Les albums

63292 albums triés par Meilleures ventes et filtrés par Alternatif et Indé
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Alternatif et Indé - Paru le 21 octobre 2016 | Play It Again Sam

Hi-Res Livret
Avec Aventine paru en 2013, Agnes Obel étoffait un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique de son premier album, le grandiose Philharmonics. Trois ans plus tard, Citizen Of Glass ne se repose guère sur tous ces lauriers et prouve que la Danoise installée à Berlin sait encore faire évoluer son style si personnel. Ce troisième album esquive en effet les redites et l’on sent Agnes Obel désireuse d’approfondir ses modes de compositions, son rapport à la musique minimaliste ou répétitive voire même son utilisation des cordes. Approfondir pour surtout chambouler ses tics et ses habitudes. Comme sur le single Familiar où Obel se lance en duo avec… elle-même ! Sa voix naturelle croise ici sa voix grave et déformée, comme masculine, pour aboutir à une composition envoûtante au possible. Mais l’envoûtement de Citizen Of Glass semble bien plus ambitieux que celui ressenti au sortir de Philharmonics et Aventine. Plus grand, plus ample. Même lors de séquences instrumentales épurées et répétitives (le prenant Red Virgin Soil), Obel va à l’essentiel et ne se perd jamais dans du beau gratuit et vain. A de nombreuses reprises, elle s’extrait du cocon pop pour s’aventurer sur des terres vierges. La belle matière sonore de Citizen Of Glass est riche de tout cela, et de bien plus. Au fil des écoutes, l’album livre sa beauté singulière et confirme que la musicienne danoise est une artiste vraiment unique. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 23 juin 2017 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Reissue
Vingt ans après sa sortie durant l’été 1997, OK Computer refait surface en habits de lumière. Une réédition en deux volets. Un premier disque avec l’album original remastérisé. Un second de onze pistes réunissant faces B et inédits. Le genre d’édition à faire grimper les fans au rideau… Après le classicisme certes parfait de The Bends (1995), Radiohead entreprit donc une sorte de saut de l’ange dans l’océan d’un rock nettement plus expérimental. Comme du rock progressif revisité, subtilement perverti par des bribes d’électronique, OK Computer n’est jamais un simple laboratoire de savant fou expérimentant juste pour le plaisir d’expérimenter. Sous ces assemblages atmosphériques, derrière ces patchworks de textures héritées de Pink Floyd, de R.E.M. ou même des pontes du krautrock teuton (Neu ! et Can en tête), le groupe originaire d’Oxford n’oublie jamais de garder l’écriture dans son viseur. Entre la voix torturée, souvent lyrique (Exit Music (For A Film)) et toujours singulière de Thom Yorke (Karma Police) et les guitares avant-gardistes de Jonny Greenwood (Subterranean Homesick Alien), ce troisième album ne laisse aucun répit. Inventivité à son zénith, harmonies osées, production précurseur et instrumentation inventive, OK Computer a marqué son temps et continuera d’influencer des hordes de groupes et de musiciens… Le second disque de OK Computer OKNOTOK 1997 2017 réunit donc huit faces B (Lull, Meeting In The Aisle, Melatonin, A Reminder, Polyethylene (Parts 1 & 2), Pearly, Palo Alto et How I Made My Millions) et trois véritables inédits (I Promise, Man Of War et Lift). Enregistré en mars 1998 au studio d’Abbey Road à Londres, Man Of War était destiné à figurer sur la B.O. de l’adaptation cinématographique de la série Chapeau melon et bottes de cuir avec Uma Thurman et Ralph Fiennes mais le groupe, insatisfait du résultat, mis la chanson de côté. On peut toutefois voir des bribes de l’enregistrement de ce titre dans le documentaire Meeting People Is Easy. Radiohead a commencé à jouer sur scène en 1996, I Promise et Lift, lors d’une tournée américaine en première partie d’Alanis Morissette. Etonnant d’ailleurs que Lift et sa mélodie entêtante n’aie pas terminé sur le tracklisting final d’OK Computer… © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 10 février 2017 | Best Laid Plans - Columbia

