Artistes similaires

Les albums

267 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
30,79 €
21,99 €

Classique - Paru le 19 mai 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - 4F de Télérama
Dans quel contexte un chef-d’œuvre tel que L’Orfeo de Monteverdi a-t-il pu naître, paré d’une telle beauté, pourvu d’une expression si profonde et d’une architecture aussi parfaite, alors même que la forme de l’opéra à proprement parler n’en était qu’à ses balbutiements ? C’est précisément cette question qui est à l’origine de ce projet discographique et qui a permis à Raphaël Pichon et ses musiciens de découvrir les étonnantes productions musicales dramatiques qui ont précédé L’Orfeo, notamment celles qui étaient données à la cour des Médicis à Florence, où l’on peut déceler en germe de nombreux éléments contenus dans L’Orfeo. Au tournant du XVIIe siècle, c’est bien dans la cité médicéenne que se déroule l’un des phénomènes les plus fascinants de l’histoire de la musique : la naissance de l’opéra. En se concentrant sur les années reliant la création des intermèdes pour la pièce de théâtre La Pellegrina (1589) à la représentation florentine de la Dafne de Marco da Gagliano (1611), Pichon a réuni dans quatre intermèdes fantasmés – inspirés de la forme de l’« intermedio » en vogue à cette période – certains des plus beaux exemples des prémices de l’opéra, dont les musiques sont signées Lorenzo Allegri, Antonio Brunelli, Giovanni Battista Buonamente, Giulio Caccini, Emilio de’ Cavalieri, Girolamo Fantini, Marco da Gagliano, Cristofano Malvezzi, Luca Marenzio, Alessandro Orologio, Jacopo Peri et Alessandro Striggio. À l’imitation du théâtre antique, les « intermedii » constituaient des divertissements intercalés entre les actes de pièces de théâtre, dans des appareils visuels fastueux, prétextes à des allégories à la gloire de la dynastie régnante. La place de la musique et du merveilleux dans les représentations théâtrales prit un caractère toujours plus grandiose et spectaculaire, grâce notamment au génie des décorateurs et aux progrès de la machinerie théâtrale. Voyant le potentiel artistique et politique de ces « intermedii », les puissantes familles princières de la moitié nord de l’Italie (les Gonzague, les Este, les Médicis, mais aussi la cour pontificale) en favorisèrent l’évolution. Les « intermedii » finirent par occuper tant de place qu’ils devinrent un véritable spectacle dans le spectacle. C’est en 1589 que cette tradition florentine des « intermedii » connut son apogée, avec les six somptueux divertissements imaginés par le comte Bardi pour agrémenter la comédie La Pellegrina qui agrémenta les noces du grand-duc Ferdinando I avec la princesse Christine de Lorraine, petite-fille de Catherine de Médicis. Par leur variété et leur nouveauté, par un mariage équilibré entre la polyphonie et la monodie alors naissante, sans oublier les musiques instrumentales et dansées, les intermedii de 1589 ouvrirent la voie à un théâtre intégralement chanté. C’est en effet encore à Florence que l’on vit les premiers exemples de ce spectacle total, modèle parfait de l’alliance entre la poésie et la musique. Un véritable laboratoire prit forme au tournant des XVIe et XVIIe siècles, qui poussa les compositeurs et les poètes à faire cohabiter plusieurs formes d’expression musicale. Prenant modèle sur les générations précédentes, les compositeurs poursuivent leur recherche sur l’espace sonore, comme on le voit dans la prolifération des échos au sein des premières monodies, ou encore les madrigaux faisant dialoguer sept chœurs indépendants. Mais comment raconter aujourd’hui cette histoire, restaurer cette riche aventure ? La solution retenue pour cet album est de créer de toutes pièces quelques grandes fresques imaginaires, semblables à un parcours initiatique, qui accompliraient la réunion de ces multiples œuvres. © SM/Qobuz « En chemin vers les sources de l'opéra, Raphaël Pichon invente une chimère, la plus séduisante qui soit, mêlant la déclamation nue des prototypes florentins au faste des intermèdes de cour. [...] Notre jeune chef a réuni un plateau de rêve : sept voix solistes parmi les plus prometteuses de la jeune génération, un chœur aussi solide qu'attentif de vingt-quatre chanteurs, en regard de vingt-cinq instrumentistes éblouissants. L'orchestration des intermèdes et la distribution des polyphonies renouvellent sans cesse les tableaux sonores. Les pages admirables se succèdent, entre architectures polychorales et recitar cantando, merveilleuseument chantées et fastueusement accompagnées.» (Diapason, juillet/août 2017 / Denis Morrier)
13,49 €
8,99 €

