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Colter Wall, le bois brûlant

L'entrée fracassante d'un Canadien de 22 ans sur la scène country-folk...

Par Marc Zisman | Vidéo du jour | 18 mai 2017
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Son nom claque. Sa bouille, poilue des joues, en jette. Et dans les oreilles, sa country rustique comme sa plume déjà bien mature vise au cœur. Une petite vingtaine seulement et ce Canadien à la voix de vieux cow-boy usé par le temps et le Jack Daniel’s semble venir tout droit d’un certain âge d’or du genre. Installé dans le Kentucky profond, Colter Wall a déjà ouvert pour Lucinda Williams et Margo Price, reçu la bénédiction urbi et orbi de Steve Earle et casé son très beau Sleeping On The Backtop sur la bande originale de Comancheria (Hell Or High Water), le thriller de David Mackenzie.

Place à l’album ! Produit par Dave Cobb (à la console des derniers albums de Chris Stapleton et Jason Isbell), la chose est renversante. Aucune enluminure, pas d’effet, du brutal, du à poil ! Colter Wall enchaîne ses chansons, seul à la guitare acoustique. Un dénuement total pour mieux mettre en exergue des écrits en phase avec ce qui traverse les oreilles. Homme de goût, le jeune homme a même l’idée de reprendre cette merveille de Fraulein écrite en 1957 par Lawton Williams et chantée par Bobby Helms et dont Townes Van Zandt signa une version assez mythique sur son album The Late Great Townes Van Zandt. Un Townes Van Zandt dont il revisite Snake Mountain Blues… Plus humain qu’un mur, Wall fait furieusement penser à Fred Neil, à Woody et Arlo Guthrie quand ça n’est pas à Johnny Cash. Des références lourdes à porter mais qui ne devraient guère effrayer ce Colter Wall





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