Musique contemporaine

Les albums

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Classique - Paru le 13 janvier 2017 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte - Le Choix de France Musique
« [...] Parfois rayonnante mais souvent partagée entre méditation triste et féroces coups de griffes, chaque page exige une palette exceptionnellement variée, et absolument maîtrisée. C’est le cas avec la bande à Kremer, déjà auréolée d’un Diapason d’or chez le Polonais. Servis par cette formation d’élite, si affûtée dans les mouvements rapides, certains volets se souviennent d’abord de Mahler avant d’évoquer l’ami Chostakovitch, Bartok ou Prokofiev. [...] Aux commandes de l’Opus 153, la jeune Lituanienne Mirga Grazinyte-Tyla (née en 1986) soigne les climats autour de la clarinette superbe de Mate Bekavac. Le tapis feutré qu’elle déroule dans le Lento, les cordes qui pourchassent le souffleur comme une nuée de guêpes agressives dans l’Allegro molto – Moderato, montrent le sens des images de cette baguette prometteuse. On rend définitivement les armes au début du finale, dont la mélodie, tirée de la musique de scène pour la pièce Les Gens difficiles de l’Israélien Yosef Bar-Yosef, figure parmi les plus belles pages du compositeur. [...] » (Diapason, mars 2017 / Nicolas Derny)
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Musique de chambre - Paru le 6 janvier 2017 | NEOS Music

« C’est sa musique vocale, pan important de son catalogue, qui révèle le talent le plus flagrant du compositeur bavarois. Les Quatre tombeaux de vent (2013) sont organiquement liés aux poèmes de Frédéric Wandelère, sans volonté illustrative. L’écriture vocale, en adéquation remarquable avec la respiration du texte, convient à la voix consistante mais légère et pleine d’esprit de la soprano suédoise Thérèse Wincent. Bien qu’il déploie des textures, des teintes et des atmosphères diversifiées, Schachtner favorise pour l’ensemble instrumental un fauvisme qui rappelle à plusieurs reprises celui de Stravinsky. [...] La même finesse prévaut dans Austieg (2010). [...] la dimension narrative de cette ballade pour baryton et ensemble est traduite par une écriture en apparence spontanée, pleine de trouvailles. Peter Schöne parvient à combiner l’intimité du lied avec l’impact expressif d’un habitué des scènes lyriques. » (Diapason, mars 2017 / Pierre Rigaudière)
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Classique - Paru le 6 janvier 2017 | Evidence

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
Quel abîme sans fond que ces Huit pièces pour la rose des vents de Maurizio Kagel ! Commencé avec L’Est en 1989 et s’achevant avec Nord de 1994, ce périple fait allègrement le tour de la planète musicale car Kagel ne se situe pas à un endroit unique initial pour désigner ses directions : l’Est des uns est l’Ouest des autres, et quand au « Nord », il exprime en Amérique du Sud les contrées les plus chaudes puisqu’exposées plein nord – au soleil donc. Bref, il ne faut surtout pas imaginer que le facétieux compositeur se conforme à ce qu’un certain européo-centrisme pourrait imaginer de ces huit directions. L’excellent livret, d’ailleurs, précise la pensée du compositeur. On précisera ici que l’œuvre est conçue pour un petit orchestre de salon : clarinette, quintette à cordes, piano, harmonium, percussion à foison et une flûte de Pan. Quant aux multiples influences que Kagel a décidé d’inscrire dans sa partition, elles vont de Machaut à Stravinski, du chant grégorien à la musique militaire en passant par le cirque, le gamelan, le blues, les Minimalistes ou les Romantiques ; sans oublier des « situations » telles que des musiciens empêchés de jouer sur leur instruments, deux hommes-orchestre, cinq personnages déambulant avec une canne, des déménageurs installant un plateau, le quotidien d’un ingénieur du son, un clarinettiste à la retraite qui continue d’entretenir son instrument, le discours d’un dictateur – tout un catalogue à la Georges Perec qui serait, en quelque sorte, une espèce de cahier des charges loufoque et secret dont l’auditeur peut, selon son gré, tenir compte ou se passer entièrement. Quoi qu’il en soit, cette Rose des vents musicale est d’une hypnotique beauté très théâtrale. © SM/Qobuz ---- « Les qualités de l’ensemble Aleph n’ont pas besoin d’être rappelées. Depuis sa formation en 1983, ce collectif de compositeurs et d’interprètes a souvent mis des œuvres de Kagel à ses programmes, intimité précieuse pour trouver le ton juste de ces pièces qui pourraient, sans cela, paraître un peu trop sages. » (Diapason, janvier 2017 / Gérard Condé)
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Musique symphonique - Paru le 2 décembre 2016 | Naxos