Hi-Res
Ces derniers temps, la soul britannique a joliment relevé la tête en offrant des talents aussi variés qu’Amy Winehouse, Adele, Duffy, Sam Smith, Sampha ou bien encore Michael Kiwanuka pour n’en citer qu’une poignée. Impossible de ne pas ajouter Rory Graham alias Rag'n'Bone Man à ce brillant et éclectique cortège. Avec son single Human, le gros barbu tatoué originaire d’Uckfield, un petit bled du Sussex qu’il quittera pour Brighton, a imposé son chant rauque mâtiné de blues mais au timbre soul à souhait. Un titre qui ouvre son premier album lui aussi baptisé de la sorte. Ont une certaine expérience chez ce songwriter qui décroche la lune à 30 ans passés. Graham sait alterner entre hymne gorgé de gospel moderne et rhythm’n’blues habité. Et que la chanson soit épurée ou, au contraire, baignée de violons luxuriants, cet héritier de Joe Cocker réussit à toujours lui conférer une âme viscéralement soul. De quoi propulser Human au sommet des charts. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 janvier 2017 | Young Turks Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Paru en 2009, le premier album de The XX restera sans doute comme l’un des disques les plus influents des années 2000. L’alliage entre post-punk, dream pop, dubstep, new wave, électro et R&B était alors inédit. Mais surtout, Jamie Smith, Oliver Sim et Romy Madley Croft accouchaient de véritables chansons aux refrains solides… Le trio britannique le plus passionnant de la scène électro-pop n’avait pas donné de ses nouvelles depuis 2012 ; même si Jamie Smith avait publié en 2015, sous le nom de Jamie xx, un sublime album solo orienté dancefloor, In Colour, sur lequel il avait notamment invité… Romy et Oliver ! Les premières seconde d’I See You qui parait en janvier 2017 donnent le ton. The XX appuie davantage sur sa facette purement pop. Refrains léchés (Replica), groove soyeux (On Hold), séquences planantes (Test Me) et voix fortement mises en avant (Dangerous), ce troisième album studio offre un climat moins sombre que ses prédécesseurs. Mais le groupe ne remet pas pour autant en question la singularité de son univers et ne vend jamais son âme au diable. Comme lorsque sur le single On Hold, il s’amuse à sampler I Can't Go for That (No Can Do) d’Hall & Oates, sa musique intègre une forme de luminosité inédite. Un grand disque ouvert vers l’extérieur qui montre surtout que The XX a su évoluer et, plus simplement, grandir. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 juin 2017 | Because Music

Hi-Res Livret
London Grammar a pris son temps. Propulsés au sommet des charts dès If You Wait, leur premier album paru en 2013 (un disque Qobuzissime !), Hannah Reid, Dot Major et Dan Rothman ont méticuleusement pensé et conçu Truth Is A Beautiful Thing. Le jeune trio londonien qui construisait ses compositions autour de la voix envoûtante de sa chanteuse (qui n'est pas sans rappeler celle de Romy Madley Croft de The XX mais aussi de Florence & The Machine voire, chez les plus anciens, de Tracey Thorn d'Everything But The Girl) conserve ici une stratégie similaire. Et peut-être même amplifiée tant Rooting For You, la chanson qui ouvre ce disque, fait figure d’entrée de jeu d’écrin idéal à cet organe onirique et divin. Ce chant en apesanteur se retrouve à nouveau au service d’une pop atmosphérique, quasi-religieuse et aux portes d’une électro new age sur certains titres. En quatre ans, Hannah Reid a même musclé cet organe hors du commun. Surtout, elle n’abuse jamais de sa virtuosité qu’elle met toujours au service des chansons. Impressionnant. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 17 mars 2017 | Columbia

