Le choix d'un Qobuzissime est réalisé par l'équipe de Qobuz à l'unanimité. Le plus souvent un Qobuzissime est "crossover" au meilleur sens du terme, c'est-à-dire qu'il doit pouvoir s'adresser à tous les publics de Qobuz.


En décernant un Qobuzissime, les disquaires de Qobuz veulent attirer l'attention sur des albums magnifiques, dans les genres les plus variés. Un Qobuzissime idéal vous parlera du premier album d'un artiste inconnu sur un répertoire improbable... mais cette pureté conceptuelle connaitra des exceptions ! Dans tous les cas, Qobuz soutiendra l'album à fond. Nous collaborons en amont avec le producteur afin de lui donner la meilleure exposition possible sur Qobuz et hors-Qobuz.


Notre plus grande satisfaction sera de permettre aux utilisateurs de Qobuz de partir à la découverte d'enregistrements qui ne seraient pas tous dans le champ premier de leurs préférences musicales.

Les albums

149 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Classique - Paru le 7 mars 2016 | Alpha

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - 4 étoiles Classica - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
« Nevermind Conversations », voilà qui pourrait être le titre d’un album de rappeurs en duo, ou encore d’échanges philosophico-j’menfoutistes. Mais non, aimable qobuzonaute, ce nouvel enregistrement de l’ensemble baroque Nevermind (Anna Besson à la flûte, Louis Creac’h au violon, Robin Pharo à la gambe et Jean Rondeau au clavecin) approche l’esprit de conversation entre deux compositeurs baroques français, ladite conversation s’établissant entre les styles français et italiens que tous deux abordent avec fantaisie et invention. Les deux compositeurs : Jean-Baptiste Quentin (ca.1690-ca.1742), violoniste à l’Académie Royale de musique ; et Louis-Gabriel Guillemain (1705-1770), musicien ordinaire du roi. Daquin évoquait ce dernier dans sa Lettre sur les hommes célèbres : « Lorsqu'on parle d'un homme plein de feu, de génie et de vivacité, il faut nommer M. Guillemain, Ordinaire de la Musique du Roi ; c'est peut-être le violon le plus rapide et le plus extraordinaire qui se puisse entendre. Sa main est pétillante, il n'y a point de difficultés qui puissent l'arrêter, et lui seul en fait naître dans ses savantes productions qui embarrassent quelquefois ses rivaux. Ce fameux artiste est parmi les grands Maîtres un des plus féconds et l'on convient que ses ouvrages sont remplis des beautés les plus piquantes. » Ce qui n’empêcha pas qu’on le retrouva un jour de 1770 lardé de quatorze coups de couteau, rapidement déclarés comme « suicide » ; soit Guillemain avait sérieusement perdu sa main pourtant rapide et extraordinaire, soit il fut suicidé par un facétieux énervé… Toujours fantasques, toujours complexes, Quentin et Guillemain représentent l’absolu summum de ce que la musique instrumentale française de ce XVIIIe siècle a pu développer. On ne les connaissait guère, gageons que cet enregistrement de Nevermind les remettra au goût du jour. © SM/Qobuz « [...] tout est permis aux meilleurs amis du monde. Ils s’écoutent avec confiance, se répondent avec bienveillance, composent avec la résonance du clavecin, rebondissent largement sur ses appuis. Ces quatre-là aiment plus que tout se lover dans les mouvements lents [...]. Leur jeunesse heureuse, qui doit davantage à la Comtesse de Ségur qu’aux Liaisons dangereuses, jouit d’une virtuosité fusionnelle. Chacun s’en voudrait de prendre la parole au détriment du voisin [...] La complicité coloriste des Nevermind se double-t-elle d’un idéal de conversation en musique ? Cet entre-soi luxueux reste imperméable à l’opposition dialectique, la réplique impatiente ou ironique, la tension articulée. Nous voici donc aux antipodes de Reinhard Goebel, un des premiers à défendre brillamment, il y a quatre décennies de cela, les deux compositeurs au programme de ce premier album. Le style et les options marqués du violoniste allemand ont pris le risque de vieillir. La forte séduction de Nevermind prend celui de laisser l’auditeur en béatitude devant le vernis d’un objet somptueux.» (Diapason, juin 2016 / Gaëtan Naulleau)
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Electro - Paru le 4 mars 2016 | Because Music

