AU SOMMAIRE

NUMÉRO 43 - JUIN 2015

En couverture

B.B. King, 50 nuances de blues

Melody Gardot

Ses métamorphoses

Joshua Redman + The Bad Plus

Bande organisée

Sans oublier des articles consacrés à Joe Bataan, Eliane Elias, Ben Williams, Ana Popovic, Daymé Arocena, Reggie Washington, Jaga Jazzist, la sélection des festival de l'été 2015 et à bien d'autres.

Les albums

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Jazz - Paru le 16 juin 2015 | Universal Music GmbH

Hi-Res Distinctions Sélection JAZZ NEWS
Avec son concept de Black Radio et les deux albums qui ont suivi, Robert Glasper a livré d’impressionnantes orgies de groove où s’entrechoquent jazz, R&B, rap, soul, funk et pop. Enregistré live aux mythiques studios Capitol, Covered en livre de nombreux titres phares en version entièrement acoustique. Epaulé par ses fidèles complices, le bassiste Vicente Archer et le batteur Damion Reid déjà présents sur ses albums Blue Note Canvas ( 2005) et In My Element (2007), le pianiste texan passe évidemment par d’autres chemins. Celui des standards ( Stella By Starlight) mais aussi celui de la reprise inattendue (Reckoner de Radiohead ou Barangrill de Joni Mitchell). A l’arrivée, un disque « retour aux sources ». Révélation du piano soul de ces dix dernières années, Glasper n’a pas épaulé Mos Def, Erykah Badu, J Dilla, Meshell, Kanye West, Common ou Q-Tip pour rien… Avec lui, la nu soul trouve l’ambassadeur smooth à souhait, clavier de velours et mélodiste suprême. Mais pas un simple tapoteur doué. Non, un pianiste, un vrai de vrai ! Qui connaît son McCoy Tyner sur le bout des ongles. Qui croise le fer avec Christian McBride, Terence Blanchard et Roy Hargrove… Surtout, Robert Glasper mène ses aventures plurielles, jazz ou hip hop, avec une insolente facilité. Mélodiste et instrumentiste hors pair, son toucher aérien en fait l'une des personnalités les plus recherchées. Son atout ? Avoir assimilé tout le spectre moderne du jazz, de son idole Herbie Hancock à Roy Hargrove, pour le mixer à ses influences contemporaines. © MZ/Qobuz
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Amérique latine - Paru le 8 juin 2015 | Brownswood Recordings

Hi-Res Livret Distinctions Qobuzissime - Top du mois de Jazznews
Chanteuse, compositrice, arrangeuse, chef de chœur et chef d’orchestre à seulement 22 ans n’est pas à la portée de tout le monde. L’aisance avec laquelle Daymé Arocena excelle dans ces diverses activités est des plus bluffante. Repérée par Gilles Peterson, puis découverte lors des Havana Cultura Sessions, cette jeune Cubaine est avant tout une voix. Charismatique, virtuose, élastique et surtout habitée. Tout au long de Nueva Era, son premier album qui parait sur Brownswood Recordings, le label de Peterson, on découvre une artiste maîtrisant évidemment tous les fondamentaux de musique cubaine mais aussi la soul, le jazz et le rhythm’n’blues. Le panache comme la sensualité de Daymé Arocena vient de la musique de ses nombreuses idoles, éclectique famille allant de George Benson à Amy Winehouse en passant par Elis Regina, Miles Davis, Erika Badu, Gil Scott Heron et toutes les grandes voix du jazz que furent Ella Fitzgerald, Billie Holiday et Nina Simone. En espagnol, en yoruba ou en anglais, sa voix agile prend par la main et embarque sur des sentiers au groove racé. A l’arrivée, Nueva Era est une merveille alternant entre le mucho caliente et le superbement mélancolique, entre jazz groovy et nu-soul cubaine. Une bombe forcément Qobuzissime ! © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 8 juin 2015 | Nonesuch

