flamenco - Paru le 1 janvier 1998 | Naïve Jazz - world

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Flamenco - Paru le 1 janvier 1995 | Naïve Jazz - world