Les albums

976 albums triés par Date: du plus récent au moins récent

Classique - Paru le 30 septembre 2016 | Cristal Publishing

Livret Distinctions 4F de Télérama
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Jazz vocal - Paru le 16 septembre 2016 | Resonance Records

Distinctions 4F de Télérama
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Orient - Paru le 9 septembre 2016 | Buda musique

Distinctions 4F de Télérama
Impossible de rester de marbre lorsque l’on écoute Waed Bouhassoun. Elle qui a grandi dans la communauté druze syrienne n’est pas seulement une formidable joueuse de oud, elle est aussi une chanteuse exceptionnelle. La voix de la passion, son troisième album solo, est d’une beauté infinie, typique de la majesté orientale. Les titres de la Syrienne sont sensuels, torturés. Comme si, dans son chant, elle souhaitait séduire et exprimer une profonde douleur en même temps. La réverbération intense accentue la pureté de sa voix, remplissant l’espace de poésie arabisante. Il faut attendre Passion pour entendre les premières notes de oud, tandis que Chant de séparation provoquera des frissons à la moindre écoute. Le flûtiste Moslem Rahal accompagne Waed et ses notes rendent l’album divin, comme s’il était issu de contes enchantés… © AR/Qobuz
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Classique - Paru le 9 septembre 2016 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Excellente idée que de regrouper sur un même album une dizaine de Lieder de jeunesse de Mahler orchestrés – en 1986-87 – par Luciano Berio, puisque Mahler les avait laissés accompagnés par le seul piano, alors qu’il avait lui-même orchestré nombre de ses Lieder plus tardifs, y compris ceux du Knaben Wunderhorn. Pour mémoire, le Knaben Wunderhorn est initialement un recueil, publié entre 1805 et 1809, de plusieurs centaines de poésies populaires du Moyen-Âge jusqu’au début de l’époque romantique, par Clemens Brentano et Achim von Arnim. Les deux compères n’hésitant pas à largement remodeler les sources selon leur propre vision poétique, voire à parfois créer de toutes pièces des poèmes anciens… Mahler est seulement l’un des nombreux compositeurs à avoir puisé dans ce puits sans fond, de sorte que les Lieder des Knaben Wunderhorn ne forment pas à proprement parler un cycle, mais plutôt un ensemble sans cohérence particulière de Lieder, égrenés sur une quinzaine d’années entre 1887 et 1901. S’il les a ensuite rassemblés dans quelque collection, ce n’était qu’une décision éditoriale. Quoi qu’il en soit, les Lieder de jeunesse furent orchestrés par Luciano Berio qui n’a pas nécessairement cherché à « faire du Mahler », préférant une certaine modestie orchestrale, tout en intégrant toute suggestion instrumentale que le compositeur avait pu faire dans tel ou tel lied. C’est Matthias Goerne qui les chante ici, accompagné par l’Orchestre Symphonique de la BBC. En complément de programme, il nous est offert la Sinfonia de Berio, écrite en 1968 dans un langage qui s’éloigne déjà, assez radicalement, de la mouvance du tout-sériel à laquelle tant de compositeurs de cette époque céderont, par choix ou parfois par obligation. Entre tonalité et atonalisme, on reconnaît parfois des tournures orchestrales ou harmoniques qu’aurait sans doute soussignées Mahler lui-même, sans oublier que Berio a carrément cité quelques passages de Mahler dans le troisième mouvement qui est un impressionnant collage dans lequel on reconnaîtra également La Mer, Hindemith, Berg, Le Sacre du printemps, Brahms, La Valse, Richard Strauss, la Neuvième, et même Boulez, Stockhausen et Webern. La Sinfonia fait appel à des textes récités, chantés, grognés, susurrés, hurlés, empruntés à Beckett, Joyce, Claude Lévi-Strauss, ou des slogans de Mai 68. D’aucuns y ont vu un tournant fondateur dans le langage musical moderne. © SM/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 9 septembre 2016 | world village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Les doigts dans la prise, le oud de Mehdi Haddab fait des étincelles ! Après avoir sillonné la planète (il est né en Algérie, d’un père kabyle et d’une mère française, et a vécu au Burundi et en Centrafrique avant de s’installer à Paris), ce musicien biberonné au psychédélisme des sixties et au heavy metal des seventies a jeté l’ancre à Dakar pour concevoir cet album de Speed Caravan en compagnie de grandes figures de la scène locale et régionale. Branchées sur 220, les cordes de son instrument abrasif sont au cœur d’une cérémonie hallucinatoire où sont convoqués le mbalax et les grooves afro, l’Orient, le rock et le funk urbain, avec un soupçon de kitsch et un appel à l’imaginaire : un Big Blue Desert à l’énergie jubilatoire et aux rythmes fulgurants qui risque de donner de l’urticaire aux ayatollahs du oud traditionnel… A noter que l’ancien leader d’Ekova et de DuOud accueille sur son album plusieurs invités parmi lesquels Hindi Zahra, Pape Diouf, Sami Bishaï, Pape Oumar Ngom, Gilles Vidal et la surfeuse/chanteuse Justine Mauvin. © CM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 9 septembre 2016 | Bad Seed Ltd