Hi-Res
Dans la horde de groupes estampillés new wave et qui verront le jour à l’aube des années 80, Depeche Mode affichera rapidement sa singularité, proposant une alternative à la musique des deux autres géants de l’époque, The Cure et U2. De la new wave sombre à l’electro-pop il n’y a qu’un pas que la bande de Dave Gahan et Martin Gore franchira brillamment. Des débuts sur les sentiers de la synthpop fleurant bon les années 80 puis un virage avec des productions aux sonorités nettement plus industrielles, plus sombres et savamment grandiloquentes… Presque 40 ans après sa naissance, le groupe britannique ne se repose pas sur ses lauriers et prouve même que son inspiration est loin d’être en berne. Avec Spirit, Dave Gahan, Martin Gore et Andy Fletcher ont même chamboulé leurs habitudes en ne travaillant plus avec Ben Hillier, aux commandes de Playing The Angel (2005), Sounds Of The Universe (2009) et Delta Machine (2013). Pour ce 14e album, Depeche Mode a en effet confié sa production à James Ford (ex-membre de Simian Mobile Disco et producteur des Arctic Monkeys, Klaxons, Last Shadow Puppets, Foals et Florence + The Machine) qui a taillé des habits beaux et sombres, d’une froideur jamais repoussante. Le trio innove aussi côté textes, les paroles de cette cuvée 2017 évoquant assez clairement les nombreux maux de la planète. Un choix inédit, Depeche Mode n’ayant jamais vraiment joué la carte de l’engagement politique en quatre décennies d’existence. Heureusement pour leurs fans, Gahan, Gore et Fletcher demeurent les princes des ténèbres d’une synth pop flamboyante qu’ils ont su adapter aux sons de leur époque. Enfin, cerise au sommet de ce gâteau, la voix rauque de Dave Gahan, inoxydable et toujours aussi impressionnante, surtout dans les ballades épurées comme The Worst Crime. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2014 | Play It Again Sam

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Avec Aventine, Agnes Obel étoffe un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique qui suintait de son premier album, le grandiose Philharmonics. Derrière un piano épuré emprunté à Erik Satie, la Danoise installée à Berlin étire ses miniatures vers davantage de grandeur. Comme d’immenses espaces sonores que sa voix réverbérée vient magnifier. On se laisse donc flotter dans cette sublime matière sonore. Dans ce rêve éveillé encore plus subtil que sur son prédécesseur. Moucheté par quelques violons ici. Ou par un violoncelle là. Un disque qui confirme le talent d’une musicienne hors du temps. Cette édition Deluxe comprend onze titres inédits dont des versions live de ses classiques tels que Fuel To Fire ou Words Are Dead, deux remix signés David Lynch et David Matz ainsi que trois titres inédits : Arches, Under Giant Trees et September Song. De quoi prolonger un peu plus la magie… © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2017 | [PIAS] Le Label

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
« Pour Lilies, j’ai voulu me retirer dans ma cave avec mon Pro-Tool, mon ordinateur et un micro Sure acheté cent euros. J’aurais pu m’offrir un grand studio et faire une grosse production. Mais j’ai souhaité me limiter à ce matériel. Je voulais revenir à l’essence même de la créativité. J’étais dans cette pièce où il n’y avait pas de lumière, où je ne faisais pas la distinction entre le jour et la nuit. Une situation particulièrement inconfortable, mais je me sentais libre. Je n’avais pas besoin de plus. » L’esprit et le contexte dans lesquels Melanie De Biasio a conçu Lilies sont finalement à l’image de cette artiste à part… Une chanteuse-musicienne toujours prête à se remettre en question pour à nouveau faire trembler les paravents qu’on met habituellement entre les genres musicaux. Paru en 2013, son album No Deal excellait dans ce corps à corps atmosphérique entre jazz, électro et rock. La Belge qui vénère Nina Simone et Abbey Lincoln s’éloigne à nouveau avec délicatesse des classiques sentiers battus de ce qu’on appelle communément le jazz vocal pour flâner vers la soul, le trip hop, le blues voire dans des éthers on ne peut plus impalpables. Dans ces séquences en apesanteur, Lilies impose un peu plus la marque De Biasio. Une manière de réduire en poussière les étiquettes et de jongler avec l’ombre et la lumière, le jour et la nuit. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 28 juillet 2017 | Columbia

Hi-Res Livret
Quatre ans déjà qu’on les attendait. Après le dément Reflektor en 2013, Arcade Fire revient avec Everything Now, cinquième album aux contrastes détonants. Pour l’occasion, la formation américano-canadienne s’est entourée de grands génies : Thomas Bengalter des Daft Punk, Steve Mackey de Pulp ou encore Geff Barrow de Portishead. Le moins que l’on puisse dire c’est que l’album en ressort transfiguré. Les synthés sont gonflés à bloc, les beats assurés. Everything Now est taillé pour les stadiums. Signs of Life part sur les terres de Blondie, des Cure et des Pet Shop Boys, Electric Blue lorgne chez les Talking Heads. Enregistrées pour la première fois hors de Montréal, à Paris et à la Nouvelle-Orléans, ses douze pistes aux textes plus que dépressifs orchestrent un mélange musclé très inspiré de synth-pop, new wave eighties, disco et même d’americana avec Put Your Money on Me et We Don’t Deserve Love où l'on retrouve Daniel Lanois au pedal steel. L’été se fera indoor, sur la piste de danse.
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Alternatif et Indé - Paru le 1 juillet 2016 | Best Laid Plans