Hi-Res Livret Distinctions Sélection JAZZ NEWS
En 2011, le trio Bad Plus avait invité le saxophoniste Joshua Redman pour une semaine de concerts au Blue Note de New York. L’affaire fut artistiquement si fructueuse et bluffante que les quatre hommes s’enfermèrent en studio pour accoucher de ce The Bad Plus Joshua Redman qui parait chez Nonesuch. D’un côté, un trio soudé comme jamais, composé du pianiste Ethan Iverson, du contrebassiste Reid Anderson et du batteur David King, œuvrant depuis près de deux décennies sur le ring d’un jazz à l’uppercut. De l’autre, un souffleur virtuose ayant croisé le fer avec des épées telles que Brian Blade, Christian McBride, Brad Mehldau et Pat Metheny. A l’arrivée, l’association de ce beau monde est tout sauf un coup marketing et les quatre musiciens développent ici un langage commun époustouflant. L’album est également passionnant dans son écriture, tant le niveau des neuf compositions réunies impressionne. © MD/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 1 juin 2015 | Decca (UMO)

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection JAZZ NEWS
Melody Gardot entre dans sa 30e année avec l’album qui, sans doute, lui ressemble le plus. Non pas que les brillants essais passés de l’Américaine n’étaient guère en phase avec sa personnalité musicale mais elle affirme qu’avec ce Currency Of Man, elle a enfin écrit, enregistré et travaillé avec l’esprit de Philadelphie, la ville où elle a grandi, là où le groove n’est pas le même qu’ailleurs… C’est une Melody Gardot très soul’n’blues qui s’offre ici. Les cuivres sont de sortie et les influences sont moins monolithiques que sur le sublime mais très rétro My One And Only Thrill ou sur le tout aussi séduisant The Absence et ses influences bossa, tango et fado. La palette de tannins de cette cuvée 2015 surprend de prime abord. Puis le charme agit pour, à l’arrivée, rafler la mise. Comme à son habitude sans jamais trancher entre jazz, soul, blues et pop, la Gardot se faufile entre les styles et chante toujours aussi divinement bien. © MD/Qobuz
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Jazz vocal - Paru le 1 juin 2015 | Universal Music GmbH

Hi-Res Livret Distinctions 4F de Télérama - Sélection JAZZ NEWS
Melody Gardot entre dans sa 30e année avec l’album qui, sans doute, lui ressemble le plus. Non pas que les brillants essais passés de l’Américaine n’étaient guère en phase avec sa personnalité musicale mais elle affirme qu’avec ce Currency Of Man, elle a enfin écrit, enregistré et travaillé avec l’esprit de Philadelphie, la ville où elle a grandi, là où le groove n’est pas le même qu’ailleurs… C’est une Melody Gardot très soul’n’blues qui s’offre ici. Les cuivres sont de sortie et les influences sont moins monolithiques que sur le sublime mais très rétro My One And Only Thrill ou sur le tout aussi séduisant The Absence et ses influences bossa, tango et fado. La palette de tannins de cette cuvée 2015 surprend de prime abord. Puis le charme agit pour, à l’arrivée, rafler la mise. Comme à son habitude sans jamais trancher entre jazz, soul, blues et pop, la Gardot se faufile entre les styles et chante toujours aussi divinement bien. A noter que cette Deluxe Edition baptisée The Artist’s Cut propose cinq superbes thèmes supplémentaires, notamment un court et bel interlude de piano solo intitulé After The Rain. © MD/Qobuz
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Jazz - Paru le 1 juin 2015 | La Buissonne

Hi-Res Distinctions Sélection JAZZ NEWS
Emmené par le très inspiré et malheureusement trop peu médiatisé Bruno Angelini, ce quartet signe ici un disque d’une rare beauté. Un trip s’adossant notamment contre trois relectures de pièces signées Paul Motian, Steve Swallow et Wayne Shorter et que le pianiste marseillais et ses trois complices – le contrebassiste Claude Tchamitchian, le violoniste Régis Huby et le batteur Edward Perraud – revisitent avec un certain raffinement dans l’improvisation. Ces Instant Sharings portent non seulement bien leur nom mais éblouissent surtout dans cette puissante complicité qui unit les quatre musiciens. Chaque thème est une invitation au voyage, une errance sur des terres musicales sans étiquettes. Le lyrisme du violon d’Huby fait qu’on ne sait jamais si tout ceci est du jazz mais peu importe, la beauté et l’inspiration n’ont besoin d’aucun passeport pour exister… Un superbe disque de jazz chambriste qui devient de plus en plus essentiel au fil des écoutes. © MD/Qobuz
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Soul - Paru le 1 juin 2015 | godless-hotspot

