Les albums

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Musique symphonique - Paru le 5 mai 2017 | Oehms Classics

Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Musique symphonique - Paru le 21 avril 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Les sonorités envoûtantes, la puissance explosive, l'art consommé de la dissonance de la Philharmonie de Vienne subliment Schmidt et Strauss. [...] On apprécie d'autant plus ce nouvel enregistrement qu'il est intelligemment couplé avec l'un des extraits les plus célèbres de l'opéra Intermezzo. Là encore, les sonorités des pupitres viennois, par leur lyrisme envoûtant, font merveille. Chaque intervention soliste (premier violon, clarinette, etc.) touche au miracle, tant l'art du chant et de la mélodie est sublimé par une formation en état d'apesanteur. [...] » (Classica, juin 2016)
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Symphonies - Paru le 7 avril 2017 | CPO

Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Il y a vingt-trois ans, Michael Schneider et sa jeune Stagione gravaient, déjà chez CPO, les Six symphonies, Op. 10 d'Abel. [...] Ils reviennent à Abel avec le troisième de ses six cycles de six symphonies, et l'évolution est claire : alors qu'en 1992 ils lissaient les contours des mouvements, [...] ils soulèvent ici des tempêtes, créent des tensions virulentes qui préfigurent les symphonies hambourgeoises de Karl Philipp Emanuel Bach. C'est pourtant à celle du jeune Mozart que Schneider les compare dans la notice. [...] Dès la première plage du CD, La Stagione nous agrippe par ses élans rythmiques, ses variations électrisantes et une bigarrure sonore comme on les aimait chez Telemann. [...] Un disque très excitant.» (Diapason, juin 2017 / Jean-Luc Macia)
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Musique symphonique - Paru le 3 mars 2017 | LSO Live

Hi-Res Distinctions Diapason d'or - Gramophone Award - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Il ne fait guère de doute que Thomas Adès (*1971) est le plus célèbre compositeur britannique de sa génération. À peine âgé de vingt-deux ans, il était déjà compositeur-en-résidence du Hallé Orchestra de Manchester, et lorsque Simon Rattle prend la direction du Philharmonique de Berlin, il inscrit le présent Asyla de 1997 à son concert d’inauguration ! Pour cet album enregistré en concert en 2016, c’est Adès lui-même qui dirige le London Symphony Orchestra dans un florilège de ses œuvres orchestrales ; on remarquera, dans Asyla, la présence de deux pianos accordés au quart de ton et d’un hautbois basse, une rareté, pour le deuxième mouvement qui semble autant se référer à Ives qu’à Bach ; tandis que le troisième mouvement a acquis statut de célébrité puisqu’il y est décrit une sorte d’ « atmosphère d’un immense night-club plein de danseurs et de drogués ». Tevot (2007, créé par le Philharmonique de Berlin) fait appel à un orchestre surdimensionné, et pousse les musiciens à l’extrême limite de leur technique instrumentale, en particulier dans le registre aigu ; sans doute une certaine influence de Britten s’y peut ressentir. La dernière œuvre majeure de l’album, Polaris de 2010, prend comme point d’appui une courte boucle au piano qui se développe inlassablement à l’orchestre dans une musique d’une saisissante beauté. Et en guise de « bonbon », Adès termine avec Brahms, une sorte d’anti-hommage sur un texte d’Alfred Brendel, ici chanté par Samuel Dale Johnson. © SM/Qobuz
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Symphonies - Paru le 20 janvier 2017 | Sony Classical

Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Bien qu’il soit surtout (mé)connu pour ses quelque cent dix sonates pour le piano, Muzio Clementi composa probablement quelque vingt symphonies. Hélas, seules deux nous sont parvenues « en entier », le reste n’existant que sous formes diverses, allant de l’esquisse à des mouvements entiers, le tout éparpillés à travers les bibliothèques de la planète. La musicologie moderne a réussi le tour de force de reconstituer quatre symphonies complètes, dont on pense que le matériau a été écrit entre 1818 et 1828. Et là, surprises en nombre : Clementi était un superbe symphoniste ! Certes, coincé entre Haydn et Mozart d’un côté, Beethoven et Schubert de l’autre, il eut un peu de mal à se trouver une niche personnelle, mais il n’en reste pas moins que ces symphonies, numérotées 1 & 2, offrent une richesse orchestrale et musicale de tout premier plan. Une sorte de « chaînon manquant » entre Haydn et Schubert, en quelque sorte… Oui, oui, le coup du « chaînon manquant » est souvent utilisé pour caractériser des compositeurs un peu mineurs. Et en effet, Clementi n’était pas le génie du siècle, mais sa musique vaut largement autant que celle d’autres musiciens de tout poil qui, eux, on droit aux feux de la rampe pour seule raison qu’à leur époque, il n’y avait pas tant de concurrence. Injustice réparée par cet album signé d’Ivor Bolton à la tête du Mozarteum de Salzbourg. © SM/Qobuz
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Symphonies - Paru le 13 janvier 2017 | Sony Classical

Hi-Res Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Musique symphonique - Paru le 6 janvier 2017 | BR-Klassik

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Choc de Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Enregistrements publics de 2014 (Mort et transfiguration) et 2015 (Une symphonie alpestre) pour ces deux monuments de la création symphonique de Richard Strauss, par le fantastique Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise et Mariss Jansons. Rien ne vaut le direct, en particulier pour des ouvrages un peu géants tels que Une symphonie alpestre et ses quelque cinquante minutes de durée pour un enchaînement de vingt-deux numéros « décrivant » 24 heures montagnardes, de la Nuit à la Nuit en passant entre autres par le lever du soleil, les ruisseaux, les glaciers, les pâturages, le brouillard, l’incontournable tempête et le crépuscule. D’aucuns jettent un regard critique sur le contenu quelque peu carte-postale de l’œuvre, une sorte de musique de documentaire sans le documentaire. Libre à chacun de considérer les choses selon sa vision ; toujours est-il que c’est là l’ultime grand monument poético-symphonique de Strauss, achevé en 1915, avant que le compositeur ne se tourne presque définitivement vers une existence lyrique. Et que la richesse de l’orchestration, l’invraisemblable palette sonore de l’orchestre et l’instrumentarium des plus fantastiques qui soient, en font un incontournable moment pour tout grand orchestre qui se respecte. Mort et transfiguration, par contraste, est le deuxième poème symphonique de Strauss, achevé en 1889 ; l’auteur n’avait alors que vingt-cinq ans mais déjà une fabuleuse maîtrise de l’orchestre, et suffisamment d’idées thématiques pour en reprendre certaines dans ses Vier letzte Lieder soixante ans plus tard, au crépuscule de sa vie. © SM/Qobuz « Un hymne flamboyant à la terre. [...] Il y a dix ans, RCO Live proposait un enregistrement public de la Symphonie alpestre par Jansons à la tête du Concergebouw d'Amsterdam. [...] Ce Strauss, qui puise encore son énergie originelle dans le rougeoiement de L'Or du Rhin, atteint des paroxysmes d'émotions lorsque l'étagement des plans sonores offre une profondeur inouïe dans la gamme des expressions. [...] Il faut donc — et c'est affaire de goût de chacun — choisir entre deux réalisations portées par un chef de génie. [...] Mort et Transfiguration évoque l'agonie d'un malade, depuis sa respiration haletante jusqu'à la révolte du mourant. Une fois encore, la comparaison avec le même chef et le Concertgebouw rejoint les mêmes conclusions que la partition précédente. Un disque somptueux. » (Classica, février 2017 / Sévag Tachdjian) « [...] cette nouvelle pierre du cycle Strauss de Mariss Jansons pour BR Klassik vaut d’abord pour une des visions les plus charnues et charpentées de la Symphonie alpestre parues ces dernières années, avec celle de Daniel Harding, qui ne lui ressemble en rien (Decca, plus distancié, épuré). » (Diapason, mars 2017 / Rémy Louis)
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Musique symphonique - Paru le 4 novembre 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Record of the Month - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Musique symphonique - Paru le 26 octobre 2016 | San Francisco Symphony

