Les albums

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Alternatif et Indé - Paru le 13 octobre 2017 | XL Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
En 2013 lorsqu’il publia 6 Feet Beneath The Moon, on se demandait s’il pouvait succéder à Mike Skinner (alias The Streets) dans le rôle du porte-parole de toute une génération. Archy Marshall plus connu sous le pseudo King Krule n’avait alors QUE 19 ans et capturait la voix saisissante des jeunes Londoniens comme l’avait fait plus d’une décennie auparavant celui qui restait le héros d’Archy… Quatre ans plus tard, son organe inattendu de baryton, profond et triste, plein de désillusion et de désorientation, a toujours ce même effet dévastateur. Et la blue wave de King Krule demeure fascinante. Cette tambouille unique que le jeune rouquin a toujours définie comme mêlant « le côté agressif du post-punk et de la no-wave et celui, plus doux, du blues et du jazz » a cette fois encore plus de gueule. Marshall a logiquement musclé ses compétences depuis ses débuts et il ose sur The Ooz des ponctuations inattendues (comme ces cuivres jazz qui accentue la mélancolie) qui rendent son second album encore plus ovni que le précédent ! © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 septembre 2017 | Jagjaguwar

Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Alternatif et Indé - Paru le 15 septembre 2017 | Mexican Summer

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec Pom Pom paru en 2014, Ariel Marcus Rosenberg alias Ariel Pink signait sans doute son disque le plus accompli. Celui aussi qui touchera un plus large public. Le génie californien de la pop indie montrait l’étendue de son talent d’auteur, compositeur et interprète, capable de faire du tube à fredonner sous la douche ou des compositions nettement plus osées et complexes. Trois ans plus tard, Dedicated To Bobby Jameson rappelle à nouveau que Rosenberg sait tout faire ! A 39 ans, il n’avait surtout jamais paru aussi nostalgique. Nostalgique de ses propres débuts, les options lo-fi de ce onzième album rappelant parfois celles de ses premiers essais. Il y aussi cette référence ouverte à Bobby Jameson, cité dans le titre du disque, songwriter engagé oublié assez culte des sixties qui fricota avec la dépression car n’ayant jamais croisé la route du succès. Un artiste de la marge auquel Ariel Pink s’identifie, évidemment… Encore plus baroque (la pop psychée des sixties, toujours et encore, allant de Syd Barrett aux Beatles/Beach Boys), invariablement caustique et décalé (Allo Frank Zappa ?) et ne reculant devant aucune expérimentation, il est surtout l’artisan de mélodies fantastiques. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 8 septembre 2017 | Sacred Bones Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Synthétiseurs martiaux, échos de cathédrales et percussions tribales, Nicole Hummel alias Zola Jesus sait planter un décor bien à elle en seulement quelques secondes. L’univers de l’Américaine pourrait vite déraper vers le plombant ou le claustrophobe mais non. Comme ses prédécesseurs, ce cinquième album est captivant dès ses premières mesures. Un brin moins pop que certaines productions récentes et lorgnant ouvertement vers ses premiers enregistrements, Okovi permet surtout à sa voix de s’affranchir encore un peu plus de ses influences (en vrac, Lisa Gerrard, Björk, Kate Bush, Liz Fraser et Siouxsie) pour imposer davantage sa propre solennité. Surtout que cette cuvée 2017 est sans doute sa plus personnelle. En proie à un certain mal-être, Zola Jesus trouve ici un exutoire magnifique, sans jamais s’apitoyer sur son sort. Une sorte de méditation sombre et belle superbement produite. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 25 août 2017 | Atlantic Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Il aura donc dû attendre de franchir la trentaine et de publier son troisième album sous le nom de The War On Drugs pour que son talent soit enfin reconnu. Avec Lost In The Dream paru en 2014, Adam Granduciel entrait dans la cour des grands, se retrouvant dans le Top 5 de quasiment tous les référendums de fin d’année des grands médias anglo-saxons, papier ou web. Un album qui canalisait à la perfection toutes ses marottes, lubies et obsessions Des fixettes classic rock (Springsteen surtout, Dylan pas mal, mais aussi Tom Petty voire Dire Straits), mais que Granduciel emballait dans un halo sonore comme chloroformé. Trois ans plus tard, A Deeper Understanding montre déjà que le succès ne lui est pas monté à la tête. L’album ressemble au prolongement éveillé de Lost In The Dream. Moins de Lost, moins de Dream, et une affirmation plus soutenue de son chant, de sa guitare et de ses paroles. Les influences restent les mêmes mais on sait clairement que le cerveau de The War On Drugs a cette fois les pieds bien collés au plancher des vaches. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 18 août 2017 | Procrastinate Music Traitors

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Alternatif et Indé - Paru le 7 juillet 2017 | City Slang

