Les albums

55599 albums triés par Pertinence et filtrés par Alternatif et Indé
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Alternatif et Indé - Paru le 21 octobre 2016 | Play It Again Sam

Hi-Res Livret
Avec Aventine paru en 2013, Agnes Obel étoffait un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique de son premier album, le grandiose Philharmonics. Trois ans plus tard, Citizen Of Glass ne se repose guère sur tous ces lauriers et prouve que la Danoise installée à Berlin sait encore faire évoluer son style si personnel. Ce troisième album esquive en effet les redites et l’on sent Agnes Obel désireuse d’approfondir ses modes de compositions, son rapport à la musique minimaliste ou répétitive voire même son utilisation des cordes. Approfondir pour surtout chambouler ses tics et ses habitudes. Comme sur le single Familiar où Obel se lance en duo avec… elle-même ! Sa voix naturelle croise ici sa voix grave et déformée, comme masculine, pour aboutir à une composition envoûtante au possible. Mais l’envoûtement de Citizen Of Glass semble bien plus ambitieux que celui ressenti au sortir de Philharmonics et Aventine. Plus grand, plus ample. Même lors de séquences instrumentales épurées et répétitives (le prenant Red Virgin Soil), Obel va à l’essentiel et ne se perd jamais dans du beau gratuit et vain. A de nombreuses reprises, elle s’extrait du cocon pop pour s’aventurer sur des terres vierges. La belle matière sonore de Citizen Of Glass est riche de tout cela, et de bien plus. Au fil des écoutes, l’album livre sa beauté singulière et confirme que la musicienne danoise est une artiste vraiment unique. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 10 février 2017 | Best Laid Plans - Columbia

Hi-Res
Ces derniers temps, la soul britannique a joliment relevé la tête en offrant des talents aussi variés qu’Amy Winehouse, Adele, Duffy, Sam Smith, Sampha ou bien encore Michael Kiwanuka pour n’en citer qu’une poignée. Impossible de ne pas ajouter Rory Graham alias Rag'n'Bone Man à ce brillant et éclectique cortège. Avec son single Human, le gros barbu tatoué originaire d’Uckfield, un petit bled du Sussex qu’il quittera pour Brighton, a imposé son chant rauque mâtiné de blues mais au timbre soul à souhait. Un titre qui ouvre son premier album lui aussi baptisé de la sorte. Ont une certaine expérience chez ce songwriter qui décroche la lune à 30 ans passés. Graham sait alterner entre hymne gorgé de gospel moderne et rhythm’n’blues habité. Et que la chanson soit épurée ou, au contraire, baignée de violons luxuriants, cet héritier de Joe Cocker réussit à toujours lui conférer une âme viscéralement soul. De quoi propulser Human au sommet des charts. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 13 janvier 2017 | Young Turks Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Paru en 2009, le premier album de The XX restera sans doute comme l’un des disques les plus influents des années 2000. L’alliage entre post-punk, dream pop, dubstep, new wave, électro et R&B était alors inédit. Mais surtout, Jamie Smith, Oliver Sim et Romy Madley Croft accouchaient de véritables chansons aux refrains solides… Le trio britannique le plus passionnant de la scène électro-pop n’avait pas donné de ses nouvelles depuis 2012 ; même si Jamie Smith avait publié en 2015, sous le nom de Jamie xx, un sublime album solo orienté dancefloor, In Colour, sur lequel il avait notamment invité… Romy et Oliver ! Les premières seconde d’I See You qui parait en janvier 2017 donnent le ton. The XX appuie davantage sur sa facette purement pop. Refrains léchés (Replica), groove soyeux (On Hold), séquences planantes (Test Me) et voix fortement mises en avant (Dangerous), ce troisième album studio offre un climat moins sombre que ses prédécesseurs. Mais le groupe ne remet pas pour autant en question la singularité de son univers et ne vend jamais son âme au diable. Comme lorsque sur le single On Hold, il s’amuse à sampler I Can't Go for That (No Can Do) d’Hall & Oates, sa musique intègre une forme de luminosité inédite. Un grand disque ouvert vers l’extérieur qui montre surtout que The XX a su évoluer et, plus simplement, grandir. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 17 juin 2016 | Warner Bros.

