AU SOMMAIRE

NUMÉRO 37 - DECEMBRE 2014

En couverture

Mark Turner, le nouveau Coltrane ?

Gilberto Gil

L'entretien du mois

Jason Moran

Coup de coeur

Sans oublier des articles consacrés à Laurent de Wilde et Otisto 23, Tony Allen, Becca Stevens, Sinne Eeg, Lucas Santtana, Neil Cowley, Adrien Chicot, Horace Silver et à bien d'autres.

Les albums

17,09 €
13,49 €

Jazz - Paru le 27 février 2015 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions Top du mois de Jazznews - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Grand saxophoniste alto d’origine indienne, né à Trieste en Italie mais ayant quasiment passé toute sa vie aux États-Unis, Rudresh Mahanthappa mêle, avec originalité, éléments propres à la tradition musicale du sud de l’Inde et jazz contemporain. Cette fois, la célébration de sa cuvée 2015 est dans le titre : Bird Calls. C’est en effet l’héritage de Charlie Parker que le virtuose avant-gardiste magnifie ici. Une matière géniale qu’il s’approprie et intègre dans son univers si singulier et personnel. Épaulé par de brillants complices on ne peut plus inspirés (le tout jeune trompettiste de 20 ans Adam O'Farrill – fils d’Arturo O'Farrill, donc petit-fils de Chico O'Farrill –, le pianiste Matt Mitchell, le bassiste François Moutin et le batteur Rudy Royston), Mahanthappa signe un disque embarquant tradition et avant-garde dans des contrées fascinantes. Un superbe album. © MD/Qobuz
16,61 €
12,99 €

Jazz - Paru le 23 février 2015 | Universal Music GmbH

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection JAZZ NEWS - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Pour ses débuts sur le prestigieux label Impulse !, Jacky Terrasson a sorti le grand jeu. Avec Take This, le pianiste signe un album étincelant qui saisit la quintessence d'un tempérament musical constitué de nombreuses facettes puisant dans des influences post-bop moderne, pop, hip-hop ou classique européenne, et qui souvent fait appel à des rythmes et mélodies africains ou afro-antillais. A ses côtés, le bassiste américain Burniss Travis, déjà son partenaire pour l'album Gouache avec de nouveaux musiciens dont le batteur cubain Lukmil Perez, le percussionniste malien Adama Diarra et Sly Johnson, chanteur et human beatboxeur virtuose. Un gang hip-cosmopolite représentant l'ampleur d'une vision jazz globale mais qui affirme ses racines afro-américaines pour un disque d’une richesse folle. Même dans le répertoire, Terrasson opte pour du 360° et l’on croise aussi bien des compositions originales que des standards de Miles Davis, d’Henri Salvador et des Beatles ! Impressionnant. © CM/Qobuz
12,82 €
11,69 €

Jazz - Paru le 16 février 2015 | Razdaz

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Les succès, il ne les compte plus vraiment… Avec plus de 500.000 albums vendus dans le monde, Avishai Cohen est peut-être l’un des rares contrebassistes star de la scène jazz actuel. Un statut qui ne l’empêche pas de se remettre en question à chaque nouvel album. C’est encore le cas avec ce From Darkness qui parait en février 2015 sur lequel le virtuose israélien revient à la formule du trio. A ses côtés, le pianiste aux doigts d'or de Nitai Hershkovits et les baguettes magiques de l'irrésistible Daniel Dor. Un superbe disque où l'entente entre les trois virtuoses atteint de vrais sommets mais un disque aussi pour rappeler une fois encore le grand compositeur qu'Avishai Cohen ne cesse d’être… © CM/Qobuz
16,79 €
11,99 €

Musiques du monde - Paru le 9 février 2015 | harmonia mundi

Hi-Res Livret Distinctions 4 étoiles Classica - Indispensable JAZZ NEWS
Amoureux des percussions persanes, le trio Chemirani – Djamchid Chemirani et ses deux fils Keyvan et Bijane – met en valeur ici toute la complexité et l’harmonie qu’offrent des instruments comme le zarb, le daf, l’udu et le bendir. Les voix percussives se mélangent jusqu’à ce qu’il devienne difficile pour l’auditeur d’identifier les six mains en jeu ; l’on prend alors du recul pour apprécier l’œuvre dans sa globalité, profiter de la poésie persane dans laquelle le trio a puisé et dont s’inspirent les rythmes traditionnels. La famille Chemirani alterne titres entièrement percussifs (Mochaéré, Kam Kam) et mélodies orientales au chant parlé (To Bandégui, Dawâr) pour un album qui laisse rêveur. © HR/Qobuz
17,09 €
13,49 €

