Les albums

2005 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
15,39 €21,99 €
10,49 €14,99 €

Musique de chambre - Paru le 26 mai 2017 | Accent

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Les six Sonates de Jan Dismas Zelenka ZWV 181 sont parmi les plus remarquables pièces de musique de chambre de leur temps, de par la difficulté qu’elles offrent au hautbois et au basson baroques ; tout en étant des œuvres-clés dans la production du compositeur. De nos jours, Zelenka – qui, bien que Tchèque, vécut pratiquement toute sa carrière à Dresde –, n’a plus besoin d’être présenté au public, ayant enfin (re)pris sa place légitime parmi les grands compositeurs de la première moitié du XVIIIe siècle. Ce ne fut pas toujours le cas, il faut le préciser ; ses œuvres furent quasiment oubliées jusqu’au milieu du XXe siècle, et ce sont précisément ces Sonates qui permirent que l’attention soit enfin attirée sur le personnage. A son époque, les collections de Sonates en trio étaient la marque d’une certaine maturité, et Zelenka lui-même atteignait la quarantaine lorsqu’il les écrivit – les recherches musicologiques les plus récentes les placent vers les années 1721 et 1722. Les architectures elles-mêmes semblent prouver leur grand niveau d’évolution ; cinq des six Sonates sont construites en quatre mouvements selon le modèle de la sonata da chiesa à la Corelli, tandis que seule une se présente en trois mouvements plus proches du type développé par Vivaldi dans ses concertos de chambre ou de ses sonates concertantes. La conception avec « deux basses obligées », dans laquelle une partie plus ou moins indépendante pour basson solo déroule un impressionnant contrepoint, se singularise par l’ampleur des mouvements, une véritable gageure pour les instrumentistes même si l’écriture reste toujours idiomatique – tonalités confortables, respirations intégrées aux phrases etc. On s’étonnera également de l’intensité d’expression de cette musique ; et bien que le compositeur fasse appel à un large arsenal contrapuntique et formel, cet aspect « savant » ne s’impose jamais au détriment de la spontanéité musicale. L’ensemble de musique baroque tchèque Collegium 1704, fondé en 1991 par le claveciniste et corniste Václav Luks (qui fut cor solo de l’Akademie für Alte Musik Berlin, une excellente école en matière d’interprétation à l’ancienne), joue naturellement sur instruments d’époque. © SM/Qobuz
21,55 €30,79 €
15,39 €21,99 €

