Les albums

401 albums triés par Date : du plus récent au moins récent
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Alternatif et Indé - Paru le 13 octobre 2017 | XL Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
En 2013 lorsqu’il publia 6 Feet Beneath The Moon, on se demandait s’il pouvait succéder à Mike Skinner (alias The Streets) dans le rôle du porte-parole de toute une génération. Archy Marshall plus connu sous le pseudo King Krule n’avait alors QUE 19 ans et capturait la voix saisissante des jeunes Londoniens comme l’avait fait plus d’une décennie auparavant celui qui restait le héros d’Archy… Quatre ans plus tard, son organe inattendu de baryton, profond et triste, plein de désillusion et de désorientation, a toujours ce même effet dévastateur. Et la blue wave de King Krule demeure fascinante. Cette tambouille unique que le jeune rouquin a toujours définie comme mêlant « le côté agressif du post-punk et de la no-wave et celui, plus doux, du blues et du jazz » a cette fois encore plus de gueule. Marshall a logiquement musclé ses compétences depuis ses débuts et il ose sur The Ooz des ponctuations inattendues (comme ces cuivres jazz qui accentue la mélancolie) qui rendent son second album encore plus ovni que le précédent ! © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 6 octobre 2017 | Rhino - Warner Bros.

Distinctions Pitchfork: Best New Reissue
Les Replacements furent cet essentiel groupe de rock’n’roll américain qui sauva la décennie 80 sans jamais réussir à percer en France. Emmenés par l’un des songwriters les plus doués de sa génération – l’immense Paul Westerberg, logiquement vénéré sur ses terres – épaulé dans sa charge par une bande de musiciens pêchus plus azimutés les uns que les autres (Tommy Stinson à la basse, son frère Bob disparu en 1995 à la guitare et Chris Mars à la batterie), les Mats (comme les surnommaient leurs fans) offraient une version viscéralement punk du rock à la Stones. Du basic toujours impeccablement écrit et dont l'art est ici offert en live sur la petite scène de Maxwell's à Hoboken, face à Manhattan. Un concert coup de poing inédit de février 1986 alors que les Mats avaient déjà publié Sorry Ma, Forgot To Take Out The Trash (1981), Stink (1982), Hootenanny (1983), Let It Be (1984) et Tim (1985) et s’apprêtaient à sortir Pleased To Meet Me, l’année suivante. © MZ/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 29 septembre 2017 | Young Turks Recordings

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec son bien nommé triple album de 2015 The Epic, Kamasi Washington devenait, à 34 ans passés, la nouvelle coqueluche de la jazzosphère, dépassant même ses frontières. Il faut dire que parallèlement à ses travaux purement jazz, le saxophoniste californien enchaînait les piges pour des artistes aussi variés que Kendrick Lamar (To Pimp a Butterfly et Damn), Flying Lotus (You’re Dead !), Thundercat (The Beyond / Where the Giants Roam), Run The Jewels (Run The Jewels 3) ou bien encore Ryan Adams (Gold). Et comme The Epic était publié sur Brainfeeder, le label électro de Flying Lotus, tout était réuni pour rendre encore plus atypiques le bonhomme et sa musique… Ici, c’est à nouveau une écurie « pas vraiment jazz » qui l’accueille, Young Turks Records, sous-division de XL Recordings où l’on retrouve aussi bien The XX que FKA Twigs, Sampha et SBTRKT. Opus plutôt court (à peine plus de 30 minutes), Harmony Of Difference propose en fait de la musique essentiellement composée pour une œuvre multimédia présentée au Whitney Museum de New York, et notamment des toiles peintes par la sœur du saxophoniste, Amani Washington, et un court-métrage du cinéaste espagnol AG Rojas. Le résultat est assez proche de The Epic dans son esprit. Et Kamasi Washington mêle énergie et spiritualité avec la virtuosité qu’on lui connait, son souffle réveillant aussi bien les fantômes de Gato Barbieri que de Pharoah Sanders. On retrouve aussi sa capacité à empiler les strates, qu’elles soient percussives, soufflantes ou harmoniques, sans jamais être indigeste. Au contraire, la fougue comme le tsunami d’émotions qui se dégagent d’Harmony Of Difference pourra même aisément toucher un public habituellement peu réceptif à l’idiome jazz… © MZ/Qobuz
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Ash

