Musique contemporaine

Les albums

807 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Trios - Paru le 1 septembre 2017 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Il y a un monde entre le Premier Trio de Hindemith, composé en 1924 « dans le train » ainsi que le précisait le compositeur dans son propre catalogue, et le Second Trio de 1933. Autant le premier comporte encore certains de ces implacables éléments rythmiques et thématiques, quasiment prokofieviens, autant le deuxième déroule tout autant son langage contrapuntique ultra-sophistiqué qu’une douce toile lyrique (avec une pointe d’humour par moments), celle que l’on connaît du Hindemith plus tardif. Et il y a encore un monde entre les trios de Hindemith et celui de Schönberg, conçu en 1946, peu après que le compositeur eut failli succomber à une crise cardiaque. Oui, l’argument thématique est une série dodécaphonique, mais après quelques moments d’adaptation, il est impossible de ne pas déceler mille et une petites vaguelettes tonales, harmoniques, habilement cachées sous la texture. Le compositeur aurait déclaré que l’ouvrage était « une description de sa maladie », avec une bonne dose d’humour noir sans nul doute. Thomas Mann affirmait que Schönberg lui aurait dit qu’il avait tissé en secret son traitement médical, l’infirmier et tout le reste. Hanns Eisler, de son côté, estimait avoir découvert quels accords représentaient les piqûres… Ouille ! Bref, c’est bien là du Schönberg. Le Trio Zimmermann se compose de trois grands solistes internationaux : le violoniste Frank Peter Zimmermann, l’altiste Antoine Tamestit et le violoncelliste Christian Poltéra. Et tous les trois jouent des Stradivarius, excusez du peu. © SM/Qobuz « L'apparente sévérité du programme ne doit pas vous détourner d'une merveille. Plusieurs trios de prestige s'y sont frottés au disque, mais aucun n'a fait preuve d'une constance dans le travail, d'une exigence perfectionniste, d'une maîtrise de la couleur comparables à ce que réalisent depuis quelques années Frank Peter Zimmermann, Antoine Tamestit et Christian Poltera. [...] Antoine Tamestit [...] fait résonner la splendeur de timbre de son Stradivarius. Sur deux instruments du même luthier, Christian Poltera et Frank Peter Zimmermann lui donnent une réplique idéale, et l'on ne sait s'il faut plus admirer la somptuosité de chaque intervention soliste, ou saluer la perfection de l'ensemble, dont les trois voix s'entrelacent avec une égalité exemplaire. [...] Disque exigeant, certes, mais stupéfiant de beauté.» (Diapason, novembre 2017 / Jean-Claude Hulot)
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Musique symphonique - Paru le 3 juillet 2017 | San Francisco Symphony

Hi-Res Livret
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Musique symphonique - Paru le 30 juin 2017 | San Francisco Symphony

Hi-Res Livret
Pour Berg alors âgé de trente-deux ans, les Trois pièces pour orchestre marquent la fin définitive de son apprentissage avec Schönberg et son émergence comme personnalité artistique de plein droit. Bien que son ouvrage doive quelque révérence à Schönberg, en particulier ses Cinq pièces pour orchestre, il ne sonne en rien comme ce dernier. S’il est une voix qui se laisse entendre, c’est surtout celle de Mahler, qui s’était éteint en mai 1911, quatre ans avant ces Trois pièces. Les figures empruntées à la valse, à la marche, n’y sont pas étrangères, sans compter que l’on décèle dans le Praeludium un hommage direct à la Neuvième de Mahler. Il est évident que Berg est son héritier le plus direct, et que ses Trois pièces seraient bien plus une sorte de « Onzième de Mahler » que la Première de Brahms n’est une sorte de « Dixième de Beethoven ». Berg avait approché Schönberg dès 1904 et, jusqu’en 1910, avait étudié auprès de lui dans une relation puissante, épuisante, et souvent fusionnelle. En juin 1913, Berg rendit visite à son maître à Berlin, mais ce séjour fut quelque peu cahoteux. D’emblée, Schönberg avait souligné un certain manque de souffle dans les œuvres de son élève pourtant si doué, et l’avait lancé sur la voie d’un grand développement symphonique. Quelques semaines déjà après cette divergence de vue, Berg se lança dans une grande composition, en effet : les Trois pièces pour orchestre, hautement dramatiques, fantomatiques, fantasques, qu’il dédia à son maître malgré (ou à cause de ?) leur différend. Michael Tilson Thomas, connu aussi sous le sobriquet de MTT (prononcez Hemtiti), débuta à l’Orchestre de San Francisco dès 1974, et en devint le directeur musical en 1995. Son ambitieuse politique d’enregistrements a permis à l’orchestre de se hisser au rang des ensembles les plus visibles sur la scène internationale. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 5 mai 2017 | Oehms Classics