Livret
« Bien qu’il ait exploité différents courants nouveaux – dodécaphonisme sériel, micro-intervalles, clusters, mesures variables, aléatoire contrôlé –, Tichtchenko est resté foncièrement fidèle à l’esprit sinon à l’esthétique de Chostakovitch. Elève de l’extravagante Galina Oustvolskaïa, il est demeuré plus traditionaliste qu’elle. [...] Bien défendu par les présents interprètes, le Concerto pour violon, piano et orchestre à cordes (2006) est d’une inspiration et d’une substance assez inégales. Deux courants expressifs – un influx rythmique se voulant optimiste, une tristesse beaucoup plus en demi-teintes – se partagent chacun des quatre mouvements [...] Les Trois mélodies de 1970, remarquablement orchestrées par Leonid Rezetdinov, montrent un autre aspect, subtil et intime, de Tichtchenko. Puis la Symphonie no 8 (2008) nous impressionne malgré son format concis – à peine dix-neuf minutes. [...] » (Diapason, mars 2017 / Patrick Szersnovicz)
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Classique - Paru le 25 novembre 2016 | Klarthe

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
[...] « Maya Villanueva est idéale ici par le ton, mais aussi l'atmosphère qu'elle sait créer dans chaque mélodie, d'un timbre aérien et clair, ici désincarné, et l'instant d'après, voluptueusement charnu. Le piano brillant, cristallin, mais aussi mélancolique, de Romain David sert parfaitement ces ambiances variées voguant de la sud-américanité vive à l'impressionnisme des Las horas, et le violoncelle, si cher à Ginastera, est pour moitié du CD un soubassement aussi solide que séduisant.» (Classica, février 2017 / Pierre Flinois)
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Classique - Paru le 18 novembre 2016 | ECM New Series

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Ce n’est peut-être pas là que vous trouverez le Gavin Bryars le plus emblématique [...] Mais c’est ici que résonne un peu de l’art choral d’un compositeur qui a su créer pour, et collaborer avec, d’excellents groupes vocaux – le Hilliard Ensemble et le Chœur de la Radio lettone hier, The Crossing aujourd’hui. Bryars tient cette formation de Pennsylvanie pour « le meilleur chœur d’Amérique du Nord », affaire de subjectivité instruite par des qualités très objectives (l’homogénéité, la clarté, la finesse du grain, l’ambitus étiré, etc.). Un instrument façonné par Donald Nally [...] Le quatuor de saxophones PRISM enrichit la palette du chœur en dialoguant avec lui, parfois dans un même souffle, entre torsades et scansions. [...] (Diapason, mars 2017 / Benoît Fauchet)
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Classique - Paru le 11 novembre 2016 | Percussions de Strasbourg