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Au moment de l’explosion intergalactique d’Arcade Fire au début des années 2000, un autre collectif canadien, originaire de Toronto lui, faisait aussi dresser l’oreille des fans de rock indé bigarré : Broken Social Scene, un étonnant assemblage chaotique qui liait Pavement à Tortoise, Sigur Rós aux Flaming Lips, le tout avec cet esprit de fanfare qu’on trouvait justement chez Arcade Fire... Après sept longues années de break et de projets solos divers, la bande de Kevin Drew reprend du service comme si de rien n’était. Car Hug Of Thunder s’inscrit dans le prolongement de Forgiveness Rock Record, dernier album en date de Broken Social Scene publié en 2000… Un salvateur retour au bercail auquel participent certains habitués de la famille BSS (Feist chante par exemple Hug Of Thunder). Un vrai plaisir d’entendre à nouveau un collectif toujours aussi unique. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 23 juin 2017 | Young Turks Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Paru en 2009, le premier album de The XX restera sans doute comme l’un des disques les plus influents des années 2000. L’alliage entre post-punk, dream pop, dubstep, new wave, électro et R&B était alors inédit. Mais surtout, Jamie Smith, Oliver Sim et Romy Madley Croft accouchaient de véritables chansons aux refrains solides… Le trio britannique le plus passionnant de la scène électro-pop n’avait pas donné de ses nouvelles depuis 2012 ; même si Jamie Smith avait publié en 2015, sous le nom de Jamie xx, un sublime album solo orienté dancefloor, In Colour, sur lequel il avait notamment invité… Romy et Oliver ! Les premières seconde d’I See You qui parait en janvier 2017 donnent le ton. The XX appuie davantage sur sa facette purement pop. Refrains léchés (Replica), groove soyeux (On Hold), séquences planantes (Test Me) et voix fortement mises en avant (Dangerous), ce troisième album studio offre un climat moins sombre que ses prédécesseurs. Mais le groupe ne remet pas pour autant en question la singularité de son univers et ne vend jamais son âme au diable. Comme lorsque sur le single On Hold, il s’amuse à sampler I Can't Go for That (No Can Do) d’Hall & Oates, sa musique intègre une forme de luminosité inédite. Un grand disque ouvert vers l’extérieur qui montre surtout que The XX a su évoluer et, plus simplement, grandir. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 juin 2017 | Universal Music

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Facile d’être populaire et commercial. Un peu moins d’être populaire, commercial ET brillant. Yelich-O'Connor alias Lorde entre de plain-pied dans cette catégorie réservée à quelques happy-few. Avec Melodrama, la jeune Néo-zélandaise confirme un talent déjà impressionnant sur Pure Heroine, son premier album de 2013, publié alors qu’elle n’avait que 16 ans ! Tous les éléments de l’ADN pop sont là. Lorde parle d’elle, d’être une fille de banlieue de tout juste 20 ans, de ses rêves, de la solitude et l’ennui, du passage à l’âge adulte, d’amour évidemment, de désillusion également, bref rien ne manque à l’appel côté clichés pop. Avec cette matière brute commune à tous, Lorde fait des miracles. Sans chercher à complexifier le genre et en restant solidement ancré dedans, elle impose sa singularité, son style, son nom. « Ecrire Pure Heroine, c’était ma façon de cerner notre gloire adolescente, de la mettre dans les lumières pour toujours, alors qu'une partie de moi ne meurt jamais. Melodrama concerne ce qui vient ensuite... La fête est sur le point de commencer. Je vais vous montrer le nouveau monde. » Avec ce deuxième album, elle met encore plus en exergue la teneur de sa plume, de son chant aussi. Musicalement, aucun effet racoleur à l’horizon car tout est fait pour magnifier la chanson, rien que la chanson. D’une certaine manière, cette maîtrise qui irradie Melodrama rapproche Lorde d’une Madonna, d’un Elton John ou d’une Kate Bush, plutôt que d’une Katy Perry ou d’une Miley Cyrus. Et dans son enveloppe post teenager, elle offre presque la candeur d’une chanteuse soul assez mature… Bref, autant de maîtrise de l’idiome pop, à seulement 20 ans, est assez renversant… © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 juin 2017 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Six années après Helplessness Blues, les Fleet Foxes sortent de leur tanière. Six années qui ne semblent pas avoir profondément modifié l’ADN de la bande de ces brillants folkeux originaires de Seattle, toujours aussi obsédés par les harmonies vocales. Avec Crack-Up, Robin Pecknold (qui s’était volontairement retiré du monde de la musique pour retourner étudier à la fac) n’a toujours aucun problème métaphysique pour jouer des coudes pour s’immiscer entre Crosby Stills Nash & Young et les Beach Boys. Dans son habituel halo de réverb’ quasi-mystique, la musique des Fleets Foxes associe à nouveau sur ce troisième album le bien-être physique que peut procurer une production de Brian Wilson et la subtilité de chansons à tiroirs harmoniques comme David Crosby en enregistra au siècle dernier sur son dément If I Could Only Remember My Name. Entre une ballade bucolique et une envolée quasi-baroque, ce folk luxueux aux arrangements de toute beauté fait de Crack-Up un disque impressionnant et habité. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 19 mai 2017 | Domino Recording Co