Jazz - Paru le 30 janvier 2015 | ACT Music

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Dire que Vincent Peirani a secoué la planète de l’accordéon jazz est un doux euphémisme… Et Living Being libère encore un peu plus le piano à bretelles du carcan des stéréotypes. « Je voulais monter mon propre groupe, au sein duquel j’avais besoin de me sentir en confiance, explique l’accordéoniste. Je voulais me sentir en "famille". Pour ces raisons, j'ai fait appel à quatre musiciens, qui sont des amis de longue date ». Naturellement, Peirani s’entoure d’Emile Parisien, son binôme du duo Belle Epoque, et choisit également le bassiste Julien Herné, le batteur Yoann Serra et le claviériste Tony Paeleman. « Je connais Yoann depuis 20 ans mais je n'avais jamais joué avec lui. J’ai joué quelques fois avec Tony et j’avais participé avec Julien, il y a quelques années, à un groupe de musiques des Balkans, les Yeux Noirs. Living Being a donc été un tout nouveau départ pour moi. Notre répertoire a considérablement évolué durant ces quatre dernières années passées ensemble. C'est le temps qu'il nous a fallu pour nous harmoniser au mieux ». Les six compositions signées Vincent Peirani et les deux reprises réarrangées par ses soins (des titres de Michel Portal et Jeff Buckley) le prouvent. Living Being est un laboratoire follement organique. Une aire de jeu sur laquelle ces jeunes musiciens comblent le fossé parfois existant entre composition et improvisation, entre harmonies classiques et rythmes jazz. L’écriture de Peirani sait être touchante et débordant d’imagination mais aussi surprenante et insaisissable. L’accordéoniste trentenaire est d’une génération s’abreuvant à tant de sources musicales qu’on comprend l’origine d’une telle densité. Et Living Being est sacrément dense. Impressionnant. © MD/Qobuz
14,24 €
9,99 €

Jazz contemporain - Paru le 27 janvier 2015 | Bonsaï Music - Tuk Music

Hi-Res Livret Distinctions Sélection JAZZ NEWS
Après le retour réussi de Steven Bernstein sur la scène jazz internationale avec l’excellent Viper’s Drag paru chez Impulse!, le leader de Sex Mob récidive avec son Brass Bang !. Un quartette de soufflants qu’il forme avec trois complices de renom : Paolo Fresu, Gianluca Petrella et Marcus Rojas. Brass Bang ! est la traduction du talent de ces musiciens exceptionnels combinée à la fantaisie et l’humour. Quatre virtuoses pour lesquels l’instrument est une prolongation de leur pensée. Pensée pleine de malice et d’originalité qui leur permet, ensemble de faire coexister avec génie, au sein d’un même album, des compositeurs aussi différents que les Rolling Stones, Haendel, Jimi Hendrix, Duke Ellington et leur propres compositions originales ponctuées de quatre virgules musicales souriantes intitulées Bang !, Bing !, Bung ! et Bong! composées chacune par l’un des membres de ce détonnant groupe. © CM/Qobuz
15,39 €
10,99 €