Classique - Paru le 19 mai 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
Dans quel contexte un chef-d’œuvre tel que L’Orfeo de Monteverdi a-t-il pu naître, paré d’une telle beauté, pourvu d’une expression si profonde et d’une architecture aussi parfaite, alors même que la forme de l’opéra à proprement parler n’en était qu’à ses balbutiements ? C’est précisément cette question qui est à l’origine de ce projet discographique et qui a permis à Raphaël Pichon et ses musiciens de découvrir les étonnantes productions musicales dramatiques qui ont précédé L’Orfeo, notamment celles qui étaient données à la cour des Médicis à Florence, où l’on peut déceler en germe de nombreux éléments contenus dans L’Orfeo. Au tournant du XVIIe siècle, c’est bien dans la cité médicéenne que se déroule l’un des phénomènes les plus fascinants de l’histoire de la musique : la naissance de l’opéra. En se concentrant sur les années reliant la création des intermèdes pour la pièce de théâtre La Pellegrina (1589) à la représentation florentine de la Dafne de Marco da Gagliano (1611), Pichon a réuni dans quatre intermèdes fantasmés – inspirés de la forme de l’« intermedio » en vogue à cette période – certains des plus beaux exemples des prémices de l’opéra, dont les musiques sont signées Lorenzo Allegri, Antonio Brunelli, Giovanni Battista Buonamente, Giulio Caccini, Emilio de’ Cavalieri, Girolamo Fantini, Marco da Gagliano, Cristofano Malvezzi, Luca Marenzio, Alessandro Orologio, Jacopo Peri et Alessandro Striggio. À l’imitation du théâtre antique, les « intermedii » constituaient des divertissements intercalés entre les actes de pièces de théâtre, dans des appareils visuels fastueux, prétextes à des allégories à la gloire de la dynastie régnante. La place de la musique et du merveilleux dans les représentations théâtrales prit un caractère toujours plus grandiose et spectaculaire, grâce notamment au génie des décorateurs et aux progrès de la machinerie théâtrale. Voyant le potentiel artistique et politique de ces « intermedii », les puissantes familles princières de la moitié nord de l’Italie (les Gonzague, les Este, les Médicis, mais aussi la cour pontificale) en favorisèrent l’évolution. Les « intermedii » finirent par occuper tant de place qu’ils devinrent un véritable spectacle dans le spectacle. C’est en 1589 que cette tradition florentine des « intermedii » connut son apogée, avec les six somptueux divertissements imaginés par le comte Bardi pour agrémenter la comédie La Pellegrina qui agrémenta les noces du grand-duc Ferdinando I avec la princesse Christine de Lorraine, petite-fille de Catherine de Médicis. Par leur variété et leur nouveauté, par un mariage équilibré entre la polyphonie et la monodie alors naissante, sans oublier les musiques instrumentales et dansées, les intermedii de 1589 ouvrirent la voie à un théâtre intégralement chanté. C’est en effet encore à Florence que l’on vit les premiers exemples de ce spectacle total, modèle parfait de l’alliance entre la poésie et la musique. Un véritable laboratoire prit forme au tournant des XVIe et XVIIe siècles, qui poussa les compositeurs et les poètes à faire cohabiter plusieurs formes d’expression musicale. Prenant modèle sur les générations précédentes, les compositeurs poursuivent leur recherche sur l’espace sonore, comme on le voit dans la prolifération des échos au sein des premières monodies, ou encore les madrigaux faisant dialoguer sept chœurs indépendants. Mais comment raconter aujourd’hui cette histoire, restaurer cette riche aventure ? La solution retenue pour cet album est de créer de toutes pièces quelques grandes fresques imaginaires, semblables à un parcours initiatique, qui accompliraient la réunion de ces multiples œuvres. © SM/Qobuz « En chemin vers les sources de l'opéra, Raphaël Pichon invente une chimère, la plus séduisante qui soit, mêlant la déclamation nue des prototypes florentins au faste des intermèdes de cour. [...] Notre jeune chef a réuni un plateau de rêve : sept voix solistes parmi les plus prometteuses de la jeune génération, un chœur aussi solide qu'attentif de vingt-quatre chanteurs, en regard de vingt-cinq instrumentistes éblouissants. L'orchestration des intermèdes et la distribution des polyphonies renouvellent sans cesse les tableaux sonores. Les pages admirables se succèdent, entre architectures polychorales et recitar cantando, merveilleuseument chantées et fastueusement accompagnées.» (Diapason, juillet/août 2017 / Denis Morrier)
16,79 €23,99 €
11,19 €15,99 €