Electro - Paru le 29 septembre 2017 | XL Recordings

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
L’anglais, tout le monde connait. Le yoruba, c’est moins sûr… Grâce au premier album éponyme d’Ibeyi paru début 2015, le plus grand nombre a pu réviser cette langue africaine importée à Cuba au XVIIe siècle par des esclaves originaires de l'actuel Nigeria. Ibeyi, c’est le nom du duo emmené par deux jumelles franco-cubaines d’origine vénézuélienne qui sculptent une belle musique soul habitée et empreinte de spiritualité. Elles chantent donc en yoruba mais aussi en anglais et en espagnol. Après avoir offert de grands pans de mélancolie qu’elles transforment parfois en hymnes percussifs, Naomi et Lisa-Kaindé Diaz poursuivent avec Ash la fusion entre musiques de leur héritage afro-cubain familial (leur père n’était autre qu’Anga Diaz, percussionniste du groupe Irakere) et celles de leur temps, de l’électro au rap en passant par la pop. Un alliage qu’elles appliquent également aux instruments, qu’ils soient acoustiques, électriques et même électroniques. Ibeyi s’amuse même ici avec l’Auto-Tune ! A noter enfin que ce deuxième album est aussi la convention des gens de goût puisqu’on y croise l’atypique pianiste canadien Chilly Gonzales, le saxophoniste californien furibard Kamasi Washington, la bassiste Meshell Ndegeocello et la rappeuse espagnole Mala Rodriguez. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 22 septembre 2017 | Jagjaguwar

Distinctions Pitchfork: Best New Music
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R&B - Paru le 22 septembre 2017 | Universal Music

Livret Distinctions Pitchfork: Best New Reissue
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Alternatif et Indé - Paru le 15 septembre 2017 | Mexican Summer

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Avec Pom Pom paru en 2014, Ariel Marcus Rosenberg alias Ariel Pink signait sans doute son disque le plus accompli. Celui aussi qui touchera un plus large public. Le génie californien de la pop indie montrait l’étendue de son talent d’auteur, compositeur et interprète, capable de faire du tube à fredonner sous la douche ou des compositions nettement plus osées et complexes. Trois ans plus tard, Dedicated To Bobby Jameson rappelle à nouveau que Rosenberg sait tout faire ! A 39 ans, il n’avait surtout jamais paru aussi nostalgique. Nostalgique de ses propres débuts, les options lo-fi de ce onzième album rappelant parfois celles de ses premiers essais. Il y aussi cette référence ouverte à Bobby Jameson, cité dans le titre du disque, songwriter engagé oublié assez culte des sixties qui fricota avec la dépression car n’ayant jamais croisé la route du succès. Un artiste de la marge auquel Ariel Pink s’identifie, évidemment… Encore plus baroque (la pop psychée des sixties, toujours et encore, allant de Syd Barrett aux Beatles/Beach Boys), invariablement caustique et décalé (Allo Frank Zappa ?) et ne reculant devant aucune expérimentation, il est surtout l’artisan de mélodies fantastiques. © MD/Qobuz
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Bandes originales de films - Paru le 15 septembre 2017 | Editions Milan Music

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Reissue
À l’occasion du trentième anniversaire de la sortie du film d’animation Akira, Milan Music réédite la BO composée par le collectif Geinoh Yamashirogumi. Le succès de ce manga publié entre 1982 et 1990 est tel que des producteurs issus notamment du studio Tokyo Movie Shinsha décident de l’adapter en dessin animé au milieu des années 80. Ils confient la réalisation à Katsuhiro Otomo, connu pour avoir participé à l’anime Robot Carnival en 1987. Le cinéaste contacte alors Geinoh Yamashirogumi pour la musique d’Akira, afin qu’ils lui fournissent des extraits de leur album culte Ecophony Rinne, sorti deux ans plus tôt. Supervisé d’une main de maître par le chercheur scientifique Shouji Yamashiro (pseudonyme de Tsutomu Ohashi), Yamashirogumi regroupe une centaine de membres d’origines professionnelles diverses (ingénieurs, étudiants, musiciens…) et a pour but de recréer des musiques traditionnelles du monde entier, en mélangeant musique acoustique et musique synthétique. Leur formation de prédilection est le gamelan, l’orchestre traditionnel balinais comprenant un attirail impressionnant de percussions – du xylophone aux tambours, en passant par les métallophones et les gongs. Mais plutôt que de fournir à Otomo des morceaux préexistants, Yamashirogumi lui propose à la place des morceaux entièrement inédits pour ce film d’animation se déroulant dans un Tokyo post-apocalyptique et relatant les aventures de Tetsuo et Akira, deux jeunes dotés de pouvoirs psychiques. Outre les percussions indonésiennes, la BO fait la part belle aux synthétiseurs digitaux typiques des années 80 comme le Yamaha DX7 et le Roland D50, aux samples de voix tribales (citons l’impressionnant et étrange Doll’s Polyphony), mais aussi à des genres aussi contrastés que le Nô et le rock progressif. Enfin, il faut souligner le fait que cette musique fut composée et enregistrée avant la conception du film, et non pas à l’image, ce qui la rend d’autant plus intéressante à écouter d’un point de vue strictement musical. © NM/Qobuz
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Bandes originales de films - Paru le 15 septembre 2017 | Editions Milan Music