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Alternatif et Indé - Paru le 12 mai 2017 | Anti - Epitaph

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec leur pop filtrée au grunge et au lo-fi, Cleo Tucker et Harmony Tividad ont attiré l’attention dès leurs débuts en 2014. Au fil des années, le duo de Los Angeles a affiné son style et joué davantage sur l’entrelacement entre ses deux voix espiègles. Des harmonies vocales adossées contre une basse et une guitare et qui se sont nourries à des influences aussi variées que celles des Breeders, des Cranberries, d’Elliott Smith voire des Cocteau Twins. Après Before The World Was Big publié en 2015, Girlpool étoffe ici encore plus cet univers indie avec la batterie de Miles Wintner. Avec Powerplant, on sent les deux Californiennes totalement sorties de leur adolescence, aussi bien dans leurs textes que dans leur musique. Frais, jouissif et pas si anecdotique que ça… © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 5 mai 2017 | Dead Oceans

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Le temps semble s’être figé. Comme si les vingt-deux années séparant Pygmalion publié en 1995 et cet éponyme Slowdive sorti au printemps 2017 n’avaient finalement duré qu’une poignée de secondes… A l’heure où le revival shoegaze bat son plein, logique que l’un des leaders du mouvement refasse surface avec à bord Neil Halstead, Rachel Goswell, Christian Savill, Nick Chaplin et Simon Scott. On retrouve ainsi tous les marqueurs de Slowdive, comme si cette grosse décennie écoulée n’avait rien changé. Guitares réverbérées, chant chloroformé, claviers en apesanteur et refrains sucrés, la formation britannique reste une belle machine à rêver. Et sur un chef d’œuvre comme le single Star Roving, tous les ingrédients sont méticuleusement assemblés. Avec un tel album, pas la peine de dire c’était mieux avant puisque c’est très bien aujourd’hui… © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 5 mai 2017 | Matador

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Certains ont vu en Mike Hadreas une héritier d’Antony Hegarty d’Antony & The Johnsons, alors que le talent du cerveau de Perfume Genius est plus complexe que cette étiquette colée à la va-vite… La voix en apesanteur de l’Américain y est pour beaucoup dans cette comparaison mais son univers musical est plus dense voire plus kaléidoscopique. Paru en 2014, Too Bright, co-produit par Adrian Utley de Portishead, ne faisait que confirmer la richesse musicale de son art… Séquence minimaliste électro sombre à la Suicide, grandiloquence luxuriante et ballade à la R.E.M., Perfume Genius jonglait avec l’hédonisme ambigu du cabaret (comme chez PJ Harvey et Nick Cave), le minimalisme de certaines sonorités électroniques et ses démons intérieurs. Ce quatrième album ne modifie guère ses marqueurs. Car No Shape renferme lui aussi cet éclectisme très personnel. Une sorte d’androgénie musicale habite même cette cuvée 2017 qui si elle ne sonne pas comme du David Bowie du troisième millénaire en revêt certains habits. Dans les changements de rythme brutaux, Hadreas est assez génial. Et dans sa capacité à canaliser sa folie pour en faire de vraies chansons. Au point que l’on sorte de son disque avec la sensation d’avoir passé une soirée et surtout une nuit dans un lieu de débauche sonore fou dans lequel on rêve de retourner au plus vite… © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 5 mai 2017 | Matador

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Certains ont vu en Mike Hadreas une héritier d’Antony Hegarty d’Antony & The Johnsons, alors que le talent du cerveau de Perfume Genius est plus complexe que cette étiquette colée à la va-vite… La voix en apesanteur de l’Américain y est pour beaucoup dans cette comparaison mais son univers musical est plus dense voire plus kaléidoscopique. Paru en 2014, Too Bright, co-produit par Adrian Utley de Portishead, ne faisait que confirmer la richesse musicale de son art… Séquence minimaliste électro sombre à la Suicide, grandiloquence luxuriante et ballade à la R.E.M., Perfume Genius jonglait avec l’hédonisme ambigu du cabaret (comme chez PJ Harvey et Nick Cave), le minimalisme de certaines sonorités électroniques et ses démons intérieurs. Ce quatrième album ne modifie guère ses marqueurs. Car No Shape renferme lui aussi cet éclectisme très personnel. Une sorte d’androgénie musicale habite même cette cuvée 2017 qui si elle ne sonne pas comme du David Bowie du troisième millénaire en revêt certains habits. Dans les changements de rythme brutaux, Hadreas est assez génial. Et dans sa capacité à canaliser sa folie pour en faire de vraies chansons. Au point que l’on sorte de son disque avec la sensation d’avoir passé une soirée et surtout une nuit dans un lieu de débauche sonore fou dans lequel on rêve de retourner au plus vite… © MD/Qobuz

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