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Commande de l’État français et des Percussions de Strasbourg à l’occasion de son cinquantième anniversaire (déjà !), Burning Bright de Hugues Dufourt a été créé en 2014 au Théâtre National de Strasbourg. L’ouvrage emprunte son titre à un incandescent poème de William Blake, dans lequel le poète exalte le choc des contraires, condition originaire selon lui de toute manifestation de la puissance créatrice. Le conflit primordial entre l’« innocence » et l’« expérience », les deux états extrêmes de l’âme humaine, traverse tout l’œuvre de Blake, lui imprimant sa dimension tragique et son style visionnaire. La fureur éruptive et hallucinée de ses visions inspirait crainte et effroi aux lecteurs, inspira aussi à Dufourt l’un de ses ouvrages les plus réussis. Conçu d'un seul tenant, tel un « immense adagio à la manière de Bruckner » selon les termes du compositeur, Burning Bright rompt avec les contours et clôtures chers à la tradition. La musique s’élève par couches, les timbres dessinent leur propre espace de résonance, les sons enflent, se diffusent ou se tordent. À l’instar du poème de Blake, la musique mobilise des énergies primitives… À écouter avec attention, la richesse du propos en vaut la peine. Et entre Dufourt et les Percussions de Strasbourg, ce sont maintenant quarante années de complicité ! © SM/Qobuz « Les Percussions de Strasbourg ont réalisé sous la direction artistique de Jean Geoffroy un travail remarquable. Minutieux, les six musiciens contrôlent l’enveloppe de cette matière magmatique qui émerge, enfle, déborde éventuellement avant de se résorber. Dans cette forme longue comme en risquent peu de compositeurs, ils préviennent toute rupture de l’influx nerveux : ils ne se contentent pas de nous projeter dans une écoute contemplative, mais veillent à nous y maintenir. Il n’en fallait pas moins pour rendre justice à ce chef-d’œuvre qui, après les désormais classiques Erewhon et Sombre Journée, marque le sommet d’une collaboration entamée il y a quatre décennies.» (Diapason, octobre 2016 / Pierre Rigaudière)
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Musique de chambre - Paru le 11 novembre 2016 | Ondine

Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Ce deuxième volume consacré à sa musique de chambre pour cordes souligne la forte propension de Kaija Saariaho à décliner certaines oeuvres en divers arrangements – seules deux pièces sont ici interprétées dans leur version originale. Duo intimiste entre la voix et le violon, où le lyrisme généreux de Pia Freund n’empêche ni une certaine retenue ni une totale clarté, Changing Light (2002) est néanmoins typique des espaces larges que Saariaho réussit à ouvrir avec de petits effectifs. Le quatuor à cordes Terra Memoria (2006) se nourrit d’un motif simple, qu’un traitement complexe amène à traverser les textures les plus variées. [...] Les Finlandais de Meta4 sont aussi convaincants dans la dentelle que dans la toile épaisse.» (Diapason, mars 2017 / Pierre Rigaudière)
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Musique vocale sacrée - Paru le 28 octobre 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Les Kanon Pokajanen (Canons de la repentance) [...] se caractérisent par une écriture a cappella au plus proche du texte en slavon de Saint André de Crète (660-740), considéré comme l'inventeur du genre liturgique du canon, cette longue accumulation de strophes organisée autour des neuf odes bibliques traditionnelles. [...] C'est constamment beau mais, au disque plus encore qu'au concert, cela peut devenir lassant. Sans doute conscient de cet écueil, Daniel Reuss a préféré offrir une sélection d'une heure des Kanon, mettant de côté l'Ode V. Son interprétation, qui vise avant tout la clarté polyphonique, se démarque de celle des créateurs, le Chœur de chambre philharmonique estonien et Tõnu Kaljuste, plus proches de la tradition orthodoxe. Curieusement, malgré la permanence de la technique d'écriture, ce n'est pas une impression de ressassement mais de redéploiement perpétuel qui s'impose à l'écoute de cette musique qui combine efficacement symétrie et dissymétrie.» [...] (Classica, décembre 2016 / Bertrand Dermoncourt)
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Piano solo - Paru le 14 octobre 2016 | CapriccioNR