Hi-Res Livret Distinctions Pitchfork: Best New Reissue
À l’occasion du trentième anniversaire de la sortie du film d’animation Akira, Milan Music réédite la BO composée par le collectif Geinoh Yamashirogumi. Le succès de ce manga publié entre 1982 et 1990 est tel que des producteurs issus notamment du studio Tokyo Movie Shinsha décident de l’adapter en dessin animé au milieu des années 80. Ils confient la réalisation à Katsuhiro Otomo, connu pour avoir participé à l’anime Robot Carnival en 1987. Le cinéaste contacte alors Geinoh Yamashirogumi pour la musique d’Akira, afin qu’ils lui fournissent des extraits de leur album culte Ecophony Rinne, sorti deux ans plus tôt. Supervisé d’une main de maître par le chercheur scientifique Shouji Yamashiro (pseudonyme de Tsutomu Ohashi), Yamashirogumi regroupe une centaine de membres d’origines professionnelles diverses (ingénieurs, étudiants, musiciens…) et a pour but de recréer des musiques traditionnelles du monde entier, en mélangeant musique acoustique et musique synthétique. Leur formation de prédilection est le gamelan, l’orchestre traditionnel balinais comprenant un attirail impressionnant de percussions – du xylophone aux tambours, en passant par les métallophones et les gongs. Mais plutôt que de fournir à Otomo des morceaux préexistants, Yamashirogumi lui propose à la place des morceaux entièrement inédits pour ce film d’animation se déroulant dans un Tokyo post-apocalyptique et relatant les aventures de Tetsuo et Akira, deux jeunes dotés de pouvoirs psychiques. Outre les percussions indonésiennes, la BO fait la part belle aux synthétiseurs digitaux typiques des années 80 comme le Yamaha DX7 et le Roland D50, aux samples de voix tribales (citons l’impressionnant et étrange Doll’s Polyphony), mais aussi à des genres aussi contrastés que le Nô et le rock progressif. Enfin, il faut souligner le fait que cette musique fut composée et enregistrée avant la conception du film, et non pas à l’image, ce qui la rend d’autant plus intéressante à écouter d’un point de vue strictement musical. © NM/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 8 septembre 2017 | Sacred Bones Records

Distinctions Pitchfork: Best New Music
Synthétiseurs martiaux, échos de cathédrales et percussions tribales, Nicole Hummel alias Zola Jesus sait planter un décor bien à elle en seulement quelques secondes. L’univers de l’Américaine pourrait vite déraper vers le plombant ou le claustrophobe mais non. Comme ses prédécesseurs, ce cinquième album est captivant dès ses premières mesures. Un brin moins pop que certaines productions récentes et lorgnant ouvertement vers ses premiers enregistrements, Okovi permet surtout à sa voix de s’affranchir encore un peu plus de ses influences (en vrac, Lisa Gerrard, Björk, Kate Bush, Liz Fraser et Siouxsie) pour imposer davantage sa propre solennité. Surtout que cette cuvée 2017 est sans doute sa plus personnelle. En proie à un certain mal-être, Zola Jesus trouve ici un exutoire magnifique, sans jamais s’apitoyer sur son sort. Une sorte de méditation sombre et belle superbement produite. © CM/Qobuz
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Rock - Paru le 8 septembre 2017 | Reprise