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Le nom de Mind Enterprises risque de ne pas rester anonyme encore très longtemps. Ce projet électro est celui d’un jeune turinois installé à Londres, Andrea Tirone, dont ce premier album (un disque Qobuzissime !) assez jouissif intitulé Idealist convoque une ribambelle d’influences plus groovy les unes que les autres. Il y a du Metronomy, de l’afro-beat, du disco, du funk, de la synth-pop, du Todd Terje, du LCD Soundsystem, de l’électro new-wave là-dedans, bref c’est le foutoir total mais c'est totalement fou ! © MD/Qobuz
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Soul - Paru le 5 février 2016 | Columbia

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Un simple coup d’œil à la pochette, une oreille dressée vers les 30 premières secondes de Coming Home et on comprend aisément d’où vient Leon Bridges… Marchant sur les brisées d’Otis Redding, des Miracles de Smokey Robinson et surtout de Sam Cooke, ce songwriter texan de 25 ans est un mausolée sur pattes érigé à la gloire de la soul music éternelle. Mais Bridges ne fait pas dans la taxidermie gratuite et son premier album qui parait chez Columbia renferme, avant toute chose, de véritables chansons. De grandes chansons même ! Oui, des compositions soignées, travaillées et arrangées avec le même soin que leur apportaient ses illustres pairs dans les années 60… Ballades torrides, blues sensuels, rhythm’n’blues up-tempo et pop aux accents gospel, le jeune Leon maîtrise chaque recoin de son art, chantant divinement bien et évitant surtout de sombrer dans le pastiche. A l’arrivée, Coming Home est un disque de soul pour puristes qui, sous ses airs rétro et grâce à son impeccable tenue, touchera le plus grand nombre. La grande classe en quelque sorte… A noter que cette Deluxe Edition comprend cinq titres supplémentaires. © MZ/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 8 janvier 2016 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions 5 de Diapason - Qobuzissime
Roi incontesté des contrastes exacerbés, des extrêmes brillants, des tempi qui sauvages qui rêveurs, Teodor Currentzis se lance dans l’un des ouvrages les plus exacerbés, brillants, sauvages et rêveurs, le Concerto pour violon de Tchaikovsky avec la violoniste moldave Patricia Kopatchinskaja, elle-même une véritable force de la nature dont Diapason a récemment affirmé qu’elle « ose tout, quitte à reléguer Gitlis, Kremer ou Kennedy au rang de pères tranquilles… L’auditeur est donc informé : ce Concerto de Tchaïkovski vient du fond du fond de la Russie ! Et on ne quitte certes pas le fin fond de la Russie profonde avec Les Noces de Stravinski, un féroce tableau populaire mêlant excès de vodka, moines doctes mais sans doute eux-mêmes imbibés, chœur grivois, solistes hardis, soulignés par les quatre pianos et la percussion qu’a choisis Stravinski en guise d’instrumentation. Les versions antérieures risquent d’en prendre un coup dans les tibias, Currentzis n’hésitant pas à mettre en lumière les angularités de la partition avec maestria, voire provocation ! Enregistré à Madrid en octobre 2013 (Stravinski) et à Perm (Russie) en avril-mai 2014 (Tchaïkovski). © SM/Qobuz
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Ambiant - Paru le 27 novembre 2015 | Intuitive Records

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
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Ambiant - Paru le 27 novembre 2015 | Intuitive Records

Hi-Res Livret + Vidéos Distinctions Qobuzissime
Un home-studio, c’est bien. Le Transsibérien, c’est mieux ! C’est en effet à bord du train légendaire reliant Moscou à Vladivostok (9000 bornes tout de même…) que William Rezé alias Thylacine a composé son premier véritable album logiquement baptisé Transsiberian . Durant 160 heures de train et près de 1000 gares traversées, ce Transsibérien est devenu le laboratoire de ce jeune bidouilleur électro angevin qui monte, qui monte, qui monte, le temps d’un périple de deux semaines. Un disque inspiré des rencontres musicales et humaines au rythme du train et de ses paysages mais qui surtout qui se visualise comme nul autre. Connaître la genèse de Transsibérien aide certes à faire défiler des images dans la tête de l’auditeur mais les compositions de Thylacine vont bien au-delà du concept « trip ferroviaire ». Car au fil de l’écoute, on sent se dessiner une musique comme antidote des états d’âme de son auteur. Filmé par une équipe vidéo l’ayant suivi au gré de ses rencontres et enregistrements, Thylacine livre dix titres totalement envoûtants et accompagnés d’une web série de dix courts épisodes retraçant sa composition singulière. Dix vidéos incluses dans le téléchargement de cette version Deluxe disponible en Hi-Res 24-bit. © MD/Qobuz
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Classique - Paru le 20 novembre 2015 | Ediciones Singulares

