AU SOMMAIRE

NUMÉRO 48 - DECEMBRE 2015 / JANVIER 2016

En couverture

Spécial Silence

Michael Wollny

Voyage au bout de la nuit

Michel Portal

Prenez-moi comme je suis dans mes silences

Sans oublier des articles consacrés à Erik Truffaz, Allen Toussaint, Raphaël Imbert, Fabien Barontini, André Manoukian, Steve Dalachinsky, Lilian Derico, David Le Breton et à bien d'autres.

Les albums

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Jazz contemporain - Paru le 27 novembre 2015 | Brainfeeder

Hi-Res Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Le quintet Kneebody associé à Daedelus enfante Kneedelus ! Un gumbo électro-jazz des plus azimutés qui se déguste dans la maison Brainfeeeder, label lancé en 2008 par le tout aussi azimuté Flying Lotus. Ces ambassadeurs américains d’un jazz autre, d’une sorte d’abstract hip-hop jazzifié, ont gravé ici dans le marbre leurs expérimentations engagées depuis presqu’une décennie. Et le résultat est des plus stimulants. Beatmaker et producteur électro avant-gardiste, le Californien Alfred Darlington alias Daedalus se fond à la perfection dans le jazz en fusion de Kneebody composé de Ben Wendel au saxophone, Adam Benjamin aux claviers, Shane Endsley à la trompette, Kaveh Rastegar à la basse et Nate Wood à la batterie. La musique de ce gang d’empêcheurs de tourner en rond évoque parfois le Herbie Hancock de la période Mwandishi. Un jazz tantôt aspiré par une tornade aux velléités free, tantôt par un funk extra-terrestre aux beats surpuissants. L’album alterne entre séquences quasi-méditatives et secousses sismiques créatives. Après les récentes parutions de Thundercat et Kamasi Washington, Brainfeeder confirme avec cet album de Kneedelus son statut de défricheur jazz avant-gardiste. A oser de toute urgence donc. © MD/Qobuz
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Afrique - Paru le 27 novembre 2015 | Analog Africa

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Jazz - Paru le 27 novembre 2015 | Impulse!

Distinctions Discothèque Idéale Qobuz - Indispensable JAZZ NEWS
Pour beaucoup, A Love Supreme est non seulement l’un des plus grands disques de John Coltrane mais l’un des plus grands disques de l’histoire du jazz tout court ! Pour célébrer ses 50 ans, sa version The Complete Masters propose, sur 3 CD, de plonger dans cet enregistrement fascinant grâce à de nombreuses prises inédites (notamment en sextet avec Archie Shepp et Art Davis) et de sa seule version live donnée à Antibes durant l’été 1965… On peut aisément comprendre pourquoi ce disque plait tant aux néophytes. Cette sensation d’élévation, cette transe sublime, ce son hypnotique, cette rage mêlée de mysticisme, l’évasion est immédiate et garantie à l’écoute de ce chef-d’œuvre… Au milieu des années 60, Coltrane lutte avec les démons de la drogue et semble avoir trouvé une certaine rédemption en la personne d’un dénommé Dieu. Il le dit d’ailleurs dans les notes de pochette, datant cette révélation à 1957. Même s’il suinte des pores de la peau de ce grand disque enregistré le 9 décembre 1964 par le producteur Bob Thiele au Studio Van Gelder d’Englewood Cliffs dans le New Jersey, le mysticisme grandissant du saxophoniste s’appuie ici sur un jazz modal lui offrant un vaste champ de liberté mélodique. Les effluves du free passent ça-et-là mais le thème est avant tout épuré à l’extrême. Découpé en quatre chapitres (Acknowledgement, Resolution, Pursuance et Psalm) magnifié par ses trois fidèles gardes du corps (le pianiste McCoy Tyner, le batteur Elvin Jones et le contrebassiste Jimmy Garrison), cet album-prière ne vise qu’à l’élévation de l’âme certes, et à ce que l’auditeur ressentira en se laissant porter par cette fulgurance à la fois recueillie et sereine, mais aussi exacerbée. Car mysticisme, mystère, transe mais aussi sérénité se succèdent ici avec une grande fluidité. Toutes les libertés harmoniques du disque annoncent les mutations futures de la musique du saxophoniste. A Love Supreme demeure sans doute l’ode la plus spirituelle d’un Coltrane qui s’orientera vers un free jazz souvent extrême durant les dernières années d’une vie qui s’arrêtera le 17 juillet 1967 à seulement 40 ans… © MZ/Qobuz « [...] L'un des disques régulièrement cité comme l'un des vingt plus beaux de l'histoire du jazz, entièrement improvisé à partir des indications notées par John Coltrane. [...] La gravité immédiatement sensible, le recueillement, l'élévation constante du discours musical impressionnent. La nouvelle édition en trois compacts inclut la seule interprétation publique de cette suite, en smoking, sur la scène de la Pinède du FEstival de Juan-les-Pins, les 26 et 27 juin 1965. Les séances des 9 et 10 décembre 1964 avec Archie Shepp sont rétablies intégralement, y compris les bandes-tests mono jusqu'alors inédites de John Coltrane. Toutes les éditions précédentes sont désormais obsolètes. Celle-ci constitue la référence définitive de ce bouleversant témoignage. Jamais cette œuvre mythique n'a été entendue avec une telle vertigineuse présence.» (Classica, décembre 2015 / Jean-Pierre Jackson)    
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Jazz contemporain - Paru le 13 novembre 2015 | Label Bleu

Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Das Kapital est un de ces groupes solides qui travaillent depuis de nombreuses années et développent de cette manière un vocabulaire unique qui ne ressemble à aucun autre sur la planète jazz contemporaine. Ce trio est surtout l’association de trois individualistes pur-sang qui savent non seulement apporter leurs atouts personnels au jeu, mais pensent toujours à gagner une subjectivité collective dans l’effacement individuel. Après deux albums consacrés aux chansons de Hanns Eisler et un disque de Noël avec conscience de classe, Das Kapital présente cette fois des compositions originales. Une rupture ? Pas du tout, puisque les atouts et particularités acquis sur les enregistrements précédents se trouvent approfondis dans ce Kind Of Red. Le (joli) titre (clin d’œil à Kind Of Blue) montre qu'ils restent fidèles à la couleur de leur son. Une musique qui est aussi un départ vers de nouveaux horizons. © CM/Qobuz
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Funk - Paru le 13 novembre 2015 | Yellowbird Records

Hi-Res Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Derrière ces Young Philadelphians se cachent en fait trois vieux routiers du jazz qu’on qualifiera d’à part: le guitariste Marc Ribot, le bassiste Jamaaladeen Tacuma et le batteur Calvin Weston. A leurs côtés, la jeune guitariste Mary Halvorson, ex-élève d’Anthony Braxton ayant déjà travaillé avec Ribot par le passé. Mais aussi quelques cordes nippones. Au menu du festin électrique que propose ce quartet d’empêcheurs de tourner en rond, sept reprises du répertoire soul et funk : Love Epidemic des Trammps, Love Tko de Teddy Pendergrass, Fly, Robin, Fly de Silver Convention, le mythique TSOP (The Sound Of Philadelphia) des MFSB, Love Rollercoaster des Ohio Players, Do It Anyway You Wanna de People's Choice et The Hustle de Van McCoy. Enregistré le 28 juillet 2014 au Club Quattro de Tokyo, ces relectures conservent leur groove d’origine mais trouvent ici une énergie, une interprétation brute et crue, souvent furieuse, et qui rend l’ensemble jouissif au possible. © MZ/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 13 novembre 2015 | Bonsaï Music - Tuk Music