Blues - Paru le 26 janvier 2015 | MUSIC DEVELOPMENT COMPANY

Hi-Res Livret Distinctions Sélection JAZZ NEWS
Avec ce Sacred Seed, Pura Fé remonte aux sources du blues amérindien. En 2005 sur The Last & Lost Blues Survivor, compilation du label américain Music Maker destinée à réhabiliter des musiciens oubliés, on découvrait une voix impressionnante, celle de cette indienne Tuscarora, artiste et activiste. Trois albums ont suivi chez Dixiefrog, imposant une exceptionnelle chanteuse entre folk, blues et musique traditionnelle des Amérindiens de Caroline du Nord. Pura Fé signe ici son arrivée chez Nueva Onda Records avec onze titres qui s'accompagnent d'une nouvelle direction artistique sous l'impulsion de Mathis Haug qui a supervisé l'enregistrement dans un mas du sud de la France. La chanteuse y abandonne sa guitare lap-steel pour se concentrer sur de merveilleuses harmonies vocales, écho au violoncelle d'Eric Longsworth parmi une orchestration épurée que complètent Stéphan Notari (piano, percussions) et Mathis Haug lui-même (guitare, banjo). Sur des compositions qui puisent leur force dans la tradition amérindienne pré-blues, et sur des textes qui racontent les convictions humanistes de leur auteur, en plus de reprises de Duke Ellington (In A Sentimental Mood) et Norman Greenbaum (Spirit In The Sky), Pura Fé signe ici son album à la fois le plus intime et le plus aventureux. (CM)
14,24 €
9,99 €

Jazz - Paru le 26 janvier 2015 | Editions Milan Music

Hi-Res Livret Distinctions Sélection JAZZ NEWS
La rencontre est double. Le répertoire d’Edith Piaf et de Gus Viseur revisité par deux artistes emblématiques de la scène jazz. C'est sous le double signe de la Môme et de l'un des premiers accordéonistes de jazz, que Richard Galliano et Sylvain Luc orchestrent leurs retrouvailles. Plus de vingt ans après leur collaboration au sein du trio Galliano-Lassus, le guitariste bayonnais et l'accordéoniste cannois font swinguer avec raffinement un répertoire centenaire. Avec délicatesse, dans l'écoute mutuelle, en se lançant des défis et sans compétitions ni surenchère ou poudre aux yeux, leur corps à corps est d’autant plus impressionnant et nécessaire que certains thèmes (La Foule, L’Hymne à l’amour, La Vie en rose, Je ne regrette rien...) nous sont presque trop connus. La magie de cet album est justement là. Dans la capacité qu’ont Sylvain Luc et Richard Galliano à s’accaparer ces chansons, sans les maltraiter ni, à l’opposé, les laisser dans une quelconque naphtaline. Brillant et émouvant. © CM/Qobuz
9,99 €

Jazz contemporain - Paru le 26 janvier 2015 | Gaya Music Production

Livret Distinctions Sélection JAZZ NEWS
Trouver une synthèse de John Coltrane, Sonny Rollins et Wayne Shorter. Etre plus expressif qu’avant. Et se retrouver davantage en phase avec l’immédiateté de ce qu’il souhaite exprimer. En 2013, Clear Fire n’était pas qu’un album supplémentaire pour Samy Thiébault. Coltranien assumé, le saxophoniste ténor signait alors surtout un disque à part où voix (celle de Méta) et percussions donnaient une saveur originale à l’ensemble. Un disque en sextet qui affirmait un peu plus ce souffle unique sur la scène française, une voix toujours ancrée dans la matière verbale et littéraire (Nietzsche, Baudelaire). Avec A Feast Of Friends dont la production est signée Eric Legnini, Thiébault poursuit avec la même virtuosité sa quête. Entouré du pianiste Adrien Chicot, du bassiste Sylvain Romano, du batteur Philippe Soirat et de la voix de Nathan Willcocks sur quatre titres, il embarque également plus loin sa fascination pour un groupe pourtant bien loin de la jazzosphère, les Doors, dont il revisite plusieurs chansons avec originalité et créativité. La puissance et le lyrisme de son phrasé se fonde à la perfection dans la sémantique du groupe de Jim Morrison. Un voyage osé mais à entreprendre de toute urgence. © MD/Qobuz
12,82 €
8,99 €

Jazz contemporain - Paru le 26 janvier 2015 | jazz family

Hi-Res Livret Distinctions Sélection JAZZ NEWS
D’abord les jam parisiennes, puis les groupes communs... Un même constat: une entente musicale d’exception. C’est tout naturellement que quelques années plus tard, Grégory Privat et Sonny Troupé décident de travailler un concept original autour du piano et du ka. Privat est un pianiste de jazz caribéen, considéré comme l’un des grands talents de la nouvelle scène jazz française. L’influence musicale de son père José Privat, pianiste du groupe Malavoi, lui donne les fondements essentiels du musicien qu’il est devenu. Son album solo, remarqué par les critiques jazz est sorti en 2011. C’est en Guadeloupe sous l’influence de son père saxophoniste, Georges Troupé, que Sonny Troupé (Tambour ka) apprend le gwo ka. Il choisira d’approfondir ces instruments: la batterie et le tambour ka. Depuis plus d’une dizaine d’années, sa virtuosité l'a amené à travailler aux côtés de musiciens tels que Christian Laviso, Kenny Garrett, Alain Jean Marie,Tanya Saint Val, Kimbol et Big Band Ka. © CM/Qobuz
20,00 €
13,99 €