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Gramophone Editor's Choice - Qobuzissime
1886, 1887, 1888 : trois années de suite, Paul Dukas se brûlera les doigts à l’aventure du Prix de Rome, ne réussissant qu’à décrocher un Second prix en 1888 avec la cantate Velléda. L’année suivante, il tentait sa chance avec Sémélé, mais ne reçut pas même un lot de consolation ; les deux cantates sont ici données dans leur intégralité. Ironie de l’Histoire, où l’on voit que bien souvent les doctes académies se trompent lourdement sur le cours des choses. Car qui se souvient encore des Premiers Prix de cette époque, Gedalge ou Erlanger par exemple ? Cet enregistrement nous propose également les chœurs écrits pour le « premier tour » du concours, ainsi que l’ouverture Polyeucte qui correspond, sujet y compris, à ce qu’aurait dû être son envoi Rome s’il avait remporté le prix. Presque une mini-symphonie dans laquelle se trouve déjà le grand Dukas. © SM/Qobuz « Sous la conduite ardente d'Hervé Niquet, cette moisson d'inédits bénéficie de l'engagement de jeunes talents soucieux de la prononciation et du style.» (Diapason, décembre 2015 / Gérard Condé)
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Classique - Paru le 6 novembre 2015 | Sony Classical

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
C’est en 2012 que le Letton Pēteris Vasks a composé Klātbūtne (Présence), pour violoncelle et orchestre à cordes, sur l’instigation de Sol Gabetta. Tout un monde sépare cet ouvrage récent, inscrit dans un langage plutôt tonal – dans la lignée, par exemple, de Schnittke, voire parfois de Chostakovitch –, de Grāmata čellam de 1978 pour violoncelle solo, avec lequel Sol Gabetta termine ce nouvel enregistrement. Ce dernier ouvrage, en deux mouvements : Fortissimo et Pianissimo, reste encore teinté de l’avant-garde de l’époque, du moins telle qu’elle était conçue par Witold Lutosławski ou Krzysztof Penderecki. Avec Klātbūtne, Vasks offre au violoncelle quelques-unes des plus émouvantes et profondes pages de musique d’aujourd’hui, dont Sol Gabetta sait assurément tirer toute la substantifique moelle. On entendra aussi Musique du soir pour violoncelle et orgue, une infinie mélopée de toute beauté, douce et vespérale, mais aussi d’une profonde nostalgie presque fauréenne par moments. © SM/Qobuz
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Classique - Paru le 6 novembre 2015 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions Diapason d'or - Le Choix de France Musique - Choc de Classica - Qobuzissime
Né en 1983, Diego Ares, jeune claveciniste originaire de Vigo, s'était déjà distingué il y a quelques années par un très beau programme Soler paru chez Pan Classics (Diapason d'Or). Passionné par les répertoires de claviers ibériques, Diego Ares commence sa collaboration avec harmonia mundi par une nouvelle incursion dans le monde fantasmagorique d'Antonio Soler, encore trop peu connu, malgré les extraordinaires albums de Scott Ross (Erato), Nicolau de Figuereido (Pavane), et de nombreuses anthologies au piano, de Larrocha à Isidro Barrio, en passant par Perez ou Hinrichs. Somptueusement enregistré, Diego Ares a choisi ici un instrument de Joel Katzman (Amsterdam, 2009) d'après un clavecin sévillan de 1734 attribué à Mirabal, et l'on peut reconnaître aisément les teintes si particulières des instruments à clavier ibériques du XVIIe siècle, et le jeu de Diego Ares est un pur régal, exploitant à merveille les registres de cet étonnant instrument, des basses profondes et chaleureuses aux aigus cristallins (Sonata No. 2). Ares révèle par ailleurs ici les merveilles d'un nouveau manuscrit, récemment redécouvert, et acquis par la Morgan Library de New York – une collection de Sonates de Soler pour la plupart inédites. © Qobuz « [...] D'une aisance impressionnante, Ares fait souffler sur les partitions le même vent de liberté qu'en 2009 (Antonio Soler / Pan Classics). [...] Les bons interprètes de Soler ne manquent pas, mais l'approche infiniment volubile et charmeuse d'Ares est unique. On a davantage le sentiment d'assister à une séance d'improvisation qu'à l'interprétation de pages écrites, tant la musique jaillit avec une énergie fraîche et constamment renouvelée. [...] (Diapason, décembre 2015 / Philippe Ramin) « Le claveciniste Diego Ares revient aux sonates de Soler. Mais, cette fois, elles sont inédites. À découvrir absolument. [...] Si le connaisseur apprécie à sa juste valeur cette première discographique, le néophyte pourra se satisfaire de cette musique haute en couleurs et de cet enregistrement grisant. [...] Diego Ares interprète la musique de ce moine compositeur avec une virtuosité diabolique et une sensualité infernale. Il sera difficile de résister à la tentation. [...] (Classica, décembre 2015 / Philippe Venturini)
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Alternatif et Indé - Paru le 16 octobre 2015 | Barclay