Hi-Res
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Alternatif et Indé - Paru le 3 février 2017 | Polydor

Hi-Res
Si le succès n’a jamais harassé Elbow de ce côté-ci de la Manche, le groupe de Guy Garvey relève du phénomène sur ses terres britanniques. Une saga qui dure depuis déjà deux décennies, construite sous l’influence de la musique de Radiohead, Talk Talk ou bien encore Peter Gabriel. Les violons romantiques qui portent à bout de bras le premier titre de cette cuvée 2017, Magnificent (She Said), montrent la voie. Car Little Fictions est clairement placé sous les augures de l’amour et rien que l’amour. Une ambiance sans doute liée à la vie personnelle de Garvey, récemment marié avec la comédienne Rachael Stirling. Et les paroles d’une composition comme Trust The Sun ne laissent planer aucun doute quant à l’état d’esprit du chanteur. Mais ce septième album d’Elbow n’est jamais un cri béat ou niaisement amoureux, bien au contraire. Simplement, le grandiloquent fait place à l’intime et les mélodies touchent souvent au sublime pour ne pas dire à la perfection. Au fil des écoutes, les refrains de ces Petites fictions libèrent un peu plus leur puissance. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 2 juin 2017 | Infectious

Hi-Res
Trois ans après This Is All Yours, Alt-J s’amuse une fois de plus à brouiller les pistes. Toujours aussi inétiquetable, toujours aussi inclassable, le groupe de Leeds a conçu Relaxer comme un patchwork stylistique déroutant. Comme toujours avec Alt-J, on aura beau dire que ce troisième album est souvent pop, parfois folk (Last Year) voire rock brut (Hit Me Like That Snare), occasionnellement electro, tantôt lyrique (Pleader), quelquefois dépouillé, mais aussi très porté sur la voix de son chanteur Joe Newman, on ne sera pas plus avancé pour autant… Et puis il y a cette reprise totalement ovni de House Of The Rising Sun qu’on ne reconnait que par ses paroles, Alt-J ayant complètement changé la mélodie… Bref, comme leurs compatriotes Radiohead ou, de l’autre côté de l’Atlantique, Animal Collective, Alt-J empêche à leur manière la pop de tourner en rond en optant pour le contrepied incessant. Une marque de fabrique qui s’accentue peut-être avec Relaxer… Finalement, la pochette était un bon indice : une image extraite de LSD : Dream Simulator, un jeu sur PlayStation de 1998, un peu barge, sans véritable but ni mission, et dans lequel on pouvait croiser des femmes décapitées, des plantes multicolores géantes et des têtes sur pattes. Comme la transposition virtuelle de la prise de LSD… © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 14 juillet 2017 | Parlophone UK