Musique de chambre - Paru le 12 mai 2017 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
Les Pièces de viole de Marin Marais sont parues en cinq livres (1686-1689, 1701, 1711, 1717 et 1725). À l'époque où Marais publia le Premier Livre, le petit monde des violistes était en pleine ébullition. À côté de la vénérable tradition du jeu de la viole seule se développe la pratique très originale du jeu à deux ou trois violes. Par ailleurs, l’une des grandes nouveautés de ce recueil est l'adjonction de la basse continue. Mais lors de l'édition, dont l'impression fut achevée en 1686, le fascicule de basse continue n'était pas prêt de sorte que le livre fut proposé ainsi, sans la basse continue. Cela permet sans doute d'imaginer que ses pièces peuvent être jouées sans la basse, ainsi qu'en témoignent également quelques pièces connues aujourd'hui en manuscrit et dépourvues de la basse continue. Mais il faut bien reconnaître que la basse continue apporte à ces pièces un soutien harmonique et expressif considérable. Ce n'est qu’en 1689 que le fascicule de basse continue fut enfin imprimé : « Lorsque je donnay au Public mon Livre de Pieces a une et deux Violes, j’avois bien dessein d’y joindre aussy les Basse-continües, qui en sont la partie essentielle. Mais comme la gravure est une entreprise tres longue, cela m’obligea a en differer l’execution jusqu’a ce jour. Je les ay toutes chiffrées, pour le joüer sur le Clavecin ou sur le Theorbe, ce qui fait tres bien avec la Viole qui joue le sujet ». Le Premier Livre contient quatre-vingt-treize pièces groupées, selon la tradition des luthistes et des clavecinistes, par tonalité. Les pièces sont éditées dans l’ordre de la suite classique française : Prélude (et/ou Fantaisie), Allemande, Courante, Sarabande, Gigue, puis viennent les « petites danses », Menuet, Gavotte, éventuellement l’un ou l’autre Rondeau et enfin Passacaille ou Chaconne. Le désormais célèbre violiste François Joubert-Caillet et ses acolytes de L'Achéron ont « instrumenté » les basses continues des suites pour permettre à l’auditeur de pénétrer dans différentes atmosphères : intimiste avec un théorbe ou une guitare seulement, fleurie avec un théorbe et une guitare ou un archiluth, lumineuse, virile ou panachée avec un clavecin. Les suites en ré mineur et majeur étant trop longues, elles ont été divisées en deux suites chacune pour permettre une meilleure lisibilité. Pour la même raison, la succession des suites ne suit pas l’ordre des 93 pièces du livre – ce dernier n’ayant naturellement pas été composé pour être joué ou écouté dans l’ordre du début à la fin –, mais tente de le parcourir en faisant passer l’auditeur au travers de couleurs contrastées pour que le voyage soit plus confortable. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Musique de chambre - Paru le 28 avril 2017 | B Records

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Pour construire ce programme, l’Escadron Volant de la Reine (rappelons que ce singulier nom d’ensemble instrumental reprend celui qui désignait les dames de compagnie recrutées par Catherine de Médicis) a pris comme fil conducteur la vie même de Geminiani, que ses élèves appelaient Il Furibondo (d’où le titre de l’album), de sa jeunesse en Italie à la fin de sa vie à Dublin en passant par Paris et Londres. Lorsque l’on étudie la biographie de notre héros, on découvre un personnage fantasque et haut en couleur à l’image de sa musique, Il Furibondo n’a cessé de nous étonner et de nous émouvoir. L’Escadron ne voulait surtout pas enchaîner platement cinq ou six concerti pour ce disque mais plutôt piocher dans le répertoire du compositeur et recréer une trame quasi-dramatique avec des pièces de tous styles que Geminiani a testés : le style galant, la danse, la fugue, la chanson traditionnelle irlandaise, l’aria, le récit, la tempête, le ground à l’anglaise... Certains compositeurs liés à Geminiani font une apparition dans cette biographie musicale : Haendel que Geminiani admira pour son œuvre vocale (d’où un emprunt instrumental geminianien à l’un des airs les plus connus de Haendel, « Lascia ch’io pianga » extrait de Rinaldo), Avison, un contemporain anglais, et enfin Corelli, le maître de notre Furibondo. Chaque membre de l’Escadron prend tour à tour la parole en soliste et propose son personnage afin d’incarner les différentes facettes de cette vie passionnante. Un opéra sans paroles et sans chanteurs ! © SM/Qobuz
16,79 €
11,99 €

