Les albums

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Alternatif et Indé - Paru le 13 octobre 2017 | XL Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
En 2013 lorsqu’il publia 6 Feet Beneath The Moon, on se demandait s’il pouvait succéder à Mike Skinner (alias The Streets) dans le rôle du porte-parole de toute une génération. Archy Marshall plus connu sous le pseudo King Krule n’avait alors QUE 19 ans et capturait la voix saisissante des jeunes Londoniens comme l’avait fait plus d’une décennie auparavant celui qui restait le héros d’Archy… Quatre ans plus tard, son organe inattendu de baryton, profond et triste, plein de désillusion et de désorientation, a toujours ce même effet dévastateur. Et la blue wave de King Krule demeure fascinante. Cette tambouille unique que le jeune rouquin a toujours définie comme mêlant « le côté agressif du post-punk et de la no-wave et celui, plus doux, du blues et du jazz » a cette fois encore plus de gueule. Marshall a logiquement musclé ses compétences depuis ses débuts et il ose sur The Ooz des ponctuations inattendues (comme ces cuivres jazz qui accentue la mélancolie) qui rendent son second album encore plus ovni que le précédent ! © MZ/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 29 septembre 2017 | Young Turks Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec son bien nommé triple album de 2015 The Epic, Kamasi Washington devenait, à 34 ans passés, la nouvelle coqueluche de la jazzosphère, dépassant même ses frontières. Il faut dire que parallèlement à ses travaux purement jazz, le saxophoniste californien enchaînait les piges pour des artistes aussi variés que Kendrick Lamar (To Pimp a Butterfly et Damn), Flying Lotus (You’re Dead !), Thundercat (The Beyond / Where the Giants Roam), Run The Jewels (Run The Jewels 3) ou bien encore Ryan Adams (Gold). Et comme The Epic était publié sur Brainfeeder, le label électro de Flying Lotus, tout était réuni pour rendre encore plus atypiques le bonhomme et sa musique… Ici, c’est à nouveau une écurie « pas vraiment jazz » qui l’accueille, Young Turks Records, sous-division de XL Recordings où l’on retrouve aussi bien The XX que FKA Twigs, Sampha et SBTRKT. Opus plutôt court (à peine plus de 30 minutes), Harmony Of Difference propose en fait de la musique essentiellement composée pour une œuvre multimédia présentée au Whitney Museum de New York, et notamment des toiles peintes par la sœur du saxophoniste, Amani Washington, et un court-métrage du cinéaste espagnol AG Rojas. Le résultat est assez proche de The Epic dans son esprit. Et Kamasi Washington mêle énergie et spiritualité avec la virtuosité qu’on lui connait, son souffle réveillant aussi bien les fantômes de Gato Barbieri que de Pharoah Sanders. On retrouve aussi sa capacité à empiler les strates, qu’elles soient percussives, soufflantes ou harmoniques, sans jamais être indigeste. Au contraire, la fougue comme le tsunami d’émotions qui se dégagent d’Harmony Of Difference pourra même aisément toucher un public habituellement peu réceptif à l’idiome jazz… © MZ/Qobuz
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Ash

Electro - Paru le 29 septembre 2017 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
L’anglais, tout le monde connait. Le yoruba, c’est moins sûr… Grâce au premier album éponyme d’Ibeyi paru début 2015, le plus grand nombre a pu réviser cette langue africaine importée à Cuba au XVIIe siècle par des esclaves originaires de l'actuel Nigeria. Ibeyi, c’est le nom du duo emmené par deux jumelles franco-cubaines d’origine vénézuélienne qui sculptent une belle musique soul habitée et empreinte de spiritualité. Elles chantent donc en yoruba mais aussi en anglais et en espagnol. Après avoir offert de grands pans de mélancolie qu’elles transforment parfois en hymnes percussifs, Naomi et Lisa-Kaindé Diaz poursuivent avec Ash la fusion entre musiques de leur héritage afro-cubain familial (leur père n’était autre qu’Anga Diaz, percussionniste du groupe Irakere) et celles de leur temps, de l’électro au rap en passant par la pop. Un alliage qu’elles appliquent également aux instruments, qu’ils soient acoustiques, électriques et même électroniques. Ibeyi s’amuse même ici avec l’Auto-Tune ! A noter enfin que ce deuxième album est aussi la convention des gens de goût puisqu’on y croise l’atypique pianiste canadien Chilly Gonzales, le saxophoniste californien furibard Kamasi Washington, la bassiste Meshell Ndegeocello et la rappeuse espagnole Mala Rodriguez. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 septembre 2017 | Jagjaguwar

Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Alternatif et Indé - Paru le 15 septembre 2017 | Mexican Summer

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec Pom Pom paru en 2014, Ariel Marcus Rosenberg alias Ariel Pink signait sans doute son disque le plus accompli. Celui aussi qui touchera un plus large public. Le génie californien de la pop indie montrait l’étendue de son talent d’auteur, compositeur et interprète, capable de faire du tube à fredonner sous la douche ou des compositions nettement plus osées et complexes. Trois ans plus tard, Dedicated To Bobby Jameson rappelle à nouveau que Rosenberg sait tout faire ! A 39 ans, il n’avait surtout jamais paru aussi nostalgique. Nostalgique de ses propres débuts, les options lo-fi de ce onzième album rappelant parfois celles de ses premiers essais. Il y aussi cette référence ouverte à Bobby Jameson, cité dans le titre du disque, songwriter engagé oublié assez culte des sixties qui fricota avec la dépression car n’ayant jamais croisé la route du succès. Un artiste de la marge auquel Ariel Pink s’identifie, évidemment… Encore plus baroque (la pop psychée des sixties, toujours et encore, allant de Syd Barrett aux Beatles/Beach Boys), invariablement caustique et décalé (Allo Frank Zappa ?) et ne reculant devant aucune expérimentation, il est surtout l’artisan de mélodies fantastiques. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 8 septembre 2017 | Sacred Bones Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Synthétiseurs martiaux, échos de cathédrales et percussions tribales, Nicole Hummel alias Zola Jesus sait planter un décor bien à elle en seulement quelques secondes. L’univers de l’Américaine pourrait vite déraper vers le plombant ou le claustrophobe mais non. Comme ses prédécesseurs, ce cinquième album est captivant dès ses premières mesures. Un brin moins pop que certaines productions récentes et lorgnant ouvertement vers ses premiers enregistrements, Okovi permet surtout à sa voix de s’affranchir encore un peu plus de ses influences (en vrac, Lisa Gerrard, Björk, Kate Bush, Liz Fraser et Siouxsie) pour imposer davantage sa propre solennité. Surtout que cette cuvée 2017 est sans doute sa plus personnelle. En proie à un certain mal-être, Zola Jesus trouve ici un exutoire magnifique, sans jamais s’apitoyer sur son sort. Une sorte de méditation sombre et belle superbement produite. © CM/Qobuz
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Electro - Paru le 1 septembre 2017 | DFA Records - Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
LCD, même pas mort ! Après avoir solennellement enterré son groupe lors d’un concert d’adieu en avril 2011 au Madison Square Garden de sa New York natale, James Murphy réveille la bête, six ans plus tard, avec American Dream. Dans son costume de David Byrne du troisième millénaire (flagrant sur Other Voices dont le refrain sonne comme du Talking Heads de la grande heure), le leader et son gang azimuté signent un quatrième album articulé autour d’assemblages rock, punk, funk et electro. Une marque de fabrique LCD Soundsystem qui s’ouvre ici vers d’avantage de chansons classiques (Call The Police, intéressant croisement entre David Bowie et U2) et moins de titres purement dancefloor (les séants s’agitent tout de même sur Other Voices). Les Talking Heads donc, toujours et encore, mais aussi ce Bowie de la période berlinoise (Change Yr Mind et Black Screen), autre influence majeure de James Murphy. A quelques encablures du demi-siècle, ce dernier n’a pas à réinventer LCD Soundsystem mais plutôt à faire fructifier ce son si singulier. A sanctuariser aussi cette musique qu’il a sculptée dès le milieu des années 2000 en mêlant la gouaille punk, les sonorités électro, la grisaille new wave, l’hédonisme dance et le pesant contexte politique du moment. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 25 août 2017 | Atlantic Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Il aura donc dû attendre de franchir la trentaine et de publier son troisième album sous le nom de The War On Drugs pour que son talent soit enfin reconnu. Avec Lost In The Dream paru en 2014, Adam Granduciel entrait dans la cour des grands, se retrouvant dans le Top 5 de quasiment tous les référendums de fin d’année des grands médias anglo-saxons, papier ou web. Un album qui canalisait à la perfection toutes ses marottes, lubies et obsessions Des fixettes classic rock (Springsteen surtout, Dylan pas mal, mais aussi Tom Petty voire Dire Straits), mais que Granduciel emballait dans un halo sonore comme chloroformé. Trois ans plus tard, A Deeper Understanding montre déjà que le succès ne lui est pas monté à la tête. L’album ressemble au prolongement éveillé de Lost In The Dream. Moins de Lost, moins de Dream, et une affirmation plus soutenue de son chant, de sa guitare et de ses paroles. Les influences restent les mêmes mais on sait clairement que le cerveau de The War On Drugs a cette fois les pieds bien collés au plancher des vaches. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 18 août 2017 | Procrastinate Music Traitors

