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 Karita Mattila en récital

La grande soprano finlandaise Karita Mattila chantera Berg, Brahms, Debussy et Strauss le 24 septembre à Pleyel.

Par Marc Zisman | Concerts et tournées | 10 août 2011
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Informations pratiques

Région: Île-de-France

Département: Paris (75)

Ville: Paris

Samedi 24 septembre, Les Grandes Voix propose un récital parisien de Karita Mattila à la Salle Pleyel. Accompagnée au piano par Martin Katz, la grande soprano finlandaise chantera Alban Berg (Sieben frühe Lieder), Johannes Brahms (Meine Liebe ist grün, Wiegenlied, Von ewiger Liebe, Vergebliches Ständchen), Claude Debussy (Harmonie du soir, Le Jet d'eau, Recueillement) et Richard Strauss (Der Stern, Wiegenlied, Allerseelen, Frühlingsfeier).

Karita Mattila est plus qu’une simple artiste, un véritable geyser théâtral et musical. Pour beaucoup, ses incarnations incandescentes de Jenufa et Katia Kabanova de Janácek, ou bien encore de Salomé de Strauss, sont parmi les plus marquantes de la dernière décennie. Son engagement absolu pourrait déborder l’exercice plus intime du récital avec piano. Il est au contraire vecteur d’une émotion intense. Ce qu’il faut en somme aux Lieder de Brahms, qui dépassent le cadre de la miniature poétique, mais aussi au lyrisme nu des Sept Lieder de jeunesse de Berg, et à celui, hypnotique de Strauss. Mais cette voix liquide, au timbre d’opale, mieux, d’aurore boréale, devrait aussi éclairer les poèmes de Baudelaire mis en musique par Debussy d’une lumière nouvelle.

Née le 5 septembre 1960 à Somero, Karita Mattila fut l'élève de Luisa Linko-Malmio à l'académie Sibelius d'Helsinki, qui la prépare pour le concours de chant. Elle fréquente ensuite Vera Rozsa à Londres. En 1983, elle remporte le premier concours de chant de Singer of the World Cardiff. Trois ans plus tard, elle fait ses débuts à Covent Garden à Londres dans des opéras de Mozart : Cosi fan tutte (Fiordiligi), La Flûte enchantée (Pamina), Les Noces de Figaro (la Comtesse). Elle est aussi Agathe dans le Freischütz de Carl Maria von Weber.

Mattila chante dans les plus prestigieuses salles des États-Unis, au Staatsoper de Vienne, au Bayerische Staatsoper à Munich et l'Opéra de Hambourg où elle chante Fiordiligi en 1991. Parmi les rôles de son répertoire figurent Eva dans Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg de Wagner, Amélia dans Simon Boccanegra de Verdi, Rosalinde dans La Chauve-souris de Johann Strauss fils, Tatiana dans Eugène Onéguine et Lisa dans La Dame de pique de Tchaïkovski ou bien encore Desdemona dans Otello de Verdi.

Karita Mattila chante également Chrysothémis dans Elektra de Richard Strauss à Salzbourg en avril 1995, aux côtés de Deborah Polaski, rôle qu'elle rechante en mai 1996 au Mai musical florentin sous la direction de Claudio Abbado. Le Festival d'Aix-en-Provence fait appel à elle pour Fiordiligi en 1995. Au Théâtre du Châtelet, Antonio Pappano la dirige dans le rôle d'Élisabeth de Don Carlos en mars 1996.

Abordant avec la même aisance le répertoire italien et allemand, la soprano finlandaise enregistre chez Philips un certain nombre de récitals et d'opéras mais sa carrière ne prend son envol qu'à partir de 1996. Elle interprète Elsa von Brabant dans Lohengrin de Wagner à l'Opéra Bastille en novembre 1996 sous la direction de James Conlon puis reprend Élisabeth en mars à l'Opéra de Lyon. Londres l'affiche encore en mars 1997 dans Elsa avec Gergiev à la direction musicale. Karita Mattila donne plusieurs concerts à Paris, Aix-en-Provence, Toulouse, Berlin, Genève, etc. Elle chante sous la direction des plus grands chefs dont Sir Colin Davis, Sir Georg Solti, Jeffrey Tate, Sir Neville Marriner, Zubin Mehta et Claudio Abbado. En 1997, l'Académie du Disque lui décerne les prix Laurence Olivier et François Reichenbach. En 2003, elle reçoit les insignes de Chevalier des Arts et des Lettres.

De retour à Paris, Mattila chante La Dame de pique de Tchaïkovski puis Fidelio de Beethoven en 2000 et Otello avec José Cura en mars 2001. Elle chante Arabella de Strauss au Théâtre du Châtelet en avril 2002 et encore à la reprise en mai 2005. En septembre 2003, elle aborde Salomé avec Chris Merritt à l'Opéra de Paris. Par la suite, on la retrouve dans Manon Lescaut au Lyric Opera de Chicago en novembre 2005, au Met dans Fidelio en mars et Lohengrin en avril-mai 2006, et Tosca à Helsinki en août 2006. En septembre 2009, elle ouvre la saison du Metropolitan Opera de New York avec Tosca dans la mise en scène de Luc Bondy.

Le site de la Salle Pleyel

Le site des Grandes Voix

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