Classique - Paru le 19 mai 2017 | naïve classique

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique
Certains pesteront, d’autres riront, mais puisque les sources anglaises de musique pour luth de la Renaissance regorgent d’œuvres orphelines et sans nom, le luthiste Hopkinson Smith a pris la liberté d’en baptiser quatre dans l’album, en fonction de sa fantaisie et de ce qu’il estime être leur caractère musical. Le titre de l’album lui-même, Mad Dog reprend l’un de ces titres conférés par Smith, alors qu’il s’agit en réalité d’une gaillarde extraite du Deuxième livre de luth de Matthew Holmes, tandis que Ward’s Repose rend un hommage posthume au professeur de musicologie de Smith, Monsieur Ward. Mais, ainsi que le dit si magiquement Shakespeare : « Qu'y a-t-il dans un nom ? Ce que nous appelons rose, par n'importe quel autre nom sentirait aussi bon », alors qui se préoccupe de tel ou tel titre que peut porter (ou pas) tel ou tel morceau vieux de quatre ou cinq siècles, quand souvent on ne sait pas même qui l’a écrit ou transposé ou arrangé ? Ici encore, qu’y a-t-il dans un nom, Dowland, Byrd (dont toutes les pièces de luth sont en réalité des transcriptions d’époque réalisées par son contemporain Francis Cutting à partir des pièces pour clavier de Byrd), Johnson, alors que seule compte la beauté de la musique. Smith joue un luth à huit chœurs construit dans les années 1970 par le célèbre luthier Joel van Lennep. © SM/Qobuz « Disque "pour l'île déserte" selon la formule consacrée ? Mieux, un album qui donne envie de s'évader pour oublier les bruits de ce monde et goûter le foisonnement intime qui s'élève d'un luth. À l'apogée de sa maturité, Hopkinson Smith nous livre, plutôt qu'une nouvelle monographie, un bouquet élisabéthain (1558-1603). [...] Soyons-lui reconnaissants de nous faire entrer dans un univers qu'il habite en souverain. Il en a expérimenté la troublante complexité tout au long d'une vie dédiée à un instrument de haute exigence. » (Diapason, juillet/août 2017 / Emile Huvé)
14,99 €
9,99 €

Europe - Paru le 28 avril 2017 | HORTUS

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
« C'est dans les casernements et sur le front (y compris de l'Orient) que nous promène le Volume XX de la série dédiée par Hortus aux musiciens de la Grande Guerre. Les accordéon, violon-bidon (reflet des instruments de fortune dont s'emparaient les soldats-musiciens), mandoline, flageolet, cornemuse ou guimbarde de Claude Ribouillault et sa bande colorent un choix de refrains dénichés dans les gazettes, sur les cartes postales, ou dans les carnets d'anciens Poilus. [...] La petite équipe d'artistes amateurs est épatante dans le style "chanteurs de rue", servie par une magnifique répartie instrumentale.» (Diapason, juin 2017 / François Laurent)
15,99 €
13,99 €

Musique vocale profane - Paru le 28 avril 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama - Choc de Classica
« Avec une distribution comme celle-là, voilà un Enfant et les sortilèges qui devrait trôner à côté des références chéries (Bour, Ansermet, Maazel)… D’autant que ce concert donné le 15 avril 2016 dans l’auditorium de Radio France nous offre le plus rare Enfant prodique de Debussy, dans sa version réorchestrée en 1907-1908 avec la complicité d’André Caplet. [...] Le chant ciselé de Roberto Alagna (quel luxe pour Azaël chez Debussy !), les aigus de Sabine Devieilhe pour le Feu, la Princesse et le Rossignol chez Ravel nous régalent. [...] Le trait sec du chef finlandais sied mieux à la cantate de Debussy, dont il cerne habilement le relief dramatique et les références (Gounod, Delibes, Massenet). La relative rareté de l’œuvre au disque et la qualité du trio vocal nous invitent à relever la note d’un point – c’est d’abord pour elle qu’on reviendra à ce double album. [...] » (Diapason, mai 2017 / François Laurent)
14,99 €
9,99 €