Distinctions 5 de Diapason
« Etrange et insaisissable Arthur Lourié. Né à Saint-Pétersbourg, il quitte son pays pour s’installer en France en 1924 – terre d’élection de nombreux musiciens russes. Son Concerto spirituale y est créé en 1936 par Charles Munch, avec Yvonne Lefébure en soliste. Il s’établit en 1941 aux Etats-Unis, où il restera jusqu’à sa mort. Son œuvre se ressent de ces arrachements successifs, de l’influence de Scriabine [...] à l’avant-garde russe, de la tentation « impressionniste » puis néoclassique à un formalisme plus abstrait. [...] Dès le premier des Cinq préludes fragiles op. 1, peut-être l’œuvre la plus immédiatement sensible d’un compositeur qui n’avait pas vingt ans, le sens de l’atmosphère, la subtilité, la beauté des timbres du pianiste allemand font merveille. [...] Quelle musique ! Osons une confidence : on entrait presque à reculons dans ces trois heures incertaines, et nous voilà pas loin d’être subjugué.» (Diapason, janvier 2017 / Bertrand Boissard)
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Musique symphonique - Paru le 7 octobre 2016 | Wergo

Sans aucune arrière-pensée, le compositeur letton Pēteris Vasks fait fi de toute l’avant-garde de la seconde moitié du XXe siècle pour développer, depuis plusieurs décennies (après avoir peu de temps tenté quelques expériences du côté de Lutosławski, Penderecki ou encore George Crumb), un langage résolument mélodique, harmonique, tonal, modal, lyrique, cantabile, dont voici deux grands représentants dans son catalogue : le Concerto pour flûte de 2008, et la Troisième Symphonie de 2005. Sans doute peut-on y déceler, du moins dans les moments les plus sombres, l’influence – parfaitement assumée et « digérée » – du Górecki de la Troisième Symphonie, pourquoi pas de Rachmaninov même, de Chostakovitch quand arrivent des instants plus grinçants (le deuxième mouvement de la symphonie, par exemple)… Mais Vasks déploie sa propre orchestration tout à fait personnelle, faite de coloris et de surprises. La soliste pour le Concerto est la flûtiste principale de l’Orchestre National de Lettonie, Dita Krenberga, l’orchestre de l’enregistrement étant l’étonnant et excellent Orchestre de Liepāja, toujours en Lettonie. © SM/Qobuz
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Piano solo - Paru le 7 octobre 2016 | Wergo

Distinctions 5 de Diapason
À une époque où une bonne partie de l’avant-garde des années 70/80 est une chose du passé, une page refermée, l’Allemagne – toujours un peu conservatrice, ou un peu en retard, ou un peu plus réfléchie quant à savoir ce qu’il faut écarter ou pas – n’a pas (encore ?) tout mis de côté. Darmstadt et Donaueschingen restent dans les esprits, et des compositeurs modernes empruntent toujours cette voix ; ainsi Walter Zimmermann (* 1949) dont voici quelques pièces pour piano : les récentes Voces abandonatas de 2005/06, l’une dédiée à Lachenmann pour son soixante-dixième anniversaire, l’autre à Morton Feldman pour son quatrevingtième ; des plus anciennes telles que Blaupause de 2003 et Romanska Bågar de 2004 pour la main gauche, et pour finir Aimide conçu entre 1987 et 2001. Il est à noter que, comme pour bien d’autres avant-gardistes, les ouvrages les plus récents semblent revenir vers un certain classicisme quasi-tonal, ou du moins teinté de pôles tonaux, une sorte d’évolution à rebours après certains excès dogmatiques (osons le dire…). On remarquera aussi The Missing Nail at the River (« Le clou manquant auprès de la rivière », comprenne qui voudra), pour piano et piano-jouet, dans la lignée sans doute de ce que fait parfois Kurtág dans son Jákétok. © SM/Qobuz « [...] Voici un disque remarquable, qui met sous les doigts d’un pianiste archidoué une musique mue par une grande force inventive. » (Diapason, mars 2017 / Pierre Rigaudière)
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Classique - Paru le 7 octobre 2016 | Aeon