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
La création dans le deuil, pour le deuil et par le deuil traversent l’histoire de l’humanité depuis la nuit des temps. Avec Skeleton Tree, Nick Cave est désormais, lui aussi, un artisan supplémentaire de ce contexte pesant et tétanisant. L’Australien a enregistré ce 16e album des Bad Seeds lors de la mort tragique de son fils Arthur, 15 ans, tombé d’une falaise après avoir ingurgité du LSD… Impossible donc d’appréhender le moindre recoin de ce disque sans revenir à cette tragédie, même si certaines chansons avaient été écrites avant le drame. Nick Cave se met ici à nu. Plus aucun rempart n’existe entre l’horreur de ce qu’il vit et les mots et les notes qu’il enregistre. Du sans fard épuré qui n’est ni indécent, ni racoleur. Comme il le déclame en début de disque « With my voice, I am calling you ». C’est tout… A aucun moment, le leader des Bad Seeds n’utilise ce contexte dramatique pour placer un quelconque couteau sous la gorge de l’auditeur contraint, par pitié, d’aimer son disque. Ce long blues crépusculaire est une sorte de requiem beau et lancinant. Depuis quelques années déjà, le Cave a fait une croix sur la narration pure et ses disques réunissent des compositions plus proches de la poésie, du sermon voire de l’élégie que de la chanson. Ici, il pense à haute voix. Parle à ce fils défunt. Interpelle le ciel auquel il ne croit pas ; ou plus. Et à ses côtés, le fidèle multi-instrumentiste Warren Ellis immisce ses ingénieuses idées instrumentales dans cette prose émouvante, vêtue d'austérité… En 1991, Eric Clapton terrassé par un malheur identique avait enregistré Tears In Heaven dans un registre disons plus conventionnel, avec une approche plus pieuse. Sur Skeleton Tree, Nick Cave ne cherche aucun exutoire, ne lance aucun S.O.S. La situation qu’il vit est le carburant de sa création. Un fioul si puissant que le résultat comptera, à l’heure du bilan, parmi ses plus grands disques. © MZ/Qobuz
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Rock français - Paru le 2 septembre 2016 | Disque Pointu

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Après l’excitant Psycho Tropical Berlin qui les a révélé, La Femme livre un deuxième album de plus d’une heure et dix minutes tout aussi protéiforme et tout aussi inclassable baptisé Mystère. La mode est certes aux groupes aux influences souvent antagonistes de prime abord, mais dans ce registre, La Femme explose une fois de plus les frontières, dynamite les genres et recolle les lambeaux de corps de toutes ces victimes à sa façon. L’ADN reste un savant mélange de surf music, de new wave 80’s et rock yéyé mais on croise également ici des sonorités inédites comme du folk français médiéval (Le vide est ton nouveau prénom) ou des rythmes arabisants Psyzook). A l’arrivée on pense toujours à une sorte de carambolage entre Suicide, le Velvet, Eli et Jacno, les B-52’s, Cure et Dutronc, une fiesta jouissive qui ne se pose pas de question et fonce dans le tas. Avec Mystère, les deux hémisphères du cerveau de La Femme, Marlon Magnée et Sacha Got, ont conçu un disque riche (16 titres !) et fou dans lequel il fait bon s’abandonner. © MD/Qobuz
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Rock français - Paru le 2 septembre 2016 | Disque Pointu