Jazz - Paru le 16 janvier 2015 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions Sélection JAZZ NEWS
L’Underground Orchestra. Tel est le sobriquet de la nouvelle formation emmenée par Chris Potter. Point de départ de cette aventure, le quartet du même nom – Underground – composé du guitariste Adam Rogers, du pianiste Craig Taborn et du batteur Nate Smith, augmenté de deux bassistes, un quatuor à cordes et un vibraphone piloté par le maître de l’instrument, Steve Nelson. Avec de tels pinceaux en main, Potter signe une fresque sublime. Un album d’une impressionnante densité et d’une richesse harmonique rare. Certains thèmes, amples et cinématographiques à souhait, permettent au saxophoniste de Chicago d’offrir des solos lyriques et inspirés. Lorsque la configuration est plus intimiste, les conversations entre musiciens, complices comme jamais, prennent alors le dessus. C’est surtout le raffinement de l’écriture qui impressionne tout au long d’un enregistrement qui se déguste d’une traite. On sait périlleuses les expériences entre jazz et violons, mais force est de constater qu’avec Imaginary Cities, Chris Potter entre dans la cours des grands ; au point d’être rangé non loin du mythique Charlie Parker With Strings, un de ses disques de chevet… Bref, le premier (très) grand disque de 2015. © MD/Qobuz
20,00 €
13,99 €

Pop - Paru le 16 janvier 2015 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection JAZZ NEWS - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Entré dans sa septième décennie, Jack DeJohnette fait partie des géants de la batterie ; des géants du jazz tout court même. Si pour le grand public, il est surtout le batteur du trio de Keith Jarrett depuis 1983, le musicien a œuvré en sideman aux côtés d’autres virtuoses (Miles Davis, Sonny Rollins, Charles Lloyd, Joe Henderson, John Surman, Michael Brecker, etc.) et n’oublie pas d’enregistrer ses propres albums – une bonne vingtaine – à un rythme régulier mais raisonnable. Comme son nom l’indique, Made In Chicago est un disque totalement ancré dans la culture musicale free de cette citée où DeJohnette naquit durant l’été 1942. Enregistré en concert lors du Chicago Jazz Festival d’août 2013, il est aussi la réunion de confrères de luttes musicales, d’amis habités par la même quête de liberté permanente, à savoir le pianiste Muhal Richard Abrams et les saxophonistes Roscoe Mitchell et Henry Threadgill. Des camarades d’école également en ce qui concerne DeJohnette, Mitchell et Threadgill qui étudièrent ensemble, en 1962, au Wilson Junior College. Et lorsqu’en 1965, Abrams (de dix ans leur aîné) co-fonde l’AACM (Association for the Advancement of Creative Musicians), les trois autres furent de la partie… Ce superbe disque n’est pas pour autant la réunion d’anciens combattants désabusés, amers voire radoteurs. Bien au contraire. En jonglant avec les règles et les normes, ces anciens à l’esprit alerte inventent une poésie unique. Une musique singulière qui se mérite, que certains trouveront un brin osée voire ardue, mais qui lorsqu’on l’accueille, est enrichissante comme jamais. Un périple renversant où les escales sont multiples et variées. © MD/Qobuz
20,00 €
13,99 €

