Artistes similaires

Les albums

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Classique - Paru le 10 mars 1997 | Living Stereo

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Stereophile: Record To Die For
C'était le temps où l'Orchestre de Boston était le plus français des orchestres américains sous la direction de Charles Munch qui en fut le directeur artistique de 1949 à 1962. Ils ont réalisé ensemble toute une série d'enregistrements de musique française dans des prises de son spectaculaires datant du début de la stéréophonie. Celui-ci est particulièrement célèbre grâce à la rutilance de la Symphonie avec orgue de Camille Saint-Saëns et de La Mer de Claude Debussy, océan en furie secoué par les vents, sous la direction tempétueuse de Charles Munch. FH
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Classique - Paru le 3 juillet 2007 | Erato Disques - Warner Classics

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Henri Dutilleux a bénéficié durant toute sa longue vie de la fidélité de ses interprètes. Seiji Ozawa et Esa-Pekka Salonen, aujourd'hui et hier le violoncelliste Mstislav Rostropovitch, de même que le grand Charles Münch qui dirigeait Dutilleux avec un soin et une recherche de détails qu'on ne lui connaissait pas. Mort en 1968, Charles Münch n'a évidemment connu qu'une petite partie des œuvres de maturité du compositeur, comme les Métaboles qu'il dirigeait souvent et dont il laisse ici un superbe témoignage. Ce disque est aussi une histoire d'amitié. Celle qui unissait Dutilleux au chef-d'orchestre bien sûr, mais également celle que ce dernier partageait avec Arthur Honegger. Sa 4e Symphonie est un hommage à la souriante ville de Bâle, à sa culture ancestrale et à son carnaval, ainsi qu'au mécène Paul Sacher qui a commandé des œuvres aux deux compositeurs. FH
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Classique - Paru le 15 novembre 1993 | Living Stereo

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz
Charles Münch donne une force peu commune au ballet de Maurice Ravel. Le plus français des orchestres américains de cette époque, l'Orchestre Symphonique de Boston, joue cette partition qui lui est familière avec une virtuosité et une fougue uniques. Le souffle épique d'un Munch très inspiré nous fait entendre le plus beau matin du monde avant une Bacchanale effrénée d'une sauvage sensualité. Sous sa baguette enflammée, la Grèce idéalisée de Ravel devient proprement incandescente. FH
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Classique - Paru le 29 juin 2009 | RCA Red Seal

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Classique - Paru le 29 novembre 2011 | Les Editions de l'Opportun

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Classique - Paru le 11 avril 1988 | RCA Victrola

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Classique - Paru le 29 août 2011 | RCA Red Seal

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Classique - Paru le 25 novembre 1996 | RCA Gold Seal

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Classique - Paru le 27 décembre 1999 | Living Stereo

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Musique symphonique - Paru le 5 novembre 2012 | Collection Pierre Bergé