Livret Distinctions 5 Sterne Fono Forum Klassik
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Concertos pour violon - Paru le 21 avril 2017 | Orchid Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
C’est précisément l’année où est né John Adams, 1947, que Heifetz créa le Concerto pour violon de Korngold que nous donne ici le violoniste-star russe Ilya Gringolts – qui joue aussi, on s’en doute, le Concerto d’Adams, écrit en 1993. Tout oppose stylistiquement ces deux ouvrages, hormis leur intense gourmandise mélodique et – tout aussi important – leur total rejet des explorations de l’atonalisme et du dodécaphonisme. Adams est un compositeur qu’il est bien difficile de cataloguer ; on aime à le parquer du fer rouge du « minimalisme », mais ce terme reste bien pauvre eu égard à la richesse de ses palettes sonores, thématiques, harmoniques et rythmiques. Tout au plus pourrait-on parler d’un processus « structure/motif – transformation », dans lequel le compositeur met en marche des éléments de base qu’il reprend inlassablement en les métamorphosant, lentement mais sûrement, tout au long du développement de son discours. Dans le cas du Concerto pour violon, les métamorphoses sont tellement considérables qu’il et bien difficile de déceler le principe de répétition, même s’il y est. Quant au Concerto de Korngold, le compositeur estimait qu’il était plus conçu pour un « Caruso du violon » que pour un Paganini, tant l’élément mélodique est prépondérant. Bien qu’il fît son possible pour que son Concerto ne fût pas vu comme de la musique de film, il n’y intégra pas moins des thèmes repris de quatre partitions pour Hollywood, mais l’auto-recyclage n’est-il pas l’une des marques des grands compositeurs, ainsi qu’on peut le voir jusques et y compris chez Bach ? Et en effet, il aurait été bien dommage que des thèmes d’une telle richesse fussent confinés simplement et uniquement à une bête pellicule. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 21 avril 2017 | NMC Recordings

Hi-Res Distinctions Gramophone Editor's Choice
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Concertos pour clavier - Paru le 21 avril 2017 | Toccata Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
« Second volume de l'œuvre pour piano et orchestre, largement ancrée dans le dodécaphonisme, d'Ernst Krenek (1900-1991). Le plus modeste de la série, le Petit Concerto pour piano et orgue (1940), remporte la palme de la singularité : un haiku d'une grâce infinie. Après un début nerveux, le Concerto n° 4 (1950) se cherche et finit par se trouver dans de savants jeux de timbres. Créé sous la baguette de Mitropoulos, le Concerto pour deux pianos ne semble guère avoir concerné le compositeur. Interprétation d'une clarté exemplaire de Mikhail Korzhev au piano et de Kenneth Woods à la baguette.» (Diapason, septembre 2017 / Bertrand Boissard)
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Classique - Paru le 10 mars 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
New York, Ensemble Intercontemporain, Matthias Pintscher, voilà qui est certes tout un programme mais quid du programme, sur la couverture de cet album ? Donc, les détails : Varèse, Carter, Reich, Cage et Feldman pour les compositeurs les mieux connus de ce côté de l’Atlantique, Sam Sheperd et David Fulmer pour les deux autres. On commence avec Intégrales de Varèse, écrit entre 1923 et 1925, tandis que les ouvrages les plus conséquents sont WTC 9/11 de Steve Reich – dont on comprend qu’il traite de l’attaque terroriste sur les États-Unis le 11 septembre 2001, et plus précisément sur la destruction des deux tours jumelles du World Trade Center (d’où « WTC ») –, et moins politiquement et humainement chargé, Music for Wind Instruments de John Cage, un ouvrage de jeunesse de 1938 encore très teinté de Schönberg ; et le Concerto pour clarinette d’Elliot Carter, composé en 1996. Pour WTC 9/11, Reich met en œuvre des sonorités pré-enregistrées, plus particulièrement des témoignages de divers corps tels que les pompiers, la défense nationale, des voix de témoins, des religieux lors de services mémoriaux, dont le compositeur a retranscris les rythmes et les hauteurs au titre de matériau de base. Pour cet hommage rendu à un siècle de musique évoluant autour de la ville de New York, l’Ensemble Intercontemporain est mené par son directeur musical, le compositeur Matthias Pintscher. © SM/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 3 mars 2017 | LSO Live