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Comme il est d’usage dans les enregistrements de l’Orchestre de San Francisco, ces programmes Debussy ont été enregistrés lors de concerts publics : c’est la politique de base, permettant à l’auditeur de se faire une image précise de ce que donnent l’orchestre et son chef Michael Tilson Thomas en situation « réelle ». Certes, il se peut que plusieurs concerts aient été exploités pour corriger d’éventuels toussotements ou la fausse note qui tue, mais il s’agit bel et bien d’une interprétation en continu de chacun de ces ouvrages. Images a été enregistré en mai 2014, Jeux en janvier 2013, La Plus que lente en septembre 2013. Cette dernière œuvre, assez rarement donnée car il s’agit d’une sorte de persiflage. Initialement conçue pour piano seul en 1910, elle se moquait gentiment de la mode d’alors des « valses lentes ». Pourtant, son tempo n’a rien de particulièrement lent : c’est plutôt une Valse lente pour mettre un point final à toutes les Valses lentes de la création. La version pour orchestre modeste – cordes plus quelques instruments de salon « à la tzigane » est de la plume du compositeur lui-même. Les Images sont ici données dans leur intégralité : Gigues, les trois mouvements d’Ibéria et Rondes de printemps. © SM/Qobuz « Michael Tilson Thomas avait à peine plus de vingt-cinq ans lorsqu’il gravait à Boston une stupéfiante version des trois Images (1971, DG). [...] Quarante ans plus tard, le chef américain remet le couvert. Certes, la palette du San Francisco Symphony n’a pas le même cachet que celle de la phalange bostonienne acclimatée à la musique française par Charles Munch (1949-1962). Davantage fondus dans la texture, le hautbois d’amour de Gigues sonne moins typé, comme l’alliage clarinette-hautbois-cor anglais des Rondes de printemps. Mais la musique respire avec la même hauteur de vue, et Les Parfums de la nuit virevoltent, plus capiteux que jadis. [...] » (Diapason, janvier 2017 / François Laurent)
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Musique symphonique - Paru le 21 octobre 2016 | Channel Classics Records

Hi-Res Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Symphonies - Paru le 23 septembre 2016 | Aparté

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
À partir de 1777, les symphonies de Joseph Haydn furent de plus en plus souvent données à Paris dans le cadre du Concert Spirituel, avec grand succès. Voulant sa « part du gâteau », la Société Olympique commande au compositeur, à la fin de 1784 ou au début de 1785, six nouvelles symphonies, les n° 82 à 87 selon la numérotation actuelle. Le surnom de la Symphonie n°85 en si bémol majeur, « La Reine de France », apparaît dès l’édition Imbault de janvier 1788. Est-il dû au fait que Marie-Antoinette avait particulièrement apprécié l’ouvrage ? C’est possible. La Loge Olympique s’était installée dans le Pavillon de l’Horloge du Louvre et donnait ses concerts devant un parterre d’aficionados de la haute société – l’orchestre lui-même comportait autant des musiciens professionnels que des amateurs de grand talent. Le premier concert de la Loge dans ce lieu prestigieux fut donné le mercredi 11 janvier 1786. « L’orchestre était dirigé par le fameux Viotti, », rapporte un chroniqueur de l’époque ; « Bel orchestre vraiment, dont une partie y paraissait en habit brodé, en manchettes à dentelles, l’épée au côté et le chapeau à plumet sur les banquettes ». Quant à « l’assemblée, dans l’attente où elle pouvait être que la Reine, les princes et les princesses vinssent assister au concert, [elle était] dans la toilette la plus brillante et la plus recherchée ». C’est durant cette année et la suivante que furent exécutées en avant-première les six symphonies parisiennes commandées à Joseph Haydn. Cela marqua une sorte d’apothéose dont le souvenir restera longtemps quasiment la seule trace du Concert de la Loge Olympique. Le Concert de la Loge, digne héritier de la Loge Olympique, débute son programme avec une très intrigante et singulièrement moderne symphonie de Henri-Joseph Rigel, plus ou moins contemporain de Haydn ; originaire d’Allemagne, cet auteur d’opéras-comiques francais devint plus tard altiste dans l’orchestre de la Loge Olympique. Enfin, deux airs, l’un de Sarti (avec une somptueuse partie de basson et de hautbois solos accompagnant le discours), l’autre de Jean Chrétien Bach, chantés par Sandrine Piau, complètent cette exploration parisienne de la fin du XVIIIe siècle. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 8 juillet 2016 | LSO Live