Livret
Ecouter la rencontre-podcast avec Pierre Bergé et André Tubeuf     Quelque chose dans l'histoire de la musique française à la fois a commencé et s'est conclu, achevé avec Hector Berlioz. Une liberté. La liberté d'humeur, alimentée dans l'individualité de la culture : Berlioz puisait son inspiration, sa ferveur aussi, dans sa mémoire à lui. Et la liberté de l'artiste : il a appris, certes ; mais ce qu'il sait, il le sait par lui-même; il est sans précédent, hors règlement. Mais il a des modèles, et moraux seulement. Berlioz admirait : c'était le meilleur de son éducation. En musique Beethoven et Gluck et ses poètes et dramaturges bien aimés : Goethe, encore vivant quand il conçut son Faust, par dessus tout Virgile, Shakespeare. Cette liberté, cette individualité se payent cher. Elles voudront dire humainement solitude souvent froissée, élans qui retombent, incompréhensions. L'homme seul va jusqu'au bout, et Berlioz achèvera ses Troyens, qu'il ne verra jamais. Les plus grands naissent posthumes, disait à peu près Nietzsche. Mais c'est un Berlioz de 27 ans romantique et bouillant (d'énergie, d'idées aussi) qui vivait en direct 1830 : des barricades s'élèvent, l'imagination prend le pouvoir et la Liberté, peinte par son ami Delacroix, porte haut son drapeau, ouvre la barrière, montre le chemin.     Il ne composait pas au piano, comme la plupart : à peine s'il savait en jouer. Son seul instrument était la guitare. Mais l'audition des symphonies de Beethoven, révélées à l'adolescent dans les années vingt, avait suffi à électriser sa force et sa fantaisie créatrices. Il verrait aussi grand. En quantité, il se plaira à des effectifs extravagants, babyloniens. Mais son génie fut de créer des sonorités inédites, exactement inouïes, des mixages, toute une palette de timbres : il inventait l'orchestre moderne. Et cet orchestre, il ne le coulerait pas dans le vif et le lent alternés de la symphonie formaliste qui ne décrit rien. Il en ferait des moments visionnaires. Rêveries et Passions ; un Bal ; une Scène aux Champs ; la Marche au supplice ; un Songe de Nuit de Sabbat. C'est une mise en scène, une dramaturgie de l'imagination, tout un opéra sans paroles qu'un Berlioz débutant, peu académique et furieusement poète, jetait sous le nom de Symphonie fantastique (qu'il ne ferait suivre d'aucune autre) à la face du monde stupéfait, qui lui fit un triomphe qui dure encore, et stupéfie toujours autant.     Si à l'orchestre il voyait grand, en opéra il voyait gigantesque et même, pour ses Troyens, colossal : ses ailes de géant, comme l'albatros de Baudelaire, l'empêchaient de marcher. Pourtant, paradoxe : le chant, d'un lyrisme épuré, souvent plein d'une pudeur virgilienne, investit et soulève tout ce qu'il a écrit de musique. Dans le premier état avec piano (1841) de ses Nuits d'été d'après Théophile Gautier, l'éblouissante diaprure orchestrale manque, mais la subtilité du rapport au piano, le dialogue, l'effet d'accumulation et de modulation, tout montre Berlioz dans son plus grand raffinement d'artiste. On en isolerait l'inouï Spectre de la Rose, scène lyrique complète ou déjà ballet : vision en tout cas. Mais le paysage d'amour et de mort de Sur les Lagunes ; le cri rentré d'Absence ; la mélancolie doucement narquoise de L'île inconnue, ultime embarquement pour Cythère, ne sont pas moins uniques dans le chant français. Berlioz pensait ici ténor, là mezzo. Il y a assez de variété vivante dans l'écriture vocale, assez de timbres épurés et savants dans le cycle orchestré pour que ces Nuits d'été puissent aller à une voix quelconque : pourvu que cette voix soit poète ! Charles Munch     Charles Munch est né en 1891 à Strasbourg, alors allemande, et servira en 14-18 sous l'uniforme allemand. L'Alsace redevenue française, il choisira de l'être, passionnément. Pas moins, sa formation et sa culture allemandes de violoniste le porteront, après avoir travaillé avec Carl Flesch, jusqu'à être konzertmeister de l'illustre Gewandhaus de Leipzig. Ensuite seulement, recruté à Paris par Walther Straram, il se fera chef d'orchestre et exercera (largement du fait de sa double appartenance, qui est double culture) une vraie influence sur la vie musicale française jusqu'à la fin de l'Occupation. En sa qualité de patron de la Société des Concerts du Conservatoire, il faisait entendre, outre les contemporains comme Honegger, Brahms aussi, alors pratiquement ignoré en France. Les Etats-Unis ne le découvriront qu'en 1946, invité à Boston, où Henri Rabaud et Pierre Monteux avaient déjà beaucoup oeuvré pour la musique française comme chefs permanents. Munch l'incarnera en sa personne élégante, aimable (mais autoritaire) et charismatique, ambassadeur itinérant dans le monde entier, mais fixe dès 1948 à Boston comme patron de l'orchestre, qu'il emmènera en tournées triomphales. Il sera en 1967 le premier patron de l'Orchestre de Paris, créé pour succéder aux Concerts du Conservatoire, mais mourra presque aussitôt, fin 1968. Sa croisade Berlioz constituera le plus précieux, et le coeur même, de sa triomphale discographie où suivent Debussy et Ravel, puis Bizet et Roussel, Honegger et d'Indy. Élégance mâle et panache ! Victoria de Los Angeles     Victoria de los Angeles, née à Barcelone en 1923, musicienne avant d'être une voix (et quelle voix !) sera Manon, Marguerite et Mélisande (jusqu'au Metropolitan Opera de New York) et chantait la mélodie française, Fauré et Debussy, comme (alors) personne en France. Ses disques avaient conquis le monde entier dès la fin des années quarante. Bayreuth l'acclamera en Elisabeth de Tannhäuser. Dans son soprano doré et lumineux, l'Espagne fauve et maure met sa sensualité, son mysticisme aussi. Sa seule rencontre avec Munch (elle enregistrait pour La Voix de son Maître, lui pour RCA) fut la bonne. Ils révélaient au monde Les Nuits d'été, vite destinées à devenir cultes.
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Classique - Paru le 29 novembre 2010 | RCA Red Seal