Hi-Res
Sentez-vous cette douce odeur pimentée ? C’est bien le retour des Red Hot ! Après une disette de cinq ans (à laquelle les fans n’étaient habitués), le groupe tout droit venu de Californie a enfin remis le couvert. Cette fois, la longue barbe blanche de Rick Rubin n’a pas traîné dans les studios d’enregistrement et ce sont bien Danger Mouse et Nigel Godrich (producteur de Radiohead) qui se sont occupés de régler la mire. Les deux magiciens ont rendu la musique du groupe plus atmosphérique, moins brute. Malgré la subtilité ambiante, les membres des Red Hot Chili Peppers ne renient pas leurs origines et on retrouve évidemment l’inimitable slap de Flea, les riffs de Josh Klinghoffer ou la voix d’Anthony Kiedis. The Getaway est un vrai condensé de pop funky, bercé par les chauds rayons de soleil de l’Ouest américain. © AR/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 septembre 2016 | Bad Seed Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
La création dans le deuil, pour le deuil et par le deuil traversent l’histoire de l’humanité depuis la nuit des temps. Avec Skeleton Tree, Nick Cave est désormais, lui aussi, un artisan supplémentaire de ce contexte pesant et tétanisant. L’Australien a enregistré ce 16e album des Bad Seeds lors de la mort tragique de son fils Arthur, 15 ans, tombé d’une falaise après avoir ingurgité du LSD… Impossible donc d’appréhender le moindre recoin de ce disque sans revenir à cette tragédie, même si certaines chansons avaient été écrites avant le drame. Nick Cave se met ici à nu. Plus aucun rempart n’existe entre l’horreur de ce qu’il vit et les mots et les notes qu’il enregistre. Du sans fard épuré qui n’est ni indécent, ni racoleur. Comme il le déclame en début de disque « With my voice, I am calling you ». C’est tout… A aucun moment, le leader des Bad Seeds n’utilise ce contexte dramatique pour placer un quelconque couteau sous la gorge de l’auditeur contraint, par pitié, d’aimer son disque. Ce long blues crépusculaire est une sorte de requiem beau et lancinant. Depuis quelques années déjà, le Cave a fait une croix sur la narration pure et ses disques réunissent des compositions plus proches de la poésie, du sermon voire de l’élégie que de la chanson. Ici, il pense à haute voix. Parle à ce fils défunt. Interpelle le ciel auquel il ne croit pas ; ou plus. Et à ses côtés, le fidèle multi-instrumentiste Warren Ellis immisce ses ingénieuses idées instrumentales dans cette prose émouvante, vêtue d'austérité… En 1991, Eric Clapton terrassé par un malheur identique avait enregistré Tears In Heaven dans un registre disons plus conventionnel, avec une approche plus pieuse. Sur Skeleton Tree, Nick Cave ne cherche aucun exutoire, ne lance aucun S.O.S. La situation qu’il vit est le carburant de sa création. Un fioul si puissant que le résultat comptera, à l’heure du bilan, parmi ses plus grands disques. © MZ/Qobuz
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A/B

Alternatif et Indé - Paru le 10 juin 2016 | Elektra (NEK)

