AU SOMMAIRE

NUMÉRO 58 - DECEMBRE 2016

En couverture

2016, le menu-maxi best of

Dossier

77 prophéties pour 2017

Enquête

De quoi le jazz est-il la marque ?

Sans oublier des articles consacrés à Gui Duvignau, Kadhja Bonet, Gabriel Garzon-Montano, Sharon Jones, Guy Darol, Steve Lehman, Horace Parlan, Lee Fields et à bien d'autres.

Les albums

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Jazz - Paru le 16 juin 2017 | Sam Records

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Le cinéaste Roger Vadim eut beau trancher en faveur de la B.O. d’Art Blakey et de ses Jazz Messengers pour illustrer son adaptation cinématographique moderne des Liaisons dangereuses de Laclos, la partition élaborée par Thelonious Monk est tout aussi impressionnante. Non pas pour son originalité puisqu’il s’agit essentiellement des propres thèmes, revisités, du pianiste. Superbement exhumée par le label Sam Records (son Hi-Res 24Bit et livret numérique passionnant), cette session new-yorkaise inédite du 27 juillet 1959 réunissait, autour du pianiste, les saxophonistes Charlie Rouse et Barney Wilen, le contrebassiste Sam Jones et le batteur Art Taylor. Une séance assez magique durant laquelle un Monk détendu au possible laisse le champ libre notamment à ses deux ténors. Un vrai trésor caché à découvrir d’urgence. © MD/Qobuz
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Chanson française - Paru le 26 mai 2017 | Bisonbison

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Jazz contemporain - Paru le 26 mai 2017 | Label Bleu

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De Daniel Goyone à Julien Lourau, en passant par Michel Portal, Henri Texier, Louis Sclavis, Aldo Romano, Daniel Humair, Marc Ducret, l'ONJ, Bojan Z, ou bien encore Enrico Rava, le catalogue de Label Bleu n'a eu de cesse de s'enrichir de petites perles jazz et de parcours artistiques hétéroclites, entre maturité et fraîcheur musicales, reflet de l'affirmation d'une sereine indépendance. Pour souffler ses 30 bougies, rien de mieux que de réunir la famille. Ou plus précisément de donner carte blanche à l’un des piliers de la maison, le contrebassiste Henri Texier, qui a enregistré le plus grand nombre d'albums depuis sa création en lui associant des improvisateurs incontournables de son histoire. Enregistré à la Maison de la Culture d’Amiens, le grand concert-anniversaire a ainsi rassemblé autour de Texier, l’indomptable Michel Portal, le pianiste Bojan Z, le saxophoniste Thomas de Pourquery, le batteur Edward Perraud et le guitariste Manu Codjia. Une soirée célébrant les improvisations les plus habitées en osmose parfaite avec la philosophie de Label Bleu, un label hors des sentiers battus. © MD/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 28 avril 2017 | Ilona Records

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Le triumvirat Brel/Ferré/Brassens n’était pas unique QUE pour ses textes. Enième preuve pour ceux qui en doutait encore avec ce beau disque de piano solo de Thierry Maillard qui réunit ici parmi les plus belles chansons des trois intouchables qu’il revisite avec la virtuosité mais surtout la subtilité qu’on lui connait. La démarche est finalement proche de celle des grands jazzmen américains qui faisaient subir un traitement identique au Great American Songbook dont ils ne gardaient que les mélodies. Lyrique sans excès, le piano de Maillard fait des merveilles sur Les Passantes et Ne me quitte pas. Son Est-ce ainsi que les hommes vivent ouvre même de nouvelles perspectives. Bref, chacune de ses relectures est un dosage parfait entre respect et inventivité. Maillard a également immiscé deux pièces personnelles nées au cœur de ce travail d’improvisation et qui sont, par leurs titres Alone et Les Trois poètes, comme des miroirs de cette expérience artistique intime. A noter enfin qu’il adjoint à son clavier le souffle de l’accordina, sorte d’accordéon proche de l’harmonica. © CM/Qobuz
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Jazz - Paru le 7 avril 2017 | Jazz Village