Hi-Res
Un peu moins de deux ans après la sortie de A Head Full Of Dreams, Coldplay publie ces cinq titres qu’ils présentent comme un interlude. Une sorte de EP compagnon de leur dernier album studio en date. La bande de Chris Martin est sans doute à un tournant de son histoire. Devenu une sorte de U2 du troisième millénaire, Coldplay jongle entre son ADN initiale, les évolutions sonores de son temps et une forte propension à faire lever les foules. Le tout sans évidemment perdre son âme. C’est sans doute qui les a fait travailler à nouveau avec le grand Brian Eno (qui produisit Mylo Xyloto en 2011 et Viva la Vida en 2008) sur la chanson A L I E N S, pièce centrale de ce Kaleidoscope. Là, les Anglais retrouvent leurs fondamentaux. Les bases d’un pop très contemporaine à la fois aventureuse et consensuelle. Une pop enveloppée dans des sonorités magiques et intrigantes 100% Eno… Sur All I Can Think About Is You qui ouvre brillamment les hostilités, Coldplay se fait plus charmeur, plus intrigant même, sur le rythme d’une ballade hypnotique. Quant à Miracles (Someone Special), il est un nouvel alliage parfait entre pop et R&B grâce au featuring du rappeur d’Atlanta, Big Sean. Bref, Coldplay maîtrise une fois de plus chaque genre sur lequel il s’aventure… A Head Full Of Dreams était un disque particulièrement pétillant, exaltant, coloré et on ne peut plus festif. « Ce septième opus, confiait alors Chris Martin à la BBC au moment de sa sortie, on le voit comme le dernier livre de la saga Harry Potter. On ne dit pas qu'on ne fera pas un autre disque un jour mais c'est un cycle qui se termine. » A coup sûr, ce EP Kaleidoscope annonce le Coldplay de demain tout en gardant un œil rivé sur celui d’hier… © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 août 2016 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Après les parenthèses expérimentales en solo de son chanteur Thom Yorke mais aussi de son batteur Phil Selway, et les bandes originales de films de son guitariste Jonny Greenwood, Radiohead sort des buissons avec ce neuvième album studio assez magistral, preuve que l’inspiration est toujours au rendez-vous, plus de trente ans après la naissance du groupe. Mais la grosse surprise de A Moon Shaped Pool c’est finalement qu’il n’y en a pas ! Le quintet d’Oxford signe sans doute ici son disque le plus classique. Les yeux fermés, l’organe de Yorke est apprivoisé, comme la structure des compositions est elle aussi immédiatement cernée. On est donc en terrain connu sans jamais pourtant avoir la sensation de réentendre la copie d’un ancien titre. Radiohead met en veilleuse ses velléités expérimentales voire même électroniques au profit d’arrangement tantôt minimalistes, tantôt luxuriants. Même dans ses arrangements pour cordes réellement renversants, Jonny Greenwood semble viser l’épure, le trait ultime, dénué d’artifice superflu (Daydreaming). Ses divers travaux pour le 7e Art et notamment pour le metteur en scène Paul Thomas Anderson (Greenwood a signé les partitions de ses films There Will Be Blood, The Master et Inherent Vice) lui ont apportés une vision neuve et ample qui survole tout le disque. Même dans les séquences plus intimistes (Desert Island Disk), Radiohead conserve une certaine majesté. Et lorsqu’ils abattent la carte du post-rock voire du répétitif (Full Stop et Present Tense), leur musique se visualise grandement. Avec un tel album, Radiohead renforce un peu plus sa légende, son approche toujours aussi singulière et tout simplement sa propre discographie. © CM/Qobuz
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A/B

Alternatif et Indé - Paru le 10 juin 2016 | Elektra (NEK)

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Ouvrir sur No Good ? Sûrement pour faire comprendre aux auditeurs que la suite sera rock’n’roll, inspirée de tout ce qui se faisait durant l’âge d’or des guitares. On comprend mieux pourquoi la série Vinyl a choisi d’intégrer ce morceau à sa BO. Kaleo marque définitivement son territoire et se montre à son aise lorsqu’il faut éclabousser la foule d’un rock gras qui tâche. Ils font aussi des ballades folk leur spécialité et la voix de JJ Julius Son, parfois rocailleuse, souvent cristalline, séduit et transporte instantanément. Des guitares épaisses accompagnent le leader et les fûts frappés lourdement donnent un côté épique à A/B (Way Down We Go). Le travail de production est énorme et le rendu ne souffre d’aucune imperfection. Il faut dire qu’avec Jacquire King (Kings Of Leon) ou Mike Crossey (Arctic Monkeys), Kaleo a assuré ses arrières. L’ensemble de l’équipe a réussi à retranscrire idéalement le large éventail de musique que propose le Sud des Etats-Unis. Automobile et son incitation au voyage, suggérant Kerouac, All The Pretty Girl et sa pure folk, Vor i Vaglaskogi et son chant traditionnel… Rien n’est laissé de côté et Kaleo est impressionnant de maturité pour seulement son deuxième album. L’Islande est en train de devenir un vivier de jeunes talents et a décidément de beaux jours devant elle. Qobuzissime sans l'ombre d'un doute ! © AR/Qobuz

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Alternatif et Indé dans le magazine