Hi-Res Livret
Ouvrir sur No Good ? Sûrement pour faire comprendre aux auditeurs que la suite sera rock’n’roll, inspirée de tout ce qui se faisait durant l’âge d’or des guitares. On comprend mieux pourquoi la série Vinyl a choisi d’intégrer ce morceau à sa BO. Kaleo marque définitivement son territoire et se montre à son aise lorsqu’il faut éclabousser la foule d’un rock gras qui tâche. Ils font aussi des ballades folk leur spécialité et la voix de JJ Julius Son, parfois rocailleuse, souvent cristalline, séduit et transporte instantanément. Des guitares épaisses accompagnent le leader et les fûts frappés lourdement donnent un côté épique à A/B (Way Down We Go). Le travail de production est énorme et le rendu ne souffre d’aucune imperfection. Il faut dire qu’avec Jacquire King (Kings Of Leon) ou Mike Crossey (Arctic Monkeys), Kaleo a assuré ses arrières. L’ensemble de l’équipe a réussi à retranscrire idéalement le large éventail de musique que propose le Sud des Etats-Unis. Automobile et son incitation au voyage, suggérant Kerouac, All The Pretty Girl et sa pure folk, Vor i Vaglaskogi et son chant traditionnel… Rien n’est laissé de côté et Kaleo est impressionnant de maturité pour seulement son deuxième album. L’Islande est en train de devenir un vivier de jeunes talents et a décidément de beaux jours devant elle. Qobuzissime sans l'ombre d'un doute ! © AR/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 12 août 2016 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Après les parenthèses expérimentales en solo de son chanteur Thom Yorke mais aussi de son batteur Phil Selway, et les bandes originales de films de son guitariste Jonny Greenwood, Radiohead sort des buissons avec ce neuvième album studio assez magistral, preuve que l’inspiration est toujours au rendez-vous, plus de trente ans après la naissance du groupe. Mais la grosse surprise de A Moon Shaped Pool c’est finalement qu’il n’y en a pas ! Le quintet d’Oxford signe sans doute ici son disque le plus classique. Les yeux fermés, l’organe de Yorke est apprivoisé, comme la structure des compositions est elle aussi immédiatement cernée. On est donc en terrain connu sans jamais pourtant avoir la sensation de réentendre la copie d’un ancien titre. Radiohead met en veilleuse ses velléités expérimentales voire même électroniques au profit d’arrangement tantôt minimalistes, tantôt luxuriants. Même dans ses arrangements pour cordes réellement renversants, Jonny Greenwood semble viser l’épure, le trait ultime, dénué d’artifice superflu (Daydreaming). Ses divers travaux pour le 7e Art et notamment pour le metteur en scène Paul Thomas Anderson (Greenwood a signé les partitions de ses films There Will Be Blood, The Master et Inherent Vice) lui ont apportés une vision neuve et ample qui survole tout le disque. Même dans les séquences plus intimistes (Desert Island Disk), Radiohead conserve une certaine majesté. Et lorsqu’ils abattent la carte du post-rock voire du répétitif (Full Stop et Present Tense), leur musique se visualise grandement. Avec un tel album, Radiohead renforce un peu plus sa légende, son approche toujours aussi singulière et tout simplement sa propre discographie. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 17 mars 2017 | Columbia

Hi-Res
Dans la horde de groupes estampillés new wave et qui verront le jour à l’aube des années 80, Depeche Mode affichera rapidement sa singularité, proposant une alternative à la musique des deux autres géants de l’époque, The Cure et U2. De la new wave sombre à l’electro-pop il n’y a qu’un pas que la bande de Dave Gahan et Martin Gore franchira brillamment. Des débuts sur les sentiers de la synthpop fleurant bon les années 80 puis un virage avec des productions aux sonorités nettement plus industrielles, plus sombres et savamment grandiloquentes… Presque 40 ans après sa naissance, le groupe britannique ne se repose pas sur ses lauriers et prouve même que son inspiration est loin d’être en berne. Avec Spirit, Dave Gahan, Martin Gore et Andy Fletcher ont même chamboulé leurs habitudes en ne travaillant plus avec Ben Hillier, aux commandes de Playing The Angel (2005), Sounds Of The Universe (2009) et Delta Machine (2013). Pour ce 14e album, Depeche Mode a en effet confié sa production à James Ford (ex-membre de Simian Mobile Disco et producteur des Arctic Monkeys, Klaxons, Last Shadow Puppets, Foals et Florence + The Machine) qui a taillé des habits beaux et sombres, d’une froideur jamais repoussante. Le trio innove aussi côté textes, les paroles de cette cuvée 2017 évoquant assez clairement les nombreux maux de la planète. Un choix inédit, Depeche Mode n’ayant jamais vraiment joué la carte de l’engagement politique en quatre décennies d’existence. Heureusement pour leurs fans, Gahan, Gore et Fletcher demeurent les princes des ténèbres d’une synth pop flamboyante qu’ils ont su adapter aux sons de leur époque. Enfin, cerise au sommet de ce gâteau, la voix rauque de Dave Gahan, inoxydable et toujours aussi impressionnante, surtout dans les ballades épurées comme The Worst Crime. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 1 juillet 2016 | Best Laid Plans