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Ouvrage de la grande maturité, Roméo et Juliette de Berlioz – du moins dans sa forme complète – n’a jamais vraiment percé sur les scènes ni dans les orchestres : certes, on entend souvent la Scène d’amour, isolée, ou le Scherzo de la reine Mab, tout aussi isolé. Mais l’œuvre entière, les sept numéros – en particulier les scènes chantées –, que nenni. C’est que Berlioz a, encore une fois, été presque trop original. Ce n’est pas vraiment un opéra, pas vraiment une symphonie, et à la différence par exemple de la Neuvième de Beethoven, les paroles sont quand mêmes celles d’un opéra et non point d’un simple poème. Bon… Il n’en reste pas moins que ce nouvel enregistrement, réalisé en public par le London Symphony Orchestra et Valery Gergiev, déborde de la vitalité et des coloris que l’on connaît aux orchestres britanniques. Les trois solistes vocaux : Olga Borodina, Kenneth Tarver et Evgeny Nikitin, compensent par une superbe qualité vocale les quelques errances dans la prononciation du français… © SM/Qobuz « [...] Ici, Gergiev joue de l'ambivalence de la forme (oratorio ou mélodrame ?) et des contrastes extrêmes de l'écriture. Il exalte à la fois la violence et le frémissement de la passion shakespearienne. La violence rugueuse des cordes du Symphonique de Londres chauffées à blanc restitue la dimension mendelssohnienne ainsi que la noirceur des décors. [...] Le grand atout demeure incontestablement l'orchestre, galvanisé par l'enthousiasme de Valery Gergiev.» (Classica, septembre 2016 / Stéphane Friédérich)
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Symphonies - Paru le 10 juin 2016 | Dacapo SACD

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Gramophone Editor's Choice - 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Le plus éminent compositeur danois de notre temps a tressé un corpus symphonique inédit, moderne, dépourvu de répétition, en prise directe avec son implication culturelle régulièrement rénovée grâce à une curiosité et une reflexion infatigables. S'il émonde la tradition, il féconde la modernité passée au crible de ses géniales créations fourmillant d'innombrables formules singulières. Le chef finlandais John Storgårds, spécialiste et ami du compositeur, dynamise comme jamais un Orchestre philharmonique d'Oslo au mieux de sa forme.» (Classica, octobre 2016 / Jean-Luc Caron)
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Musique symphonique - Paru le 3 juin 2016 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Prise de Son d'Exception - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Grand saut pour Masaaki Suzuki, le très célèbre meneur du Bach Collegium Japan, qui passe du Japon à la Finlande et de Bach à Stravinsky ! Cela dit, il y a assez longtemps que le chef a franchi la barrière du baroque pour s’intéresser aussi à des orchestres classiques, romantiques et modernes : le voici dans ce que Stravinski lui aussi offre de plus transfuge, à savoir sa réécriture très personnelle de quelques pages attribuées à Pergolesi dans Pulcinella. Le ballet Apollon musagète lui-même ne manque pas d’aspects néoclassiques ou post-baroques, comme les rythmes à la Lully pour l’ouverture, le rigoureux contrepoint qui transparaît à chaque moment, et l’écriture pour cordes héritée des anciens maîtres. Et même dans le Concerto en ré pour cordes, le compositeur recourt au genre du concerto grosso baroque ! Suzuki est donc là en terrain de connaissance, même si la langue diffère quelque peu : superbe confrontation, car le chef sait instiller une transparence et une pureté de jeu fort bienvenue dans un Stravinski si souvent surchargé par tant d’interprètes. © SM/Qobuz « [...] Sans que l'interprétation de Masaaki Suzuki soit le moins du monde archaïsante ou même apparaisse un exercice nostalgique, tout y devient idéalement lisible, linéaire, polyphonique par endroits mais toujours porté par une émotion très lumineuse et sereine. [...] Suzuki accentue de manière raffinée les alliages de timbres inédits soupesés par Stravinsky. La concentration légère du geste instrumental est un modèle. [...] » (Diapason, septembre 2016 / Patrick Szersnovicz)
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Musique symphonique - Paru le 18 mars 2016 | audite Musikproduktion