Concertos pour violon - Paru le 21 avril 2017 | Orchid Classics

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
C’est précisément l’année où est né John Adams, 1947, que Heifetz créa le Concerto pour violon de Korngold que nous donne ici le violoniste-star russe Ilya Gringolts – qui joue aussi, on s’en doute, le Concerto d’Adams, écrit en 1993. Tout oppose stylistiquement ces deux ouvrages, hormis leur intense gourmandise mélodique et – tout aussi important – leur total rejet des explorations de l’atonalisme et du dodécaphonisme. Adams est un compositeur qu’il est bien difficile de cataloguer ; on aime à le parquer du fer rouge du « minimalisme », mais ce terme reste bien pauvre eu égard à la richesse de ses palettes sonores, thématiques, harmoniques et rythmiques. Tout au plus pourrait-on parler d’un processus « structure/motif – transformation », dans lequel le compositeur met en marche des éléments de base qu’il reprend inlassablement en les métamorphosant, lentement mais sûrement, tout au long du développement de son discours. Dans le cas du Concerto pour violon, les métamorphoses sont tellement considérables qu’il et bien difficile de déceler le principe de répétition, même s’il y est. Quant au Concerto de Korngold, le compositeur estimait qu’il était plus conçu pour un « Caruso du violon » que pour un Paganini, tant l’élément mélodique est prépondérant. Bien qu’il fît son possible pour que son Concerto ne fût pas vu comme de la musique de film, il n’y intégra pas moins des thèmes repris de quatre partitions pour Hollywood, mais l’auto-recyclage n’est-il pas l’une des marques des grands compositeurs, ainsi qu’on peut le voir jusques et y compris chez Bach ? Et en effet, il aurait été bien dommage que des thèmes d’une telle richesse fussent confinés simplement et uniquement à une bête pellicule. © SM/Qobuz
14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 21 avril 2017 | Alpha

Hi-Res Livret
Le 21 novembre 1695 s’éteignait Henry Purcell à l’âge de trente-six ans. C’est la musique qu’il avait lui-même écrite pour les funérailles de la Reine Mary seulement huit mois plus tôt qui fut donnée lors de ses propres funérailles. Peu après, plusieurs compositeurs rendirent hommage à Purcell en écrivant des Odes à sa mémoire. L’hommage de Jeremiah Clarke à l’"Orphée britannique" dans son Ode on the Death of Henry Purcell est un gage d’admiration bouleversant. Hélas, Clarke s’éteignit comme son aîné dans la fleur de l’âge, et l’on ne peut qu’imaginer le destin de la musique britannique si leur existence s’était prolongée. Après une production acclamée de Didon et Énée, Vincent Dumestre et Le Poème Harmonique poursuivent leur exploration du monde de Purcell et du XVIIe siècle anglais. Prêtant toujours l’oreille à de multiples ramifications musicales, de Dowland à Lully en passant par les masques élisabéthains, ce nouveau programme met à l’honneur le génie de Jeremiah Clarke, dont la mort trop précoce fait déplorer les merveilles qu’il aurait pu produire. Un assortiment de chefs-d’oeuvre rassemblant deux des partitions les plus plébiscitées de Purcell, ainsi qu’une découverte exceptionnelle. (c) Alpha Classics
15,99 €
13,49 €

Musique symphonique - Paru le 7 avril 2017 | Erato - Warner Classics

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
« La première qualité de cet enregistrement est le caractère des pupitres instrumentaux. Ils représentent la clarté et l'élégance considérées comme l'archétype du son français. Assurément, les vents ont préservé un style qui fait mouche dans ces Tableaux vus par l'œil et l'oreille de Ravel ! [...] La présente interprétation n'altère en rien la violence expressive de certains moments tels avec de superbes Samuel Goldenberg et Schmuyle, Catacombes, Baba Yaga et La Grande Porte de Kiev. La seconde qualité de ce disque relève de la nature même de l'orchestre : nous voici au ballet ! Ces Tableaux se dansent et furieusement même ! L'ombre de la fantasmagorie grandiose de Daphnis et Chloé se glisse dans la conception souple de la direction, les couleurs sensuelles des timbres. [...] » (Classica, mai 2017 / Stéphane Friédérich)
14,99 €
9,99 €