Hi-Res
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Alternatif et Indé - Paru le 4 décembre 2015 | Parlophone UK

Hi-Res Livret
La version de l'album en qualité CD est disponible sur ce lien. Et de sept pour la bande de Chris Martin ! Comment aborder un nouvel album quand on s’appelle Coldplay, que l’on a plus grand-chose à prouver quant à sa capacité à accoucher de pop songs parfaites et qu’on s’apprête à souffler ses vingt ans de carrière ? La réponse s’intitule A Head Full Of Dreams. Et quelle réponse ! En signant un opus pétillant, exaltant, coloré et on ne peut plus festif, Coldplay risque d’en surprendre plus d’un. D’ailleurs, pour le cerveau du groupe, il s’agit réellement d’un disque à part. « Ce septième a confié Chris Martin à la BBC, on le voit comme le dernier livre de la saga Harry Potter. On ne dit pas qu'on ne fera pas un autre disque un jour mais c'est un cycle qui se termine. » Et pour impressionner encore un peu plus, les Anglais ont invité ici Noel Gallagher, Avicii, Merry Clayton, Beyoncé, Gwyneth Paltrow (ex madame Martin) et même un certain Barack Obama (samplé sur un titre). A l’arrivée, A Head Full Of Dreams est résolument pop et lorgne même presque parfois vers le R&B. Comme on est chez Coldplay, les ballades de rigueur, émouvantes comme il faut, sont là aussi au rendez-vous. Mais c’est finalement grâce à ses titres les plus dancefloor que Chris Martin et ses hommes raflent la mise. Du travail de pro’, encore plus efficace qu’à l’accoutumée. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 3 février 2017 | Polydor

Hi-Res
Si le succès n’a jamais harassé Elbow de ce côté-ci de la Manche, le groupe de Guy Garvey relève du phénomène sur ses terres britanniques. Une saga qui dure depuis déjà deux décennies, construite sous l’influence de la musique de Radiohead, Talk Talk ou bien encore Peter Gabriel. Les violons romantiques qui portent à bout de bras le premier titre de cette cuvée 2017, Magnificent (She Said), montrent la voie. Car Little Fictions est clairement placé sous les augures de l’amour et rien que l’amour. Une ambiance sans doute liée à la vie personnelle de Garvey, récemment marié avec la comédienne Rachael Stirling. Et les paroles d’une composition comme Trust The Sun ne laissent planer aucun doute quant à l’état d’esprit du chanteur. Mais ce septième album d’Elbow n’est jamais un cri béat ou niaisement amoureux, bien au contraire. Simplement, le grandiloquent fait place à l’intime et les mélodies touchent souvent au sublime pour ne pas dire à la perfection. Au fil des écoutes, les refrains de ces Petites fictions libèrent un peu plus leur puissance. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 3 juin 2016 | Marathon Artists