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L’Azerbaïdjan n’est pas la terre jazz la plus réputée. Mais depuis l’arrivée de Shahin Novrasli, ce pays du Caucase se conjugue à merveille à la note bleue. Pianiste et compositeur qui jouait à seulement 18 ans le Concerto n°2 de Rachmaninov, ce virtuose qui fut révélé au disque en 2014 grâce à (feu) le label Bee Jazz avec l’album Bayati (avec Nathan Peck et Ari Hoenig) mélange son éducation classique au jazz et surtout au mugham, genre traditionnel et savant de la musique azérie qui laisse une place prépondérante à l’improvisation. Une façon bien à lui de tendre des ponts entre Orient et Occident. Surtout, Novrasli a été adoubé par un certain Ahmad Jamal, comme un signe divin pour n’importe quel pianiste de jazz… Avec Emanation qui parait l’année de ses 40 ans sur le label Jazz Village, Shahin Novrasli franchit un nouveau cap dans la maîtrise de son art et de sa fascinante sémantique. Un album qu’il a réalisé avec James Cammack, éternel complice de Jamal, à la basse, l’incontournable André Ceccarelli à la batterie, le Géorgien Erekle Koiva aux percussions et, invité sur deux titres, Didier Lockwood au violon. Désormais installé à New York, le pianiste de Bakou poursuit son corps à corps entre jazz et tradition azérie avec ce disque enregistré à Paris et qu’il a produit avec l’aide d’Ahmad Jamal. « L’avoir rencontré est l’évènement le plus important qui me soit arrivé, n’hésite-t-il pas à dire. C’est l’un de mes héros et jamais je n’aurai pu imaginer qu’il s’intéresse à mon travail et à ma musique, et que l’on puisse un jour se rencontrer et discuter ensemble, en parlant aussi bien de musique, que de philosophie, de spiritualité, et de tant d’autres choses. Ahmad est un homme d’une grande sagesse qui a une formidable expérience et je dois dire que j’ai suivi à la lettre toutes ses idées et toutes ses suggestions. » L’esprit de la musique d’Ahmad Jamal est logiquement à portée de main sur ce superbe Emanation. Comme celle de Keith Jarrett, autre influence de Novrasli. Mais c’est l’originalité de la démarche de ce vrai prodige qui rend ce disque à part. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 17 mars 2017 | Gaya Music Production

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Jazz - Paru le 17 mars 2017 | BREAKZ

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Jazz - Paru le 14 mars 2017 | Mélisse

Hi-Res Distinctions Indispensable JAZZ NEWS - 5 Sterne Fono Forum Jazz
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Jazz - Paru le 10 mars 2017 | Yellowbird Records

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Jazz contemporain - Paru le 3 mars 2017 | Label Bleu

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Thomas de Pourquery et ses hommes de main de Supersonic comptent parmi les plus excitants empêcheurs de tourner en rond de ces dernières années. Après s’être attaqué à la montagne Sun Ra le temps d’un disque cataclysmique paru en 2014, le gang du saxophoniste-chanteur refait surface avec ces Sons Of Love. Un deuxième album de Supersonic qui n’était pourtant pas une évidence pour Pourquery. « Après avoir vécu une si belle histoire avec le Supersonic et le premier album, je n’envisageais pas retourner en studio en enregistrer un second. Je ne me voyais ni écrire de la musique pour ce groupe qui est né avec les chefs-d’œuvre de Sun Ra (je me disais « Qui suis-je, moi Thomas, pour passer après ce génie?! »), ni faire un Play Sun Ra Volume II… Je me suis presque résolu à cette idée que l’histoire s’arrêterait là… Jusqu’à cette nuit de février 2016 pendant laquelle je fis ce rêve incroyable… J'étais une toute petite souris volante et me trouvais au milieu de Supersonic qui jouait dans un immense hangar. Je pouvais voler et aller partout, presque toucher les clefs du saxophone, me lover sur une cymbale, et puis tout d'un coup sauter sur les cordes du piano, c'était fou ! Mais ce qui était encore plus fou, c'était le son et l’énergie de ce que j’entendais. J'étais stupéfait, littéralement transporté et pouvant pour la première fois entendre mes tant aimés Edward, Laurent, Fabrice, Frederick et Arnaud avec une oreille extérieure. J'avais bien conscience auparavant que mon groupe avait une énergie et une alchimie qui lui étaient propres, mais dans ce rêve, l'ADN de Supersonic est devenu une sensation physique, il s'est inscrit dans ma chair. A mon réveil, une porte s’était ouverte, grande ouverte, cela m’est apparu comme une évidence, il ne suffisait que d’écrire des prétextes, ou plutôt des pré-textes, des terrains de jeu pour mes cinq camarades, dans lesquels nous inventerions le texte, la narration, les discussions et la matière tous ensemble . Il ne me fallait dessiner que le cadre. La problématique remplie d’égo du compositeur devant « sa vie, son œuvre » et sa page blanche avait miraculeusement disparu ! Le mois suivant, béat, j’ai travaillé jour et nuit, pour écrire toutes ces idées, les transes et les mélodies qui arrivaient comme par magie ; habité seulement par l’envie de faire vibrer et sonner le groupe, comme nous l’avons fait avec tant de bonheur ces trois dernières années, en concerts à travers le monde. C’est ainsi qu’est né le tome II de l’histoire de Supersonic, oiseau parti du nid divin de Sun Ra et qui maintenant prend son envol : il s’appelle Sons Of Love. » A l’arrivée, le tango entre cet héritage de Sun Ra et le jazz singulier et protéiforme de Thomas de Pourquery accouche d’une musique hors norme qui doit tant au jazz qu’au rock, à Mingus qu’à Monndog. Cosmique et fou. © MD/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 3 mars 2017 | Drugstore Malone

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Jazz - Paru le 3 mars 2017 | Sound Surveyor Music