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour ce cinquième volume de l’œuvre complète de Schumann avec et pour orchestre, l’Orchestre de la Radio de Cologne, dirigé par Heinz Holliger, explore des répertoires un peu moins courus ; on pense en particulier au Konzertstück pour quatre cors et orchestre de mars 1849, un ouvrage donc relativement tardif dans la production du compositeur qui n’avait plus que cinq petites années créatrices devant lui avant de sombrer dans le silence puis la démence. Quatre cors solistes, voilà qui n’est pas fréquent – ceci expliquant cela, l’ouvrage n’est pas très fréquemment donné, d’autant que la partition exige en plus deux cors naturels, certes ad lib. Mais quand même… Les quatre parties de cor solo sont d’une difficulté assez diabolique, dont Schumann s’est permis d’user considérant le développement récent mais très rapide du cor chromatique à pistons. Le quatuor développe une richissime harmonie qui n’est pas sans préfigurer des moments solennels de l’écriture wagnérienne. En première partie de programme, l’on pourra (re)découvrir les deux Konzertstücke pour piano et orchestre, le premier également de 1849, le second appartenant carrément à l’ultime période du compositeur, 1853 : on y découvre un Schumann fantomatique, singulièrement proche du « blues » à la Chopin, dans une écriture d’apparence improvisée. Ici au piano, Alexander Lonquich. Et l’album est complété par la Phantasie pour violon et orchestre, elle aussi de 1853, année de détresse et d’errements. Patricia Kopatchinskaja prête son jeu à cet ouvrage lui aussi de grande errance, mélodique et harmonique, où Schumann ne veut plus s’attacher à rien… © SM/Qobuz « [...] Quel plaisir de retrouver Alexander Lonquich dans le Volume V ! Son intelligence musicale, son sens du phrasé et du modelé, son rubato souple et discret illuminent l’Allegro de concert puis l’Introduction et Allegro appassionato. L’introduction de l’Opus 134 se construit peu à peu, presque incertaine ; un monde y naît, une sensibilité s’y éveille, en contraste avec une direction stricte, mais attentive. Dans l’Opus 92, le panache martial du chef helvète rejoint l’élan du soliste. Après Varjon, Holliger élit donc à nouveau un pianiste agile et clair de contour, un choix esthétique précis qui l’aura guidé tout au long du parcours. Egale à elle-même, Patricia Kopatchinskaja sinue au sein de l’architecture de la Fantaisie pour violon, pliant phrasés et sonorités – le pur hédonisme instrumental lui importe peu –, diffractant les attaques (cadence, conclusion). Mais elle veille à ne pas en rajouter dans une œuvre où l’excès serait dévastateur, tout en respectant l’esprit – schumannien – que recèle son titre. [...] Dans le Konzertstück pour quatre cors, Holliger se grime en lieutenant de louveterie pour mener ses troupes à la battue – mêlant autorité et relief, accents conquérants et tempos exubérants. Saluons donc une dernière fois ce cycle vraiment remarquable… et pas seulement pour sa complétude !» (Diapason, juin 2016 / Rémy Louis)

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