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Pas d’effet. Pas de superflu. Pas d’invité. Pas de etc. Juste des chansons, rien que des chansons. Max Jury a beau ne pas avoir dépassé le quart de siècle, son obsession reste intemporelle pour ne pas dire celle des anciens : l’écriture. Et comme le jeune Américain est homme de goût et que ses lubies semblent réunir Neil Young, Townes Van Zandt, Gram Parsons, Randy Newman, Paul McCartney, Harry Nilsson et Tony Joe White, il s’applique à atteindre la compo ultime, la chanson qu’on fredonnera jusqu’au bout de la nuit. Son premier album en réunit justement beaucoup des chansons fredonnables jusqu’au bout de la nuit. D’un classicisme de façade quasiment revendiqué, il enquille les mélodies sublimes et les arrangements raffinés. Comme son confrère Tobias Jesso Jr. auteur du magnifique Goon en 2015, Jury a opté pour le piano plutôt que la guitare. Sa plume, il la trempe dans les habituels sujets (l’amour en tête) sans pour autant copier ses illustres ainés. Son âme, il la rattache à la soul comme à la country. Car Max Jury sait bien qu’il fut un temps où les deux genres étaient siamois. Savoir cela, c’est bien. S’en rappeler, c’est mieux. En faire le cœur de son art, c’est jubilatoire. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 15 mai 2015 | Fueled By Ramen

Hi-Res
Cleveland doit se réjouir, après le sacre ultime des Cavaliers en juin 2016, voilà que sort un mois plus tard le très attendu quatrième album du duo de l’Ohio. Toujours aussi torturée, la pop de Twenty One Pilots n’hésite pas à piocher dans ce qui se fait de mieux chez l’oncle Sam et les rimes de Blurryface font parfois penser à celles de Macklemore. Cependant, Tyler Joseph et Josh Dun parviennent à surprendre puisqu’ils intègrent dans leurs mélodies du reggae, du dub (Ride, Polarize, Lane Boy…) ou même encore du… ukulélé (We Don’t Believe What’s On TV). Avec ce cocktail original, les deux musiciens s’imposent au milieu des plus grands noms depuis qu’ils se sont faits connaître en 2016 avec Vessel, leur troisième opus. Les claviers de Tyler Joseph sont l’extension de sa voix et les deux complices savent manier le rythme à merveille pour conserver une tension tout au long de Blurryface. © RB/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2014 | Play It Again Sam

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Avec Aventine, Agnes Obel étoffe un peu plus l’univers intimiste, climatique et on ne peut plus onirique qui suintait de son premier album, le grandiose Philharmonics. Derrière un piano épuré emprunté à Erik Satie, la Danoise installée à Berlin étire ses miniatures vers davantage de grandeur. Comme d’immenses espaces sonores que sa voix réverbérée vient magnifier. On se laisse donc flotter dans cette sublime matière sonore. Dans ce rêve éveillé encore plus subtil que sur son prédécesseur. Moucheté par quelques violons ici. Ou par un violoncelle là. Un disque qui confirme le talent d’une musicienne hors du temps. Cette édition Deluxe comprend onze titres inédits dont des versions live de ses classiques tels que Fuel To Fire ou Words Are Dead, deux remix signés David Lynch et David Matz ainsi que trois titres inédits : Arches, Under Giant Trees et September Song. De quoi prolonger un peu plus la magie… © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 10 mars 2017 | More Alarming Records

Hi-Res Livret
On compta sur les doigts de la Vénus de Milo ceux qui, au milieu des années 60, applaudirent Bob Dylan lorsqu’il décida de brancher sa guitare dans un ampli électrique. En 2015 avec son album Short Movie, Laura Marling s’abonna elle-aussi à EDF. A 25 ans seulement et déjà quatre albums au compteur, la jeune reine britannique du nu-folk, une des plumes les plus douées de sa génération, pouvait aisément se permettre un tel geste… Avec Semper Femina, elle poursuit son parfait dosage entre séquences acoustiques et amplifiées avec la même élégance. Ses envolées comme les cambrures de sa voix font toujours penser à la Joni Mitchell des seventies mais son écriture est si bluffante et sa palette vocale tellement riche de teintes et de sonorités inédites que ce sixième album souligne davantage l’originalité de sa démarche et la coupe un peu plus de ses influences passées. Pour Semper Femina, Marling a fait appel à Blake Mills, guitariste de Band Of Horses et producteur d’Alabama Shakes, qui lui a conçu l’écrin parfait, cocon raffiné juste là pour mettre encore plus en exergue son chant et sa prose. Un grand disque de folk contemporain. © MZ/Qobuz

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