Livret Distinctions 4F de Télérama
Après l’excitant Psycho Tropical Berlin qui les a révélé, La Femme livre un deuxième album de plus d’une heure et dix minutes tout aussi protéiforme et tout aussi inclassable baptisé Mystère. La mode est certes aux groupes aux influences souvent antagonistes de prime abord, mais dans ce registre, La Femme explose une fois de plus les frontières, dynamite les genres et recolle les lambeaux de corps de toutes ces victimes à sa façon. L’ADN reste un savant mélange de surf music, de new wave 80’s et rock yéyé mais on croise également ici des sonorités inédites comme du folk français médiéval (Le vide est ton nouveau prénom) ou des rythmes arabisants Psyzook). A l’arrivée on pense toujours à une sorte de carambolage entre Suicide, le Velvet, Eli et Jacno, les B-52’s, Cure et Dutronc, une fiesta jouissive qui ne se pose pas de question et fonce dans le tas. Avec Mystère, les deux hémisphères du cerveau de La Femme, Marlon Magnée et Sacha Got, ont conçu un disque riche (16 titres !) et fou dans lequel il fait bon s’abandonner. © MD/Qobuz
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Intégrales d'opéra - Paru le 2 septembre 2016 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
« Lalo n’eut le temps de travailler qu’au premier acte et sans excès d’inspiration, déçu qu’il était par le fossé entre le projet caressé et le livret de Blau [...] On ne peut affirmer pour autant que Lalo n’ait eu aucune part dans la musique des trois derniers actes en dehors du retour de quatre motifs entendus dans le premier. Quelques tournures sont bien dans sa manière (à l’acte II : l’arioso de Jeanne « Reste auprès d’elle », celui de Robert « Ah ! le jour vient », celui de Jeanne « Ô mon enfant, quel sacrifice », à l’acte III : le chœur « Vive le mai ! » puis la "Marche féodale" et le "Chant d’amour" qui ouvrent l’acte IV). Mais, à moins que Coquard n’ait puisé dans des brouillons inédits, il s’agit peut-être de pastiches particulièrement fidèles. Si la part d’Arthur Coquard est prépondérante, s’il est vrai, comme le notera Isidore Philipps dans "Le Ménestrel" du 17 mars 1895, que « son orchestre est souple, coloré, intéressant ; son harmonie est moderne et son style très dramatique, très vivant, plein d’entrain », le style de La Jacquerie est bien celui imprimé par Lalo dans le premier acte : netteté des idées, diatonisme lumineux loin des chromatismes tortueux dont la vogue commençait, prépondérance des modulations franches par enharmonie, rythmes volontaires, présence d’éléments « dans le ton populaire », alternance d’effusions de tendresse naïve et d’éloquence abrupte.» (Extraits du texte du livret) « [...] Lorsque Lalo meurt le 23 avril 1892, trois actes restent à écrire : le disciple Arthur Coquard est chargé de compléter la partition en vue de sa création posthume à l’Opéra de Monte-Carlo en 1895. La voici qui renaît de ses cendres, le 24 juillet 2015, grâce au Festival de Montpellier. Si l’on s’ennuierait presque avec Lalo, tout change lorsque le disciple remplace le maître, qu’il dépasse régulièrement par l’élan, la beauté des thèmes qui s’enchevêtrent et, surtout, la vitalité foisonnante de l’orchestre. Une vraie révélation ! Les personnages, un rien abstraits au I, gagnent ainsi peu à peu en relief. [...] Le Philharmonique de Radio France, un peu bousculé de prime abord, est vite galvanisé par Patrick Davin. Et quel plateau ! Hormis le Guillaume trop distant de Boris Pinkhasovich, plus sombre que violent, chacun appelle des éloges. [...] à l’applaudimètre, c’est le couple formé par Véronique Gens, Blanche tour à tour digne, brisée et radieuse, et Charles Castronovo, Robert plein de style et d’élégance, qui triomphait à Montpellier. [...] » (Diapason, septembre 2016 / François Laurent)
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Classique - Paru le 26 août 2016 | La Dolce Volta

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama
Il est assez singulier qu’au début de sa carrière de compositeur, Schumann ait écrit plusieurs grands cycles rassemblant des pièces généralement assez courtes, des sortes de vignettes durant parfois vingt secondes, parfois deux minutes, rarement plus. Ce sont les Papillons de 1831, le Carnaval de 1835 et les Davidsbündlertänze de 1837. Ces ouvrages ont souvent pour argument des œuvres littéraires, des caractères humains (en particulier ceux de Schumann lui-même, partagé entre Florestan et Eusebius), des humeurs violemment contrastées – celles de Schumann encore, ou des personnages réels et imaginaires desquels il s’entoure, comme Chopin, Paganini, Clara Wieck, la craquante domestique du vieux Wieck, Pantalon et Colombine, des jeux de lettres et de mots…Bref, tout un monde intérieur et difficile à décrypter pour qui ne connaît pas bien la vie de Schumann. Mais est-il nécessaire d’avoir toutes ces clefs pour goûter cette musique ? Philippe Bianconi nous prouve que non ; le pianiste, Premier Prix du Concours de Cleveland, lauréat du Van Cliburn, s’attaque de nouveau à ces œuvres de la première maturité de Schumann (il en a déjà enregistré certaines), difficiles d’accès car d’apparence presque simple alors qu’il n’en est rien. Pari pleinement réussi. © SM/Qobuz
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Chanson française - Paru le 26 août 2016 | Epm