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Best New Reissue
Grand expert en exhumation et résurrection de ses propres pépites, Neil Young a toujours entretenu un rapport assez singulier à l’enregistrement de sa propre musique. Le Loner enchaîne les sessions à la pelle, choisissant parfois de balancer le résultat à la cave ou de le publier. C’est selon, et ses choix sont parfois déroutants. Sa discographie XXL ressemble donc à des montagnes russes, avec d’incroyables sommets mais aussi pas mal de creux… Cet Hitchhiker qui parait durant l’été 2017 réunit en fait des chansons enregistrées en acoustique lors d’une session le 11 août 1976 et qui figureront, pour la plupart, sur ses albums publiés durant les cinq années suivantes : Pocahontas (sur Rust Never Sleeps en 1979 avec des overdubs), Powderfinger (également sur Rust Never Sleeps en live avec Crazy Horse), Captain Kennedy (sur Hawks & Doves en 1980), Ride My Llama (à nouveau sur Rust Never Sleeps, en solo live), Hitchhiker (sur Le Noise en 2010, à la guitare électrique), Campaigner (sur Decade en 1977, avec une strophe en moins), Human Highway (sur Comes A Time en 1978, enregistré en groupe) et The Old Country Waltz (sur American Stars 'n Bars en 1977, avec Crazy Horse). Il propose aussi deux inédits : Hawaii et Give Me Strength… Si tout cela pourrait sentir le réchauffé ou le for fans only, la beauté des versions présentes sur cette vraie-fausse compilation rend le résultat indispensable. Ces compositions sont certes d’un sacré calibre mais ces versions sont comme habitées. Une pure merveille. © MZ/Qobuz
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Electro - Paru le 1 septembre 2017 | DFA Records - Columbia

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music
LCD, même pas mort ! Après avoir solennellement enterré son groupe lors d’un concert d’adieu en avril 2011 au Madison Square Garden de sa New York natale, James Murphy réveille la bête, six ans plus tard, avec American Dream. Dans son costume de David Byrne du troisième millénaire (flagrant sur Other Voices dont le refrain sonne comme du Talking Heads de la grande heure), le leader et son gang azimuté signent un quatrième album articulé autour d’assemblages rock, punk, funk et electro. Une marque de fabrique LCD Soundsystem qui s’ouvre ici vers d’avantage de chansons classiques (Call The Police, intéressant croisement entre David Bowie et U2) et moins de titres purement dancefloor (les séants s’agitent tout de même sur Other Voices). Les Talking Heads donc, toujours et encore, mais aussi ce Bowie de la période berlinoise (Change Yr Mind et Black Screen), autre influence majeure de James Murphy. A quelques encablures du demi-siècle, ce dernier n’a pas à réinventer LCD Soundsystem mais plutôt à faire fructifier ce son si singulier. A sanctuariser aussi cette musique qu’il a sculptée dès le milieu des années 2000 en mêlant la gouaille punk, les sonorités électro, la grisaille new wave, l’hédonisme dance et le pesant contexte politique du moment. © MD/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 25 août 2017 | Atlantic Records

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
Il aura donc dû attendre de franchir la trentaine et de publier son troisième album sous le nom de The War On Drugs pour que son talent soit enfin reconnu. Avec Lost In The Dream paru en 2014, Adam Granduciel entrait dans la cour des grands, se retrouvant dans le Top 5 de quasiment tous les référendums de fin d’année des grands médias anglo-saxons, papier ou web. Un album qui canalisait à la perfection toutes ses marottes, lubies et obsessions Des fixettes classic rock (Springsteen surtout, Dylan pas mal, mais aussi Tom Petty voire Dire Straits), mais que Granduciel emballait dans un halo sonore comme chloroformé. Trois ans plus tard, A Deeper Understanding montre déjà que le succès ne lui est pas monté à la tête. L’album ressemble au prolongement éveillé de Lost In The Dream. Moins de Lost, moins de Dream, et une affirmation plus soutenue de son chant, de sa guitare et de ses paroles. Les influences restent les mêmes mais on sait clairement que le cerveau de The War On Drugs a cette fois les pieds bien collés au plancher des vaches. © MZ/Qobuz
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Alternatif et Indé - Paru le 18 août 2017 | Procrastinate Music Traitors

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music
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Rap - Paru le 21 juillet 2017 | Columbia

Distinctions Pitchfork: Best New Music