Cantates sacrées - Paru le 21 avril 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Les trois cantates de Bach ici présentées appartiennent à l’époque de Weimar (où il restera de 1708 à 1717), en l’occurrence entre 1711 et 1714. Bach est encore un jeune compositeur, mais tout y est et l’on ne peut que secouer la tête d’incompréhension : où donc ce bonhomme a-t-il trouvé les sources de cette intense émotion, de cette hardiesse harmonique ? Le début de Weichet nur, betrübte Schatten (« Dissipez-vous, ombres lugubres ») déroule un tapis d’harmonies qui, l’une par rapport à l’autre, semblent fuir toute tonalité, tout ancrage, c’est d’ailleurs de cette manière que le compositeur décrit en musique les « ombres lugubres » en question. Arias déchirantes ou adorables, invention instrumentale, tout y est déjà. La soprano Carolyn Sampson, accompagnée du Freiburger Barockorchester (auquel s’adjoint le baryton-basse Andreas Wolf pour la cantate Tritt auf die Glaubensbahn), se saisit de ces œuvres avec ferveur, alliant les enseignements de l’exécution à la baroque avec un solide sens de l’émotion, tellement indispensable pour ces chefs-d’œuvre. © SM/Qobuz « Ne vous laissez pas tromper par la beauté blonde en couverture : Carolyn Sampson ose, sans chef, un Bach gourmand de danses comme de mots, en dialogue musclé avec les Freiburger. [...] Nous avons toujours applaudi miss Sampson chantant Bach auprès d'Herreweghe et de Suzuki, mais l'avons-nous jamais entendue si franche dans ses mots, si généreuse dans ses rythmes ? L'absence de chef a parfois ses vertus. L'énergie qui se libère en dialogue présente la BWV 202 sous son vrai jour : une suite de danses exaltées avec voix. [...] Les Freiburger sont encore à la fête dans la BWV 152, où Bach entremêle d'abord la flûte à bec, le hautbois et la viole d'amour dans un "concerto". [...] dans la BWV 199, le geste très actif des Freiburger et de Sampson ne fait plus l'affaire. Le premier air ne manque pas d'expression mais de vision, d'unité (de chef ?). [...] l'accompagnement assez poussif et décousu du deuxième air [...] n'aide pas Sampson à se laisser porter par sa ferveur hymnique. Diapason d'or pour un triptyque en montagnes russes ? L'hésitation s'évanouit quand le disque repart, avec les nappes de cordes, la tenue magique de hautbois, et cet alliage de trouble et de majesté que Sampson et sa bande ont saisi au plus haut degré. » (Diapason, juillet/août 2017 / Gaëtan Naulleau)
11,75 €16,79 €
8,39 €11,99 €

Musique concertante - Paru le 21 avril 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
Le moins que l’on puisse dire, c’est que Telemann était en prise avec son temps, y compris dans ce qu’il avait de plus moderne ; son utilisation des instruments les plus divers et les plus nouveaux n’est un secret pour personne, et l’on sait qu’il fit par exemple usage de la tout nouvelle clarinette (encore appelée chalumeau) dans nombre de ses concertos. Le présent album rassemble quelques concertos et sonates faisant appel à des instruments plus rares, tels que le calchedon (une sorte de luth), le tympanon, la harpe double, la mandoline – ou des instruments plus rarement considérés comme solistes, comme pour le Concerto pour trois cors TWV42:D2 –, et si quelques-unes des pièces sont ici présentées sous forme de transcriptions, on peut gager qu’en son temps, Telemann lui-même (ou ses contemporains) n’hésitaient pas à recourir à tout ce qui pouvait se trouver sous la main en termes d’instruments et d’instrumentistes, y compris les plus inhabituels. C’est la même démarche qui a animé les musiciens de l’Akademie für Alte Musik de Berlin. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 21 avril 2017 | Alpha