Distinctions 4F de Télérama
Oubliez les duos entre Christine & The Queens et Booba, l’électro-rock à tout va, la néo-nouvelle scène française et tout le reste… Michèle Bernard est une bulle d’air. Une parenthèse (enchantée) qui fait du bien. Une chanteuse-auteur-troubadour qui ne se soucie guère de l’air/ère du temps. Et cela fonctionne depuis déjà quelques décennies… Il y eut 68, ses premiers textes, ses premières chansons, les lauriers de l'Académie Charles Cros et puis même de très belles choses pour nos chères têtes blondes… Aujourd’hui, à 68 ans passés, Michèle Bernard revient à la chanson pour grands. Sa prose est simple, naïve et juste, piquante quand il faut (Savon d'Alep (Pavane pour une Syrie défunte) sur la situation tragique syrienne et Yvette sur les nouvelles technologies) et toujours très émouvante. On pourrait croire tout cela désuet ou ronronnant mais ça ne l’est jamais. Prendre le temps d’écouter Tout' manières..., c’est simplement prendre le temps de vivre. Le jeu en vaut la chandelle, non ? © CM/Qobuz
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Musique vocale sacrée - Paru le 19 août 2016 | Ricercar

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4F de Télérama
À une forte génération de distance l’un de l’autre, Johann Caspar Kerll (1627-1693) et Johann Fux (1660-1741) furent en leur genre des précurseurs de Mozart : tous deux vécurent longtemps à Vienne, dans le cercle musical de l’empereur de leur époque. Cet album présente leurs requiems respectifs, composés en 1689 (et dédié à l’empereur Leopold Ier) pour Kerll, en 1720 pour Fux (initialement conçu pour les funérailles de la veuve de Leopold Ier, il fut repris en 1740 pour celles de Charles IV). On notera que le Requiem de Kerll est celui d’un homme arrivé au terme de sa vie et qui se préoccupe, musicalement parlant, du repos de son âme, tandis que celui de Fux est délibérément un ouvrage de circonstance et d’apparat – l’un est intime, l’autre solennel. Serait-il erroné d’imaginer que Mozart aurait pu avoir connaissance de ces deux ouvrages, dans les archives du Stefansdom de Vienne, et ait laissé leurs accents quelque peu influencer la conception de son propre Requiem ? C’est ce que met en avant cet album, enregistré par les ensembles Vox Luminis (pour les voix), L’Achéron (pour la partie instrumentale du Kerll) et Scorpio Collectif (pour la partie instrumentale de Fux). © SM/Qobuz « [...] Vienne, Saint-Etienne et la cour, à une génération d’intervalle, sont bien les seuls liens entre l’audacieuse et intime Missa pro defunctis (1689) de Kerll et le puissant Kaiserrequiem (1720) de Fux, dont la perfection contrapuntique apparaît, en regard, bien conventionnelle. [...] La messe des défunts, pour soprano, alto, deux ténors et basse, violes et orgue, joint aux solistes un ripieno vocal sur certaines sections. [...] Registres sombres accentués par les archets de l’Achéron, robuste Introït venu des abysses, souffle puissant du ripieno et des doublures, tendresse du thème du Kyrie : Vox Luminis unifie la partition de Kerll sous la lumière d’une spiritualité confiante, plus sereine que la vision de Van Nevel. [...] Johann Joseph Fux (1660-1741), Kapellmeister de Vienne à partir de 1715 et jusqu’à sa mort, est passé à la postérité comme le parangon du contrepoint grâce à son traité Gradus ad Parnassum. Ce que valide ce vaste Kaiserrequiem pour obsèques impériales, qui alterne ensemble soliste à cinq voix avec cordes et chœur (doublé par les vents).» (Diapason, septembre 2016 / Sophie Roughol)
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Alternatif et Indé - Paru le 12 août 2016 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
Après les parenthèses expérimentales en solo de son chanteur Thom Yorke mais aussi de son batteur Phil Selway, et les bandes originales de films de son guitariste Jonny Greenwood, Radiohead sort des buissons avec ce neuvième album studio assez magistral, preuve que l’inspiration est toujours au rendez-vous, plus de trente ans après la naissance du groupe. Mais la grosse surprise de A Moon Shaped Pool c’est finalement qu’il n’y en a pas ! Le quintet d’Oxford signe sans doute ici son disque le plus classique. Les yeux fermés, l’organe de Yorke est apprivoisé, comme la structure des compositions est elle aussi immédiatement cernée. On est donc en terrain connu sans jamais pourtant avoir la sensation de réentendre la copie d’un ancien titre. Radiohead met en veilleuse ses velléités expérimentales voire même électroniques au profit d’arrangement tantôt minimalistes, tantôt luxuriants. Même dans ses arrangements pour cordes réellement renversants, Jonny Greenwood semble viser l’épure, le trait ultime, dénué d’artifice superflu (Daydreaming). Ses divers travaux pour le 7e Art et notamment pour le metteur en scène Paul Thomas Anderson (Greenwood a signé les partitions de ses films There Will Be Blood, The Master et Inherent Vice) lui ont apportés une vision neuve et ample qui survole tout le disque. Même dans les séquences plus intimistes (Desert Island Disk), Radiohead conserve une certaine majesté. Et lorsqu’ils abattent la carte du post-rock voire du répétitif (Full Stop et Present Tense), leur musique se visualise grandement. Avec un tel album, Radiohead renforce un peu plus sa légende, son approche toujours aussi singulière et tout simplement sa propre discographie. © CM/Qobuz
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Soul - Paru le 15 juillet 2016 | Polydor

