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Karen Elson, chroniques intimes

Le bel album "post-divorce" de l'ex de Jack White...

Par Max Dembo | Vidéo du jour | 17 avril 2017
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Qobuz

Sept ans après un premier album à la saveur folk et country, The Ghost Who Walks, réalisé avec Jack White, son mari d’alors, Karen Elson donne des couleurs nettement plus pop à Double Roses. Mais une pop à l’ancienne, plus héritée de Fleetwood Mac que de Taylor Swift… Enregistré à Los Angeles en trois semaines dans les célèbres United Studios à Hollywood avec le grand expert du son seventies californien (tendance Laurel Canyon), Jonathan Wilson, ce deuxième album de l’ex-mannequin britannique est une belle réunion d’invités triés sur le volet et qui donne le ton : Laura Marling, Josh Tillman alias Father John Misty, Pat Carney des Black Keys, Benmont Tench, Pat Sansone de Wilco, Nate Walcott de Bright Eyes et Dhani Harrison. Epaulée par ces classieux confrères, celle que certains journalistes ont appelé la version Loretta Lynn de PJ Harvey signe ici une œuvre mêlant poésie (elle intègre des vers extrait des Motel Chronicles de Sam Sheppard sur la chanson Double Roses) et, surtout, expériences personnelles. Plus de réel, moins de fiction en quelque sorte… Et si The Ghost Who Walks suintait Nashville et le sud gothique des Etats-Unis, Double Roses s’affirme un peu plus anglais. Comme un retour à ses racines pour cette native de Manchester. « De toute évidence précise Karen Elson, le secret de Polichinelle c’était que j'avais divorcé d’un homme très brillant et talentueux qui m’est très cher et que je respecte profondément. Mais en aucune façon il s’agit ici d’un disque de rupture. À presque 38 ans, j'ai vécu une vie sauvage et atypique. Double Roses est plutôt le regard que je porte sur mes vingt dernières années de vie, d'amour et de chagrin. Dire qu'il est écrit à partir d’une seule expérience, c’est réduire tous mes autres souvenirs puissants et poignants qui ont coloré tout le disque. Une chanson qui m’a influencé ici c’est Storms de Fleetwood Mac sur leur album Tusk. C'est Stevie Nicks dans toute sa fragilité ! Ça m'a profondément ému et réveillé au point de réaliser que si je ne faisais pas appel à mon propre chagrin, alors pourquoi faire un autre disque ? C'était le cri de guerre que j'avais besoin de pousser du haut de la falaise. C'est la raison pour laquelle j'aime la musique quand une chanson, un accord, une parole frappe votre cœur et vous tirent des larmes. J'aime dire que Double Roses est mon album "post-divorce". C’est un enregistrement sur ma vie qui change et moi sautant dans les profondeurs pour savoir ce qu'il y a là-bas. Un disque pour savoir “mais qu'est-ce que tout ça signifie et où en suis-je aujourd'hui ? “ » Au moment de ramasser les copies, Double Roses s’impose comme une œuvre profonde et dense, très marquée par la belle production vintage de Jonathan Wilson.



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