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Rap - Paru le 21 juillet 2017 | Columbia

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Rap - Paru le 7 juillet 2017 | Universal Music

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Si Shawn Carter alias Jay-Z s’est trouvé une cible à clasher tout au long de 4:44, il ne s’agit ni de Kanye, ni de Kendrick, ni d’un quelconque autre confrère. Non, le bras de fer dans lequel se lance ici le rappeur de Brooklyn est avec lui-même. A 47 ans passés, n’ayant plus grand-chose à prouver, Jay-Z n’est pas là pour jauger la concurrence ou batailler avec la jeune garde. Mais plutôt pour s’allonger sur le divan d’un psy. Et dans ce domaine, 4:44 est un bien beau divan. Solide. Robuste. Et joliment designé… Intégralement produit par Ernest Dion Wilson alias No I.D. (rarement par le passé, Jay-Z avait confié les clefs du camion à un seul réalisateur), ce treizième album reste bien accroché aux fondamentaux de son auteur. Pas de sons vaguement électro ou de beats contemporains. Jay-Z fait du classique, donc du Jay-Z, à coup de samples groovy et lettrés (Fugees, Stevie Wonder, Funk Inc., Donny Hathaway, etc.) sur lesquels il n’a plus qu’à déposer ses rimes introspectives sur ses turpitudes conjugales avec Madame (qui l’épaule d’ailleurs sur Family Feud) comme sur son statut et son ego. Même dans les featurings, il fait sobre en se limitant à inviter Frank Ocean et Damian Marley. Mais au fil des écoutes, 4:44 réussit à imposer sa précision, sa facture et une certaine forme de perfection. La révolution, Jay-Z l’a faite il y a des lustres. L’important pour lui est désormais de continuer à gouverner et d’être respecté. Mission accomplie. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 7 juillet 2017 | City Slang

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Au moment de l’explosion intergalactique d’Arcade Fire au début des années 2000, un autre collectif canadien, originaire de Toronto lui, faisait aussi dresser l’oreille des fans de rock indé bigarré : Broken Social Scene, un étonnant assemblage chaotique qui liait Pavement à Tortoise, Sigur Rós aux Flaming Lips, le tout avec cet esprit de fanfare qu’on trouvait justement chez Arcade Fire... Après sept longues années de break et de projets solos divers, la bande de Kevin Drew reprend du service comme si de rien n’était. Car Hug Of Thunder s’inscrit dans le prolongement de Forgiveness Rock Record, dernier album en date de Broken Social Scene publié en 2000… Un salvateur retour au bercail auquel participent certains habitués de la famille BSS (Feist chante par exemple Hug Of Thunder). Un vrai plaisir d’entendre à nouveau un collectif toujours aussi unique. © MD/Qobuz
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Rap - Paru le 23 juin 2017 | Def Jam Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec Hell Can Wait, puissant et poisseux sept titres de hip hop sombre et totalement live from la street paru en 2014, Vince Staples montrait, d’entrée de jeu, qu’il était dans le clan des futures stars narrant à la perfection le quotidien des hors-la-loi. Huit mois plus tard, Summertime '06, son premier album qui confirmera cette impression, comptera parmi les meilleurs disques de rap de 2015. Au cœur de l’été qui suit, Staples enfonce le clou avec le EP Prima Donna, sept nouveaux instantanés ultra-sombres de sa Cité des Anges (mais pas que…) au cœur desquels son flow et sa plume brillaient à chaque instant. Un EP qui montrait surtout que le rappeur savait se renouveler, conviant même le Britannique James Blake sur deux titres... Ces dernières années, la Californie du gangsta rap et de ses dérivés offre un casting joliment renouvelé (de Kendrick Lamar à Schoolboy Q, en passant par YG ou bien encore DJ Mustard, la palette est stylistiquement large) alors que les ingrédients de base restent pourtant les mêmes (dope, flingues, cul, picole, chômage). A sa manière, Vince Staples réinterprète tous ces codes rabâchés, leur donnant une modernité inédite. La rue a beau rester la même, ses acteurs savent se renouveler. Avec ce Big Fish Theory qui irradie l’été 2017, le MC de Long Beach offre tout sauf une resucée de Summertime ‘06. Comme un prolongement voire un développement de Prima Donna plutôt. Ce deuxième album aux sonorités ovni navigue dans des eaux électro assumées. Des sonorités minimalistes lorgnant parfois vers la techno originelle de Detroit. Epaulé par des bidouilleurs bien typés (Zack Sekoff, SOPHIE, Jimmy Edgar, GTA et même Flume !), Vince Staples embarque son story telling bien à lui dans les méandres d’architectures sonores inédites. Sur Alyssa Interlude, il balance une interview de son idole Amy Winehouse qu’il habille d’un sample d’I Wish It Would Rain des Temptations. Plus loin, Damon Albarn vient promener sa voix sur Love Can Be… tandis que Justin Vernon de Bon Iver prête sa plume pour Crabs In A Bucket. Big Fish Theory regorge de ce genre de choses plus ou moins inattendues. Comme lorsque sur Homage, Staples plonge dans le 100% clubbing. Evidemment, le disque comprend d’autres prestigieux featurings moins surprenants : A$AP Rocky sur SAMO, Ray J, Ty Dolla Sign, Kučka, Juicy J sur Big Fish, Kilo Kish, sans oublier l’incontournable Kendrick Lamar sur Yeah Right. Mais on sort stupéfait de cette orgie d’idées que Staples réussit à canaliser et ordonner. En cela, Big Fish Theory n’est pas le joujou d’un enfant gâté mais bien le brillant manifeste d’un artiste qui ne se soucie guère des conventions du genre et crée ses propres règles. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 23 juin 2017 | Young Turks Recordings