Hi-Res Livret Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
On ne sait pas si le titre Nitro qui ouvre ce Gravity Zero est le diminutif de nitroglycérine, mais difficile de faire début plus explosif en seulement trois minutes ! Laurent Coulondre n’est en même temps pas du genre à faire dans l’épure et le haïku… Au bout de ses doigts, une armée d’orgues qu’il pilote avec gourmandise et virtuosité. Face à lui, des batteurs et rien que des batteurs ! Un miroir intéressant quand on sait que ce glouton de rythmes a justement commencé par la batterie. Selon les compositions, le Vauverdois aux doigts d’argent convie l’indestructible André Ceccarelli, Martin Wangermée, Yoann Serra et Cyril Atef de Bumcello pour un festin de fusion (mais pas que) qui doit tant à un certain âge d’or du jazz rock (Hancock/Corea) qu’à une approche beaucoup plus contemporaine du groove. La palette proposée ici par Coulondre est surtout bluffante. Reste à se laisser porter par cette coulée de lave dont l’intérêt est de reposer également sur des compositions de haute tenue. Car Laurent Coulondre n’est pas qu’un pyrotechnicien des claviers, c’est aussi un auteur avisé. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 24 février 2017 | world village

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Indispensable JAZZ NEWS
Galvaudé et parfois même creux, le terme musique du monde prend tout son sens avec ce superbe album que signent Omar Sosa et Seckou Keita. Avec la complicité d’autres musiciens venus des quatre coins du monde (Gustavo Ovalles, Mieko Miyazaki, Wu Tong, Mosin Khan Kawa, E’Joung-Ju et Dominique Huchet), le pianiste cubain et le joueur de kora sénégalais façonnent un disque innovant où la liberté et l’improvisation sont les clefs d’une musique spirituelle au possible. Sereine et emprise d’une douce exaltation, elle résonne aussi comme un antidote face au tumulte du monde. Avec une telle approche, les éventuelles cloisons séparant le jazz, la musique africaine comme la cubaine ne sont plus que poussière. Reste à se laisser porter et bercer par des compositions ensorceleuses dans lesquelles on croise aussi bien de la cornemuse qu’une flûte traditionnelle chinoise, un koto, une guitare, un Fender Rhodes ou du djembe ! Magique. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 24 février 2017 | Mack Avenue Records

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Lorsque Kamasi Washington publia son monumental The Epic au printemps 2015, il précisa qu’il était le fruit de trois mois intenses de séances ininterrompues avec ses amis et sidemen du West Coast Get Down, collectif dont Cameron Graves est un élément central. Le pianiste sort donc à son tour un album, son premier en tant que leader. Moins ambitieux que le triple de son ami californien, Planetary Prince n’en est pas moins aussi passionnant. Avec Kamasi au saxophone, Ryan Porter au trombone, l’allumé Stephen Bruner alias Thundercat à la basse et son frère batteur Ronald Bruner (le trompettiste Philip Dizack et le bassiste Hadrien Feraud viennent compléter le casting), il déroule une musique inspirée par son intérêt pour l’astrologie et notamment le fameux Livre d'Urantia, un ouvrage de plus de 2000 pages à vocation spirituelle et philosophique et qui aurait été écrit entre 1924 et 1955, publié par plusieurs auteurs inconnus, dont de prétendus êtres célestes ! Un pavé qui poussera Stockhausen à composer, entre 1977 et 2003, les 29 heures de son cycle de sept opéras Licht. Heureusement plus modeste (80 minutes), le disque de Cameron Graves s’inscrit dans ce jazz californien actuel ultra-énergique et habité. Une musique épique qui ne s’écarte pas totalement de celle de son camarade saxophoniste. Percussif à souhait, le piano de Graves est une vraie locomotive qui s’emporte sur des rails assez lyriques et inspirés. Mais c’est surtout l’impressionnante énergie scénique qui se dégage des improvisations de ce Planetary Prince. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 17 février 2017 | Yellowbird Records

Distinctions Indispensable JAZZ NEWS
Pas évident de faire entrer un poulet dans une bouteille… Papanosh a pourtant réussi l’exploit d’y arriver ! Avec A Chicken In A Bottle, le collectif rouennais fait tout un tas d’autres tours de magie. Comme de tendre des ponts entre l’esprit des grandes formations de Charles Mingus et celui des Lounge Lizards de John Lurie avec une petite escale au passage chez John Zorn. Un jazz qui se pense et se joue à plusieurs – à beaucoup même si possible – et n’oublie jamais de transmettre à ses auditeurs une certaine forme de pensée savante festive, un amour du partage et de la communication tous azimuts. Ce disque cuivré virevolte, embarque le bop sur des chemins de traverse, chatouille le free pour qu’il ne se prenne jamais au sérieux et surtout, oui surtout, garde le cap sur le thème de chacune de ses neuf compositions. Sébastien Palis, Thibault Cellier, Jérémie Piazza, Raphaël Quenehen et Quentin Ghomari vivifient l’héritage de leurs illustres maîtres cités plus haut avec originalité. Une belle claque. © MZ/Qobuz