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Grâce au brillant Home Again qu’il publia en 2012, Michael Kiwanuka est devenu en un claquement de doigts l’une des nouvelles merveilles de la soul contemporaine. De cette soul mâtinée de folk à la Terry Callier et fleurant bon les seventies… A 25 ans seulement, le Britannique était alors déjà comparé à Bill Withers, Otis Redding et Marvin Gaye (on pense à Inner City Blues sur Place I Belong et sur Love & Hate), rien que ça ! Pour son second album intitulé Love & Hate et qui illumine l’été 2016, le Londonien offre une face un brin plus rock sans pour autant renier ses influences. Produit par Danger Mouse, le disque comprend d’ambitieuses compositions (la symphonie Cold Little Heart qui ouvre magistralement l’album dure dix minutes !) et intègre des références inattendues comme celle de David Gilmour de Pink Floyd. Mais c’est aussi dans les refrains imparables que Kiwanuka est brillant. Lorsqu’il scande I’m a black man in a white world sur le morceau éponyme ou qu’il fredonne le motif répétitif et entêtant de la chanson Love & Hate qui donne son titre à l’album. Lorsqu’il déballe les cordes, il les utilise avec parcimonie. Et s’il intègre des chœurs à la saveur gospel, il agit avec une délicatesse identique. Bref, un grand disque de soul music d’une rare richesse qui n’a rien à envier à ses illustres ainés. © MZ/Qobuz
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Soul - Paru le 15 juillet 2016 | Polydor

Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime
Grâce au brillant Home Again qu’il publia en 2012, Michael Kiwanuka est devenu en un claquement de doigts l’une des nouvelles merveilles de la soul contemporaine. De cette soul mâtinée de folk à la Terry Callier et fleurant bon les seventies… A 25 ans seulement, le Britannique était alors déjà comparé à Bill Withers, Otis Redding et Marvin Gaye (on pense à Inner City Blues sur Place I Belong et sur Love & Hate), rien que ça ! Pour son second album intitulé Love & Hate et qui illumine l’été 2016, le Londonien offre une face un brin plus rock sans pour autant renier ses influences. Produit par Danger Mouse, le disque comprend d’ambitieuses compositions (la symphonie Cold Little Heart qui ouvre magistralement l’album dure dix minutes !) et intègre des références inattendues comme celle de David Gilmour de Pink Floyd. Mais c’est aussi dans les refrains imparables que Kiwanuka est brillant. Lorsqu’il scande I’m a black man in a white world sur le morceau éponyme ou qu’il fredonne le motif répétitif et entêtant de la chanson Love & Hate qui donne son titre à l’album. Lorsqu’il déballe les cordes, il les utilise avec parcimonie. Et s’il intègre des chœurs à la saveur gospel, il agit avec une délicatesse identique. Bref, un grand disque de soul music d’une rare richesse qui n’a rien à envier à ses illustres ainés. © MZ/Qobuz