Musique de chambre - Paru le 24 mars 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica
Venus « faire bonne fortune » à Londres, certains musiciens italiens seront marqués par la Terre Celte et sa riche tradition musicale populaire. Ils seront par ailleurs admirés, voire parfois copiés par leurs homologues britanniques. Cet enregistrement est le fruit de cette rencontre. Lorenzo Bocchi sera sans doute le premier violoncelliste italien à s’installer à Edinburg en 1720. Francesco Geminiani (1687-1762) arrive à Dublin en 1733. Présent à Londres depuis 1714 où il s’est produit avec Haendel, sa passion pour le commerce de l’art le conduisit en prison. Le Comte d’Essex le prendra alors sous sa protection à Dublin où il acquerra vite une grande réputation. En 1749 il publie à Londres un recueil de songs et tunes arrangés sous forme de sonates pour plusieurs instruments, doublé d’un traité livrant moult informations sur la manière de jouer cette musique. James Oswald (1710-1769), adulé par Geminiani, est un prolifique compositeur écossais. Turlough O’Carolan (1670-1738), harpiste devenu aveugle à 18 ans, parcourt l’Irlande, barde itinérant au service des familles aristocratiques. Ce programme mêle ces quatre protagonistes musiciens dans une rencontre imaginaire (ou pas !), à Dublin. « [...] Ce disque, [...] centré sur la figure de Francesco Geminiani (1687-1762), met en regard certains des arrangements de mélodies traditionnelles par le violoniste italien [...] Il fait ainsi surgir des liens insoupçonnés entre le style italien et les styles britanniques, imprégnés de tradition orale. Outre l'intérêt de découvrir un pan méconnu de l'œuvre de Geminiani, ainsi qu'un peu de l'immense répertoire de mélodies des Îles britaniques, on apprécie la liberté avec laquelle sont abordés chacun des genres. [...] » (Classica, mai 2017 / Guillaume Bunel)
16,79 €
11,99 €

Musique vocale sacrée - Paru le 24 mars 2017 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice
Ce disque associe deux des plus belles cantates de Bach, composées pour alto solo à Weimar (1714) et Leipzig (1726) respectivement, au Stabat Mater de Pergolèse (1736), l’œuvre sacrée préférée du XVIIIe siècle. Entre austère piété luthérienne et fulgurante émotivité méditerranéenne, le gouffre peut sembler infranchissable. Pourtant, Bach admirait tant le travail de son collègue napolitain qu’il en a réalisé une « parodie » sur un texte allemand. La Nuova Musica et ses deux illustres solistes font preuve ici d’une même maîtrise des deux styles. (c) harmonia mundi
9,99 €

Musique concertante - Paru le 17 mars 2017 | NEOS Music

Distinctions 5 de Diapason
« Bien qu'ils aient en commun un duo de pianos solistes, on n'associerait pas spontanément le Concerto en ré mineur de Poulenc, Tabuh-Tabuhan de Colin McPhee, et Grand Pianola Music de John Adams. Le fil rouge ? Il y en a en fait plusieurs, et c'est à cela qu'on reconnaît la pertinence des programmes que concoctent Andreas Grau et Götz Schumacher. Les trois compositeurs ont, après Debussy, cédé au charme du fameux gamelan indonésien : ils partagent un certain goût pour la parodie et le clin d'œil ; ils tendent, chacun à sa façon, vers un certain minimalisme. Avec Poulenc [...] l'allusion au gamelan, sensible dès l'amorce du mouvement initial, refera surface dans les deux suivants. [...] Les GrauSchumacher articulent un discours extrêmement clair, léger mais substantiel. Sur la foi de son Tabuh-Tabuhan, on ferait sans hésiter de McPhee un pionnier du principe répétitif [...] Limpide, contrasté, stable et hyperréactif — Brad Lubman oblige —, le DSO Berlin y brille plus encore que chez Poulenc. [...] » (Diapason, juin 2017 / Pierre Riguaudière)
13,49 €
8,99 €