Hi-Res Livret
Le 21 novembre 1695 s’éteignait Henry Purcell à l’âge de trente-six ans. C’est la musique qu’il avait lui-même écrite pour les funérailles de la Reine Mary seulement huit mois plus tôt qui fut donnée lors de ses propres funérailles. Peu après, plusieurs compositeurs rendirent hommage à Purcell en écrivant des Odes à sa mémoire. L’hommage de Jeremiah Clarke à l’"Orphée britannique" dans son Ode on the Death of Henry Purcell est un gage d’admiration bouleversant. Hélas, Clarke s’éteignit comme son aîné dans la fleur de l’âge, et l’on ne peut qu’imaginer le destin de la musique britannique si leur existence s’était prolongée. Après une production acclamée de Didon et Énée, Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique poursuivent leur exploration du monde de Purcell et du XVIIe siècle anglais. Prêtant toujours l’oreille à de multiples ramifications musicales, de Dowland à Lully en passant par les masques élisabéthains, ce nouveau programme met à l’honneur le génie de Jeremiah Clarke, dont la mort trop précoce fait déplorer les merveilles qu’il aurait pu produire. Un assortiment de chefs-d’oeuvre rassemblant deux des partitions les plus plébiscitées de Purcell, ainsi qu’une découverte exceptionnelle. (c) Alpha Classics
15,39 €21,99 €
10,49 €14,99 €

Musique vocale sacrée - Paru le 14 avril 2017 | Glossa

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Les Vêpres de la Vierge de Monteverdi – Vespro della Beata Vergine – est un ouvrage composé de plusieurs ouvrages, si l’on veut. Le compositeur semble avoir mis dans cette publication vénitienne de 1610 tout ce qu’il avait à offrir, comme pour un immense catalogue de ce qu’il savait faire, dans l’ancien, le moderne, le strict, le flamboyant, l’instrumental, le vocal, le choral, le solo, la messe parodique, le magnificat, le psaume… Aurait-il voulu utiliser cet ouvrage au titre de dossier d’audition et de candidature pour Venise, où il devint effectivement maître de chapelle de 1613 ? Le fait que plusieurs passages soient conçus pour deux tribunes accueillant chacune un chœur pourrait militer dans ce sens. Toujours est-il que pour un dossier de candidature, Monteverdi a produit là l’un de ses plus impérissables chefs-d’œuvre, réalisant le pont entre la Renaissance finissante – avec les passages empruntés à la Prima practica, le style développé par Palestrina – et le baroque naissant et la Seconda practica chère à Monteverdi qui libéra la dissonance du carcan ancien. Pour cet enregistrement, Giuseppe Maletto a rassemblé les riches forces de La Compagnia del Madrigale et des ensembles Cantica Symphonia et La Pifarescha, car il faut beaucoup de beau monde pour se saisir des Vêpres en grand style. © SM/Qobuz
10,49 €14,99 €
6,99 €9,99 €

Musique vocale profane - Paru le 7 avril 2017 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama - Diapason d'or / Arte
Non, non, ce n’est pas là une bête compilation d’anciens enregistrements du Concerto Italiano de Rinaldo Alessandrini que l’on nous propose, mais bien un tout nouvel assemblage, enregistré en avril 2016, de diverses œuvres de Monteverdi. Le pivot en est Il combattimento di Tancredi e Clorinda, jeu de l’amour et de la mort s’il en est, entouré de divers madrigaux de diverses époques créatrices du compositeur, avec quelques Sinfonias purement instrumentales (tirées de L’Orfeo, du Retour d’Ulysse ou de recueils de madrigaux). Le propos est de théâtraliser l’album, comme s’il s’agissait d’une œuvre d’assemblage – tournée, il est vrai, vers la nuit et les ébats amoureux que l’on imagine, mais aussi les amères solitudes. L’album passe par les lumières des étoiles d’Al lume delle stelle, une merveille de 1619, et s’achève sur l’aube de Quando l’alba tiré des Scherzi musicali de 1607. On croirait presque assister à la naissance d’une nouvelle grande œuvre de Monteverdi… © SM/Qobuz
9,99 €