Hi-Res Distinctions Diapason d'or - Gramophone Award - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Il ne fait guère de doute que Thomas Adès (*1971) est le plus célèbre compositeur britannique de sa génération. À peine âgé de vingt-deux ans, il était déjà compositeur-en-résidence du Hallé Orchestra de Manchester, et lorsque Simon Rattle prend la direction du Philharmonique de Berlin, il inscrit le présent Asyla de 1997 à son concert d’inauguration ! Pour cet album enregistré en concert en 2016, c’est Adès lui-même qui dirige le London Symphony Orchestra dans un florilège de ses œuvres orchestrales ; on remarquera, dans Asyla, la présence de deux pianos accordés au quart de ton et d’un hautbois basse, une rareté, pour le deuxième mouvement qui semble autant se référer à Ives qu’à Bach ; tandis que le troisième mouvement a acquis statut de célébrité puisqu’il y est décrit une sorte d’ « atmosphère d’un immense night-club plein de danseurs et de drogués ». Tevot (2007, créé par le Philharmonique de Berlin) fait appel à un orchestre surdimensionné, et pousse les musiciens à l’extrême limite de leur technique instrumentale, en particulier dans le registre aigu ; sans doute une certaine influence de Britten s’y peut ressentir. La dernière œuvre majeure de l’album, Polaris de 2010, prend comme point d’appui une courte boucle au piano qui se développe inlassablement à l’orchestre dans une musique d’une saisissante beauté. Et en guise de « bonbon », Adès termine avec Brahms, une sorte d’anti-hommage sur un texte d’Alfred Brendel, ici chanté par Samuel Dale Johnson. © SM/Qobuz
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Symphonies - Paru le 3 mars 2017 | BIS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica
C’est à partir des années cinquante que le compositeur suédois Allan Petterson (1911-1980) étudia à Paris avec René Leibowitz, Arthur Honegger, Olivier Messiaen et Darius Milhaud, pour s’en retourner par la suite en Suède où il se taillerait une solide réputation de personnage majeur de la scène musicale du pays. Pourtant, les choses n’avaient pas très bien commencé pour Petterson : un père forgeron et alcoolique, des débuts dans la vie à taper sur des bouts de fer en fusion, avant que la vocation (et une mère plus compréhensive) ne le poussent à étudier le violon et l’alto au Conservatoire. De là, il put gagner son existence comme instrumentiste à l’Orchestre de Stockholm, mais l’appel de la composition était trop fort, d’où ses explorations parisiennes. Sa Quatorzième Symphonie, écrite en 1978, démontre ses énormes talents de polyphoniste, d’orchestrateur aussi, de forgeron (on ne se refait pas !) d’amples constructions d’une puissante originalité. Un lyrisme extrêmement âpre, qu’il partage avec Chostakovitch (même si les langages des deux musiciens, contemporains, diffèrent par ailleurs : il serait plus juste de tirer d’éventuels parallèles avec Charles Ives), des moments d’intense violence alternant avec une tendresse désolée, des instants d’éclair de joie, voilà une symphonie – en un mouvement, mais quel monument – qu’il faut sans doute découvrir tout au long de plusieurs écoutes pour en découvrir les nombreux, nombreux détails tout à fait géniaux. L’ouvrage ne fut créé qu’en 1981, un an après la disparition du compositeur ; un chroniqueur suédois remarqua alors que « œuvre après œuvre, il a bataillé son chemin à travers ses difficultés personnelles ; tous les cauchemars qui le taraudaient, il les a projetés dans sa musique ; puis il écrit une symphonie, la Quatorzième, d’une grande juvénilité, qui jette tout par-dessus bord hormis la musique pure et la magnifique construction symphonique ». © SM/Qobuz
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Musique de chambre - Paru le 20 janvier 2017 | Toccata Classics

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
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Classique - Paru le 20 janvier 2017 | Dacapo