Trios - Paru le 15 mars 2017 | Arion

Hi-Res
17,99 €
11,99 €

Classique - Paru le 10 mars 2017 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
New York, Ensemble Intercontemporain, Matthias Pintscher, voilà qui est certes tout un programme mais quid du programme, sur la couverture de cet album ? Donc, les détails : Varèse, Carter, Reich, Cage et Feldman pour les compositeurs les mieux connus de ce côté de l’Atlantique, Sam Sheperd et David Fulmer pour les deux autres. On commence avec Intégrales de Varèse, écrit entre 1923 et 1925, tandis que les ouvrages les plus conséquents sont WTC 9/11 de Steve Reich – dont on comprend qu’il traite de l’attaque terroriste sur les États-Unis le 11 septembre 2001, et plus précisément sur la destruction des deux tours jumelles du World Trade Center (d’où « WTC ») –, et moins politiquement et humainement chargé, Music for Wind Instruments de John Cage, un ouvrage de jeunesse de 1938 encore très teinté de Schönberg ; et le Concerto pour clarinette d’Elliot Carter, composé en 1996. Pour WTC 9/11, Reich met en œuvre des sonorités pré-enregistrées, plus particulièrement des témoignages de divers corps tels que les pompiers, la défense nationale, des voix de témoins, des religieux lors de services mémoriaux, dont le compositeur a retranscris les rythmes et les hauteurs au titre de matériau de base. Pour cet hommage rendu à un siècle de musique évoluant autour de la ville de New York, l’Ensemble Intercontemporain est mené par son directeur musical, le compositeur Matthias Pintscher. © SM/Qobuz
15,39 €
10,39 €

Mélodies & Lieder - Paru le 10 mars 2017 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Gramophone Editor's Choice - 5 Sterne Fono Forum Klassik
14,99 €
9,99 €

Classique - Paru le 3 mars 2017 | L'Encelade

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason
L’enfer et le paradis dans l’univers musical européen autour des années 1600, voilà ce que nous propose de vivre l’ensemble Les Harpies : des œuvres « savantes », écrites, travaillées – Palestrina, Erbach, Attaingant, Gervaise… –, alternent avec des pièces anonymes d’inspiration plus populaire et improvisées. On entendra en particulier l’orgue Renaissance de Saint-Savin-en-Lavedan, initialement construit en 1557, et donc l’un des plus anciens de France. Certes, il fut remanié en 1618, abandonné sous la Révolution et pillé d’une grande partie de sa tuyauterie, puis laissé à l’état de ruines en 1861. L’instrument sera restauré en 1995-1996 ; d’origine, subsistaient le buffet, les sommiers, les faux sommiers, les registres « à l’italienne », deux soufflets (que l’on entendra souffler, car l’organiste a décidé de ne pas utiliser la soufflerie électrique !), des morceaux de clavier, de rares fragments de tuyaux, des traces d’étiquettes de registres et de passage de mécanique, des diamètres de trous et inscriptions de notes. La restauration, utilisant comme modèle des instruments similaires, aura restitué un instrument dont tout porte à croire qu’il sonnait ainsi voici presque un demi-millénaire. Les pièces d’inspiration populaire sont jouées à la cornemuse, au cistre, au violon, au colachon (une sorte de luth au long manche, venu d’Italie du Sud) et au régale – un petit orgue portatif. Un véritable voyage dans le temps… © SM/Qobuz « [...] l’Enfer est pavé de délicieuses intentions. Quatre Harpies talentueuses (dont deux transfuges des Witches) forment une association aussi bizarre que fascinante : deux organistes transformistes qui n’hésitent pas à empoigner régale, spinettino, mais également cistre et colascione, une violoniste ensorceleuse et un cornemuseux vagabond ! Hétéroclite et réjouissant, plein de malice et de trouvailles, leur programme peint les Enfers et le Paradis dans le paysage musical européen vers 1600. Il est conçu autour d’un instrument propice aux enchantements : l’orgue Renaissance de l’église de Saint-Savin (Hautes-Pyrénées), construit en 1557 et restauré par Alain Sals en 1996. Ses sonorités délicates (et son diapason grave à 390 Hz) sont merveilleusement déclinées par Freddy Eichelberger dans le In nomine de John Bull [...] où le cantus firmus est hardiment doublé à la gaita (cornemuse espagnole). Le Diable et ses Infidèles s’invitent au festin, par le truchement de danses d’inspiration traditionnelle – anglaises, italiennes, hongroises. [...] Les danses de la Renaissance française font l’objet de séduisantes métamorphoses [...] Délectons-nous, jusque dans les branles qui viennent conclure le programme sur un clin d’œil, tout de connivences pécheresses.» (Diapason, mai 2017 / Denis Morrier)