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Gone étant le titre, qu’on se le dise, d’un seul des ouvrages de Jérôme Gombier présentés dans cet album qui en compte cinq, écrits entre 2007 et 2015. Du duo au quintette d’instruments naturels pour certains, instruments avec ajout d’électronique pour Gone et Dawnlight, voilà les effectifs requis pour ces pièces résolument avant-gardistes. Des pièces que l’on pourrait prendre pour ésotériques si l’on s’en tenait à la lecture du livret (« C’est le for intérieur, la moindre cavité, qui sont contraints à l’expression [silencieuse irait de soi] : les huisseries de l’effectif instrumental, le diaphragme stoïque de l’érable ou du buis, le manque d’air dans une clarinette qui concentre en elle la conscience de l’asphyxie… », ou encore « Les filons sonores viennent cogner et glaner un peu du visage de l’air, de son vide aussi ; l’air ruisselle, entorse, la respiration est ce recommencement alors que tout semble fini ; comprimé dans un instrument à vent, l’air semble cernée des intonations et diphtongues à venir, les expirations serrent leurs nœuds coulants ; l’espace acoustique reste prometteur, comme on entend respirer ce qui se terre dans des arrière-cours, sans jamais trouver l’occasion d’y entrer, on existe en auditeur plein de suppositions… », mais en réalité beaucoup plus simples, directes et impressionnantes si l’on se tient à la seule écoute – qui, finalement, est ce qui compte pour de la musique ! Gombier invente mille sonorités extraordinaires, étranges, inquiétantes, fantomatiques, que l’on a vraiment l’impression de n’avoir jamais entendues auparavant. Une musique intrigante qu’il faut découvrir. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 7 octobre 2016 | Deutsche Grammophon (DG)

Hi-Res Livret
La Cantata Memoria du compositeur gallois Karl Jenkins (* 1944) commémore le trentième anniversaire de la tragédie d’Aberfan, lorsque le 21 octobre 1966, 144 personnes, dont 116 enfants, périrent écrasés sous la coulée d’un pan de terril dans un village minier du Pays de Galles. Jenkins est un grand tenant du « crossover » : il fut longtemps membre du groupe de rock progessif Soft Machine, on lui connaît nombre de bandes-son pour la publicité, ce qui ne l’empêche pas d’avoir étudié à la Royal Academy de Londres, de détenir un doctorat en musique de l’Université du Pays de Galles, de se produire en concert à la tête de chœurs et avec des solistes « classiques » de premier plan. On ne s’étonnera donc pas que le style et le genre de la Cantata Memoria surfe allègrement sur diverses eaux, sans toutefois jamais s’approcher du rock : on imaginerait plutôt une sorte de Mendelssohn moderne, très trempé de modalismes à l’ancienne et d’une harmonie très classique. Après tout, c’est un ouvrage destiné au « grand public », quand bien même avec des moyens d’ampleur considérable et issus du monde classique. Vous y entendrez d’ailleurs rien moins que Bryn Terfel dans quelques numéros, et plusieurs chœurs d’adultes et d’enfants gallois. C’est le compositeur qui dirige lui-même son ouvrage. © SM/Qobuz
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Symphonies - Paru le 23 septembre 2016 | Český rozhlas (licencováno vydavatelství SUPRAPHON a.s.)

Distinctions 5 de Diapason
« Deux grands symphonistes tchèques dominent la génération qui suit celle de Bohuslav Martinu : Viktor Kalabis, humaniste cartésien, et Miloslav Kabelac, à la rigueur apparemment plus austère. Ce dont Supraphon nous offre (enfin !) la première intégrale des symphonies, se distingue par un sens très développé du tragique. [...] Très contrôlée, l’interprétation de Marko Ivanovic s’appuie sur des formes parfaitement lisibles, et joue beaucoup sur les effets de timbres recherchés par le compositeur. [...] le chef n’oublie jamais la portée philosophique de cette musique. Si on lui sait gré de garder les idées claires jusqu’au plus profond des ténèbres, on pourra lui reprocher de ne pas toujours se jeter à corps perdu dans le drame. Un bémol qui n’empêchera pas la somme de faire date. » (Diapason, mars 2017 / Nicolas Derny)

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