Hi-Res Livret + Vidéos Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Ça n’est pas la première fois que David, Paolo et Diederik embarquent dans le même bateau. Il y a une quinzaine d’année déjà, ils avaient gravé le premier témoignage discographique de leur entente. Avec The Whistleblowers, Linx, Fresu et Wissels ont donc pris leur temps pour accoucher d’un disque d'artistes libres et en pleine maturité, galvanisés par l'enjeu du plaisir et de l'inventivité à renouveler. Un répertoire tout neuf, qui à la fois rappelle quelques fondamentaux (mélodie, lyrisme, vocabulaire et articulation) et s'amuse à surprendre l’auditeur. Il y a un sentiment d’aisance et de bien-être à traverser ce périple de velours, cet enregistrement félin assez épuré (less is more, c’est bien connu). David Linx chante comme un dieu, mais un dieu de la note juste qui ne s’appuie jamais sur une quelconque esbroufe vocale tentante. A la trompette, Paolo Fresu dessine de renversantes lignes mélodiques. Quant à Diederik Wissels, il pilote piano acoustique ou électrique avec une grande délicatesse. Epaulés par le batteur norvégien Helge Andreas Norbakken et le contrebassiste Christophe Wallemme, les trois hommes ont su faire de leurs retrouvailles au disque un moment de pure grâce. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 6 novembre 2015 | Pirouet Records

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Jazz - Paru le 30 octobre 2015 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - L'album du mois JAZZ NEWS - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Un double album pour premier disque. ECM comme maison d’accueil. Et Anton Corbijn pour vous tirer le portrait sur la pochette. Pas de doute, Mette Henriette fait une entrée remarquée sur la scène jazz internationale. La jeune saxophoniste norvégienne corse même un peu plus la situation en scindant en deux son disque : une première partie en trio avec la violoncelliste Katrine Schiøtt et le pianiste Johan Lindvall et une seconde en compagnie d’un groupe de treize musiciens avec trompette, trombone, bandonéon, piano, contrebasse, batterie et les cordes du Cikada Quartet. La première sensation qui se dégage de ce superbe et dense double opus est un sentiment de sérénité chambriste qu’on ne pourra s’empêcher de relier à la terre d’origine de son auteur. Tout ici est murmure, lente respiration, regard bienveillant et avancé en apesanteur. Et Mette Henriette a surtout le mérite de mettre ici en exergue sa musique et non son instrument. La relation qu’elle entretient ici avec ses multiples complices est d’une rare intensité. L’espace et les silences donnent même à ce disque une ampleur folle. Une nouvelle merveille made in ECM. © MD/Qobuz
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Musiques du monde - Paru le 23 octobre 2015 | Universal Music GmbH

Hi-Res Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Pour la première fois de sa riche carrière, Natacha Atlas signe un album de jazz au cœur duquel ses mélopées orientales s’épanouissent sans retenue. Depuis le début des années 90 lorsqu’elle officiait dans les clubs londoniens au sein de l'électro world des mythiques Transglobal Underground dont elle fût la voix, la chanteuse belge d’origine anglo-égyptienne a toujours su chahuter les clichés orientaux. Après une dizaine d’années d’activités plus ou moins anecdotiques, elle croise la route d’un certain Ibrahim Maalouf. Comme ce musicien à part fait vaciller lui aussi ces mêmes clichés, leur collaboration ne pouvait qu’être renversante. « Ce retour, commente d’ailleurs Maalouf, risque de désorienter ceux qui voient encore en Natacha celle qui murmure Mon amie la rose, se déhanchant dans l'une de ces robes multicolores à paillettes. Mais pour tous ceux qui n'ont pas de mal à imaginer un Orient différent, plus en phase avec le monde d'aujourd'hui, cet album semblera tout à fait évident. » Evident, Myriad Road l’est. Mais d’une évidence belle et d’une grande subtilité. Natacha Atlas se transforme ici en déesse jazz raffinée, enroulant son organe toujours aussi envoûtant autour de la trompette d’un Ibrahim Maalouf très à l’écoute de sa chanteuse. Un superbe comeback. © MD/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 16 octobre 2015 | ALEA