Musique concertante - Paru le 7 avril 2017 | CPO

Livret Distinctions 5 de Diapason
« [...] Une verve constante anime ces partitions où Telemann démontre autant d'inventivité que Vivaldi. Allegros, prestos et vivaces sont donnés avec un tonus réjouissant, les mouvements lents distillés avec une délicatesse et des raffinements que La Stagione Frankfurt déploie depuis deux bonnes décennies. Avec Schneider lui-même au recorder ou à la traversière en compagnie du formidable Karl Kaiser, avec Ingeborg Scheerer au violon et des hautboïstes du calibre de Martin Stadler ou Hans-Peter Westermann, nous avons là un bataillon de virtuoses qui savent phraser, susurrer, enjoliver s'il le faut, la musique chamarrée de Telemann. [...] Pas une once d'ennui une heure durant.» (Diapason, juin 2017 / Jean-Luc Macia)
17,99 €
13,49 €

Musique vocale sacrée - Paru le 7 avril 2017 | audite Musikproduktion

Hi-Res Livret
De la Brockes-Passion de Haendel on n'entendra ici que les arias pour soprano solo, un instrument obligé et le continuo. Le texte lui-même n’est pas repris directement de la Bible, mais se présente sous forme d’une variation poétique d’après les Écritures, signée Barthold Heinrich Brockes (d’où le nom ; 1680-1747…). Il semble que Haendel ait écrit son ouvrage en 1712, donc déjà lorsqu’il résidait à Londres, mais en allemand à l’usage d’un public hambourgeois ; c’est d’ailleurs à Hambourg que la Passion fut créée en 1719. L’allemand, soit dit en passant, est une langue que le compositeur a peu utilisée, préférant l’italien et l’anglais, d’où l’intérêt particulier des Neuf arias allemandes qui nous sont ici présentées entrelacées avec les arias de la Passion, d’autant que les textes sont eux aussi de Brockes. Il semble que Haendel les ait composées entre 1724 et 1726, même si l’unique manuscrit qui nous soit parvenu est un brouillon à partir duquel il convient de faire sa propre instrumentation et de compléter les lignes de basse manquantes. On ignore pour quelle occasion ces arias ont été conçues… Quoi qu’il en soit, toute cette belle musique, profondément contemplative plutôt que brillante et italianisante, nous est ici donnée par la soprano allemande Ina Siedlaczek accompagnée par l’ensemble Lautten Compagney. © SM/Qobuz
10,49 €14,99 €
6,99 €9,99 €

Musique de chambre - Paru le 31 mars 2017 | Passacaille

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or
« Un trio inconnu de musique ancienne entre dans la cour des grands sans crier gare, une nouvelle amazone du violon baroque rend aux sonates de Francœur leurs lettres de noblesse. Quelle musique ! [...] Très à l'aise dans les doubles cordes ou dans les bariolages les plus échevelés, Anaïs Chen se promène avec la grâce d'une funambule, le discours est toujours très incarné, la sonorité riche et ductile. Cette fine équipe chambriste se hisse au rang des formations baroques d'élite.» (Diapason, juillet/août 2017 / Philippe Ramin)
14,99 €
9,99 €