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Paru en 2009, le premier album de The XX restera sans doute comme l’un des disques les plus influents des années 2000. L’alliage entre post-punk, dream pop, dubstep, new wave, électro et R&B était alors inédit. Mais surtout, Jamie Smith, Oliver Sim et Romy Madley Croft accouchaient de véritables chansons aux refrains solides… Le trio britannique le plus passionnant de la scène électro-pop n’avait pas donné de ses nouvelles depuis 2012 ; même si Jamie Smith avait publié en 2015, sous le nom de Jamie xx, un sublime album solo orienté dancefloor, In Colour, sur lequel il avait notamment invité… Romy et Oliver ! Les premières seconde d’I See You qui parait en janvier 2017 donnent le ton. The XX appuie davantage sur sa facette purement pop. Refrains léchés (Replica), groove soyeux (On Hold), séquences planantes (Test Me) et voix fortement mises en avant (Dangerous), ce troisième album studio offre un climat moins sombre que ses prédécesseurs. Mais le groupe ne remet pas pour autant en question la singularité de son univers et ne vend jamais son âme au diable. Comme lorsque sur le single On Hold, il s’amuse à sampler I Can't Go for That (No Can Do) d’Hall & Oates, sa musique intègre une forme de luminosité inédite. Un grand disque ouvert vers l’extérieur qui montre surtout que The XX a su évoluer et, plus simplement, grandir. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 16 juin 2017 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Music
Six années après Helplessness Blues, les Fleet Foxes sortent de leur tanière. Six années qui ne semblent pas avoir profondément modifié l’ADN de la bande de ces brillants folkeux originaires de Seattle, toujours aussi obsédés par les harmonies vocales. Avec Crack-Up, Robin Pecknold (qui s’était volontairement retiré du monde de la musique pour retourner étudier à la fac) n’a toujours aucun problème métaphysique pour jouer des coudes pour s’immiscer entre Crosby Stills Nash & Young et les Beach Boys. Dans son habituel halo de réverb’ quasi-mystique, la musique des Fleets Foxes associe à nouveau sur ce troisième album le bien-être physique que peut procurer une production de Brian Wilson et la subtilité de chansons à tiroirs harmoniques comme David Crosby en enregistra au siècle dernier sur son dément If I Could Only Remember My Name. Entre une ballade bucolique et une envolée quasi-baroque, ce folk luxueux aux arrangements de toute beauté fait de Crack-Up un disque impressionnant et habité. © MD/Qobuz