Distinctions Sélection JAZZ NEWS
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Jazz - Paru le 25 mai 2015 | Sunnyside

Distinctions Sélection JAZZ NEWS
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Jazz - Paru le 25 mai 2015 | Onze Heures Onze

Distinctions Découverte JAZZ NEWS
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Jazz - Paru le 25 mai 2015 | Mouzikali

Distinctions Découverte JAZZ NEWS
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Jazz contemporain - Paru le 19 mai 2015 | Bonsaï Music

Livret Distinctions Sélection JAZZ NEWS
Sous le nom de l’Orkès Péï se cache un projet de l’immense harmoniciste Olivier Ker Ourio : ce dernier rassemble sous son aile la jeune et talentueuse génération du jazz réunionnais et revisite en mode big band les classiques populaires de La Réunion, l’île où il a passé son enfance. Cet album contient la superbe performance de la formation lors du Paris Jazz Festival de 2014. Le jazz créole dans toute sa splendeur, exécuté par des musiciens dont la maitrise du style ne fait pas l’ombre d’un doute. Bien qu’émigré depuis longtemps, Ker Ourio n’oublie jamais de rendre à son île les hommages qui conviennent, et il le fait toujours de bien belle manière. © LG/Qobuz
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Jazz contemporain - Paru le 18 mai 2015 | Gaya Music Production

Hi-Res Distinctions Sélection JAZZ NEWS
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Jazz - Paru le 18 mai 2015 | Cristal records

Distinctions Découverte JAZZ NEWS
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Jazz - Paru le 14 mai 2015 | Onze Heures Onze

Distinctions Découverte JAZZ NEWS
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Jazz - Paru le 11 mai 2015 | Brainfeeder

Hi-Res Distinctions Pitchfork: Best New Music - Indispensable JAZZ NEWS - L'album du mois JAZZ NEWS - Qobuzissime
Près de trois heures de musique ! C’est ce que renferme le bien nommé The Epic que vient de publier Kamasi Washington. Kamakikoi?!?! Seuls certains junky de jazz en stade terminal connaissent et suivent les pérégrinations de cet incroyable saxophoniste californien de 34 ans qui a, pour la petite histoire, participé au dernier chef d’œuvre de Kendrick Lamar, To Pimp A Butterfly. Washington a en fait enquillé un bon nombre de faits d'arme, croisant le fer avec des pointures nommées McCoy Tyner, Freddie Hubbard, Kenny Burrell, George Duke mais aussi Snoop Dogg, Lauryn Hill, Mos Def et Quincy Jones. Mais avec The Epic, l’affaire est toute autre. Une gargantuesque orgie de jazz orchestral venu d’une autre planète. Publié sur Brainfeeder Records, l’excellent label de Flying Lotus plus habitué à l’abstract hip hop et à l’électro décalée qu’au jazz, ce premier vrai album de Kamasi Washington en tant que leader est impressionnant. Livrée par un groupe comprenant notamment deux batteurs, deux bassistes (dont le frappadingue Thundercat), une section cordes de 32 violonistes et un chœur d’une vingtaine de chanteurs, cette immense suite expérimentale traverse évidemment des contrées lorgnant aussi bien vers l’héritage de John Coltrane que celui de Pharoah Sanders, Albert Ayler, du Pan-Afrikan Peoples Arkestra d’Horace Tapscott ou de Weather Report. On se laisse porter par ces vagues soufflées, ces thèmes brillamment composés (sublime Askim) et ces arrangements qui tirent dans toutes les directions. Kamasi Washington n'a évidemment pas grandi qu'au son du jazz et d'autres influences, qu'elles soient soul, funk, rock ou rap, traversent aussi The Epic qui nécessite évidemment de nombreuses écoutes pour en apprécier toute la densité. Mais le jeu en vaut la chandelle. Un choc ? Un vrai choc ! © MZ/Qobuz

Qobuz en parle

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NUMÉRO 43 - JUIN 2015

En couverture

B.B. King, 50 nuances de blues

Melody Gardot

Ses métamorphoses

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Sans oublier des articles consacrés à Joe Bataan, Eliane Elias, Ben Williams, Ana Popovic, Daymé Arocena, Reggie Washington, Jaga Jazzist, la sélection des festival de l'été 2015 et à bien d'autres.