Musique de chambre - Paru le 24 mars 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Venus « faire bonne fortune » à Londres, certains musiciens italiens seront marqués par la Terre Celte et sa riche tradition musicale populaire. Ils seront par ailleurs admirés, voire parfois copiés par leurs homologues britanniques. Cet enregistrement est le fruit de cette rencontre. Lorenzo Bocchi sera sans doute le premier violoncelliste italien à s’installer à Edinburg en 1720. Francesco Geminiani (1687-1762) arrive à Dublin en 1733. Présent à Londres depuis 1714 où il s’est produit avec Haendel, sa passion pour le commerce de l’art le conduisit en prison. Le Comte d’Essex le prendra alors sous sa protection à Dublin où il acquerra vite une grande réputation. En 1749 il publie à Londres un recueil de songs et tunes arrangés sous forme de sonates pour plusieurs instruments, doublé d’un traité livrant moult informations sur la manière de jouer cette musique. James Oswald (1710-1769), adulé par Geminiani, est un prolifique compositeur écossais. Turlough O’Carolan (1670-1738), harpiste devenu aveugle à 18 ans, parcourt l’Irlande, barde itinérant au service des familles aristocratiques. Ce programme mêle ces quatre protagonistes musiciens dans une rencontre imaginaire (ou pas !), à Dublin. « [...] Ce disque, [...] centré sur la figure de Francesco Geminiani (1687-1762), met en regard certains des arrangements de mélodies traditionnelles par le violoniste italien [...] Il fait ainsi surgir des liens insoupçonnés entre le style italien et les styles britanniques, imprégnés de tradition orale. Outre l'intérêt de découvrir un pan méconnu de l'œuvre de Geminiani, ainsi qu'un peu de l'immense répertoire de mélodies des Îles britaniques, on apprécie la liberté avec laquelle sont abordés chacun des genres. [...] » (Classica, mai 2017 / Guillaume Bunel)
11,19 €20,49 €
9,58 €17,49 €

Messes, Passions, Requiems - Paru le 24 mars 2017 | Erato

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Une version à petit effectif, choral comme instrumental puisqu’il est seulement constitué de 9 chanteurs (dont les solistes), une douzaine de cordes, des bois par deux, ainsi que orgue, clavecin, théorbe mais surtout un contrebasson qui vient rehausser la palette sonore. L’interprétation déçoit autant qu’elle peut captiver. On commence par applaudir à la précision de l’exécution. Dès la saisissante marche de l’ouverture de l’œuvre, pour prendre un exemple, l’oreille est captée par la caractérisation de la formation orchestrale lorsque Minkowski souligne avec pertinence le martèlement des basses comme pour mieux annoncer le calvaire et le supplice du Christ tandis que les violons égrènent la longue série des doubles croches. Même les chorals — qui sont avant tout, dans les Passions de Bach, une ponctuation liturgique venant interrompre l’action dramatique pour exprimer la contrition, l'espérance ou la joie du chrétien face au message divin — sont interprétés dans cette même optique dramaturgique : mais celle-ci leur est-elle vraiment nécessaire ? En revanche, la portée spirituelle de la musique de Bach ne se satisfait pas d’une exécution seulement bien maîtrisée et qui en jette. Il y faut un autre souffle, une autre dimension émotionnelle qui soit à la hauteur de la profondeur mystique de la musique. Trop d’extériorisation théâtrale, de tempos rapides ne laissent pas à l'émotion suffisamment de place pour s'exprimer et toucher. On ressent à divers degrés cette absence d'âme chez les chanteurs — que les 9 chantent en chœur ou séparément —, exception faite, dans l'ensemble, pour l’Evangéliste (Lothar Odinius) qui s’immerge avec expressivité dans sa narration biblique, ainsi que Christian Immler (Jésus) et l’alto Delphine Galou dans le fameux « Es ist vollbracht » ; les autres peinent à vivre leur chant avec la gravité qu’impose le texte — particulièrement le contreténor David Hansen qui joue dans un registre plus proche du salon que du divin. Plus intellectuelle qu'habitée, l'interprétation de Marc Minkowski ne les aide pas non plus à y parvenir. © Qobuz (GG)  
16,79 €
11,99 €

Musique vocale sacrée - Paru le 24 mars 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Ce disque associe deux des plus belles cantates de Bach, composées pour alto solo à Weimar (1714) et Leipzig (1726) respectivement, au Stabat Mater de Pergolèse (1736), l’œuvre sacrée préférée du XVIIIe siècle. Entre austère piété luthérienne et fulgurante émotivité méditerranéenne, le gouffre peut sembler infranchissable. Pourtant, Bach admirait tant le travail de son collègue napolitain qu’il en a réalisé une « parodie » sur un texte allemand. La Nuova Musica et ses deux illustres solistes font preuve ici d’une même maîtrise des deux styles. (c) harmonia mundi

L'époque

Musique Baroque dans le magazine