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Au rayon des grands écarts, celui proposé par Feu! Chatterton est des plus étonnants. Derrière cet improbable blase se cache un jeune quintet parisien, lettré et ambitieux, qui bondit de style en style, d’influence en influence. Il y a de la chanson française, garantie pièces et main d’œuvre, héritée de Gainsbourg, Ferré et Bashung, de la poésie chipée à Lautréamont, Baudelaire, Aragon et Eluard, du rock biscornu à la Radiohead mais aussi un brin d’electro et des effluves de slam dans leur premier album Ici le jour (a tout enseveli), un disque Qobuzissime ! Et comme la langue alpague l’ouïe d’entrée de jeu, certains ont vite vu en Feu! Chatterton d’éventuels fils de la vengeance de Fauve ; ce qu’ils ne sont pas… Arthur tient la plume et le micro. Sébastien, Clément, Antoine et Raphaël s’occupent pour leur part de la bande-son. Et tout ce petit monde réussit le tour de force d’accoucher d’un superbe album cohérent et singulier, à la fois grandiloquent et profond, original et captivant. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 4 septembre 2015 | ECM Records

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Qobuzissime - 5 Sterne Fono Forum Klassik
Pour sa première publication sur le label ECM, Tigran Hamasyan signe un album unique et plutôt éloigné des sentiers sur lesquels on le croisait jusqu’ici. Avec Luys i Luso (Lumière de la Lumière), le prodige de 27 ans s'engage dans une exploration extra-ordinaire de la musique religieuse arménienne. Il a sélectionné des hymnes et des sharakans (chants liturgiques de l’Arménie) les arrangeant pour voix et piano. Des musiques nées entre le Ve et le XIXe siècle et qui trouvent ici une expression nouvelle et dramatique grâce à la force d’imagination et d’improvisation de celui qui ébranle la jazzosphère depuis plusieurs années, ainsi qu’à l’interprétation engagée du Yerevan State Chamber Choir, le principal chœur en Arménie. Produit par Manfred Eicher d’ECM, Luys i Luso a été enregistré à Yerevan en octobre 2014, et paraît en 2015, année commémorant les cent ans du génocide arménien. C’est évidemment une nouvelle pièce singulière et majeure dans le vaste puzzle Tigran Hamasyan, jazzman pluriel capable de revisiter un standard de Thelonious Monk ou une chanson de Led Zeppelin ! Et par-delà le devoir de mémoire que constitue Luys i Luso pour le jeune pianiste, cet album est une collection fascinante et brillamment pensée qui aborde ce répertoire avec une grande originalité. Un grand Qobuzissime ! © MD/Qobuz
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Musique symphonique - Paru le 12 août 2015 | San Francisco Symphony