Jazz - Paru le 16 janvier 2015 | ECM

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Top du mois de Jazznews - 5 Sterne Fono Forum Jazz
Remarqué au milieu des années 90 par Steve Coleman, Vijay Iyer ne cesse d’impressionner de disque en disque. Depuis plus d’une décennie, le pianiste new-yorkais d'origine indienne est unanimement salué comme l'une des grandes révélations du jazz contemporain. Un jazz dont il dépasse parfois les frontières comme lorsqu'il s’amuse avec le rappeur/chanteur/poète Mike Ladd… En 2014, avec Mutations, Iyer signait son premier album en tant que leader pour le label ECM. Un bel enregistrement qui élargissait considérablement la perception de son travail notamment grâce à une composition pour quatuor à cordes, piano et électronique. Avec Break Stuff qui parait en janvier 2015, il revient à la source du trio piano, basse, batterie. Entouré ici du contrebassiste Stephan Crump et du batteur Marcus Gilmore, ces deux complices depuis déjà plus d’une décennie, il embarque son style hérité d’Ahmad Jamal, Andrew Hill et Duke Ellington vers des sentiers rythmiquement osés, harmoniquement denses et d’une grande virtuosité. Cette configuration piano, basse, batterie est toujours un salvateur voire un nécessaire retour à ses propres fondamentaux pour les pianistes de jazz. Pour Vijay Iyer, c’est surtout un moyen de rappeler qu’il est l’un des meilleurs de la scène actuelle. © MD/Qobuz
14,62 €
12,99 €

Pop - Paru le 16 janvier 2015 | Masterworks

Hi-Res Livret Distinctions Sélection JAZZ NEWS
Comme à l’accoutumée, Kat Edmonson ne veut pas vraiment trancher. Les capacités vocales de la jeune Texane sont telles qu’elle peut enfiler une robe jazz, une veste pop, un gilet soul, un pull folk, un déshabillé bossa ou un t-shirt rock avec la même grâce, la même facilité… Comme Peggy Lee, Nancy Sinatra ou Dusty Springfield en d’autres temps ou Norah Jones voire Amy Winehouse plus près de nous, la chanteuse slalome entre les genres sur un Big Picture de haute volée. Les fans de crooneries, de blue eyed soul, d’easy listening et de soft jazz trouveront chez Kat Edmonson tout ce dont ils rêvent : une voix sensuelle et souple, une instrumentation raffinée, des mélodies à tomber, bref une classe assez imparable. Sur Oh My Love, Edmonson se prélasse dans un océan de violons du meilleur goût, avec Crying elle ose une sucrerie façon Carpenters, le temps d’All The Way elle réussit un contrepied country folk des plus minimaliste, bref chaque recoin de son disque est un espace de délicatesse pop angélique et belle. © CM/Qobuz
14,62 €
12,99 €

Soul - Paru le 15 décembre 2014 | RCA Records Label

Hi-Res Distinctions 4F de Télérama - Pitchfork: Best New Music - Sélection JAZZ NEWS
Il y a tout de même un mystère D’Angelo. Comment un tel talent qui secoua la planète soul en 1995 avec son premier album Brown Sugar puis avec sa suite, Voodoo en 2000, se soit contenté d’une carrière aussi… chaotique ? Car Black Messiah qui parait quelques jours avant Noël 2014, n’est finalement QUE le troisième album studio de D’Angelo en vingt ans de carrière ! Mais cette attente de quatorze années aura d’une certaine manière valu le coup tant le niveau de ce Messie noir est élevé. On retrouve déjà cette voix furieusement sensuelle (pour ne pas dire sexuelle), et cette façon unique de l’enrouler autour d’un groove entêtant. Il y a évidemment du charnel, du sale et du vrai dans cette soul héritée de Sly Stone et Al Green. Pas d’enluminures superflues ou de sons gratuitement léchés. Bref, un comeback soulful et réussi. A noter que Black Messiah, co-produit par Questlove des Roots, accueille quelques goûtus invités parmi lesquels Q-Tip, le bassiste Pino Palladino, le batteur James Gadson et l’ex-Parliament/Funkadelic Kendra Foster. © MD/Qobuz

Qobuz en parle

AU SOMMAIRE

NUMÉRO 37 - DECEMBRE 2014

En couverture

Mark Turner, le nouveau Coltrane ?

Gilberto Gil

L'entretien du mois

Jason Moran

Coup de coeur

Sans oublier des articles consacrés à Laurent de Wilde et Otisto 23, Tony Allen, Becca Stevens, Sinne Eeg, Lucas Santtana, Neil Cowley, Adrien Chicot, Horace Silver et à bien d'autres.