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Randy Newman, il était une fois en Amérique

Avec "Dark Matter", le grand auteur californien reste caustique et touchant comme jamais...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 8 août 2017
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Avec un Donald Trump au pouvoir et une planète qui tourne de moins en moins rond, le retour aux affaires de Randy Newman après neuf ans de silence discographique ne pouvait qu’être grandement attendu… Tel un Cole Porter de la seconde moitié du XXe siècle, le septuagénaire californien a toujours brillamment jonglé entre causticité et émotion, portraits d’une rare justesse et fresques atypiques. Surtout, Randy Newman a quasiment créé un style à lui-seul.

Avec Dark Matter qui paraît au cœur de l'été 2017, le génie de la plume de l’auteur de Rednecks, Short People, Old Man, Sail Away, Political Science ou I Love L.A. est intact. Dans des arrangements de toute beauté (les cordes ne sont jamais hors-sujet chez lui), il raille la religion, les créationnistes ou Vladimir Poutine. Plus loin, il fait converser les frères Kennedy au moment de la crise de la baie des Cochons ou bien évoque la vie tragique du bluesman Sonny Boy Williamson qui se fera voler son patronyme par un confrère après avoir été assassiné…

Une fois de plus, Randy Newman a un sens renversant de la mise en scène de ses chansons. Que le style soit théâtral, ouvertement jazz ou plus blues, sa partition reste toujours assez intemporelle. Avec une telle originalité, pas besoin de réinventer la roue. Rester soi-même est suffisant. Ce que l’intéressé fait à la perfection tout au long de ce Dark Matter qui impose un peu plus son statut d’œuvre parfaite à chaque nouvelle écoute.



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