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Bent Sørensen fut un élève du renommé Per Nørgard. Sa musique témoigne d’une même inventivité, et d’une tendance semblable à intégrer des consonances tonales à un langage riche et ouvert. Au gré des sept brefs mouvements de Mignon (2013- 2014) se dessine un alliage assez singulier de luminosité blanche des cordes et du piano, de tension expressionniste [...] mais aussi de gestes romantiques et de citations fantomatiques. C’est pourtant dans les œuvres antérieures que l’inspiration du compositeur danois nous saisit par sa force expressive et sa fermeté stylistique. [...] le compositeur tire – dans les cinq mouvements de Ständchen (2006) – des climats diversifiés dont le chromosome commun est cette consistance harmonique microtonale particulièrement savoureuse. [...] (Diapason, mai 2017 / Pierre Rigaudière)
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Musique de chambre - Paru le 6 janvier 2017 | NEOS Music

« C’est sa musique vocale, pan important de son catalogue, qui révèle le talent le plus flagrant du compositeur bavarois. Les Quatre tombeaux de vent (2013) sont organiquement liés aux poèmes de Frédéric Wandelère, sans volonté illustrative. L’écriture vocale, en adéquation remarquable avec la respiration du texte, convient à la voix consistante mais légère et pleine d’esprit de la soprano suédoise Thérèse Wincent. Bien qu’il déploie des textures, des teintes et des atmosphères diversifiées, Schachtner favorise pour l’ensemble instrumental un fauvisme qui rappelle à plusieurs reprises celui de Stravinsky. [...] La même finesse prévaut dans Austieg (2010). [...] la dimension narrative de cette ballade pour baryton et ensemble est traduite par une écriture en apparence spontanée, pleine de trouvailles. Peter Schöne parvient à combiner l’intimité du lied avec l’impact expressif d’un habitué des scènes lyriques. » (Diapason, mars 2017 / Pierre Rigaudière)
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Classique - Paru le 6 janvier 2017 | OUR Recordings

Livret Distinctions 5 de Diapason
« coup de cœur à ce que l’organiste Jens Christensen appelle "le modernisme serein" du compositeur danois Axel Borup-Jørgensen (1924-2012), avec son « univers de sons et de rythmes finement ciselés, ses mélodies comme des haïkus ». Ces poèmes musicaux au charme insinuant associent aux fonds chantants et intenses de l’orgue de la Vor Frelsers Kirke de Copenhague qui une voix, qui des percussions, qui le clavecin de l’excellent Mahan Esfahani.» (Diapason, septembre 2017 / Paul de Louit)
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Classique - Paru le 6 janvier 2017 | Evidence

Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Quel abîme sans fond que ces Huit pièces pour la rose des vents de Maurizio Kagel ! Commencé avec L’Est en 1989 et s’achevant avec Nord de 1994, ce périple fait allègrement le tour de la planète musicale car Kagel ne se situe pas à un endroit unique initial pour désigner ses directions : l’Est des uns est l’Ouest des autres, et quand au « Nord », il exprime en Amérique du Sud les contrées les plus chaudes puisqu’exposées plein nord – au soleil donc. Bref, il ne faut surtout pas imaginer que le facétieux compositeur se conforme à ce qu’un certain européo-centrisme pourrait imaginer de ces huit directions. L’excellent livret, d’ailleurs, précise la pensée du compositeur. On précisera ici que l’œuvre est conçue pour un petit orchestre de salon : clarinette, quintette à cordes, piano, harmonium, percussion à foison et une flûte de Pan. Quant aux multiples influences que Kagel a décidé d’inscrire dans sa partition, elles vont de Machaut à Stravinski, du chant grégorien à la musique militaire en passant par le cirque, le gamelan, le blues, les Minimalistes ou les Romantiques ; sans oublier des « situations » telles que des musiciens empêchés de jouer sur leur instruments, deux hommes-orchestre, cinq personnages déambulant avec une canne, des déménageurs installant un plateau, le quotidien d’un ingénieur du son, un clarinettiste à la retraite qui continue d’entretenir son instrument, le discours d’un dictateur – tout un catalogue à la Georges Perec qui serait, en quelque sorte, une espèce de cahier des charges loufoque et secret dont l’auditeur peut, selon son gré, tenir compte ou se passer entièrement. Quoi qu’il en soit, cette Rose des vents musicale est d’une hypnotique beauté très théâtrale. © SM/Qobuz ---- « Les qualités de l’ensemble Aleph n’ont pas besoin d’être rappelées. Depuis sa formation en 1983, ce collectif de compositeurs et d’interprètes a souvent mis des œuvres de Kagel à ses programmes, intimité précieuse pour trouver le ton juste de ces pièces qui pourraient, sans cela, paraître un peu trop sages. » (Diapason, janvier 2017 / Gérard Condé)

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