Hi-Res Livret Distinctions Choc Jazzman - Indispensable JAZZ NEWS
Des standards, en quelque sorte. Longtemps après Prysm, parallèlement aux étapes successives du projet ilium, et tout en poursuivant une intense activité de sideman, PIerre de Bethmann se remet au trio. Discrètement, parfois sous la forme pédagogique de concerts commentés, parfois pour jouer le grand répertoire, parfois pour défricher de nouvelles idées, toujours pour le simple plaisir de jouer ensemble. Deux partenaires exceptionnels cultivant la science du swing et du son comme un art de vivre (le contrebassiste Sylvain Romano et le batteur Tony Rabeson), un répertoire qui se façonne lentement au fil des concerts et dans lequel on croise aussi bien Herbie Hancock que Gabriel Fauré, Serge Gainsbourg et Charles Trénet, une quête de sens loin de tout intellectualisme, pour une formule qui se permet le plus grand des luxes : celui de prendre le temps…
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Jazz - Paru le 16 octobre 2015 | Cristal records

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« La musique ? Depuis toujours je la cherche... Fuyant joyeusement ceux qui disent l'avoir trouvée... J'improvise donc je bifurque. Où vais-je ? Je n'en sais rien. Ci-joint quelques traces de chemin. » C’est en ces mots que Bernard Lubat présente ses Improvisions. Lubat l’extra-terrestre. L’empêcheur de tourner en rond. Doté d'une formidable énergie créatrice, improvisateur-né, provocateur et amoureux des mots, le bonhomme occupe une place singulière et essentielle dans le jazz hexagonal. Il lui a donné le sens des racines, du verbe et de la fête. Ce poly-instrumentiste (batterie, vibraphone, piano, synthétiseur, accordéon...) et chanteur de jazz est un activiste de la musique depuis son fief d’Uzeste. Après Conversatoire sorti en 1999, Bernard Lubat propose un deuxième album de piano solo, fidèle à ses convictions pour aller droit à l’essentiel… © CM/Qobuz
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Jazz - Paru le 16 octobre 2015 | Cristal records

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Alternatif et Indé - Paru le 8 octobre 2015 | Sub rosa

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Jazz - Paru le 1 octobre 2015 | jazz&people

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Comme une voix. Un doux chant hypnotique. Jamais de hausse de ton, ni de bavardage. La guitare de Romain Pilon est sans doute la plus subtile que le jazz ait entendue ces dernières années. Avec The Magic Eyes, il la promène entre Paris et New York. Avec sa rythmique fidèle composée de Fred Pasqua à la batterie et Yoni Zelnik à la contrebasse, Pilon convie les saxophonistes ténors Ben Wendel (du groupe Kneebody) et Walter Smith III (complice d’Ambrose Akinmusire) à une embardée inspirée, tantôt élégante et habitée, parfois plus endiablée. Surtout, en bon adepte – comme Jim Hall en son temps – du less is more, le guitariste concentre son jeu sur la narration, les échanges avec ses complices de l’instant et la retenue. Aucune note de trop, ni vaine esbroufe virtuose, non. Quant aux deux souffleurs des Amériques, ils sont assez impressionnants. Bref, The Magic Eyes n’a pas que le nom de magique. © MZ/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 octobre 2015 | MELISSE

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Beau, intelligent, inspiré et dense, Anima n’est pas un disque de jazz de plus. Derrière ces qualificatifs lourds à porter mais pourtant justifiés, cet enregistrement d’Arnault Cuisinier est un pur bonheur mélodique. « Anima est une invitation à un voyage intérieur, vers l’âme décrit le contrebassiste, ce souffle qui nous permet de créer et de parcourir notre chemin, vers cet indicible que la musique nous invite à percevoir. L’Anima, c’est aussi la part féminine dans chaque homme, celle qui lui donne l’inspiration et le pouvoir d’inventer, tantôt fée, tantôt sorcière, elle lui souffle à l’oreille la voie qu’il doit prendre pour accomplir son destin. L’âme du groupe, ce serait ce que chacun y apporte de particulier et d’intime, qui forme une alchimie unique. » A ses côtés, le pianiste Guillaume de Chassy, le saxophoniste Jean-Charles Richard et le batteur Fabrice Moreau sont trois complices exceptionnels, tant par leur maîtrise instrumentale que par les multiples terrains de jeu sur lesquels ils peuvent improviser. Ils ont aussi ce talent de mettre en scène les compositions que Cuisinier leur soumets et de lui proposer sans cesse de nouveaux éclairages, de nouvelles perspectives. © CM/Qobuz