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Absolute Jest, créé en 2012 par l’Orchestre de San Francisco et le présent Michael Tilson Thomas, peut se traduire par "Bouffonnerie absolue" mais également par "Geste absolue", la geste et non point le geste. L'auditeur peut se demander s'il s'agit là de lard, de cochon ou plutôt de dynamite. Pendant quelque vingt minutes, Adams déroule un invraisemblable scherzo chargé d'une énergie folle, confié à l'orchestre et à un quatuor à cordes solo qui s'amuse à reprendre et tordre quelques inflexions des plus féroces quatuors de Beethoven. Autre révérence au grand Ludwig van, le rythme pointé obstiné qui caractérise le premier mouvement de la Septième symphonie mais également le scherzo de la Neuvième, auquel Adams emprunte d'ailleurs la signature de timbales. L'audition de Absolute Jest donnerait quasiment une sensation de "musique carrée", alors que la partition d'Adams déborde de recoins rythmiques d'une complication du diable. Beaucoup plus ancien, Grand Pianola Music de 1982 fait appel à deux pianos (en non pas des Pianolas malgré le titre, il s’agit d’une facétie adamsienne), vents, trois voix de femmes chantant sans paroles, et percussion. Le compositeur y développe son monde personnel du minimalisme, qui n’a de minimaliste que le nom, car la partition explose dans tous les sens, les cellules ne cessent de se mouvoir, les ruptures viennent décontenancer l’auditeur sans lui laisser le temps de souffler. Le présent enregistrement est dirigé par Adams lui-même, avec au piano Marc-André Hamelin et Orli Shaham. (SM)
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Musique symphonique - Paru le 12 août 2015 | San Francisco Symphony

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime
Absolute Jest, créé en 2012 par l’Orchestre de San Francisco et le présent Michael Tilson Thomas, peut se traduire par "Bouffonnerie absolue" mais également par "Geste absolue", la geste et non point le geste. L'auditeur peut se demander s'il s'agit là de lard, de cochon ou plutôt de dynamite. Pendant quelque vingt minutes, Adams déroule un invraisemblable scherzo chargé d'une énergie folle, confié à l'orchestre et à un quatuor à cordes solo qui s'amuse à reprendre et tordre quelques inflexions des plus féroces quatuors de Beethoven. Autre révérence au grand Ludwig van, le rythme pointé obstiné qui caractérise le premier mouvement de la Septième symphonie mais également le scherzo de la Neuvième, auquel Adams emprunte d'ailleurs la signature de timbales. L'audition de Absolute Jest donnerait quasiment une sensation de "musique carrée", alors que la partition d'Adams déborde de recoins rythmiques d'une complication du diable. Beaucoup plus ancien, Grand Pianola Music de 1982 fait appel à deux pianos (en non pas des Pianolas malgré le titre, il s’agit d’une facétie adamsienne), vents, trois voix de femmes chantant sans paroles, et percussion. Le compositeur y développe son monde personnel du minimalisme, qui n’a de minimaliste que le nom, car la partition explose dans tous les sens, les cellules ne cessent de se mouvoir, les ruptures viennent décontenancer l’auditeur sans lui laisser le temps de souffler. Le présent enregistrement est dirigé par Adams lui-même, avec au piano Marc-André Hamelin et Orli Shaham. (SM) Note : Absolute Jest a été enregistré en 24 Bits / 192 kHz, Grand Pianola Music en 24 Bits / 96 kHz et les deux oeuvres ont été masterisée en 192kHz/24-bit
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Alternatif et Indé - Paru le 31 juillet 2015 | Warner Bros.

Distinctions Qobuzissime
Pour son deuxième album Blood qui fait suite à Is Your Love Big Enough ? paru en 2012, Lianne La Havas s’est rendue en Jamaïque pour se ressourcer et renouer avec ses racines. De là est née l’écriture de ce superbe opus qui mêle avec une grande finesse une nu soul aérienne, une pop raffinée et un jazz folk en apesanteur. C’est la force de la jeune Londonienne tout au long de son nouveau disque : abolir les frontières stylistiques pour que ses mots, ses mélodies et ses sons ne fassent qu’un torrent unique de sensualité et de soul contemporaine. A noter que cette Deluxe Edition comprend 7 titres supplémentaires, dont une chanson inédite. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 31 juillet 2015 | Warner Bros.

Hi-Res Distinctions Qobuzissime
Pour son deuxième album Blood qui fait suite à Is Your Love Big Enough ? paru en 2012, Lianne La Havas s’est rendue en Jamaïque pour se ressourcer et renouer avec ses racines. De là est née l’écriture de ce superbe opus qui mêle avec une grande finesse une nu soul aérienne, une pop raffinée et un jazz folk en apesanteur. C’est la force de la jeune Londonienne tout au long de son nouveau disque : abolir les frontières stylistiques pour que ses mots, ses mélodies et ses sons ne fassent qu’un torrent unique de sensualité et de soul contemporaine. © MD/Qobuz